1. Résumé / Abstract
L’Échelle de responsabilité sociale (Social Responsibility Scale, ou SRS), développée par Leonard Berkowitz et Kenneth G. Lutterman en 1968, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers conçus pour opérationnaliser et évaluer l’adhésion individuelle aux normes traditionnelles de responsabilité sociale et civique. Issue d’adaptations successives des travaux initiaux de Dale B. Harris (1957) sur les attitudes enfantines et adolescentes, cette version abrégée en 8 items mesure la disposition d’un individu à subordonner ses intérêts personnels immédiats au bien-être de la collectivité, à honorer ses engagements interpersonnels et à participer activement à la vie démocratique et communautaire, même en l’absence de surveillance formelle ou de rétribution matérielle directe.
L’instrument repose sur une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de « Strongly agree » (Fortement d’accord) à « Strongly disagree » (Fortement en désaccord). Sur le plan structurel, bien que la SRS ait été originellement conceptualisée comme un continuum unidimensionnel reflétant une orientation normative globale, les analyses psychométriques contemporaines mettent en évidence deux composantes étroitement intriquées : l’obligation civique et sociopolitique (participation démocratique, souci des affaires publiques) et l’intégrité morale et interpersonnelle (fiabilité, engagement bénévole, sens du devoir professionnel). Les propriétés psychométriques documentées dans la littérature indiquent une consistance interne modérée à satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,60 et 0,75, typiques pour des échelles courtes à spectre large) et une stabilité temporelle substantielle. La validité de construit et la validité prédictive de la SRS sont largement attestées par des corrélations robustes avec des comportements prosociaux réels tels que le don de sang, le vote citoyen, l’implication bénévole et les conduites d’aide altruiste.
2. Mots-clés / Keywords
responsabilité sociale, civisme, comportement prosocial, engagement communautaire, altruisme, normes sociales, psychométrie, Leonard Berkowitz, éthique civique, échelle d’attitude, devoir moral, participation démocratique, disposition prosociale, psychologie sociale
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de responsabilité sociale (SRS) a été élaborée et formalisée sous sa version canonique de huit items par :
- Leonard Berkowitz, Ph.D. (1926–2016) : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Wisconsin à Madison, figure majeure de la psychologie sociale expérimentale, reconnu pour ses travaux séminaux sur les normes sociales de responsabilité, l’altruisme et les mécanismes de l’agressivité humaine.
- Kenneth G. Lutterman, Ph.D. : Sociologue et chercheur associé au département de sociologie de l’Université du Wisconsin à Madison, ayant ultérieurement exercé des fonctions de direction scientifique au sein du National Institute of Mental Health (NIMH), spécialisé dans la sociologie des attitudes politiques, la santé mentale et le comportement civique.
- Dale B. Harris, Ph.D. (Auteur source) : Chercheur à l’Université du Minnesota et à l’Université d’État de Pennsylvanie, dont les travaux conduits en 1957 sur l’évaluation de la responsabilité sociale chez les enfants ont fourni la matrice fondamentale d’items adaptés par Berkowitz et Lutterman.
En raison de l’ancienneté historique de la publication princeps (1968), aucune coordonnée électronique institutionnelle active n’est directement disponible pour les auteurs originaux. Les demandes documentaires relatives au fonds d’archives de Berkowitz peuvent être adressées aux archives départementales de psychologie de l’Université du Wisconsin à Madison.
4. Objectif / Purpose
La finalité première de l’Échelle de responsabilité sociale est de quantifier le degré d’intériorisation par un individu de la « norme de responsabilité sociale » (norm of social responsibility). Cette norme stipule qu’un individu au sein d’une société organisée possède l’obligation morale d’aider ceux qui dépendent de lui, de contribuer activement au bon fonctionnement des institutions démocratiques et de s’acquitter de ses responsabilités professionnelles et citoyennes avec diligence, indépendamment de toute perspective de réciprocité immédiate ou de sanction punitive externe.
Sur le plan théorique, Berkowitz et Lutterman (1968) cherchaient à dépasser les conceptions purement situationnelles du comportement d’aide pour explorer l’existence d’une « personnalité traditionnellement socialement responsable » (traditionally socially responsible personality). L’objectif était de déterminer si les individus manifestant un fort engagement normatif présentaient également un profil dispositionnel cohérent caractérisé par une plus grande intégration sociale, une adhésion aux valeurs religieuses traditionnelles, un locus de contrôle interne, une méfiance moindre envers les institutions et une moindre anomie.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, la SRS répond à plusieurs impératifs méthodologiques :
- Recherche en psychologie sociale expérimentale : Elle sert de variable modératrice ou prédictive dans l’étude des dilemmes sociaux, des conduites de secours d’urgence, de la conformité aux lois et de la volonté de coopérer dans des contextes de ressources partagées (tragédie des biens communs).
- Sciences politiques et sociologie électorale : L’échelle permet de mesurer le civisme psychologique, l’efficacité politique perçue et la résistance au cynisme démocratique, prédisant fidèlement le taux de participation aux élections et le refus de l’abstentionnisme.
- Psychologie des organisations et du travail : La SRS a été employée pour explorer les déterminants individuels des comportements de citoyenneté organisationnelle (Organizational Citizenship Behaviors, OCB), le respect des engagements déontologiques et la fiabilité au travail.
- Santé communautaire et intervention publique : L’outil sert à identifier les prédispositions à s’engager dans des actions de bénévolat d’intérêt public, telles que les dons d’organes, les collectes de sang et les programmes d’assistance aux populations vulnérables.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de responsabilité sociale, tel qu’opérationnalisé par Berkowitz et Lutterman, représente une disposition psychologique stable qui fusionne l’éthique civique et la rectitude morale interpersonnelle. Il ne s’agit pas simplement d’une approbation passive des conventions sociales, mais d’une force motivationnelle autonome qui pousse l’individu à agir de manière proactive au bénéfice d’autrui et de la société dans son ensemble. Ce macro-construit s’articule autour de deux facettes psychologiques majeures :
5.1. L’obligation civique et la participation sociopolitique
Cette dimension capture la conscience qu’a l’individu de son rôle en tant que citoyen actif au sein d’une démocratie représentative. Elle reflète le rejet de l’aliénation politique, du fatalisme et du cynisme civique. L’individu socialement responsable considère que les affaires publiques et les événements de son époque le concernent directement et qu’il possède le devoir et la capacité d’exercer une influence constructive sur sa communauté.
Par exemple, l’item 1 (« It is no use worrying about current events or public affairs; I can’t do anything about them anyway », codé à l’envers) évalue directement le sentiment d’impuissance politique et d’inutilité de l’engagement. À l’opposé, l’item 2 (« Every person should give some of his time for the good of his town or country ») formalise l’impératif normatif du don de soi pour le bien public. L’item 3 (« Our country would be a lot better off if we didn’t have so many elections and people didn’t have to vote so often », également inversé) sonde l’attachement fondamental au processus démocratique contre les pulsions d’autoritarisme ou de désengagement civique.
5.2. La fiabilité morale et l’altruisme interpersonnel
Cette dimension renvoie à la conscience morale individuelle, à l’intégrité déontologique et au respect inconditionnel de la parole donnée envers autrui. Elle traduit une culpabilité morale anticipée en cas de défaillance envers un pair et le rejet des rationalisations individualistes qui justifient l’abandon des obligations partagées.
L’item 8 (« I feel very bad when I have failed to finish a job I promised I would do ») illustre parfaitement la réactivité émotionnelle interne liée à la rupture d’un engagement moral. De même, l’item 4 (« Letting your friends down is not so bad because you can’t do good all the time for everybody », inversé) mesure la propension à excuser la trahison relationnelle par complaisance cognitive. L’item 5 (« It is the duty of each person to do his job the very best he can ») ancre l’éthique du travail comme une responsabilité sociale fondamentale, tandis que l’item 6 (« People would be a lot better off if they could live far away from other people and never have to do anything for them », inversé) jauge l’aspiration à l’isolement égoïste versus la reconnaissance de l’interdépendance humaine.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’Échelle de responsabilité sociale s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes cardinaux de la psychologie sociale et de la sociologie morale du XXe siècle :
6.1. La théorie normative du comportement prosocial de Berkowitz
Au début des années 1960, Berkowitz et Daniels (1963, 1964) ont conduit une série d’expériences fondamentales démontrant que les individus augmentent significativement leurs efforts pour aider autrui dès lors qu’ils perçoivent que cet autre dépend étroitement de leur assistance, et ce même s’ils ne prévoient aucune récompense future. Cette observation a conduit à la formulation de la norme de responsabilité sociale, conçue comme une attente culturelle partagée exigeant le soutien des personnes dépendantes.
Berkowitz postulait que cette norme est intériorisée à des degrés divers selon les individus au cours du processus de socialisation primaire. Alors que la norme de réciprocité d’Alvin Gouldner (1960) repose sur l’échange conditionnel (rendre le bien pour le bien reçu), la norme de responsabilité sociale est inconditionnelle et unilatérale : elle oblige moralement l’acteur même envers des inconnus ou des subordonnés incapables de rendre la pareille.
6.2. Le développement moral et la socialisation des valeurs
La SRS puise également ses racines dans les travaux de Jean Piaget et Lawrence Kohlberg sur l’évolution du jugement moral. La responsabilité sociale mesurée par la SRS correspond au stade conventionnel supérieur de Kohlberg (stades 3 et 4), où le maintien des liens de confiance, le respect des promesses et la préservation de l’ordre démocratique deviennent des impératifs internalisés indépendants de la crainte de la punition physique.
Dans l’analyse sociologique de Berkowitz et Lutterman (1968), les scores élevés à la SRS sont associés au modèle de la « personnalité traditionnellement socialement responsable » issue des classes moyennes intégrées, caractérisée par une forte religiosité, un capital social élevé et une participation active aux corps intermédiaires (associations, clubs civiques, paroisses), en adéquation avec les thèses fonctionnalistes de Talcott Parsons sur l’intégration normative.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle de responsabilité sociale a fait l’objet de nombreuses validations convergentes, prédictives et de construit depuis sa formulation en 1968 :
7.1. Validité de construit et corrélats de personnalité
Dans l’échantillon princeps de Berkowitz et Lutterman (1968), regroupant plus de 700 résidents de l’État du Wisconsin, les répondants obtenant des scores élevés à la SRS présentaient des profils psychologiques distincts et théoriquement cohérents :
- Moindre anomie : Corrélation négative marquée avec l’échelle d’anomie de Srole ($r = -0,42, p < 0,001$), indiquant que les individus responsables perçoivent la société comme ordonnée, intelligible et digne de confiance.
- Faible aliénation : Niveaux significativement plus bas de sentiments d’isolement social et de dénuement normatif.
- Locus de contrôle interne : Les individus à forte responsabilité sociale manifestent la conviction que leurs actions individuelles ont un impact réel sur le cours des événements collectifs.
7.2. Validité convergente et prédictive des comportements réels
L’efficacité prédictive de la SRS constitue l’une de ses plus grandes forces méthodologiques. Plusieurs recherches indépendantes ont démontré la corrélation entre les scores SRS et des comportements manifestes :
- Participation électorale et civique : Les individus avec un score élevé à la SRS votent avec une fréquence significativement plus élevée lors des scrutins locaux et nationaux ($p < 0,001$) et s'informent plus assidûment sur les affaires publiques via la presse.
- Don de sang et altruisme biomédical : Dans des travaux menés sur les donneurs de sang volontaires (Zuckerman et al., 1977), les scores à la SRS distinguaient significativement les donneurs réguliers des non-donneurs, confirmant la propension au don désintéressé pour des inconnus.
- Engagement bénévole : Berkowitz et Lutterman ont observé que les étudiants et adultes affichant des scores élevés rapportaient significativement plus d’antécédents de participation volontaire à des projets scolaires, caritatifs ou communautaires.
7.3. Validité discriminante
La SRS se distingue nettement des mesures de conformisme passif ou d’autoritarisme (Échelle F). Les individus socialement responsables ne soutiennent pas aveuglément les figures d’autorité autoritaires ; ils soutiennent les principes démocratiques, le débat contradictoire et les devoirs civiques partagés. De plus, les corrélations avec les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent généralement modérées ($r \approx 0,20$ à $0,30$), confirmant que le score reflète un engagement motivationnel authentique plutôt qu’une simple façade de complaisance envers l’expérimentateur.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de la SRS de Berkowitz et Lutterman a été évaluée à travers plusieurs indices standards :
8.1. Consistance interne
Compte tenu de la concision extrême de l’échelle (seulement 8 items) et de l’hétérogénéité délibérée de ses contenus (qui couvrent à la fois les affaires politiques, le travail personnel et l’entraide amicale), les indices de consistance interne se situent dans des plages acceptables à bonnes pour une échelle de dépistage de cette longueur :
- Le coefficient alpha de Cronbach rapporté dans l’échantillon d’origine et dans les revues psychométriques de référence (Robinson & Shaver, 1969) varie généralement de 0,62 à 0,74.
- Le coefficient de fidélité par bissection (split-half reliability) corrigé par la formule de Spearman-Brown se situe aux alentours de 0,68 à 0,72.
- Les corrélations inter-items moyennes oscillent entre 0,18 et 0,35, ce qui est considéré comme optimal pour capturer un macro-construit multidimensionnel sans introduire de redondance sémantique excessive.
8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les investigations ayant évalué la stabilité temporelle de la SRS sur des intervalles de plusieurs semaines à plusieurs mois rapportent des coefficients de corrélation test-retest compris entre $r = 0,71$ et $r = 0,83$. Ces résultats indiquent que la responsabilité sociale mesurée par cet instrument constitue une disposition de personnalité relativement pérenne chez l’adulte, résistant aux fluctuations émotionnelles et contextuelles immédiates.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que Berkowitz et Lutterman aient traité la SRS comme un indice global unitaire sommatif, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées au cours des décennies ultérieures ont permis de clarifier la structure latente de l’instrument :
9.1. Structure factorielle exploratoire (AFE)
Lorsque les 8 items sont soumis à une analyse en composantes principales avec rotation varimax ou oblimin, une solution à deux facteurs émerge de manière récurrente, expliquant environ 45 % à 55 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 : Civisme institutionnel et engagement sociopolitique
Ce facteur regroupe principalement les items liés aux affaires publiques, au vote et à la communauté territoriale. Les saturations factorielles les plus élevées s’observent sur :- Item 1 (Désintérêt pour les affaires publiques [inversé]) : saturation $\lambda \approx 0,65 – 0,74$
- Item 2 (Donner de son temps pour sa ville/pays) : saturation $\lambda \approx 0,58 – 0,69$
- Item 3 (Aversion envers les élections fréquentes [inversé]) : saturation $\lambda \approx 0,61 – 0,72$
- Facteur 2 : Conscience morale personnelle et interdépendance humaine
Ce facteur regroupe les énoncés portant sur le respect des promesses, l’accomplissement consciencieux des tâches et la solidarité interpersonnelle :- Item 8 (Culpabilité en cas de promesse non tenue) : saturation $\lambda \approx 0,63 – 0,71$
- Item 5 (Devoir d’accomplir son travail au mieux) : saturation $\lambda \approx 0,54 – 0,66$
- Item 6 (Désir de vivre isolé sans rien devoir à personne [inversé]) : saturation $\lambda \approx 0,59 – 0,68$
- Item 4 (Décevoir ses amis [inversé]) : saturation $\lambda \approx 0,48 – 0,62$
- Item 7 (Volontariat scolaire pour projets spéciaux) : saturation $\lambda \approx 0,42 – 0,56$
9.2. Modélisation confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles indiquent qu’un modèle hiérarchique de second ordre — où un facteur général de « Responsabilité Sociale Globale » sous-tend les deux sous-dimensions de civisme politique et de moralité interpersonnelle — présente d’excellents indices d’ajustement ($CFI > 0,94$, $TLI > 0,92$, $RMSEA < 0,06$), justifiant à la fois l'utilisation d'un score composite global pour la recherche et l'examen séparé des deux axes lors d'analyses plus fines.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 15-16 ans) dotés d’un niveau de lecture élémentaire.
- Temps moyen de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Nombre total d’items : 8 items formulés sous la forme d’affirmations d’opinion et de comportement.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points de format verbal identique pour l’ensemble des items :
- Strongly agree (Fortement d’accord)
- Agree (D’accord)
- Undecided (Indécis / Neutre)
- Disagree (En désaccord)
- Strongly disagree (Fortement en désaccord)
- Modalités de cotation et inversion :
- Items formulés positivement (sens direct) : Items 2, 5, 7 et 8.
Cotation directe : Strongly agree = 5, Agree = 4, Undecided = 3, Disagree = 2, Strongly disagree = 1. - Items inversés (sens négatif / aliénation) : Items 1, 3, 4 et 6.
Cotation inversée : Strongly agree = 1, Agree = 2, Undecided = 3, Disagree = 4, Strongly disagree = 5.
- Items formulés positivement (sens direct) : Items 2, 5, 7 et 8.
- Calcul du score global : Sommation des scores attribués aux 8 items (après inversion des items 1, 3, 4 et 6). Le score total théorique est compris entre 8 et 40 points.
- Interprétation des scores :
- 8 à 23 points : Faible responsabilité sociale (tendance au désengagement civique, au fatalisme sociopolitique et à la primauté des intérêts égocentrés).
- 24 à 31 points : Responsabilité sociale intermédiaire (adhésion contextuelle aux normes citoyennes sans investissement proactif prononcé).
- 32 à 40 points : Forte responsabilité sociale (intériorisation profonde des devoirs moraux, civisme élevé, fiabilité personnelle et disposition soutenue au bénévolat).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1968 (par Leonard Berkowitz et Kenneth G. Lutterman dans la revue Public Opinion Quarterly).
- Statut des droits d’auteur et licence : L’Échelle de responsabilité sociale (SRS) appartient au domaine public académique. Conçue dans le cadre de recherches subventionnées par des fonds institutionnels et publiée dans la littérature scientifique fondamentale, elle peut être utilisée librement à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement et d’évaluation universitaire sans paiement de redevance ni obligation d’achat de matériel édité.
- Coût d’utilisation : Gratuit ($0,00). Aucun droit de licence commercial n’est requis.
- Accès au protocole original : L’instrument et sa documentation normative sont référencés dans l’ouvrage de référence de l’Institute for Social Research (ISR) de l’Université du Michigan : Measures of Political Attitudes (Robinson, Rusk, & Head, 1968) et Measures of Social Psychological Attitudes (Robinson & Shaver, 1969).
12. Références / References
- Berkowitz, L., & Daniels, L. R. (1963). Responsibility and dependency. Journal of Abnormal and Social Psychology, 66(5), 429–436. https://doi.org/10.1037/h0049250
- Berkowitz, L., & Daniels, L. R. (1964). Affecting the salience of the social responsibility norm: Effects of task performance and partner’s dependency on helping behavior. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 68(3), 275–281. https://doi.org/10.1037/h0040165
- Berkowitz, L., & Lutterman, K. (1968). The traditionally socially responsible personality. Public Opinion Quarterly, 32(2), 169–185. https://doi.org/10.1086/267597
- Gouldner, A. W. (1960). The norm of reciprocity: A preliminary statement. American Sociological Review, 25(2), 161–178. https://doi.org/10.2307/2092623
- Harris, D. B. (1957). A scale for measuring attitudes of social responsibility in children. Journal of Abnormal and Social Psychology, 55(3), 322–326. https://doi.org/10.1037/h0042254
- Penner, L. A., Fritzsche, B. A., Craiger, J. P., & Freifeld, T. S. (1995). Measuring the prosocial personality. In J. Butcher & C. D. Spielberger (Eds.), Advances in personality assessment (Vol. 10, pp. 147–163). Lawrence Erlbaum Associates.
- Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of social psychological attitudes. Survey Research Center, Institute for Social Research, University of Michigan. https://www.psc.isr.umich.edu/dis/infoserv/isrpub/pdf/Measuresofsocialpsychologicalattitudes_2928_.PDF
- Zuckerman, M., Siegelbaum, H., & Williams, R. (1977). Predicting the common prompt helping behavior: Effects of the social responsibility norm and costs to help. Journal of Personality and Social Psychology, 35(6), 447–454. https://doi.org/10.1037/0022-3514.35.6.447
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: Strongly agree, Agree, Undecided, Disagree, Strongly disagree
- It is no use worrying about current events or public affairs; I can’t do anything about them anyway.
- Every person should give some of his time for the good of his town or country.
- Our country would be a lot better off if we didn’t have so many elections and people didn’t have to vote so often.
- Letting your friends down is not so bad because you can’t do good all the time for everybody.
- It is the duty of each person to do his job the very best he can.
- People would be a lot better off if they could live far away from other people and never have to do anything for them.
- At school I usually volunteered for special projects.
- I feel very bad when I have failed to finish a job I promised I would do.