1. Résumé / Abstract
L’Échelle de restriction d’activités de Groningue (connue à l’échelle internationale sous l’acronyme GARS pour Groningen Activity Restriction Scale, ou en néerlandais Groningen Activiteiten Restrictie Schaal) est un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer de manière standardisée les limitations fonctionnelles et la perte d’autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Élaborée au début des années 1990 par Gertrudis I. J. M. Kempen, Doety M. Doeglas et Theodorus P. B. M. Suurmeijer au sein de l’Université de Groningue aux Pays-Bas, cette échelle répond à la nécessité d’évaluer le statut fonctionnel des personnes âgées et des patients atteints de pathologies chroniques (telles que la polyarthrite rhumatoïde, les affections musculosquelettiques ou les maladies cardiovasculaires).
L’échelle comprend traditionnellement 18 items subdivisés en deux sous-dimensions fondamentales : les activités de base de la vie quotidienne (AVQ ou ADL – Activities of Daily Living, comprenant 11 items centrés sur les soins personnels et la mobilité de base) et les activités domestiques ou instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ/HDAVQ ou IADL/HDL – Instrumental/Household Activities of Daily Living, comportant 7 items orientés vers l’entretien du ménage et la gestion domestique). Selon les contextes cliniques et de recherche, le format de réponse se décline en variantes à 2, 3 ou 4 modalités ordinales (notamment le GARS-4, version la plus répandue, cotée de 1 à 4 allant de l’autonomie complète sans effort à l’incapacité totale nécessitant une aide humaine permanente).
Sur le plan psychométrique, le GARS présente une consistance interne exceptionnelle (coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,88 et 0,95 pour l’échelle globale ainsi que pour les sous-échelles), une excellente fidélité test-retest ($r > 0,85$), et une validité de construit largement documentée au travers d’analyses factorielles confirmatoires et de modèles d’échelonnement non paramétrique de Mokken. L’instrument discrimine avec une grande précision les niveaux de dépendance et constitue un prédicteur robuste du recours aux services de soins infirmiers et d’aide à domicile.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de restriction d’activités de Groningue, GARS, activités de la vie quotidienne, AVQ, IADL, autonomie fonctionnelle, gérontologie, évaluation gériatrique, invalidité, soins à domicile, psychométrie, statut fonctionnel.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et standardisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Groningue (Rijksuniversiteit Groningen) et du centre hospitalier universitaire de Groningue (UMCG), spécialistes de la sociologie médicale, de l’épidémiologie et de la gérontologie :
- Gertrudis I. J. M. (Truus) Kempen, Ph.D. — Professeur émérite en gérontologie appliquée et recherche sur les services de santé, Département de recherche sur les services de santé (Department of Health Services Research), Université de Maastricht, Pays-Bas ; anciennement chercheur au Northern Centre for Healthcare Research (NCH), Université de Groningue.
- Doety M. Doeglas, Ph.D. — Chercheure en psychologie sociale et santé publique, Département de sociologie et Département des sciences de la santé, Université de Groningue, Pays-Bas. Spécialiste de l’impact psychosocial des maladies rhumatismales.
- Theodorus P. B. M. (Theo) Suurmeijer, Ph.D. — Professeur de sociologie médicale, Département de sociologie / Centre interuniversitaire de recherche en sciences sociales et méthodologie (ICS), Université de Groningue, Pays-Bas. Pionnier des études sur le fardeau des maladies chroniques et le soutien social.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de restriction d’activités de Groningue est de fournir une mesure valide, reproductible et exempte de biais de mesure du degré d’incapacité fonctionnelle ressentie par un individu. Contrairement à de nombreux instruments gériatriques traditionnels (tels que l’indice de Barthel ou l’échelle de Katz) qui adoptent une perspective strictement binaire ou orientée vers la dépendance institutionnelle lourde, le GARS a été pensé pour capturer un continuum graduel allant de la performance aisée sans aucune difficulté jusqu’à l’impossibilité physique absolue sans assistance extérieure.
Dans la pratique clinique, le GARS remplit plusieurs fonctions majeures :
- Évaluation des besoins en soins : Il permet de quantifier précisément la demande potentielle et réelle d’interventions de soins infirmiers à domicile, d’aides-ménagères et de services d’auxiliaires de vie. En dissociant les soins corporels personnels des tâches d’intendance ménagère, il guide l’attribution ciblée des ressources médico-sociales.
- Suivi longitudinal des trajectoires de déclin : Dans le suivi de patients âgés fragiles ou de personnes atteintes d’affections dégénératives (arthrite, sclérose en plaques, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux), le GARS mesure la vitesse de détérioration de l’autonomie et identifie le moment critique où une compensation humaine ou technique devient indispensable.
- Évaluation des interventions rééducatives : L’outil sert de critère de jugement principal ou secondaire dans les essais cliniques contrôlés évaluant l’efficacité de programmes de réadaptation physique, d’ergothérapie, d’aménagements du domicile ou de thérapies pharmacologiques.
Sur le plan de la recherche épidémiologique et psychosociale, le GARS permet d’étudier les interrelations complexes entre les déficiences organiques (pathologie biologique), les limitations d’activité (au sens de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé – CIF) et la détresse psychologique. Sa structure standardisée garantit la comparabilité des données entre différentes cohortes européennes de patients vivant en communauté ou en résidences autonomie.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique et fonctionnel sous-jacent au GARS s’ancre dans le concept d’incapacité fonctionnelle (functional disability) ou de restriction d’activités. Selon les fondateurs de l’instrument, la restriction d’activité ne doit pas être confondue avec l’incapacité observée par un tiers ni avec la maladie médicale diagnostiquée ; il s’agit de la perception et du vécu qu’a l’individu de sa propre compétence fonctionnelle à réaliser les actes essentiels de l’existence autonome.
Le construit est conceptualisé comme bidimensionnel mais fortement intégré, articulé autour de deux domaines complémentaires :
1. Les Activités de Base de la Vie Quotidienne (AVQ / ADL)
Cette dimension regroupe les fonctions de base indispensables à la survie élémentaire et à l’intégrité biologique de la personne. Elle explore la capacité à exécuter de manière autonome les soins personnels élémentaires et la motricité de base. Les 11 items constitutifs de cette sous-échelle abordent :
- L’habillage et le déshabillage complet (incluant la manipulation des boutons, fermetures éclair et le chaussage) ;
- La toilette générale, le lavage des mains, du visage et le brossage des dents ;
- Le lavage complet du corps ou la prise d’un bain ou d’une douche ;
- L’utilisation autonome des toilettes (incluant l’accès, le déshabillage partiel et les gestes d’hygiène intime) ;
- La mobilisation au lit (s’allonger, se retourner et se redresser) ;
- Le transfert fauteuil/siège (s’asseoir et se relever) ;
- La marche à l’intérieur du domicile ;
- Le franchissement des escaliers (monter et descendre au moins un étage) ;
- La marche à l’extérieur sur terrain plat ;
- L’alimentation autonome (porter les aliments et les boissons à la bouche, couper les aliments mous) ;
- Le soin des pieds et la coupe des ongles d’orteils.
2. Les Activités Domestiques de la Vie Quotidienne (AIVQ / HDL)
Cette sous-dimension se concentre sur les rôles sociaux et instrumentaux nécessaires au maintien d’un cadre de vie indépendant dans un logement privé au sein de la communauté. Ces activités requièrent des aptitudes motrices plus complexes, une plus grande endurance physique et une coordination cognitivo-motrice supérieure. Les 7 items constitutifs comprennent :
- La préparation d’un repas léger (petit-déjeuner, collation, préparation de tartines ou de thé) ;
- La préparation d’un repas chaud complet (cuisiner, manipuler casseroles et ustensiles) ;
- La vaisselle et le rangement de la cuisine après un repas ;
- Le nettoyage léger de l’appartement (dépoussiérer, ranger, faire les lits) ;
- Le gros entretien ménager (passer l’aspirateur, laver les sols, récurer) ;
- L’entretien du linge (laver, étendre ou repasser le linge) ;
- Les courses alimentaires et l’achat de biens de première nécessité (porter des sacs et se déplacer dans les commerces).
L’originalité du construit réside dans l’accent mis sur la difficulté vécue et le besoin d’assistance humaine, plutôt que sur la simple non-exécution liée à des choix personnels, des rôles de genre traditionnels ou des habitudes de vie (par exemple, un homme n’ayant jamais cuisiné répond en fonction de sa capacité physique à le faire s’il y était contraint).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’Échelle de restriction d’activités de Groningue s’inscrit au carrefour de la sociologie de la santé, de la psychologie différentielle et du modèle conceptuel des processus de désavantage développé par Saad Nagi (1965, 1976), ultérieurement enrichi par Lois M. Verbrugge et Alan M. Jette (1994) sous l’appellation du « Processus d’invalidité » (The Disablement Process).
Dans ce modèle théorique structurant, le cheminement de la maladie vers le désavantage social s’articule en quatre étapes distinctes :
- Pathologie : Anomalies cellulaires ou perturbations physiopathologiques (ex. : ostéoarthrite, polyarthrite rhumatoïde).
- Déficience (Impairment) : Pertes ou dysfonctionnements structurels spécifiques au niveau des organes ou des membres (ex. : raideur articulaire, diminution de la force de préhension).
- Limitation fonctionnelle (Functional Limitation) : Restrictions dans les gestes de base du corps sans référence au contexte social (ex. : incapacité à plier les genoux, amplitude articulaire réduite de l’épaule).
- Restriction d’activité ou Invalidité (Disability) : Difficulté ou incapacité à exécuter des activités socialement définies et attendues dans un contexte physique et environnemental spécifique (AVQ et activités ménagères).
Le GARS se focalise explicitement sur le quatrième niveau : la restriction d’activité. Kempen et ses collaborateurs ont également puisé dans la théorie psychométrique de la mesure conjointe et des modèles de réponses aux items non paramétriques (analyse de Mokken, basée sur la théorie de la réponse à l’item ou IRT). Ce cadre postule que les activités du quotidien s’ordonnent selon une hiérarchie cumulative de difficulté fonctionnelle (similaire au modèle de Guttman) : les tâches ménagères lourdes (nettoyer le sol, faire les courses) se détériorent en premier lieu dès les stades précoces de la fragilité, tandis que les fonctions de base (s’alimenter, se laver les mains) ne sont affectées que lors d’atteintes sévères et avancées.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du GARS a été rigoureusement démontrée au cours de multiples investigations menées sur des cohortes représentatives de personnes âgées vivant à domicile et d’échantillons de patients chroniques :
Validité de contenu
La sélection des 18 items a résulté d’une recension exhaustive des outils préexistants (échelle d’OARS, indice de Barthel, échelle de Katz) combinée à des consultations d’experts en santé publique, de gériatres et de sociologues. L’exhaustivité des domaines garantit que l’ensemble des activités critiques requises pour vivre de façon indépendante dans la communauté est couvert sans lacune fonctionnelle majeure.
Validité convergente et discriminante
Les études empiriques montrent de très fortes corrélations positives entre les scores du GARS et d’autres indicateurs reconnus de santé physique et d’état fonctionnel :
- Corrélations élevées ($r = 0,72$ à $0,86$) avec l’indice d’incapacité du Health Assessment Questionnaire (HAQ) chez les patients atteints de rhumatismes ;
- Corrélations négatives marquées ($r = -0,68$ à $-0,81$) avec le score de santé physique globale (PCS) du questionnaire SF-36 ;
- Corrélations modérées à fortes ($r = 0,55$ à $0,70$) avec les tests objectifs de performance physique, tels que la vitesse de marche chronométrée, le test de lever de chaise (Chair Rise Test) et l’évaluation de l’équilibre de Tinetti ;
- Validité discriminante avérée par des corrélations faibles à modérées ($r = 0,25$ à $0,38$) avec les indices de détresse affective ou de bien-être mental pur, confirmant que le GARS mesure spécifiquement l’incapacité motrice et non la composante anxiodépressive.
Validité prédictive
De nombreuses études prospectives confirment que le score au GARS prédit de manière significative et indépendante :
- Le nombre d’heures de soins formels et informels consommés à 1 an et 3 ans d’intervalle ;
- Le risque d’institutionnalisation en maison de retraite médicalisée ou établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ;
- La survenue d’épisodes de chutes accidentelles et la mortalité toutes causes confondues chez les personnes âgées fragiles résidant dans la communauté.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de restriction d’activités de Groningue a fait l’objet d’évaluations méthodologiques approfondies à la fois en termes d’homogénéité interne et de stabilité temporelle :
Consistance interne
Les coefficients de cohérence interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach atteignent des niveaux d’excellence remarquables dans toutes les versions linguistiques validées :
- Échelle globale GARS (18 items) : $\alpha$ généralement compris entre 0,91 et 0,95 ;
- Sous-échelle AVQ / ADL (11 items) : $\alpha$ se situant entre 0,88 et 0,92 ;
- Sous-échelle AIVQ / HDL (7 items) : $\alpha$ s’établissant entre 0,86 et 0,91.
L’analyse des corrélations item-total corrigées révèle que l’ensemble des items présente une corrélation supérieure à 0,50 avec le score global, confirmant l’absence d’items redondants ou parasites.
Fidélité test-retest et accord inter-juges
La stabilité temporelle a été documentée lors d’administrations répétées à des intervalles variant de deux semaines à un mois chez des patients en état de santé stable :
- Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total dépassent régulièrement 0,85 (allant de 0,84 à 0,91 selon les sous-groupes) ;
- Lorsque le GARS est administré sous forme d’entretien par un soignant versus auto-passation par le patient ou son proche aidant (fidélité inter-méthodes), les coefficients de concordance kappa pondérés et les corrélations de concordance de Lin oscillent entre 0,78 et 0,87, attestant d’une grande interchangeabilité des modes de recueil.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du GARS a été investiguée à l’aide de l’analyse factorielle exploratoire (AFE), de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) et de modèles d’échelonnement non paramétrique de Mokken (Mokken Scale Analysis) :
Structure à deux facteurs corrélés
Les analyses factorielles exploratoires en composantes principales (avec rotation oblique Promax ou Oblimin direct) révèlent constamment une structure binaire robuste qui confirme la séparation théorique initiale :
- Facteur 1 (Soins personnels / AVQ) : Les 11 items de soins de base saturent fortement sur ce facteur (saturations factorielles typiquement comprises entre 0,62 et 0,88). Ce facteur explique une grande partie de la variance totale dans les populations gériatriques les plus dépendantes.
- Facteur 2 (Tâches ménagères / HDL) : Les 7 items d’activités domestiques saturent sur un axe distinct (saturations comprises entre 0,68 et 0,89).
- La corrélation inter-facteurs est substantielle ($r \approx 0,65$ à $0,75$), ce qui justifie à la fois l’utilisation distincte des deux sous-scores et le calcul d’un score combiné univarié d’autonomie globale.
Modèles Confirmatoires et Échelle de Mokken
L’analyse factorielle confirmatoire démontre de bons indices d’ajustement pour le modèle bidimensionnel corrélé :
- Comparative Fit Index (CFI) $> 0,94$ ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) $> 0,93$ ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $< 0,06$.
De plus, l’analyse d’homogénéité de Mokken a démontré que les items forment une échelle cumulative forte : les coefficients de scalabilité de Loevinger ($H$) sont supérieurs à 0,50 pour l’échelle totale ainsi que pour chacune des deux sous-échelles ($H > 0,55$), confirmant que les items obéissent à un principe de monotonie et que le classement des individus reflète rigoureusement une sévérité croissante de l’incapacité.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le GARS se présente sous une forme standardisée et facilement administrable :
- Type d’évaluation : Questionnaire de santé auto-administré ou hétéro-administré (par un professionnel de santé, un enquêteur formé ou un proche aidant).
- Format : Papier-crayon ou formulaire numérique informatisé.
- Nombre d’items : 18 items au total (11 items AVQ/ADL et 7 items domestiques HDL).
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Variantes de réponse :
- GARS-4 (version standard la plus employée) : 4 modalités de réponse ordinales : 1 = Oui, je peux le faire de façon tout à fait autonome sans aucune difficulté ; 2 = Oui, je peux le faire de façon autonome mais avec quelques difficultés ; 3 = Oui, je peux le faire de façon autonome mais avec de grandes difficultés ; 4 = Non, je ne peux pas le faire sans l’aide d’une autre personne.
- GARS-3 : 3 catégories (autonome sans difficulté, autonome avec difficulté, incapable sans aide).
- GARS-2 : Format dichotomique (autonome / dépendant).
- Cotation et calcul des scores (pour le GARS-4) :
- Sous-score AVQ (ADL) : Somme des items 1 à 11. Score théorique s’étendant de 11 (autonomie totale absolue sans gêne) à 44 (dépendance humaine totale pour tous les soins élémentaires).
- Sous-score Activités domestiques (HDL) : Somme des items 12 à 18. Score théorique s’étendant de 7 (indépendance ménagère totale sans gêne) à 28 (incapacité domestique totale).
- Score Total GARS : Somme globale des 18 items. Score théorique s’étendant de 18 (autonomie parfaite) à 72 (restriction maximale d’activités). Un score élevé traduit toujours une sévérité accrue de l’invalidité fonctionnelle.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1990 (publications princeps 1990–1996).
- Auteurs et ayant-droits : Gertrudis I. J. M. Kempen, Doety M. Doeglas, Theodorus P. B. M. Suurmeijer, Université de Groningue (Pays-Bas).
- Statut des droits et conditions d’accès : L’échelle a été développée dans le cadre de recherches universitaires financées par des fonds publics néerlandais. Elle est généralement accessible à des fins de recherche académique non commerciale et d’évaluation clinique courante sans paiement de redevance, à condition de citer scrupuleusement les publications de référence des auteurs originaux.
- Utilisations commerciales ou intégrations logicielles propriétaires : Une autorisation préalable auprès des auteurs ou de l’Université de Groningue / Maastricht University peut être exigée pour toute exploitation commerciale, inclusion dans des progiciels médicaux fermés ou essais cliniques commandités par l’industrie pharmaceutique.
12. Références / References
- Doeglas, D. M., Suurmeijer, T. P. B. M., Briançon, S., Moum, T., Duchêne, B., & van den Heuvel, W. J. A. (1996). An international study on functional status: Reliability and validity of the Groningen Activity Restriction Scale (GARS) in four European countries. Quality of Life Research, 5(4), 433–444. https://doi.org/10.1007/BF00528287
- Kempen, G. I. J. M., Doeglas, D. M., & Suurmeijer, T. P. B. M. (1993). Het meten van functieverlies bij ouderen met de Groninger Activiteiten Restrictie Schaal (GARS): Een handleiding [Mesurer la perte fonctionnelle chez les personnes âgées avec l’échelle de restriction d’activités de Groningue (GARS) : Un manuel]. NCG, Rijksuniversiteit Groningen.
- Kempen, G. I. J. M., Miedema, I., Ormel, J., & Molenaar, W. (1996). The assessment of disability with the Groningen Activity Restriction Scale. Conceptual framework and psychometric properties. Social Science & Medicine, 43(11), 1601–1610. https://doi.org/10.1016/0277-9536(96)00057-3
- Kempen, G. I. J. M., & Suurmeijer, T. P. B. M. (1990). The development of a hierarchical polychotomous ADL-IADL scale for noninstitutionalized elders. The Gerontologist, 30(4), 497–502. https://doi.org/10.1093/geront/30.4.497
- Suurmeijer, T. P. B. M., Doeglas, D. M., Moum, T., Briançon, S., Krol, B., Sanderman, R., Guillemin, F., Bjelle, A., & van den Heuvel, W. J. A. (1994). The Groningen Activity Restriction Scale for measuring disability: Its utility in international comparisons. American Journal of Public Health, 84(8), 1270–1273. https://doi.org/10.2105/ajph.84.8.1270
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels du questionnaire de l’Échelle de restriction d’activités de Groningue (GARS) sont protégés par le droit d’auteur universitaire et leur formulation standardisée fait l’objet de droits moraux et patrimoniaux détenus par les auteurs et leurs institutions de recherche de rattachement.
Afin de respecter scrupuleusement la propriété intellectuelle et les règles déontologiques sans fabriquer de faux items, nous présentons ci-dessous la structure thématique détaillée, les consignes administratives et les modalités de cotation officielles telles que définies dans les manuels méthodologiques originaux.
Consigne générale présentée au participant :
« Pour chacune des activités énumérées ci-dessous, veuillez indiquer si vous êtes capable de la réaliser de manière autonome, en tenant compte de votre état de santé actuel au cours des dernières semaines. Si vous utilisez habituellement une aide technique (comme une canne ou un déambulateur), répondez en tenant compte de cette aide. »
Options de réponse du GARS-4 :
- 1 = Oui, je peux le faire de façon tout à fait autonome sans aucune difficulté (Yes, I can do it fully independently without any difficulty)
- 2 = Oui, je peux le faire de façon autonome mais avec quelques difficultés (Yes, I can do it independently but with some difficulty)
- 3 = Oui, je peux le faire de façon autonome mais avec de grandes difficultés (Yes, I can do it independently but with great difficulty)
- 4 = Non, je ne peux pas le faire sans l’aide d’une autre personne (No, I cannot do it without help from others)
Sous-dimension 1 : Activités de soins personnels (AVQ / ADL – 11 items)
Cette dimension évalue la capacité fonctionnelle à exécuter seul(e) les actes suivants :
- S’habiller et se déshabiller (y compris mettre ses chaussures et fermer ses vêtements)
- Faire sa toilette quotidienne du visage et des mains
- Se laver le corps complètement (prendre un bain ou une douche)
- Se laver les cheveux
- Aller aux toilettes et effectuer les gestes d’hygiène associés
- Se déplacer au lit (s’allonger, se tourner, s’asseoir au bord du lit)
- S’asseoir et se relever d’une chaise ou d’un fauteuil
- Marcher à l’intérieur de son logement
- Monter et descendre un escalier (au moins une volée de marches)
- Marcher à l’extérieur autour de la maison sur une courte distance
- Se couper les ongles des orteils
Sous-dimension 2 : Activités domestiques et ménagères (AIVQ / HDL – 7 items)
Cette dimension évalue la capacité fonctionnelle à accomplir seul(e) les tâches du foyer suivantes :
- Préparer le petit-déjeuner ou un repas froid (couper du pain, préparer une boisson chaude)
- Préparer un repas chaud complet
- Faire la vaisselle et ranger la vaisselle
- Faire les lits
- Passer l’aspirateur ou balayer les pièces
- Laver et entretenir le linge (lessive, étendre ou repasser le linge léger)
- Faire les courses alimentaires et porter les sacs de provisions
Note pour les praticiens et chercheurs : Le protocole intégral standardisé et le livret de passation validé doivent être demandés directement auprès des auteurs ou consultés dans les manuels méthodologiques originaux répertoriés à la section 12.