Échelle de résilience du Moi

L’Échelle de résilience du Moi (ER89) de Jack Block et Adam M. Kremen est un questionnaire psychométrique d’auto-évaluation en 14 items mesurant la flexibilité adaptative, la régulation affective et l’ingéniosité cognitive.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de résilience du Moi (communément désignée dans la littérature scientifique anglophone sous le nom d’Ego Resilience Scale ou ER89) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Jack Block et Adam M. Kremen en 1996. Développée pour opérationnaliser de manière concise le concept fondamental de « résilience du Moi » (ego-resiliency) formalisé au sein du paradigme théorique de la dynamique de la personnalité de Jeanne H. Block et Jack Block, cette échelle mesure la capacité dynamique et adaptative d’un individu à modifier son niveau habituel de contrôle de l’ego (ego-control) en réponse aux contraintes, incertitudes et opportunités de l’environnement contextuel.

L’instrument se compose de 14 items formulés sous la forme d’affirmations comportementales et attitudinales. Les répondants évaluent chaque énoncé sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points, s’étendant de 1 (« Ne s’applique pas du tout » / Does not apply at all) à 4 (« S’applique très fortement » / Applies very strongly). Contrairement aux échelles mesurant la simple résistance au traumatisme ou l’absence de psychopathologie, l’ER89 évalue une flexibilité d’adaptation généralisée, caractérisée par l’ingéniosité cognitive, l’ouverture à l’expérience nouvelle, la régulation affective nuancée et l’optimisme social.

Les propriétés psychométriques de l’ER89 ont été abondamment documentées dans les populations cliniques et non cliniques. L’échelle démontre une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,76 et 0,85 selon les échantillons. Sur le plan structural, bien que Block et Kremen l’aient conçue comme un indice unidimensionnel reflétant une capacité adaptative globale, des analyses factorielles ultérieures (notamment celles de Farkas et Orosz en 2015) ont mis en évidence une structure tripartite sous-jacente comprenant : l’engagement actif envers le monde (Active engagement with the world), la performance intégrée sous stress (Integrated performance under stress), et le répertoire de stratégies de résolution de problèmes (Repertoire of problem solving strategies). L’échelle possède une excellente validité convergente et prédictive, montrant des liens étroits avec le bien-être subjectif, la flexibilité cognitive, la régulation émotionnelle adaptative et le fonctionnement interpersonnel optimal.

2. Mots-clés

Résilience du Moi, ego-resiliency, ER89, Jack Block, adaptation psychologique, régulation émotionnelle, flexibilité cognitive, contrôle du Moi, psychométrie, évaluation de la personnalité.

3. Auteurs

L’Échelle de résilience du Moi a été formulée et publiée sous sa version standardisée à 14 items par :

  • Jack Block, Ph.D. (1924–2010) : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de l’Université de Californie à Berkeley (University of California, Berkeley, États-Unis). Théoricien majeur du développement de la personnalité et de l’analyse longitudinale des trajectoires de vie.
  • Adam M. Kremen, Ph.D. : Chercheur et psychologue clinicien ayant collaboré au projet d’étude longitudinale de Berkeley (Berkeley Longitudinal Study), affilié au Département de psychologie de l’Université de Californie à Berkeley.

Les fondements théoriques préliminaires reposent également sur les travaux pionniers de Jeanne Humphrey Block, Ph.D. (1923–1981), chercheuse à l’Institut de développement humain de l’Université de Californie à Berkeley, co-conceptrice avec Jack Block du modèle unifié Ego-Control / Ego-Resiliency.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle de résilience du Moi est de fournir une mesure quantitative, brève et psychométriquement rigoureuse de la flexibilité adaptative de la personnalité. Dans le contexte de la psychologie de la personnalité et de la psychopathologie développementale, il existait un besoin crucial de distinguer la résilience psychologique globale des capacités intellectuelles générales (quotient intellectuel / QI), ainsi que des simples styles de maîtrise passive de l’anxiété. L’ER89 a été expressément conçue pour démontrer empiriquement que la résilience du Moi constitue une ressource psychologique distincte de l’intelligence cognitive, bien que ces deux dimensions puissent coopérer pour favoriser un ajustement optimal à l’environnement.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’ER89 permet d’examiner comment les individus négocient les transitions de vie stressantes, les échecs scolaires ou professionnels, et les événements traumatiques majeurs. Elle sert de variable modératrice ou médiatrice de premier plan dans l’étude des trajectoires de santé mentale, permettant d’expliquer pourquoi certaines personnes maintiennent un fonctionnement intégré et un affect positif face à l’adversité, tandis que d’autres s’effondrent ou s’enferment dans des mécanismes de défense rigides.

Sur le plan des applications cliniques et appliquées, l’échelle permet :

  • Le diagnostic des ressources psychologiques : Identifier le potentiel d’adaptabilité d’un patient avant ou pendant une psychothérapie, facilitant le ciblage des interventions sur le renforcement des mécanismes de modulation émotionnelle.
  • L’évaluation en psychologie de la santé : Prédire l’adhésion thérapeutique, l’adaptation psychosociale face aux pathologies chroniques et la vitesse de récupération post-opératoire.
  • La sélection et le coaching organisationnel : Évaluer la capacité des individus à évoluer dans des contextes hautement imprévisibles, ambigus et stressants sans recourir à l’épuisement professionnel ni à un désengagement cynique.

5. Construit psychologique

Le concept de résilience du Moi (ego-resiliency) ne doit pas être confondu avec une résistance statique à la douleur ou un simple tempérament stoïque. Au sens psychologique rigoureux défini par Block et Kremen (1996), la résilience du Moi désigne la capacité dynamique et réversible de moduler son niveau habituel de contrôle de l’ego (qu’il soit habituellement caractérisé par une sous-régulation ou une sur-régulation) afin de s’adapter aux exigences mouvantes de l’environnement interne et externe.

Un individu doté d’un haut niveau de résilience du Moi est capable d’ajuster son comportement de manière flexible :

  • Lorsque le contexte exige de la persévérance, de la concentration et de la rigueur (par exemple, lors d’un examen complexe ou d’une crise professionnelle), il est capable d’augmenter son niveau de contrôle, de différer ses gratifications et de tolérer l’inconfort.
  • Inversement, lorsque le contexte autorise ou requiert l’expression affective, la créativité, l’intimité ou le jeu (par exemple, dans les relations affectives ou les activités artistiques), il est capable de relâcher ce contrôle sans angoisse de décompensation.

L’analyse détaillée des facettes constitutives du construit, formalisée notamment par Farkas et Orosz (2015), s’articule autour de trois dimensions interdépendantes :

Engagement actif envers le monde (Active Engagement with the World)

Cette dimension renvoie à une disposition prosociale, énergique et curieuse envers la réalité. L’individu hautement résilient ne subit pas son existence de manière passive ; il recherche activement de nouvelles stimulations cognitives, esthétiques et sociales. Il perçoit autrui avec bienveillance et établit aisément des liens significatifs (illustré par les items évaluant la générosité envers les pairs, l’énergie perçue et la curiosité).

Performance intégrée sous stress (Integrated Performance Under Stress)

Cette facette reflète la stabilité homéostatique et la rapidité du rétablissement affectif à la suite d’un choc, d’une contrariété ou d’une menace. Plutôt que de développer une rumination dépressive ou une décharge agressive prolongée, la personne résiliente récupère rapidement de la surprise ou de la colère (illustré par les items portant sur la promptitude à surmonter un sursaut ou à apaiser l’hostilité).

Répertoire élargi de stratégies de résolution de problèmes (Repertoire of Problem Solving Strategies)

Cette composante cognitive et praxique désigne la flexibilité comportementale et l’ingéniosité. L’individu refuse les automatismes stériles et se plaît à explorer des voies inhabituelles, à envisager des perspectives alternatives et à délibérer de manière constructive avant d’agir (illustré par la tendance à emprunter des chemins différents pour se rendre à un endroit familier ou à expérimenter des activités inédites).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de l’Échelle de résilience du Moi s’ancre profondément dans la théorie de la personnalité de Jeanne et Jack Block, qui intègre les apports de la théorie psychanalytique des structures de l’ego (notamment les modèles de Sigmund Freud, Anna Freud et Heinz Hartmann) avec la psychologie cognitive, la théorie des systèmes et la psychologie topologique de Kurt Lewin.

Le modèle des Block repose sur deux métadomaines orthogonaux de la personnalité :

  • Le contrôle du Moi (Ego-Control) : Ce construit décrit le seuil individuel général d’expression ou de contention des impulsions, des désirs, des affects et des motivations. À une extrémité se trouve la sous-régulation (under-control), caractérisée par l’impulsivité, l’inhibition déficiente, la gratification immédiate et la labilité émotionnelle. À l’autre extrémité se trouve la sur-régulation (over-control), caractérisée par l’inhibition excessive, la rigidité comportementale, la répression des pulsions et le report indéfini du plaisir.
  • La résilience du Moi (Ego-Resiliency) : Ce méta-construit représente la capacité métarégulatrice à naviguer le long du continuum de contrôle du Moi. Un individu doté d’une faible résilience (ego-brittle ou ego-fragile) est prisonnier de son mode de contrôle habituel : s’il est sur-régulé, il réagira au stress par une rigidification obsessionnelle ; s’il est sous-régulé, il explosera de façon chaotique. En revanche, l’individu doté d’une forte résilience du Moi sait adapter son seuil de contrôle en fonction des exigences de la situation.

Ce cadre théorique rejette une vision statique des traits de personnalité au profit d’un système dynamique de traitement de l’information et de régulation homéostatique. La résilience du Moi y est conceptualisée non pas comme un simple tampon contre le malheur, mais comme le noyau intégrateur d’une personnalité saine, capable d’assimilation et d’accommodation active face au flux d’expériences complexes du cycle vital.

7. Validité

La validité psychométrique de l’ER89 a été établie à travers de multiples études longitudinales et transversales rigoureuses :

Validité de construit et convergente

Dans l’étude princeps de Block et Kremen (1996), menée auprès d’un échantillon longitudinal suivi depuis l’enfance jusqu’à l’âge de 23 ans, les scores à l’ER89 ont montré des corrélations positives statistiquement significatives avec des évaluations indépendantes de la personnalité recueillies via la méthode du California Adult Q-set (CAQ) réalisée par des observateurs cliniciens experts. Les individus obtenant des scores élevés à l’ER89 étaient décrits par les juges comme étant chaleureux, perspicaces, socialement compétents, capables d’intimité, créatifs et dotés d’une grande vitalité productive.

Dans le modèle des Cinq Grands Facteurs (Big Five), l’ER89 présente de fortes corrélations positives avec l’Extraversion ($r \approx 0,45$ à $0,55$), l’Ouverture à l’expérience ($r \approx 0,35$ à $0,48$), l’Agréabilité ($r \approx 0,30$ à $0,40$) et la Conscienciosité ($r \approx 0,35$ à $0,45$), ainsi qu’une corrélation négative marquée avec le Névrosisme / Instabilité émotionnelle ($r \approx -0,40$ à $-0,55$).

Validité discriminante

Un apport majeur des travaux de Block et Kremen (1996) a été de démontrer la validité discriminante entre la résilience du Moi et l’intelligence cognitive (mesurée par l’échelle de Wechsler). Bien qu’une corrélation modérée existe ($r \approx 0,30$), l’analyse en régression multiple a prouvé que la résilience du Moi prédit l’adaptation psychosociale, le bien-être et la régulation affective indépendamment du niveau intellectuel. De même, l’ER89 se distingue clairement de la simple désirabilité sociale lorsque cette dernière est contrôlée statistiquement.

Validité prédictive

De nombreuses recherches empiriques ont confirmé que l’ER89 prédit de manière prospective la réussite académique au-delà des capacités cognitives, la tolérance à l’échec professionnel, un moindre taux de rechute dans les troubles addictifs, ainsi qu’un profil neuroendocrinien plus favorable lors de protocoles de stress aigu en laboratoire (notamment un retour plus rapide du taux de cortisol salivaire à son niveau basal).

8. Fidélité

L’évaluation de la fidélité de l’ER89 atteste d’une grande stabilité métrologique :

Consistance interne

Dans l’échantillon d’origine de Block et Kremen (1996) ($N = 105$), le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour les 14 items était de 0,76. Des études de réplication à grande échelle menées ultérieurement sur des cohortes d’étudiants et d’adultes ont rapporté des coefficients de consistance interne oscillant entre 0,77 et 0,85 (par exemple, Letzring et al., 2005 ; Farkas & Orosz, 2015). Ces valeurs sont remarquablement robustes pour un instrument bref de 14 items ne comportant aucune redondance lexicale flagrante.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les données longitudinales issues des cohortes de Berkeley démontrent une forte stabilité temporelle des scores de résilience du Moi. Sur des intervalles courts de 4 à 8 semaines, les coefficients de corrélation test-retest se situent entre $r = 0,80$ et $r = 0,86$. Sur des périodes longitudinales s’étalant sur plusieurs années au cours de la transition de l’adolescence à l’âge adulte émergent (Block & Robins, 1993), le construit démontre une continuité relative substantielle ($r \approx 0,55$ à $0,65$), reflétant la nature dispositionnelle stable du construit tout en conservant une sensibilité aux événements de vie formateurs majeurs.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de l’Échelle de résilience du Moi a fait l’objet de plusieurs investigations approfondies au fil des décennies :

Modèle unidimensionnel d’origine

Dans la formulation initiale de Block et Kremen (1996), l’ER89 a été développée comme un indice composite global unifactoriel. Une analyse factorielle exploratoire (AFE) menée sur la matrice de corrélation des items montrait un premier facteur dominant expliquant une proportion substantielle de la variance totale, sur lequel les 14 items présentaient des saturations factorielles significatives (généralement supérieures à 0,35, s’échelonnant jusqu’à 0,65).

Modélisation confirmatoire et structure tridimensionnelle

Au cours des années 2000 et 2010, l’application d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) plus strictes a conduit les chercheurs à proposer des modèles hiérarchiques ou multidimensionnels afin de mieux capter la granularité de l’instrument. L’étude de réanalyse psychométrique de Farkas et Orosz (2015) a démontré la supériorité d’un modèle à trois facteurs corrélés de premier ordre, subordonnés à un facteur général de résilience de second ordre (modèle bifactoriel ou hiérarchique) :

  • Facteur 1 : Engagement actif envers le monde (items 1, 4, 6, 8, 9, 12, 13) — saturations factorielles standardisées comprises entre 0,42 et 0,68.
  • Facteur 2 : Performance intégrée sous stress (items 2, 10, 14) — saturations factorielles comprises entre 0,40 et 0,63.
  • Facteur 3 : Répertoire de stratégies de résolution de problèmes (items 3, 5, 7, 11) — saturations factorielles comprises entre 0,45 et 0,71.

Ce modèle trifactoriel ajusté présente des indices d’adéquation statistiques excellents selon les critères contemporains ($CFI > 0,95$, $TLI > 0,93$, $RMSEA < 0,05$), validant la pertinence de l'ER89 tant sous forme de score global synthétique que sous la forme de sous-profils analytiques.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (Self-report scale).
  • Nombre d’items : 14 items affirmatifs brefs.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Format des réponses : Échelle ordinale de type Likert en 4 points :
    • 1 = Does not apply at all (Ne s’applique pas du tout)
    • 2 = Applies slightly (S’applique légèrement)
    • 3 = Applies somewhat (S’applique modérément / assez bien)
    • 4 = Applies very strongly (S’applique très fortement)
  • Modalités de cotation :
    • L’ensemble des 14 items est libellé dans le sens direct (aucun item inversé).
    • Le score total s’obtient en calculant la somme brute de l’ensemble des réponses (plage de score possible : de 14 à 56) ou en calculant la moyenne des items (plage de 1,0 à 4,0).
    • Un score plus élevé indique un niveau supérieur de résilience du Moi, dénotant une flexibilité adaptative accrue face aux sollicitations environnementales.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception originale : 1989 (ER89).
  • Année de publication princeps de référence : 1996 (dans le Journal of Personality and Social Psychology).
  • Statut des droits et accessibilité : Instrument placé dans le domaine public à des fins d’enseignement et de recherche scientifique non commerciale. Aucune redevance ou droit d’auteur monétaire n’est exigé pour l’administration de l’échelle par des chercheurs ou des praticiens universitaires.
  • Tarif : Gratuit pour une utilisation académique et clinique indépendante.
  • Conditions d’utilisation : La citation formelle de l’article de Block et Kremen (1996) est obligatoire dans tout rapport, thèse ou publication découlant de l’usage de cet instrument.

12. Références

Les travaux scientifiques fondateurs et contemporains documentant l’Échelle de résilience du Moi incluent :

  • Block, J. H. (1951). An experimental study of a topological representation of ego-structure (Doctoral dissertation non publiée). Stanford University.
  • Block, J. H., & Block, J. (1980). The role of ego-control and ego-resiliency in the organization of behavior. Dans W. A. Collins (Ed.), Development of cognition, affect, and social relations: The Minnesota symposia on child psychology (Vol. 13, pp. 39–101). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Block, J., & Kremen, A. M. (1996). IQ and ego-resiliency: Conceptual and empirical connections and separateness. Journal of Personality and Social Psychology, 70(2), 349–361. https://doi.org/10.1037/0022-3514.70.2.349
  • Block, J., & Robins, R. W. (1993). A longitudinal study of consistency and change in self-esteem from early adolescence to early adulthood. Child Development, 64(3), 909–923. https://doi.org/10.2307/1131226
  • Farkas, D., & Orosz, G. (2015). Ego-resiliency reloaded: A three-component model of general resiliency. PLoS ONE, 10(3), e0120883. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0120883
  • Funder, D. C., & Block, J. (1989). The role of ego-control, ego-resiliency, and IQ in delay of gratification in adolescence. Journal of Personality and Social Psychology, 57(6), 1041–1050. https://doi.org/10.1037/0022-3514.57.6.1041
  • Letzring, T. D., Block, J., & Funder, D. C. (2005). Ego-control and ego-resiliency: Generalization of self-report scales based on personality descriptions from acquaintances, clinicians, and the self. Journal of Research in Personality, 39(4), 395–422. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2004.06.003

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I am generous with my friends.
2

I quickly get over and recover from being startled.
3

I enjoy dealing with new and unusual situations.
4

I usually succeed in making a favorable impression on people.
5

I enjoy trying new foods I have never tasted before.
6

I am regarded as a very energetic person.
7

I like to take different paths to familiar places.
8

I am more curious than most people.
9

Most of the people I meet are likable.
10

I usually think carefully about something before acting.
11

I like to do new and different things.
12

My daily life is full of things that keep me interested.
13

I would be willing to describe myself as a pretty “strong” personality.
14

I get over my anger at someone reasonably quickly.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle de résilience du Moi. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-resilience-du-moi-2/
Looti, Mohammed. “Échelle de résilience du Moi.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-resilience-du-moi-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle de résilience du Moi.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-resilience-du-moi-2/.