Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (DSC-C)

L’Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (DSC-C), développée par Malachy Bishop, mesure l’adaptation psychosociale au handicap à travers 10 domaines de vie pondérés par l’importance, la satisfaction, le contrôle et l’interférence.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (Domain Specific Clinical-Centrality Quality of Life Scale, DSC-C), développée initialement sous l’appellation d’Échelle de centralité du handicap (Disability Centrality Scale) par le professeur Malachy Bishop en 2005, représente une avancée méthodologique et conceptuelle majeure dans l’évaluation psychométrique de l’adaptation psychosociale aux maladies chroniques et aux handicaps acquis. Contrairement aux mesures génériques de la qualité de vie liée à la santé qui agrègent des scores bruts sans considération pour la valeur idiosyncrasique que l’individu attribue à chaque sphère d’existence, la DSC-C repose sur le modèle de centralité du handicap (Disability Centrality Model). Cet instrument évalue dix domaines de vie fondamentaux (santé physique, santé mentale, travail/études, loisirs, situation financière, relation conjugale, relations familiales, autres relations sociales, autonomie/indépendance, expression religieuse/spirituelle) ainsi qu’un item d’évaluation globale du bien-être général.

Chacun des dix domaines spécifiques est exploré de manière multidimensionnelle à travers quatre composantes évaluatives distinctes, notées sur des échelles de type Likert en 7 points : l’importance accordée au domaine (degré de centralité pour le soi), la satisfaction éprouvée dans ce domaine, le niveau de contrôle perçu, et le degré d’interférence attribué à l’état de santé ou au handicap. Cette approche permet de calculer des scores pondérés reflétant fidèlement l’expérience subjective de l’individu, en intégrant les mécanismes de réajustement cognitif et de hiérarchisation des valeurs (response shift). Les études psychométriques menées auprès de populations atteintes de troubles neurologiques chroniques, notamment la sclérose en plaques et l’épilepsie, démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,94 selon les sous-échelles), une structure factorielle robuste confirmée par modélisation en équations structurelles, ainsi qu’une validité de construit et une sensibilité clinique remarquables.

2. Mots-clés / Keywords

Qualité de vie, centralité du handicap, réadaptation psychosociale, évaluation psychométrique, maladies chroniques, sclérose en plaques, épilepsie, contrôle perçu, interférence du handicap, satisfaction de vie, modèle cognitif, psychologie de la réadaptation.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée sous la direction scientifique de Malachy Bishop, Ph.D., CRC, professeur émérite et chercheur en psychologie de la réadaptation au sein du Department of Early Childhood, Special Education, and Rehabilitation Counseling de l’Université du Kentucky (Lexington, États-Unis), puis affilié à l’Université du Wisconsin-Madison. Les travaux fondateurs ayant mené au développement de cet instrument ont également bénéficié des collaborations méthodologiques de chercheurs de premier plan dans le champ des neurosciences comportementales et du conseil en réadaptation, notamment :

  • Norman L. Berven, Ph.D. — Professeur émérite au Department of Rehabilitation Psychology and Special Education, Université du Wisconsin-Madison.
  • Bruce P. Hermann, Ph.D. — Neuropsychologue, professeur au Department of Neurology, École de médecine et de santé publique de l’Université du Wisconsin.
  • Fong Chan, Ph.D., CRC — Professeur distingué en réadaptation et psychologie clinique, Université du Wisconsin-Madison.

Correspondance scientifique institutionnelle : Les demandes de renseignements académiques et cliniques concernant les développements de l’échelle peuvent être adressées aux unités de recherche en psychologie de la réadaptation de l’Université du Kentucky ou de l’Université du Wisconsin-Madison.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la DSC-C est de combler une lacune épistémologique et clinique récurrente dans l’évaluation de la qualité de vie (QdV) chez les personnes vivant avec des affections chroniques ou des incapacités physiques et neurologiques. Les outils traditionnels de mesure de la qualité de vie liée à la santé (tels que le SF-36 ou les profils d’impact de la maladie) postulent implicitement qu’une altération objective du fonctionnement physique ou des rôles sociaux entraîne de manière linéaire une détérioration proportionnelle de la qualité de vie globale. Or, la recherche clinique met régulièrement en évidence ce que les psychologues nomment le « paradoxe du handicap » : des personnes présentant des atteintes fonctionnelles sévères rapportent fréquemment un niveau de bien-être subjectif et de satisfaction de vie équivalent, voire supérieur, à celui de populations témoins non atteintes.

La DSC-C a été conçue pour opérationnaliser ce phénomène en examinant non seulement le statut fonctionnel ou le niveau de satisfaction, mais également la centralité (ou l’importance subjective) que l’individu attribue à chaque domaine de son existence. Dans un contexte de réadaptation, un domaine sévèrement restreint par la maladie (par exemple, la capacité à pratiquer des activités sportives intenses) n’impactera que marginalement le bien-être global si l’individu attribue une faible importance à ce domaine ou s’il a opéré un désengagement adaptatif au profit d’autres sphères de vie (comme l’expression spirituelle, les relations familiales ou le développement intellectuel).

Sur le plan des applications cliniques, l’instrument permet aux conseillers en réadaptation, neuropsychologues, ergothérapeutes et équipes interdisciplinaires :

  • D’identifier avec précision les domaines sources de détresse psychologique majeure, caractérisés par une forte importance subjective, une forte interférence perçue du handicap et un faible sentiment de contrôle.
  • De fixer des priorités thérapeutiques personnalisées alignées sur les valeurs fondamentales du patient, maximisant ainsi l’alliance thérapeutique et l’engagement envers le projet de soins.
  • D’évaluer l’efficacité des interventions psychosociales et de réadaptation professionnelle en observant les trajectoires d’adaptation cognitive et la restructuration des priorités de vie.

En recherche, la DSC-C offre une métrique sophistiquée pour tester des modèles de médiation et de modération dans le processus d’ajustement aux pathologies chroniques telles que la sclérose en plaques, les lésions médullaires, l’épilepsie et les traumatismes craniocérébraux.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la DSC-C est la qualité de vie individualisée médiée par la centralité du domaine. Il s’articule autour de l’interaction dynamique entre dix sphères de vie écologiques et quatre dimensions évaluatives intra-individuelles, complétées par une évaluation holistique du bien-être.

Les quatre dimensions évaluatives intra-individuelles

Pour chaque domaine, le répondant procède à une analyse métacognitive structurée selon quatre paramètres fondamentaux cotés de 1 à 7 :

  • Importance (Centralité) : Cette dimension mesure le poids psychologique, la valeur personnelle et la place qu’occupe le domaine dans l’identité de l’individu. Un score élevé signifie que la sphère considérée est un pilier de l’estime de soi et du sens de la vie du sujet.
  • Satisfaction : Cette dimension reflète l’appréciation affective et cognitive actuelle de l’individu quant à son état ou ses accomplissements dans le domaine en question, indépendamment des standards normatifs extérieurs.
  • Contrôle perçu : Mesure le sentiment d’auto-efficacité et d’agentivité personnelle. L’individu évalue dans quelle mesure il s’estime capable d’influencer, de modifier ou de maintenir la situation dans ce domaine précis, reflétant un locus de contrôle interne.
  • Interférence perçue : Cette variable évalue l’ampleur perçue de l’intrusion, des barrières et des perturbations imputables à la condition clinique, aux symptômes (douleur, fatigue, déficits cognitifs) ou aux barrières environnementales liées au handicap dans le domaine exploré.

Les dix domaines de vie explorés

Les dix domaines couvrent l’ensemble du spectre psychosocial et fonctionnel du fonctionnement humain :

  • 1. Santé physique : Condition corporelle, vitalité, mobilité et gestion des symptômes physiologiques.
  • 2. Santé mentale : Équilibre émotionnel, bonheur ressenti, absence d’anxiété/dépression débilitante et capacité d’appréciation de la vie.
  • 3. Travail ou études : Rôle vocationnel, productivité, accomplissement professionnel ou investissement académique.
  • 4. Activités de loisir : Pratiques sportives, passions, loisirs créatifs et activités récréatives participant à la détente et au plaisir.
  • 5. Situation financière : Sécurité économique, indépendance matérielle et adéquation des ressources financières aux besoins quotidiens.
  • 6. Relation avec le conjoint ou partenaire : Intimité affective, communication, complicité et dynamique de couple.
  • 7. Relations familiales : Liens avec les enfants, parents, fratrie, sentiment d’appartenance et soutien mutuel intra-familial.
  • 8. Autres relations sociales : Réseau amical, pairs, collègues et intégration au sein de groupes de soutien communautaires.
  • 9. Autonomie et indépendance : Sentiment d’autodétermination, capacité de prise de décision libre et liberté d’action au quotidien.
  • 10. Expression religieuse ou spirituelle : Quête de transcendance, pratiques religieuses, philosophie de vie et sentiment de connexion avec une dimension supérieure.

Évaluation de la vie dans son ensemble

L’instrument débute par l’évaluation globale de la vie via l’échelle classique Delighted-Terrible en sept points, fournissant un ancrage holistique non biaisé avant que l’attention du sujet ne soit focalisée sur les composantes analytiques du questionnaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique principal de la DSC-C repose sur le Disability Centrality Model conceptualisé par Malachy Bishop (2005). Ce modèle théorique s’inscrit au carrefour de trois grands courants de la psychologie contemporaine :

1. La théorie du réajustement de réponse (Response Shift Theory)

Développée notamment par Sprangers et Schwartz (1999), cette théorie postule que les individus confrontés à une modification substantielle de leur état de santé traversent des changements adaptatifs internes comprenant : la recalibration des standards internes, la redéfinition des valeurs (reprioritization), et la reconceptualisation de ce qui constitue une vie signifiante. La DSC-C capture directement le processus de réordonnancement des priorités : un individu s’adaptant favorablement à un handicap sévère aura tendance à décentraliser les domaines irrémédiablement compromis par la pathologie (ex. certaines performances physiques) et à recentrer son identité sur des domaines préservés (ex. la spiritualité, la vie intellectuelle ou les relations affectives).

2. Le modèle transactionnel du stress et du coping de Lazarus et Folkman

Selon la théorie de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le retentissement d’un stresseur chronique dépend de l’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace pour les objectifs et valeurs du sujet) et de l’évaluation secondaire (ressources de coping et contrôle perçu). Dans la DSC-C, l’importance reflète la vulnérabilité de l’enjeu (évaluation primaire), tandis que les dimensions de contrôle et d’interférence capturent l’évaluation des ressources d’ajustement et de l’impact des contraintes environnementales.

3. Les théories de la divergence de soi et de la congruence des valeurs

En psychologie humaniste et cognitive (notamment les travaux de Higgins sur la théorie des divergences de soi et ceux de Carl Rogers), le bien-être subjectif émerge de la congruence entre le soi réel et le soi idéal. La satisfaction globale n’est pas la simple somme arithmétique de satisfactions parcellaires ; elle correspond à une fonction multiplicative où chaque niveau de satisfaction est pondéré par l’importance subjective accordée à ce domaine. Si un individu éprouve une faible satisfaction dans un domaine auquel il accorde une valeur quasi nulle, l’impact sur l’estime globale de soi demeure négligeable.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle DSC-C a fait l’objet de multiples investigations empiriques rigoureuses, principalement conduites dans des cohortes de patients adultes atteints de sclérose en plaques (SEP) et d’épilepsie, ainsi qu’auprès de bénéficiaires de programmes de réadaptation professionnelle.

Validité de contenu et d’apparence

Les dix domaines ont été sélectionnés à la suite d’une revue systématique exhaustive de la littérature portant sur la qualité de vie dans les maladies chroniques et validés par des panels d’experts cliniciens (psychologues de la réadaptation, médecins rééducateurs, neurologues) et des usagers. Les formulations des items intègrent des exemples concrets facilitant une interprétation univoque par les répondants, indépendamment de leur niveau socio-éducatif.

Validité convergente et discriminante

Les études de validation (Bishop, 2005 ; Bishop et al., 2002) démontrent des corrélations fortes et significatives dans les directions théoriquement attendues :

  • Les scores composites de satisfaction pondérée par l’importance corrèlent positivement et fortement avec des mesures standardisées du bien-être global telles que la Satisfaction with Life Scale (SWLS ; $r = 0{,}62$ à $0{,}71$, $p < 0{,}001$) et les sous-échelles de santé mentale du MOS SF-36.
  • Les scores d’interférence globale corrèlent positivement avec les échelles de dépression (notamment le Beck Depression Inventory, $r = 0{,}55$ à $0{,}64$) et d’anxiété, ainsi qu’avec les scores d’incapacité fonctionnelle objective (par exemple l’échelle EDSS dans la sclérose en plaques).
  • Une validité discriminante solide est établie par des corrélations faibles à modérées ($r < 0{,}30$) entre l’importance accordée aux domaines et les mesures de déficience motrice objective, confirmant que la centralité des valeurs est un construit psychologique indépendant de la sévérité physique intrinsèque de la maladie.

Validité prédictive et clinique

Dans les travaux menés par Openshaw (2011) auprès de clients en réadaptation professionnelle, les scores de la DSC-C prédisent de manière significative l’issue de l’insertion professionnelle et la résilience familiale au-delà des prédicteurs sociodémographiques usuels. Les modèles de régression hiérarchique ont révélé que la prise en compte de l’interaction (Importance $\times$ Satisfaction) expliquait une part incrémentielle de variance de 12 % à 18 % dans la prédiction de la qualité de vie globale comparativement aux mesures non pondérées.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle à travers plusieurs études d’envergure.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

L’analyse de la cohérence interne des différentes sous-échelles transversales met en évidence des coefficients de fiabilité très élevés :

  • Sous-échelle Satisfaction globale (10 domaines) : Les valeurs de l’alpha de Cronbach se situent régulièrement entre $\alpha = 0{,}86$ et $\alpha = 0{,}92$.
  • Sous-échelle Importance / Centralité (10 domaines) : Coefficients compris entre $\alpha = 0{,}81$ et $\alpha = 0{,}88$, témoignant d’une bonne homogénéité dans l’expression des valeurs personnelles.
  • Sous-échelle Contrôle perçu (10 domaines) : Coefficients oscillant entre $\alpha = 0{,}84$ et $\alpha = 0{,}90$.
  • Sous-échelle Interférence du handicap (10 domaines) : Coefficients particulièrement robustes, se situant de façon constante entre $\alpha = 0{,}89$ et $\alpha = 0{,}94$.

Ces indices démontrent que chacune des quatre dimensions évaluatives constitue un ensemble métrologique hautement fiable et cohérent à travers les dix domaines explorés.

Fidélité test-retest et erreur standard de mesure

Dans des protocoles de réévaluation à intervalle de deux à quatre semaines chez des patients présentant une pathologie neurologique stable, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) rapportés pour les scores de centralité et de satisfaction oscillent entre 0,78 et 0,86, indiquant une excellente stabilité temporelle en l’absence d’événement de vie critique ou de poussée de la maladie. L’erreur standard de mesure (SEM) reste faible, conférant à la DSC-C une précision suffisante pour le suivi longitudinal et l’évaluation de l’efficacité thérapeutique en pratique clinique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle de la DSC-C a fait l’objet de validations statistiques rigoureuses par analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Structure multi-traits multi-méthodes

En raison de sa structure matricielle (10 domaines $\times$ 4 dimensions), la modélisation factorielle s’analyse classiquement de deux manières :

  • Par dimension évaluative : Chaque ensemble de 10 items (Importance, Satisfaction, Contrôle, Interférence) forme un facteur univarié prédominant de premier ordre, expliquant entre 42 % et 58 % de la variance totale de son domaine respectif.
  • Par regroupement de domaines : Les analyses factorielles exploratoires avec rotation Promax ou Varimax appliquées aux scores de satisfaction et d’importance révèlent régulièrement une structure à trois facteurs sous-jacents de second ordre :
  1. Facteur Fonctionnel/Matériel : Regroupant la santé physique, le travail/études, la situation financière et l’autonomie/indépendance (charges factorielles variant de 0,64 à 0,83).
  2. Facteur Psychosocial/Relationnel : Composé des relations de couple, des relations familiales, des autres relations sociales et de la santé mentale (charges factorielles entre 0,58 et 0,81).
  3. Facteur Existentiel/Récréatif : Incluant les activités de loisir et l’expression religieuse/spirituelle (saturations factorielles supérieures à 0,60).

Indices d’ajustement des modèles confirmatoires (AFC)

Les modélisations en équations structurelles testant l’adéquation d’un modèle hiérarchique à quatre facteurs corrélés (correspondant aux dimensions d’évaluation) ont mis en évidence d’excellents indices d’ajustement auprès de cohortes cliniques :

  • Indice de comparaison de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) > 0,93
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,91
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) = 0,052 (IC 90 % : [0,044 – 0,061])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (Standardized Root Mean Square Residual, SRMR) = 0,048

Ces données confirment sans ambiguïté la séparabilité conceptuelle et empirique des quatre construits d’évaluation (importance, satisfaction, contrôle, interférence) au sein des domaines investigués.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré (ou administré par le clinicien lors d’un entretien semi-structuré) conçu pour une complétion rapide et intuitive.

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (patient-reported outcome measure – PROM).
  • Nombre d’items :
    • 1 item liminaire évaluant la qualité de vie globale (échelle Delighted-Terrible).
    • 10 domaines cardinaux, chacun évalué sur 4 dimensions (soit 40 sous-questions fermées au total).
    • 1 question ouverte qualitative facultative en fin de test permettant au répondant d’indiquer d’autres domaines significatifs non couverts par l’outil.
  • Format de réponse :
    • Item global : Échelle descriptive ordinale en 7 points (Terrible, Unhappy, Mostly dissatisfied, Mixed, Mostly satisfied, Pleased, Delighted).
    • Dimensions des 10 domaines : Échelles numériques de type Likert en 7 points graduées de 1 (« Pas très important / Pas très satisfait / Pas beaucoup ») à 7 (« Très important / Très satisfait / Beaucoup »).
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes en moyenne.
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Scores dimensionnels simples : Calcul de la moyenne ou de la somme des 10 items pour chaque dimension (Score moyen d’Importance, Score moyen de Satisfaction, Score moyen de Contrôle, Score moyen d’Interférence).
    • Score de satisfaction pondérée par la centralité (Weighted Satisfaction Score) : Calculé pour chaque domaine par le produit de l’importance par la satisfaction : $\text{Score Pondéré}_i = \text{Importance}_i \times \text{Satisfaction}_i$. Ce score attribue un poids maximal aux domaines cruciaux pour le sujet.
    • Indice de vulnérabilité clinique : Identifie les domaines pour lesquels l’importance est élevée ($ge 5$), l’interférence est élevée ($ge 5$) et le contrôle est faible ($le 3$).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : 2005 (avec travaux de développement préliminaires dès 2002 et approfondissements en 2009).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle du Dr Malachy Bishop. L’instrument a été diffusé à des fins scientifiques dans les revues à comité de lecture du champ de la réadaptation.
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’utilisation de l’échelle est gratuite pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et la pratique clinique non commerciale, sous réserve de citer expressément les publications originales de Malachy Bishop et de ne pas modifier les énoncés des items. Pour toute adaptation commerciale ou intégration dans des protocoles industriels sponsorisés, une autorisation écrite préalable de l’auteur principal est requise.

12. Références / References

  • Bishop, M. (2005). Quality of life and psychosocial adaptation to chronic illness and acquired disability: A conceptual and theoretical synthesis. Journal of Rehabilitation, 71(2), 5–13.
  • Bishop, M. (2005). Quality of life and psychosocial adaptation to chronic illness and disability. Rehabilitation Counseling Bulletin, 48(4), 219–231. https://doi.org/10.1177/00343552050480040301
  • Bishop, M., Berven, N. L., Hermann, B. P., & Chan, F. (2002). Quality of life among adults with epilepsy: An exploratory model. Rehabilitation Counseling Bulletin, 45(2), 87–95. https://doi.org/10.1177/003435520204500204
  • Bishop, M. (2009). Disability centrality scale validity. Travail non publié, Department of Special Education and Rehabilitation Counseling, University of Kentucky, Lexington, Kentucky.
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Openshaw, K. P. (2011). The Relationship Between Family Functioning, Family Resilience, and Quality of Life Among Vocational Rehabilitation Clients (Thèse de doctorat, Utah State University). DigitalCommons@USU, Paper 1099. https://digitalcommons.usu.edu/etd/1099
  • Sprangers, M. A., & Schwartz, C. E. (1999). Integrating response shift into health-related quality of life research: A theoretical model. Social Science & Medicine, 48(11), 1507–1515. https://doi.org/10.1016/S0277-9536(99)00045-3

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Your Physical Health
2

Your Mental Health (e.g.‚ Emotional well-being‚ happiness‚ enjoyment of life)
3

Your Work (or Studies)
4

Your Leisure Activities (e.g.‚ sports‚ hobbies‚ things you do to relax or have fun)
5

Your Financial Situation
6

Relationship with your spouse (or partner if not married)
7

Family Relations
8

Other Social Relations (e.g.‚ friends‚ people who offer you support)
9

Autonomy/Independence (e.g.‚ the ability to do things you want‚ independence‚ freedom)
10

Religious/Spiritual Expression (e.g.‚ Spiritual health‚ church life‚ relationship with higher being)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (DSC-C). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-qualite-de-vie-par-centralite-clinique-specifique-aux-domaines-dsc-c/
Looti, Mohammed. “Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (DSC-C).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-qualite-de-vie-par-centralite-clinique-specifique-aux-domaines-dsc-c/.
Looti, Mohammed. “Échelle de qualité de vie par centralité clinique spécifique aux domaines (DSC-C).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-qualite-de-vie-par-centralite-clinique-specifique-aux-domaines-dsc-c/.