Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV)

L’Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV) de Marvin Zuckerman, réévaluée par Haynes et al., mesure le besoin d’expériences variées et intenses à travers 40 items à choix forcé répartis en quatre sous-échelles factorielles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Marvin Zuckerman et réévalué par Haynes, Miles et Clements (2000). Ce questionnaire opérationnalise le trait de personnalité fondamental de la recherche de sensations, défini comme le besoin physiologique et psychologique de vivre des sensations et des expériences variées, nouvelles, complexes et intenses, associé à la disposition à accepter des risques physiques, sociaux, juridiques et financiers dans le simple but de vivre ces expériences. Composée de 40 items présentés sous la forme d’un choix forcé binaire diachronique (deux propositions antinomiques parmi lesquelles le sujet doit obligatoirement choisir celle qui correspond le mieux à ses préférences), l’échelle permet de calculer un score global de recherche de sensations ainsi que des scores spécifiques répartis sur quatre sous-échelles factoriellement validées : la recherche de sensations fortes et d’aventure (Thrill and Adventure Seeking, TAS), la recherche d’expériences (Experience Seeking, ES), la désinhibition (Disinhibition, Dis), et la susceptibilité à l’ennui (Boredom Susceptibility, BS). Chaque dimension comprend 10 items dichotomiques. Sur le plan psychométrique, la forme révisée présente une consistance interne globale satisfaisante, oscillant généralement entre .80 et .86 pour le score total (coefficient alpha de Cronbach), bien que des variations soient observées sur les sous-échelles, notamment pour la susceptibilité à l’ennui (.55 à .68) et la recherche de sensations fortes (.78 à .84). L’analyse factorielle confirmatoire menée par Haynes et collaborateurs soutient la pertinence du modèle quadrifactoriel corrélé par rapport à d’autres conceptualisations concurrentes, confirmant la validité de construit et l’utilité clinique et empirique de cet outil dans l’évaluation des comportements à risque, des addictions et de l’architecture générale de la personnalité.

2. Mots-clés

Recherche de sensations, Zuckerman, SSS-V, psychométrie, prise de risque, personnalité, analyse factorielle confirmatoire, désinhibition, recherche d’expériences, susceptibilité à l’ennui, sports extrêmes, impulsivité.

3. Auteurs

L’échelle originale Sensation Seeking Scale Form V (SSS-V) a été développée par :

  • Marvin Zuckerman, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie à l’Université du Delaware (Newark, Delaware, États-Unis), pionnier mondial de l’étude psychologique et biologique de la recherche de sensations.

La réévaluation psychométrique et structurelle contemporaine (modélisation factorielle confirmatoire de la forme révisée) a été menée par :

  • Caroline A. Haynes — Institute of Behavioural Sciences, University of Derby, Chevin Avenue, Mickleover, Derby DE3 5GX, Royaume-Uni.
  • Jeremy N. V. Miles — Institute of Behavioural Sciences, University of Derby, Royaume-Uni.
  • Keith Clements — Institute of Behavioural Sciences, University of Derby, Royaume-Uni.

4. Objectif

L’Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV) a pour finalité première d’évaluer quantitativement les différences individuelles relatives au niveau optimal de stimulation et d’excitation recherché par un individu. La recherche de sensations n’est pas réductible à une simple pulsion d’impulsivité ou à un déficit de régulation cognitive : elle représente un trait biologique et dispositionnel stable guidant les choix comportementaux, professionnels, récréatifs et interpersonnels.

Dans le domaine de la recherche scientifique, l’échelle constitue un standard méthodologique international incontournable. Elle permet d’étudier les corrélats neurobiologiques et génétiques de la personnalité, les interactions entre systèmes de neurotransmission (notamment la voie dopaminergique mésolimbique et le métabolisme de la monoamine oxydase) et les styles de vie. Les chercheurs en psychologie de la santé, en psychologie sociale et en neurosciences computationnelles l’utilisent pour modéliser la sensibilité à la récompense, la tolérance à l’ambiguïté et la réactivité au stress face à des stimuli novateurs ou menaçants.

Dans le secteur clinique et psychopathologique, l’évaluation du profil de recherche de sensations via la SSS-V contribue à l’identification précoce des facteurs de vulnérabilité aux conduites addictives (toxicomanie, abus d’alcool, jeu pathologique), aux troubles du contrôle des impulsions et aux comportements sexuels à risque. Elle s’avère particulièrement utile pour distinguer l’impulsivité dysfonctionnelle (liée au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ou au trouble de la personnalité borderline) de la recherche de sensations fonctionnelle, où l’individu est capable de planifier des activités intenses sans rupture de l’autorégulation.

Enfin, dans les domaines de la psychologie du sport, des ressources humaines et de la sécurité routière, la SSSV fournit un éclairage diagnostique déterminant. Elle permet de comprendre l’attrait pour les sports extrêmes, la conduite automobile dangereuse, le choix de carrières à haut niveau de stress (pompiers, pilotes d’essai, opérateurs financiers d’urgence) et la résistance psychologique face à la monotonie occupationnelle prolongée.

5. Construit psychologique

Le construit de recherche de sensations formulé par Zuckerman est un construit multidimensionnel hiérarchique composé de quatre sous-domaines empiriquement distincts, chacun capturant un aspect singulier de l’expression du besoin de stimulation :

1. Recherche de sensations fortes et d’aventure (Thrill and Adventure Seeking — TAS)

La dimension TAS reflète le désir explicite et préférentiel d’engager des activités physiques, sportives ou récréatives impliquant une vitesse élevée, des sensations corporelles fortes (accélération, gravité, chute, apesanteur) et un danger physique perçu ou réel. Les individus ayant des scores élevés sur cette sous-échelle expriment une inclination marquée pour des pratiques telles que le parachutisme, la plongée sous-marine, l’alpinisme de haute altitude, le ski de vitesse ou le surf en grosses vagues. Cette facette ne mesure pas une attirance suicidaire pour la destruction corporelle, mais plutôt l’excitation hédonique intense procurée par la maîtrise d’une situation physiquement périlleuse.

2. Recherche d’expériences (Experience Seeking — ES)

La sous-échelle ES capture la recherche de nouveauté et de stimulation interne à travers l’esprit, les sens et le mode de vie non conventionnel. Contrairement à la sous-échelle TAS qui est centrée sur l’engagement corporel physique, la recherche d’expériences mobilise des dimensions intellectuelles, perceptuelles et esthétiques. Elle implique une ouverture aux arts avant-gardistes, à la musique dissonante ou innovante, à la découverte spontanée de villes inconnues sans itinéraire balisé, aux rencontres avec des personnes atypiques ou marginales, ainsi qu’aux expériences psychédéliques ou sensorielles inédites (par exemple, tester des saveurs exotiques jamais goûtées).

3. Désinhibition (Disinhibition — Dis)

La composante de désinhibition renvoie au besoin de libération sociale, festive et émotionnelle au détriment des inhibitions culturelles ou morales ordinaires. Les scores élevés indiquent une recherche de fêtes débridées (« wild parties »), une consommation festive d’alcool ou d’autres substances pour faciliter l’euphorie collective, une sexualité sans engagement émotionnel préalable ou un comportement ludique extraverti et bruyant. Cette sous-échelle cible la régulation sociale du comportement hédonique et s’oppose à la retenue, à la convenance stricte et à la modération conventionnelle.

4. Susceptibilité à l’ennui (Boredom Susceptibility — BS)

La susceptibilité à l’ennui mesure l’aversion aiguë et l’intolérance profonde envers la répétition, la monotonie, les routines rigides et les personnes perçues comme prévisibles ou banales. Les individus affichant un score élevé manifestent une agitation psychomotrice immédiate lorsqu’ils sont contraints de demeurer dans un environnement familier sans changement, expriment de l’impatience envers les discours structurés et prévisibles, et détestent visionner deux fois le même film ou fréquenter continuellement le même cercle social. Cette dimension traduit la dégradation rapide de l’intérêt face aux stimuli constants ou redondants.

6. Cadre théorique

L’ancrage conceptuel de la SSS-V repose sur la théorie psychobiologique du niveau optimal de stimulation (Optimal Level of Arousal theory), développée par Marvin Zuckerman dans le sillage direct des travaux physiologiques d’Ivan Pavlov, de Donald Hebb et de Hans Eysenck.

Selon Hebb (1955), l’organisme vivant tend vers un état d’activation corticale et autonome optimal qui n’est ni l’engourdissement complet ni la surcharge chaotique. Zuckerman postule que les individus diffèrent génétiquement et biologiquement quant à leur point d’ajustement optimal de stimulation (optimal level of arousal ou OLA). Les « faibles chercheurs de sensations » possèdent un système d’activation réticulée naturellement tonique et réactif, ce qui signifie que des stimuli environnementaux modérés suffisent à les amener à leur niveau de confort optimal ; une surstimulation les plonge rapidement dans l’inconfort ou l’anxiété. À l’inverse, les « hauts chercheurs de sensations » se caractérisent par un état d’activation basale sous-optimal et/ou une plus grande tolérance à l’excitation intense, exigeant ainsi un apport externe constant d’informations variées, complexes et stimulantes pour atteindre leur point de fonctionnement physiologique et psychologique idéal.

Sur le plan biochimique, Zuckerman a démontré que la recherche de sensations est inversement corrélée au niveau de l’enzyme monoamine oxydase plaquettaire (MAO), une enzyme mitochondriale responsable de la dégradation des catécholamines (dopamine, noradrénaline) et de la sérotonine. Les personnes ayant de faibles concentrations de MAO présentent une transmission monoaminergique accrue, associée à une plus grande impulsivité, une recherche accrue de nouveauté et une faible inhibition comportementale. De plus, les systèmes dopaminergiques de la voie mésolimbique jouent un rôle pivot dans la médiation de la sensibilité au renforcement positif et à l’exploration active de l’environnement.

Dans la typologie générale de la personnalité, le modèle de Zuckerman s’intègre harmonieusement avec le modèle PEN de Hans Eysenck (corrélations positives avec l’Extraversion et le Psychotisme, corrélation nulle ou négative avec le Névrosisme) et avec le modèle à cinq facteurs (Big Five), où la recherche de sensations présente des corrélations positives robustes avec l’Ouverture à l’expérience et l’Extraversion (notamment la facette de recherche d’excitation), et des corrélations négatives avec la Conscienciosité et l’Agréabilité.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle de recherche de sensations Forme V a été largement documentée au cours des quarante dernières années à travers de multiples pays et contextes culturels :

Validité de construit

Les études empiriques montrent de manière consistante des différences intergroupes prévisibles conformément aux hypothèses théoriques. Les hommes obtiennent généralement des scores significativement plus élevés que les femmes sur le score global de la SSS-V, ainsi que sur les sous-échelles TAS, Dis et BS, tandis que les différences de genre sont souvent minimes ou absentes sur la sous-échelle ES. Par ailleurs, les scores de recherche de sensations culminent à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte (entre 18 et 22 ans), puis déclinent de manière linéaire et constante tout au long de la vie d’adulte, ce qui corrobore la trajectoire développementale attendue du trait.

Validité convergente et discriminante

La SSS-V démontre une forte validité convergente avec d’autres instruments mesurant des concepts proches :

  • Corrélations positives élevées (r = .50 à .70) avec les échelles de recherche de nouveauté du Tridimensional Personality Questionnaire (TPQ) et du Temperament and Character Inventory (TCI) de Cloninger.
  • Corrélations significatives (r = .40 à .60) avec la sous-échelle « Excitement Seeking » de l’échelle NEO-PI-R.
  • Corrélations modérées à élevées avec l’échelle d’impulsivité d’Eysenck (I-7) et la sous-échelle de recherche de sensations de l’échelle d’urgence UPPS-P (Whiteside & Lynam, 2001).
  • Validité discriminante confirmée par de faibles corrélations ou des corrélations proches de zéro avec les échelles d’anxiété d’état/de trait de Spielberger (STAI), indiquant que la recherche de sensations n’est pas une simple manifestation de détresse anxieuse ou d’agitation émotionnelle indifférenciée.

Validité prédictive

L’instrument démontre une excellente validité prédictive objective dans des domaines comportementaux concrets :

  • Pratiques sportives : Les athlètes engagés dans des sports à haut risque (parapente, parachutisme, ski hors-piste, escalade en solo) présentent des scores TAS nettement plus élevés (souvent à plus d’un écart-type au-dessus de la moyenne) que les athlètes de sports collectifs traditionnels ou les non-sportifs.
  • Conduites addictives : Les sous-échelles Désinhibition (Dis) et Recherche d’expériences (ES) prédisent de manière robuste la fréquence et la polyconsommation de substances psychoactives (cannabis, stimulants, hallucinogènes, alcoolisation ponctuelle importante / binge drinking).
  • Sécurité au volant : Prédiction documentée des infractions routières, des excès de vitesse répétés et des accidents de la circulation chez les jeunes conducteurs.

8. Fidélité

La fidélité de la SSS-V a fait l’objet d’évaluations rigoureuses en termes de cohérence interne et de stabilité temporelle test-retest :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de Zuckerman (1979) et les réplications ultérieures :

  • Score total de la SSS-V : L’alpha de Cronbach se situe régulièrement dans une fourchette excellente de .83 à .86.
  • Recherche de sensations fortes et d’aventure (TAS) : Alpha de Cronbach systématiquement solide, compris entre .77 et .84.
  • Désinhibition (Dis) : Alpha oscillant entre .74 et .78.
  • Recherche d’expériences (ES) : Alpha généralement modéré, s’étendant de .61 à .67, en raison de l’hétérogénéité des items regroupant art, drogues, voyages et amitiés excentriques.
  • Susceptibilité à l’ennui (BS) : Cette dimension présente de manière récurrente les indices les plus faibles de cohérence interne, souvent compris entre .56 et .65, ce qui a suscité des propositions de reformulation ou de modélisation alternative.

Fidélité test-retest

Les coefficients de stabilité temporelle démontrent la nature dispositionnelle stable du trait chez les adultes :

  • Sur un intervalle de trois semaines, les coefficients de corrélation test-retest rapportés par Zuckerman (1979) atteignent r = .89 pour l’échelle globale, avec des sous-échelles variant de .70 à .89.
  • Sur des périodes de plusieurs mois à un an, la corrélation test-retest demeure supérieure à .75, démontrant que la SSS-V mesure un trait temporellement consistant et non un état transitoire ou fluctuant d’humeur.

9. Analyse factorielle

Historiquement, la structure à quatre facteurs de la SSS-V a été extraite via des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax (Zuckerman, 1971, 1979). Les quatre facteurs indépendants expliquaient traditionnellement une part substantielle de la variance totale, validant la pertinence de la partition en TAS, ES, Dis et BS.

Cependant, l’étude fondamentale de Haynes, Miles et Clements (2000) a soumis la structure de la SSS-V à une analyse factorielle confirmatoire (AFC) stricte à l’aide de modèles d’équations structurelles afin de tester si la structure originale quadrifactorielle corrélée tenait face aux standards méthodologiques modernes :

Résultats de l’AFC de Haynes, Miles et Clements (2000)

Les auteurs ont comparé deux modèles concurrents majeurs :

  1. Un modèle à facteurs orthogonaux (indépendants), tel qu’initialement conceptualisé par les techniques exploratoires varimax.
  2. Un modèle quadrifactoriel oblique (facteurs corrélés), supposant une dimension latente générale de recherche de sensations sous-tendant les quatre composantes.

Les indices d’ajustement du modèle ont démontré que le modèle quadrifactoriel corrélé offrait un ajustement nettement supérieur à celui du modèle orthogonal. Les indices comparatifs ont mis en évidence :

  • Des saturations factorielles standardisées robustes (supérieures à .50) pour la quasi-totalité des items de TAS et de Dis.
  • Certaines saturations factorielles plus faibles ou plus complexes sur les dimensions ES et BS, confirmant la divergence relative de certains items socio-culturels datés des années 1970 (notamment les références aux « beatniks », « punks » ou à l’art moderne).
  • Des corrélations modérées à substantielles entre les quatre facteurs latents, variant de r = .30 (entre TAS et BS) à r = .55 (entre Dis et ES), justifiant à la fois l’utilisation d’un score composite global et le maintien de scores distincts pour les quatre sous-échelles.

10. Instrument de mesure

L’organisation technique et pratique de l’instrument s’établit selon les paramètres suivants :

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique en ligne.
  • Nombre d’items : 40 items au total (40 paires d’énoncés à choix forcé).
  • Format de réponse : Choix forcé binaire diachronique. Pour chaque item, le répondant se voit présenter deux énoncés antinomiques (A et B) et doit impérativement sélectionner celui qui correspond le mieux à son ressenti, ses croyances ou ses préférences comportementales, même si aucun des deux ne correspond exactement à son profil.
  • Durée moyenne de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Structure des sous-échelles :
    • Thrill and Adventure Seeking (TAS) : 10 items (items 3, 11, 16, 17, 20, 21, 23, 28, 38, 40).
    • Experience Seeking (ES) : 10 items (items 4, 6, 9, 10, 14, 18, 19, 22, 26, 37).
    • Disinhibition (Dis) : 10 items (items 1, 12, 13, 25, 29, 30, 32, 33, 35, 36).
    • Boredom Susceptibility (BS) : 10 items (items 2, 5, 7, 8, 15, 24, 27, 31, 34, 39).
  • Cotation : Pour chaque paire d’énoncés, une option est cotée « 1 » (réponse traduisant la recherche de sensations) et l’autre est cotée « 0 » (réponse traduisant l’évitement ou la faible recherche de sensations). Le score pour chaque sous-échelle varie donc de 0 à 10 points. Le score total global est la somme des quatre sous-échelles, variant de 0 à 40 points. Des scores élevés reflètent un degré plus marqué de recherche de sensations.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception originale : 1979 (Zuckerman, Form V) ; réévaluation factorielle confirmatoire en 2000 (Haynes, Miles & Clements).
  • Statut du droit d’auteur et permissions : L’échelle originale est soumise aux droits d’auteur académiques de Marvin Zuckerman. Cependant, elle est largement reconnue dans le domaine public de la recherche psychologique et a été reproduite intégralement dans de nombreuses publications scientifiques académiques et manuels. L’utilisation à des fins de recherche non commerciale, de mémoire universitaire ou d’enseignement est généralement libre et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources (Zuckerman, 1979, 1994 ; Haynes et al., 2000).
  • Tarifs : Aucun coût de licence n’est requis pour une utilisation académique standard dans le cadre d’études scientifiques indépendantes. Toute adaptation logicielle commerciale à grande échelle ou intégration dans des batteries de tests de sélection d’entreprise requiert l’autorisation des ayants droit ou des éditeurs détenteurs des droits originaux.

12. Références

Aluja, A., García, O., & García, L. F. (2004). A psychometric analysis of the Zuckerman-Kuhlman Personality Questionnaire (ZKPQ) and the Sensation Seeking Scale Form V (SSS-V) in a Spanish sample. Personality and Individual Differences, 37(8), 1665–1677. https://doi.org/10.1016/j.paid.2004.03.003

Haynes, C. A., Miles, J. N. V., & Clements, K. (2000). A confirmatory factor analysis of two models of sensation seeking. Personality and Individual Differences, 29(5), 823–839. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(99)00234-6

Hebb, D. O. (1955). Drives and the C.N.S. (conceptual nervous system). Psychological Review, 62(4), 243–254. https://doi.org/10.1037/h0041823

Roberti, J. W. (2004). A review of behavioral and biological correlates of sensation seeking. Journal of Research in Personality, 38(3), 256–279. https://doi.org/10.1016/S0092-6566(03)00067-9

Whiteside, S. P., & Lynam, D. R. (2001). The Five Factor Model and impulsivity: Using a structural model of personality to understand impulsivity. Personality and Individual Differences, 30(4), 669–689. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(00)00064-7

Zuckerman, M. (1971). Dimensions of sensation seeking. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 36(1), 45–52. https://doi.org/10.1037/h0030478

Zuckerman, M. (1979). Sensation seeking: Beyond the optimal level of arousal. Lawrence Erlbaum Associates.

Zuckerman, M. (1994). Behavioral expressions and biosocial bases of sensation seeking. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511752940

Zuckerman, M., Eysenck, S. B. G., & Eysenck, H. J. (1978). Sensation seeking in England and America: Cross-cultural, age, and sex comparisons. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 46(1), 139–149. https://doi.org/10.1037/0022-006X.46.1.139

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. A. I like `wild’ uninhibited parties.
    B. I prefer quiet parties with good conversation.
  2. A. There are some movies I enjoy seeing a second or even third time.
    B. I can’t stand watching a movie that I’ve seen before.
  3. A. I often wish I could be a mountain climber.
    B. I can’t understand people who risk their necks climbing mountains.
  4. A. I dislike all body odours.
    B. I like some of the earthy body smells.
  5. A. I get bored seeing the same old faces.
    B. I like the comfortable familiarity of everyday friends.
  6. A. I like to explore a strange city or section of town by myself‚ even if it means getting lost.
    B. I prefer a guide when I am in a place I don’t know well.
  7. A. I dislike people who do or say things just to shock or upset others.
    B. When you can predict almost everything a person will do or say he or she must be a bore.
  8. A. I usually don’t enjoy a movie or play where I can predict what will happen in advance.
    B. I don’t mind watching a movie or play where I can predict what will happen in advance.
  9. A. I have tried marijuana or would like to.
    B. I would never smoke marijuana.
  10. A. I would not like to try any drug which might produce strange and dangerous e€ects on me.
    B. I would like to try some of the new drugs that produce hallucinations.
  11. A. A sensible person avoids activities that are dangerous.
    B. I sometimes like to do things that are a little frightening.
  12. A. I dislike `swingers’ (people who are uninhibited and free about sex).
    B. I enjoy the company of real `swingers’.
  13. A. I find that stimulants make me uncomfortable.
    B. I often like to get high (drinking liquor or smoking marijuana).
  14. A. I like to try new foods that I have never tasted before.
    B. I order the dishes with which I am familiar‚ so as to avoid disappointment and unpleasantness.
  15. A. I enjoy looking at home movies or travel slides.
    B. Looking at someone’s home movies or travel slides bores me tremendously.
  16. A. I would like to take up the sport of water skiing.
    B. I would not like to take up the sport of water skiing.
  17. A. I would like to try surf board riding.
    B. I would not like to try surf board riding.
  18. A. I would like to take o€ on a trip with no preplanned or definite routes‚ or timetable.
    B. When I go on a trip I like to plan my route and timetable fairly carefully.
  19. A. I prefer the `down to earth’ kinds of people as friends.
    B. I would like to make friends in some of the `far out’ groups like artists or `punks’.
  20. A. I would not like to learn to fly an aeroplane.
    B. I would like to learn to fly an aeroplane.
  21. A. I prefer the surface of the water to the depths.
    B. I would like to go scuba diving.
  22. A. I would like to meet some persons who are homosexual (men or women).
    B. I stay away from anyone I suspect of being `gay or lesbian’.
  23. A. I would like to try parachute jumping.
    B. I would never want to try jumping out of a plane with or without a parachute.
  24. A. I prefer friends who are excitingly unpredictable.
    B. I prefer friends who are reliable and predictable.
  25. A. I am not interested in experience for its own sake.
    B. I like to have new and exciting experiences and sensations even if they are a little frightening‚ unconventional or illegal.
  26. A. The essence of good art is in its clarity‚ symmetry of form and harmony of colours.
    B. I often find beauty in the `clashing’ of colours and irregular forms of modern paintings.
  27. A. I enjoy spending time in the familiar surroundings of home.
    B. I get restless if I have to stay around home for any length of time.
  28. A. I like to dive off the high board.
    B. I don’t like the feeling I get standing on the high board (or I don’t go near it at all).
  29. A. I like to date members of the opposite sex who are physically exciting.
    B. I like to date members of the opposite sex who share my values.
  30. A. Heavy drinking usually ruins a party because some people get loud and boisterous.
    B. Keeping the drinks full is the key to a good party.
  31. A. The worst social sin is to be rude.
    B. The worst social sin is to be a bore.
  32. A. A person should have considerable sexual experience before marriage.
    B. It’s better if two married persons begin their sexual experience with each other.
  33. A. Even if I had the money I would not care to associate with flighty rich persons like those in the `jet set’.
    B. I could conceive of myself seeking pleasures around the world with the `jet set’.
  34. A. I like people who are sharp and witty even if they do sometimes insult others.
    B. I dislike people who have their fun at the expense of hurting the feelings of others.
  35. A. There is altogether too much portrayal of sex in movies.
    B. I enjoy watching many of the `sexy’ scenes in movies.
  36. A. I feel best after taking a couple of drinks.
    B. Something is wrong with people who need liquor to feel good.
  37. A. People should dress according to some standard of taste‚ neatness and style.
    B. People should dress in individual ways even if the effects are sometimes strange.
  38. A. Sailing long distances in small sailing crafts is foolhardy.
    B. I would like to sail a long distance in a small but seaworthy sailing craft.
  39. A. I have no patience with dull or boring persons.
    B. I find something interesting in almost every person I talk to.
  40. A. Skiing down a high mountain slope is a good way to end up on crutches.
    B. I think I would enjoy the sensations of skiing very fast down a high mountain slope.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-recherche-de-sensations-forme-v-revisee-sssv/
Looti, Mohammed. “Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-recherche-de-sensations-forme-v-revisee-sssv/.
Looti, Mohammed. “Échelle de recherche de sensations Forme V révisée (SSSV).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-recherche-de-sensations-forme-v-revisee-sssv/.