1. Résumé
L’Échelle de résilience (Resilience Scale, RS), initialement développée par Gail M. Wagnild et Heather M. Young en 1993, constitue l’un des premiers et plus influents instruments psychométriques spécifiquement conçus pour quantifier et opérationnaliser la résilience psychologique chez l’adulte. Fondée sur une approche salutogénique et phénoménologique issue d’études qualitatives antérieures auprès de femmes âgées ayant surmonté des transitions de vie majeures, cette échelle conçoit la résilience comme une caractéristique innée et acquise de la personnalité qui modère l’impact négatif du stress et favorise une adaptation positive face à l’adversité.
Dans sa forme originale intégrale, l’instrument comprend 25 items formulés de manière positive et cotés sur une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Le score global s’échelonne ainsi de 25 à 175 points, où un score plus élevé reflète un degré supérieur de résilience adaptative. L’analyse factorielle exploratoire princeps a mis en évidence une structure bipolaire articulée autour de deux facteurs corrélés : la Compétence personnelle (Personal Competence, 17 items), évaluant l’auto-efficacité, la maîtrise, la détermination et l’ingéniosité face aux défis, et l’Acceptation de soi et de la vie (Acceptance of Self and Life, 8 items), mesurant l’adaptabilité, la flexibilité cognitive, l’équilibre et une perspective de vie constructive.
Sur le plan métrologique, l’Échelle de résilience présente des propriétés psychométriques robustes établies à travers de multiples populations cliniques, communautaires et transculturelles. La cohérence interne est invariablement élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,76 et 0,94. La fidélité test-retest démontre une excellente stabilité temporelle à des intervalles variés (r = 0,67 à 0,84). Les études de validité rapportent de fortes corrélations négatives avec la dépression, l’anxiété perçue et le stress psychologique, ainsi que des associations positives significatives avec l’estime de soi, l’optimisme, la satisfaction de vivre et le bien-être subjectif. L’instrument a également donné lieu à une version courte validée à 14 items (RS-14), conservant une fidélité optimale tout en réduisant le fardeau de passation.
2. Mots-clés
résilience, Échelle de résilience, Wagnild et Young, psychométrie, compétence personnelle, acceptation de soi, adaptation psychosociale, santé mentale, psychologie positive, évaluation psychologique, coping
3. Auteurs
L’instrument a été élaboré et validé par :
- Gail M. Wagnild, PhD, RN : Chercheuse en sciences infirmières et en psychologie de la santé, fondatrice du Resilience Center (Worden, Montana, États-Unis). Ancienne professeure associée et investigatrice principale de nombreuses études sur le vieillissement réussi et les ressources individuelles d’adaptation.
- Heather M. Young, PhD, RN, FAAN : Professeure émérite et doyenne fondatrice de la Betty Irene Moore School of Nursing à l’Université de Californie à Davis (UC Davis, États-Unis). Spécialiste reconnue en gérontologie, promotion de la santé et interventions chez les personnes âgées en situation de vulnérabilité.
Correspondance historique et développement des dérivés institutionnels : The Resilience Center, Worden, MT, États-Unis. Site officiel de documentation : Resilience Center.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle de résilience (RS) est de fournir une mesure quantitative valide, fiable et standardisée de la résilience psychologique entendue comme une force intérieure protectrice permettant aux individus de rebondir après des épreuves existentielles, de tolérer les perturbations émotionnelles et de maintenir ou rétablir un fonctionnement biopsychosocial optimal.
Avant l’introduction de cette échelle en 1993, la recherche sur la résilience était principalement dominée par des méthodologies qualitatives ou par des déductions indirectes (par exemple, inférer la résilience uniquement par l’absence de psychopathologie manifeste suite à un traumatisme). Wagnild et Young ont cherché à opérationnaliser ce concept sous la forme d’un construit continu et multidimensionnel mesurable chez n’importe quel individu, indépendamment de son niveau d’exposition au stress. L’échelle ne se contente pas d’évaluer la passivité face à l’adversité, mais mesure activement l’ingéniosité, l’endurance et l’alignement existentiel.
Applications cliniques
En pratique clinique et en milieu hospitalier, la RS est largement employée pour :
- L’évaluation des ressources psychologiques : Identifier les forces internes des patients confrontés à des maladies chroniques invalidantes (cancers, affections cardiovasculaires, diabète, douleurs chroniques, sclérose en plaques).
- Le ciblage thérapeutique : Aider les cliniciens et psychothérapeutes à concevoir des interventions ciblées (thérapies cognitives et comportementales, approches basées sur l’acceptation et l’engagement, thérapies orientées vers les forces) en identifiant les domaines où le patient manifeste un déficit d’auto-efficacité ou de flexibilité cognitive.
- Le suivi interventionnel : Servir d’indice pré- et post-traitement pour quantifier l’efficacité des protocoles de réadaptation psychosociale et de réduction du stress.
Applications en recherche
Dans le domaine académique, l’échelle est mobilisée au sein de devis transversaux et longitudinaux pour modéliser le rôle médiateur ou modérateur de la résilience entre les stresseurs environnementaux (chômage, deuil, catastrophes naturelles, traumatisme infantile) et les issues de santé mentale. Elle est particulièrement prévalente en gérontologie sociale pour examiner le « paradoxe du vieillissement » — où des niveaux élevés de résilience favorisent le bien-être malgré le déclin physique —, en psychologie du travail pour investiguer la prévention de l’épuisement professionnel (burnout), et en psychologie de la santé pour analyser l’adhésion aux traitements médicaux.
5. Construit psychologique
Le construit théorique opérationnalisé par l’Échelle de résilience repose sur une définition globale de la résilience en tant que trait et état interactif : une capacité biopsychosociale à naviguer avec succès face aux exigences de l’existence et à maintenir l’équilibre interne. L’analyse structurelle originelle de Wagnild et Young décompose ce construit général en deux dimensions interdépendantes mais distinctes :
Dimension 1 : La Compétence personnelle (Personal Competence – 17 items)
Cette sous-échelle évalue le sentiment d’agentivité, d’efficacité personnelle et de contrôle sur sa propre trajectoire de vie. Elle englobe quatre composantes fondamentales :
- L’auto-efficacité et l’ingéniosité : La conviction d’être capable de surmonter les obstacles et de trouver des solutions pragmatiques, illustrée par l’item 2 (« I usually manage one way or another ») et l’item 23 (« When I’m in a difficult situation, I can usually find my way out of it »).
- La détermination et la persévérance : La propension à poursuivre ses objectifs malgré l’échec ou la fatigue, mise en lumière par l’item 1 (« When I make plans, I follow through with them ») et l’item 10 (« I am determined »).
- L’autonomie et l’autosuffisance : La capacité à compter sur soi-même tout en maintenant des liens, telle qu’évaluée par l’item 3 (« I am able to depend on myself more than anyone else ») et l’item 5 (« I can be on my own if I have to »).
- L’apprentissage par l’expérience : La capitalisation sur les épreuves passées comme source de confiance future, représentée par l’item 13 (« I can get through difficult times because I’ve experienced difficulty before »).
Dimension 2 : L’Acceptation de soi et de la vie (Acceptance of Self and Life – 8 items)
Cette sous-échelle reflète la flexibilité adaptative, la tolérance à l’incertitude et l’intégration sereine de la réalité. Elle comprend :
- L’adaptabilité et la flexibilité cognitive : L’aptitude à réviser ses perspectives et à accepter ce qui ne peut être changé, illustrée par l’item 7 (« I usually take things in stride »), l’item 19 (« I can usually look at a situation in a number of ways ») et l’item 22 (« I do not dwell on things that I can´t do anything about »).
- L’auto-compassion et l’acceptation inconditionnelle de soi : Le fait de maintenir une relation bienveillante avec soi-même indépendamment du jugement d’autrui, capturé par l’item 8 (« I am friends with myself ») et l’item 25 (« It’s okay if there are people who don’t like me »).
- L’humour et la distanciation émotionnelle : L’usage de l’humour comme mécanisme de régulation affective, représenté par l’item 16 (« I can usually find something to laugh about »).
- La clarté existentielle : L’orientation vers un but signifiant, mesurée par l’item 21 (« My life has meaning »).
Au-delà de ces deux dimensions factorielles, Wagnild et Young (1993, 2009) ont identifié cinq thèmes qualitatifs transversaux sous-jacents aux items : la persévérance (persistance continue), la sérénité (perspective équilibrée de la vie), l’autosuffisance (confiance dans ses compétences personnelles), le sens donné à la vie (sentiment d’utilité et de direction), et la solitude existentielle (acceptation de l’unicité de chaque parcours individuel).
6. Cadre théorique
L’Échelle de résilience s’ancre dans les théories du coping, de l’auto-efficacité et de la salutogenèse. Le cadre de développement de l’échelle repose sur une rupture paradigmatique avec le modèle médical traditionnel centré sur le déficit ou la pathogénèse.
La perspective salutogénique d’Aaron Antonovsky
Wagnild et Young se sont inspirées de la théorie de la salutogenèse développée par Aaron Antonovsky (1979, 1987). Antonovsky a postulé que la santé n’est pas simplement l’absence de maladie, mais un continuum régulé par le « sentiment de cohérence » (Sense of Coherence, SOC) et des ressources générales de résistance. L’Échelle de résilience opérationnalise des ressources analogues, permettant aux individus de transformer le stress potentiellement débilitant en un défi surmontable.
La théorie sociale cognitive d’Albert Bandura
Le pilier de la compétence personnelle renvoie directement aux travaux d’Albert Bandura (1977, 1997) sur l’auto-efficacité (self-efficacy). Selon Bandura, les croyances d’un individu quant à ses capacités à exécuter les actions requises pour atteindre des résultats spécifiques déterminent l’effort déployé et la persévérance face aux obstacles. La RS capture précisément cette conviction intime d’agentivité (« My belief in myself gets me through hard times »).
Le modèle transactionnel du stress de Lazarus et Folkman
L’échelle s’articule également avec le modèle transactionnel développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le stress résulte d’un déséquilibre perçu entre les exigences environnementales et les ressources d’adaptation. Les items de la RS évaluent l’évaluation cognitive secondaire (la perception de posséder des stratégies adéquates pour agir ou réguler ses émotions) et le déploiement de stratégies de coping adaptatives centrées sur le problème (planification, persévérance) et sur l’émotion (acceptation, restructuration cognitive positive, humour).
Genèse phénoménologique
Contrairement à des outils construits purement par déduction théorique, la RS est née d’une étude qualitative phénoménologique menée par Wagnild et Young (1990) auprès de 24 femmes âgées ayant traversé des pertes et transitions critiques (veuvage, maladie, précarité). L’analyse thématique a permis de dégager les cinq composantes qualitatives fondamentales (persévérance, sérénité, autosuffisance, sens de la vie, solitude existentielle) qui ont directement servi de matrice pour la rédaction des 25 items de l’outil final.
7. Validité
L’Échelle de résilience a fait l’objet d’évaluations empiriques approfondies attestant de sa robustesse psychométrique dans des contextes cliniques, épidémiologiques et organisationnels variés.
Validité de construit
La validité de construit a été documentée dès la publication princeps de Wagnild et Young (1993) auprès d’un échantillon de 810 adultes âgés résidant en communauté. Des analyses de contrastes de groupes ont montré que les scores à la RS discriminaient efficacement les individus présentant un vieillissement réussi de ceux confrontés à des incapacités fonctionnelles non compensées ou à des états de détresse psychologique.
Validité convergente
L’instrument démontre une excellente validité convergente avec un ensemble cohérent de construits positifs :
- Satisfaction de vivre : Corrélation positive modérée à forte avec l’échelle de satisfaction de vie de Diener (Satisfaction with Life Scale, SWLS), avec des coefficients compris entre r = 0,45 et r = 0,60 (p < 0,001).
- Estime de soi : Association positive hautement significative avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSES), les corrélations se situant fréquemment entre r = 0,55 et r = 0,68.
- Santé physique et mentale perçue : Corrélations positives significatives avec les sous-échelles de fonctionnement physique et mental du SF-36 (Short Form Health Survey).
- Sentiment de cohérence : Association positive solide avec l’Orientation to Life Questionnaire d’Antonovsky (r = 0,60 à 0,72).
Validité discriminante et divergente
À l’inverse, l’échelle affiche des corrélations négatives systématiques et attendues avec les indices de détresse psychologique :
- Dépression : Corrélations négatives robustes avec le Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D) et le Beck Depression Inventory (BDI), variant de r = -0,37 à r = -0,61 (p < 0,001).
- Anxiété et stress perçu : Corrélations inverses notables avec la Perceived Stress Scale (PSS-10) de Cohen (r = -0,40 à -0,55) et les mesures d’anxiété-trait du STAI de Spielberger.
Validité transculturelle
L’échelle a été traduite et validée dans plus de 25 langues (notamment en espagnol, allemand, suédois, portugais, japonais, russe, turc et français). Les études transculturelles confirment la capacité du test à maintenir ses corrélations théoriques invariantes à travers les cultures, bien que des légères variations dans les poids factoriels aient été observées en fonction des contextes socio-éducatifs.
8. Fidélité
La fidélité de l’Échelle de résilience a été établie au moyen de multiples indicateurs statistiques de cohérence interne et de stabilité temporelle.
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Wagnild et Young (1993), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 25 items était de 0,91 chez les personnes âgées en communauté (N = 810), de 0,76 chez des soignants familiaux d’individus atteints de la maladie d’Alzheimer, et de 0,89 chez des mères de famille retournant aux études universitaires. Les sous-échelles ont affiché les indices suivants :
- Compétence personnelle : α = 0,91
- Acceptation de soi et de la vie : α = 0,81
Les revues systématiques ultérieures de Wagnild (2009) synthétisant plus de 12 études empiriques ont rapporté des coefficients alpha globaux oscillant de manière uniforme entre 0,85 et 0,94, confirmant une homogénéité des items particulièrement robuste. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent typiquement entre 0,35 et 0,75, aucun item ne réduisant l’alpha global s’il est omis.
Stabilité test-retest
L’évaluation de la stabilité temporelle par test-retest confirme la nature stable du construit :
- Chez des adultes sur un intervalle de 4 semaines, les coefficients de corrélation de Pearson atteignent r = 0,84 (p < 0,001).
- Sur un intervalle plus long de 12 semaines chez des personnes âgées, la fidélité test-retest se maintient à r = 0,67 à 0,72, témoignant d’une relative stabilité tout en laissant une sensibilité mesurable aux interventions de renforcement psychologique.
9. Analyse factorielle
La configuration factorielle de l’Échelle de résilience a fait l’objet de nombreuses vérifications par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).
Structure factorielle princeps (AFE)
Dans l’investigation initiale de Wagnild et Young (1993), une analyse en composantes principales avec rotation orthogonale Varimax a été réalisée sur les réponses de 810 participants. Cette analyse a révélé deux facteurs majeurs expliquant conjointement 44,0 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Compétence personnelle (17 items) — expliquait 34,7 % de la variance (valeur propre = 8,67). Les saturations factorielles pour ce facteur s’échelonnaient de 0,40 à 0,76. Les items composant ce facteur englobent l’auto-efficacité, la persévérance, l’assurance et la maîtrise de soi.
- Facteur 2 : Acceptation de soi et de la vie (8 items) — expliquait 9,3 % de la variance (valeur propre = 2,33). Les saturations factorielles s’échelonnaient de 0,37 à 0,65. Ce facteur capture l’adaptabilité, la flexibilité et l’attitude envers les limites existentielles.
Analyses factorielles confirmatoires et modèles alternatifs
Les études de confirmation conduites sur diverses cohortes internationales ont parfois discuté de l’unicité dimensionnelle versus la bidimensionnalité. Une analyse factorielle confirmatoire (AFC) rigoureuse montre généralement que le modèle à deux facteurs corrélés offre un ajustement acceptable aux données (CFI > 0,90 ; TLI > 0,90 ; RMSEA ≤ 0,06). Cependant, en raison de la forte intercorrélation entre les deux facteurs (r > 0,70), de nombreux auteurs recommandent l’utilisation d’un modèle hiérarchique de second ordre ou l’interprétation du score total comme un facteur général unifié de résilience.
Cette forte cohésion unidimensionnelle a précisément conduit Wagnild (2009) à extraire les 14 items présentant les plus fortes saturations factorielles et corrélations item-total pour créer la version abrégée RS-14, qui converge quasi parfaitement (r = 0,97) avec l’échelle intégrale de 25 items.
10. Instrument de mesure
L’Échelle de résilience (RS) est un auto-questionnaire standardisé facile et rapide à administrer.
- Type d’instrument : Auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 25 items (tous formulés positivement pour minimiser les biais de formulation inversée).
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Pas d’accord)
- 3 = Somewhat Disagree (Plutôt pas d’accord)
- 4 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
- 5 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
- 6 = Agree (D’accord)
- 7 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- Temps d’administration : Environ 5 à 8 minutes pour la version 25 items (2 à 3 minutes pour la RS-14).
- Cotation et calcul des scores :
- Puisque tous les items sont orientés positivement, il n’y a aucun item inversé à recoder.
- Le score total s’obtient par la somme directe des 25 items, générant une valeur comprise entre 25 et 175.
- Score de la sous-échelle « Compétence personnelle » (items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9, 10, 13, 14, 15, 17, 18, 20, 21, 23, 24) : étendue de 17 à 119.
- Score de la sous-échelle « Acceptation de soi et de la vie » (items 7, 8, 11, 12, 16, 19, 22, 25) : étendue de 8 à 56.
- Interprétation des scores (Normes Wagnild, 2009, 2010) :
- Score < 121 : Résilience très faible (vulnérabilité accrue face au stress).
- Score de 121 à 133 : Résilience faible à modérément faible.
- Score de 134 à 144 : Résilience modérée.
- Score de 145 à 160 : Résilience modérément élevée.
- Score > 160 : Résilience très élevée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Échelle de résilience (RS-25) a été publiée pour la première fois en 1993 par Gail M. Wagnild et Heather M. Young dans le Journal of Nursing Measurement.
Droits d’auteur et licences d’utilisation :
- L’instrument, ainsi que sa version courte RS-14, est une marque déposée protégée par le droit d’auteur, administrée par The Resilience Center (Worden, MT, USA).
- Bien que les items aient été reproduits à des fins académiques dans la littérature princeps de 1993, l’utilisation officielle et contemporaine de l’outil pour des protocoles de recherche financés, des essais cliniques ou des applications commerciales requiert l’acquisition d’une licence d’utilisation formelle et d’un manuel d’utilisateur via le site officiel (www.resiliencescale.com).
- Des accords de licence académique à tarif réduit ou des exemptions pour étudiants préparant des thèses de doctorat sont généralement consentis sur demande formelle auprès des gestionnaires de droits.
12. Références
Antonovsky, A. (1979). Health, stress, and coping. Jossey-Bass Publishers.
Antonovsky, A. (1987). Unraveling the mystery of health: How people manage stress and stay well. Jossey-Bass Publishers.
Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
Wagnild, G. M. (2003). Resilience and successful aging: Comparison among low and high income older adults. Journal of Gerontological Nursing, 29(12), 42–49. https://doi.org/10.3928/0098-9134-20031201-08
Wagnild, G. M. (2009a). A review of the Resilience Scale. Journal of Nursing Measurement, 17(2), 105–113. https://doi.org/10.1891/1061-3749.17.2.105
Wagnild, G. M. (2009b). The Resilience Scale User’s Guide for the US English version of The Resilience Scale and The 14-Item Resilience Scale (RS-14). The Resilience Center.
Wagnild, G. M. (2010). Special report on the 25-Item Resilience Scale. The Resilience Center.
Wagnild, G. M., & Young, H. M. (1990). Resilience among older women. Image: The Journal of Nursing Scholarship, 22(4), 252–255. https://doi.org/10.1111/j.1547-5069.1990.tb00224.x
Wagnild, G. M., & Young, H. M. (1993). Development and psychometric evaluation of the Resilience Scale. Journal of Nursing Measurement, 1(2), 165–178.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: (1) Strongly Disagree to (7) Strongly Agree (* indicates item belongs to the Shortened Version RS-14)
- When I make plans‚ I follow through with them.
- I usually manage one way or another.
- I am able to depend on myself more than anyone else. *
- Keeping interested in things is important to me.
- I can be on my own if I have to.
- I feel proud that I have accomplished things in life. *
- I usually take things in stride. *
- I am friends with myself. *
- I feel that I can handle many things at a time. *
- I am determined. *
- I seldom wonder what the point of it all is.
- I take things one day at a time.
- I can get through difficult times because I’ve experienced difficulty before.*
- I have self-discipline. *
- I keep interested in things. *
- I can usually find something to laugh about. *
- My belief in myself gets me through hard times. *
- In an emergency‚ I’m someone people can generally rely on. *
- I can usually look at a situation in a number of ways.
- Sometimes I make myself do things whether I want to or not.
- My life has meaning.*
- I do not dwell on things that I can´t do anything about.
- When I’m in a difficult situation‚ I can usually find my way out of it.*
- I have enough energy to do what I have to do.
- It’s okay if there are people who don’t like me.