Comportement du consommateurPsychologie économiquePsychométrie marketing

Échelle de propension aux promotions (DPS-Deal)

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle de propension aux promotions (Deal Proneness Scale – DPS-Deal) de Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993) : cadre théorique, validité, fidélité et items.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de propension aux promotions (connue sous l’appellation anglo-saxonne Deal Proneness Scale ou DPS-Deal), développée et validée par Donald R. Lichtenstein, Nancy M. Ridgway et Richard G. Netemeyer en 1993, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans le domaine du comportement du consommateur et de la psychologie économique. Cette échelle a été conçue pour mesurer la propension générale d’un individu à répondre favorablement aux signaux promotionnels, indépendamment de la seule valeur économique intrinsèque du rabais financier. L’outil évalue la tendance d’un acheteur à éprouver une utilité psychologique accrue — communément théorisée sous le concept d’utilité de transaction (transaction utility) et de sentiment du « consommateur avisé » (smart-shopper phenomenon) — lorsqu’il bénéficie d’une promotion sur les prix de vente ou d’un coupon de réduction.

Dans la taxonomie originelle de Lichtenstein et de ses collaborateurs, la sensibilité aux promotions s’inscrit au sein d’une structure multidimensionnelle distinguant les perceptions positives et négatives du prix. L’échelle isole principalement deux sous-construits majeurs : la sensibilité aux réductions de prix immédiates en magasin (Sale Proneness) et la sensibilité aux bons de réduction (Coupon Proneness). Composée originellement d’items mesurés sur des échelles de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »), l’échelle démontre une consistance interne exemplaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant de manière constante entre 0,81 et 0,89 selon les sous-échelles et les échantillons étudiés. Les analyses factorielles confirmatoires ont attesté d’une validité discriminante et convergente robuste, différenciant nettement la propension aux promotions de la conscience de la valeur (Value Consciousness) et de la simple conscience des prix (Price Consciousness).

2. Mots-clés / Keywords

Propension aux promotions, sensibilité aux rabais, comportement du consommateur, psychométrie marketing, utilité de transaction, consommateur avisé, coupons de réduction, perception des prix, fidélité à la marque, prise de décision économique, psychologie cognitive, analyse factorielle confirmatoire.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et comportemental :

  • Donald R. Lichtenstein, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Leeds School of Business, University of Colorado Boulder, États-Unis. Spécialiste reconnu internationalement pour ses travaux sur la perception des prix par les consommateurs, la tarification de référence et la psychométrie appliquée au marketing. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Nancy M. Ridgway, Ph.D. : Professeure de marketing à la Robins School of Business, University of Richmond, États-Unis. Ses recherches portent sur la psychologie de l’acheteur, les comportements d’achat compulsifs et l’influence des environnements de vente au détail. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Richard G. Netemeyer, Ph.D. : Ralph A. Beeton Professor of Free Enterprise à la McIntire School of Commerce, University of Virginia, États-Unis. Expert de renommée mondiale en modélisation par équations structurelles, développement d’échelles psychométriques et mesure des attitudes. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle de propension aux promotions est d’opérationnaliser et de quantifier une disposition psychologique stable qui pousse les consommateurs à rechercher, évaluer positivement et utiliser les offres promotionnelles. Historiquement, les modèles microéconomiques classiques postulaient que la réponse des ménages aux rabais tarifaires était purement fonctionnelle et financière : les individus réduiraient leur coût marginal pour maximiser l’utilité globale de leur panier de biens. Or, les observations empiriques en psychologie économique ont démontré que certains consommateurs modifient leur comportement de sélection d’une manière disproportionnée dès lors qu’un produit est affiché avec la mention « promotion », même lorsque l’économie absolue réalisée est minime ou contrebalancée par des coûts de recherche (déplacement, temps passé à découper des coupons, stockage excessif).

L’échelle a donc été formalisée pour isoler la composante psychologique du comportement de recherche de rabais. Plus précisément, elle vise à :

  • Distinguer la sensibilité économique de la satisfaction psychologique : Elle permet aux chercheurs de dissocier les consommateurs qui achètent en promotion par contrainte budgétaire objective de ceux qui achètent en promotion pour le plaisir intrinsèque de faire une « bonne affaire » (la satisfaction d’efficacité personnelle ou le sentiment de triomphe sur le commerçant).
  • Évaluer la variabilité individuelle face aux tactiques promotionnelles : L’instrument aide à identifier les segments de marché qui réagissent préférentiellement aux réductions de prix temporaires en rayon (TPR – Temporary Price Reductions) par rapport aux mécanismes nécessitant un effort actif (bons de réduction à découper ou télécharger).
  • Prédire les comportements d’achat réels en environnement naturel : L’un des apports majeurs de l’étude princeps de 1993 a été de relier les scores psychométriques obtenus sur cette échelle à des comportements d’achat scannés en caisse sur une période longitudinale, prouvant que l’instrument prédit fidèlement la part des achats sous promotion dans les dépenses globales d’un foyer.

Dans la recherche académique contemporaine, l’échelle est mobilisée pour analyser l’efficacité des programmes de fidélisation, la conception des interfaces de commerce électronique (comme les bannières de codes promotionnels ou les rabais personnalisés par algorithme), et les réactions affectives des acheteurs dans le commerce omnicanal.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de propension aux promotions (deal proneness) renvoie à une prédisposition comportementale générale à répondre favorablement aux stimuli promotionnels. Dans l’architecture conceptuelle établie par Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993), ce construit n’est pas monolithique ; il s’inscrit au sein d’une constellation de sept construits fondamentaux liés à la perception des prix. Les auteurs ont proposé que la sensibilité aux promotions se décline en formes spécifiques à chaque type de promotion (domain-specific deal proneness), dont les deux plus robustes sont :

1. La sensibilité aux réductions de prix (Sale Proneness)

Cette dimension capture la tendance du consommateur à orienter ses choix vers les articles en solde ou faisant l’objet d’un affichage de démarque directe dans le point de vente. L’acheteur sensible aux réductions de prix valorise la présence du signal promotionnel en tant que tel. Ce comportement peut être passif (remarquer une étiquette rouge lors du passage dans un rayon et décider d’acheter le produit à la place de la marque habituelle) ou actif (attendre délibérément qu’un produit soit en solde avant d’effectuer l’acte d’achat). Les individus affichant un score élevé sur cette dimension perçoivent la mention « En solde » ou « Prix spécial » comme un indicateur cognitif de valeur ajoutée, réduisant leur besoin d’évaluer de manière détaillée la qualité du produit.

2. La sensibilité aux bons de réduction (Coupon Proneness)

Cette facette désigne la propension spécifique à collecter, organiser et utiliser des coupons de réduction lors du passage à l’acte d’achat. Contrairement à la simple réduction de prix en rayon qui est accessible à tous les clients sans condition préalable, l’utilisation de coupons requiert un investissement cognitif et temporel significatif (repérer le coupon, le conserver, le présenter au moment adéquat, respecter les dates d’expiration). Les personnes ayant une forte propension aux coupons tirent une gratification psychologique du processus même de rédemption du coupon. Pour ces consommateurs, le coupon agit comme un trophée attestant de leur compétence d’acheteur.

La dimension affective : le sentiment de « consommateur avisé » (Smart-Shopper Effect)

Sous-jacent à ces deux composantes se trouve le bénéfice hédonique et identificatoire procuré par l’achat promotionnel. Selon Robert Schindler (1989, 1998), le sentiment d’être un consommateur avisé constitue un renforcement positif de l’estime de soi. Le consommateur attribue le rabais obtenu non pas au hasard ou à la générosité du détaillant, mais à sa propre sagacité, à sa vigilance et à ses aptitudes stratégiques. Le construit de deal proneness encapsule ainsi un mélange d’utilité transactionnelle, d’auto-attribution positive et de plaisir ludique d’optimisation financière.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de l’Échelle de propension aux promotions repose sur l’intersection de trois courants majeurs de la psychologie cognitive et de l’économie comportementale :

1. La théorie de l’utilité de transaction (Transaction Utility Theory)

Formulée par le lauréat du prix Nobel Richard Thaler (1985), cette théorie postule que l’utilité totale retirée d’un achat se décompose en deux éléments distincts :

  • L’utilité d’acquisition (Acquisition Utility) : Elle dépend de la valeur accordée au bien reçu par rapport au prix payé. C’est l’équivalent du surplus du consommateur en économie traditionnelle.
  • L’utilité de transaction (Transaction Utility) : Elle correspond au plaisir psychologique ou au déplaisir associé au fait d’obtenir une « bonne affaire ». Elle est mathématiquement modélisée comme la différence perçue entre le prix de référence interne du consommateur (ce qu’il s’attendait à payer ou le prix habituel affiché) et le prix réellement déboursé.

Lichtenstein et ses collègues ont opérationnalisé la propension aux promotions précisément comme la réceptivité différentielle à l’utilité de transaction. Un individu à forte propension aux promotions tire une utilité de transaction extrêmement élevée d’une ristourne, indépendamment du niveau absolu de l’utilité d’acquisition.

2. La théorie de l’attribution (Attribution Theory)

Inspirée des travaux de Fritz Heider et de Bernard Weiner, la théorie de l’attribution éclaire la façon dont les individus assignent des causes aux événements. Dans le contexte promotionnel, Robert Schindler a démontré que lorsque la mécanique promotionnelle exige un investissement de la part du consommateur (comme la collecte d’un coupon ou la détection d’une vente flash), ce dernier attribue la cause du prix réduit à un facteur interne (« C’est grâce à mes compétences d’acheteur »). Cette attribution causale interne engendre un sentiment de fierté, de maîtrise et d’auto-efficacité, renforçant l’attachement à l’utilisation répétée des promotions.

3. Le modèle des perceptions de prix multidimensionnelles

L’apport spécifique de Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993) a consisté à formaliser le fait que le prix possède un rôle double et paradoxal dans l’esprit du consommateur :

  • Rôle négatif : Le prix représente le sacrifice financier consenti (ce qu’il faut abandonner pour obtenir un produit). Les construits associés sont la conscience du prix, la conscience de la valeur, la propension aux soldes et aux coupons.
  • Rôle positif : Le prix sert de signal de qualité supérieure ou de prestige social (plus le prix est élevé, plus le statut perçu est valorisant).

Le cadre théorique de la DPS-Deal postule que la propension aux promotions interagit avec ces autres dimensions perceptuelles sans se confondre avec elles, formant un système d’arbitrage cognitif propre à chaque individu.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de propension aux promotions a été rigoureusement démontrée par Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993) à travers un dispositif méthodologique combinant administration de questionnaires et recueil de données comportementales d’achat réelles (données de panels scannées en magasin) auprès de centaines de foyers.

Validité de construit et convergente

La validité convergente a été confirmée au moyen de la modélisation par équations structurelles sous LISREL. Tous les items assignés à leurs facteurs respectifs (Sale Proneness et Coupon Proneness) ont présenté des saturations factorielles standardisées statistiquement significatives ($t > 2{,}00$, la majorité des valeurs de $t$ excédant 10,00) et supérieures au seuil conventionnel de 0,60, démontrant que chaque groupe d’indicateurs converge fidèlement vers son construit théorique latent. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède le critère de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker.

Validité discriminante

L’un des défis majeurs de l’étude de 1993 était de prouver que la propension aux promotions n’était pas un simple synonyme de la « conscience de la valeur » (Value Consciousness) ou de la « conscience du prix » (Price Consciousness). Pour établir la validité discriminante :

  • Les auteurs ont procédé à des tests de comparaison de modèles emboîtés où la corrélation inter-facteurs ($phi$) était successivement fixée à 1,0 puis librement estimée. Pour chaque paire de construits testée, la différence de Chi-deux ($\Delta\chi^2$) était hautement significative ($p < 0{,}001$), rejetant l'hypothèse de colinéarité parfaite.
  • Les intervalles de confiance à 95 % autour des corrélations estimées entre les facteurs latents n’incluaient pas la valeur 1,0. Par exemple, la corrélation entre la sensibilité aux soldes et la sensibilité aux coupons était modérée ($r \approx 0{,}40$ à $0{,}55$), prouvant qu’il s’agit de facettes distinctes du comportement promotionnel.

Validité prédictive et critérielle en milieu réel

Fait rare dans la littérature psychométrique, la validité prédictive a été testée sur des comportements économiques réels. Les scores obtenus sur l’échelle ont été corrélés avec les journaux d’achats scannés en supermarché sur une période continue de plusieurs mois. Les analyses de régression multiple ont révélé que :

  • Le score de Coupon Proneness prédisait de manière significative et spécifique le pourcentage d’achats réalisés avec un coupon de réduction ($eta = 0{,}36, p < 0{,}01$).
  • Le score de Sale Proneness prédisait significativement la proportion de produits achetés bénéficiant d’une démarque de prix en rayon ($eta = 0{,}29, p < 0{,}01$).
  • Ces échelles ont démontré une capacité explicative supérieure à celle des seules variables démographiques ou socio-économiques (revenu du foyer, taille de la famille, niveau d’éducation), confirmant la pertinence de l’évaluation psychologique.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle ont été évaluées de façon extensive lors des phases de développement initial et reproduites dans de nombreuses recherches ultérieures en marketing et sciences de gestion.

Consistance interne

La cohérence interne des sous-échelles composant la propension aux promotions a été vérifiée au moyen du coefficient alpha de Cronbach et de la fiabilité composite de Jöreskog :

  • Sensibilité aux réductions de prix (Sale Proneness) : Les estimations d’alpha de Cronbach rapportées dans l’étude princeps sont de 0,86 dans l’échantillon initial et de 0,88 dans l’échantillon de validation croisée. La fiabilité composite (Composite Reliability – CR) atteint 0,87.
  • Sensibilité aux bons de réduction (Coupon Proneness) : La sous-échelle affiche un alpha de Cronbach remarquable de 0,88 dans le premier échantillon et de 0,89 dans l’échantillon de réplication, avec une fiabilité composite supérieure à 0,88.
  • Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des items se situent toutes au-dessus de 0,55, témoignant d’une excellente homogénéité du contenu des items au sein de chaque dimension.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les investigations menées sur des sous-échantillons d’acheteurs réinterrogés à un intervalle de quatre à six semaines ont révélé des coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,78 et 0,84, confirmant que la propension aux promotions reflète un trait dispositionnel stable du consommateur plutôt qu’un état d’humeur transitoire ou une réaction purement situationnelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le programme de validation psychométrique de Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993) a suivi une démarche en deux étapes rigoureuses : analyse factorielle exploratoire (AFE) suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur des échantillons indépendants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Durant la phase préliminaire de génération et d’épuration des items, une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été réalisée sur un ensemble large d’énoncés relatifs aux attitudes face aux prix. Les résultats ont clairement mis en évidence l’émergence de facteurs distincts correspondant aux dimensions théoriques :

  • Les items formulés autour des réductions de prix en rayon se sont regroupés sur un facteur unitaire expliquant une part substantielle de la variance totale, avec des saturations factorielles primaires oscillant entre 0,68 et 0,85, et des saturations secondaires sur les autres facteurs inférieures à 0,25.
  • Les items formulés autour de l’utilisation, du découpage et de la valorisation des coupons ont saturé exclusivement sur un second facteur distinct, avec des poids factoriels compris entre 0,72 et 0,88.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’analyse factorielle confirmatoire a été menée via le logiciel LISREL VII sur un échantillon de validation croisée. Les indices d’adéquation globale ont soutenu de façon éclatante la structure multidimensionnelle théorisée :

  • Adéquation globale du modèle : Le modèle à facteurs corrélés a affiché un ratio Chi-deux sur degrés de liberté satisfaisant ($chi^2/df < 2{,}5$), un indice d'ajustement comparatif (CFI) de 0,94, un indice de Tucker-Lewis (TLI/NNFI) de 0,93, et une racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) de 0,048, ce qui dénote un ajustement empirique de premier ordre.
  • Poids factoriels standardisés ($lambda$) : Pour la sous-échelle Sale Proneness, les saturations des items étaient comprises entre 0,64 et 0,84 (toutes significatives à $p < 0{,}001$). Pour la sous-échelle Coupon Proneness, les saturations standardisées s’échelonnaient de 0,70 à 0,87.
  • La matrice des corrélations d’erreur n’a révélé aucun signe d’invariance locale ou de redondance substantielle entre les résidus d’items, attestant d’une parcimonie méthodologique exemplaire.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure opérationnalisant la propension aux promotions se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation standardisé. Ses caractéristiques techniques sont synthétisées ci-dessous :

  • Format du test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) administrable sur support papier ou par voie numérique (en ligne, application mobile).
  • Structure des items : L’outil complet comprend deux sous-échelles complémentaires : la sous-échelle de propension aux soldes (Sale Proneness, 6 items retenus dans la forme finale) et la sous-échelle de propension aux coupons (Coupon Proneness, 8 items dans la batterie étendue, souvent abrégée à 5 items dans les formes condensées).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Légèrement en désaccord (Slightly Disagree)
    • 4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
    • 5 = Légèrement d’accord (Slightly Agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Cotation et calcul des scores : Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique (ou la somme) des items constitutifs. Un score élevé reflète une forte sensibilité psychologique et comportementale à la mécanique promotionnelle correspondante. L’utilisation d’un score composite global n’est recommandée que si des analyses factorielles de second ordre justifient l’agrégation.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes pour l’ensemble des items.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1993.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’article fondateur a été publié dans le Journal of Marketing Research, propriété de l’American Marketing Association (AMA). Les articles et leurs annexes textuelles sont protégés par le droit d’auteur.
  • Tarification et utilisation à des fins académiques : Dans le cadre de la recherche universitaire non commerciale, de l’enseignement et des travaux de thèses ou mémoires, l’utilisation des items est généralement autorisée selon les règles du « fair use » académique, sous réserve de citation exhaustive de l’article de Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer (1993).
  • Utilisation commerciale et conseil : Toute réutilisation dans le cadre de diagnostics commerciaux, d’applications logicielles payantes ou d’études de marché marchandes nécessite l’obtention formelle des autorisations auprès du Copyright Clearance Center (CCC) ou directement auprès de l’American Marketing Association.

12. Références / References

Les sources académiques suivantes constituent le socle théorique et empirique de la mesure de la propension aux promotions :

  • Blattberg, R. C., & Neslin, S. A. (1990). Sales promotion: Concepts, methods, and strategies. Prentice-Hall.
  • Chandon, P., Wansink, B., & Laurent, G. (2000). A benefit congruency framework of sales promotion effectiveness. Journal of Marketing, 64(4), 65–81. https://doi.org/10.1509/jmkg.64.4.65.18071
  • Darke, P. R., & Dahl, D. W. (2003). Fairness and discounts: The impact of discounts on feelings of regret and satisfaction. Journal of Consumer Research, 30(2), 328–338. https://doi.org/10.1086/376811
  • Garretson, J. A., & Burton, S. (2003). Highly coupon and sale prone consumers: Benefits beyond price savings. Journal of Advertising Research, 43(2), 162–172. https://doi.org/10.2501/JAR-43-2-162-172
  • Lichtenstein, D. R., Ridgway, N. M., & Netemeyer, R. G. (1993). Price perceptions and consumer shopping behavior: A field study. Journal of Marketing Research, 30(2), 234–245. https://doi.org/10.1177/002224379303000208
  • Schindler, R. M. (1989). The excitement of getting a bargain: Some hypotheses concerning the origins and effects of smart-shopper feelings. Advances in Consumer Research, 16(1), 447–453.
  • Schindler, R. M. (1998). Consequences or mechanisms of smart-shopper feelings: The role of pride and competence in promotional responsiveness. Journal of Retailing, 74(2), 171–198. https://doi.org/10.1016/S0022-4359(99)80092-2
  • Thaler, R. (1985). Mental accounting and consumer choice. Marketing Science, 4(3), 199–214. https://doi.org/10.1287/mksc.4.3.199

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur détenu par l’American Marketing Association et ont été publiés initialement dans l’article académique de référence. Par respect de la propriété intellectuelle, une version indicative basée sur la formulation opérationnelle originale des dimensions est présentée ci-dessous à des fins documentaires et pédagogiques.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Response Scale:

1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Slightly Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Slightly Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree

Subscale 1: Sale Proneness (Items SP1 – SP6)

  1. Whether I’m buying small or large items, I take advantage of special sale prices.
  2. I have favorite brands, but most of the time I buy the brand that is on sale.
  3. I buy products mainly when they are on sale.
  4. When I buy a brand that’s on sale, I feel that I am getting a good deal.
  5. I usually purchase the brand that is on special sale even if it is not my preferred brand.
  6. Comparing regular prices to sale prices gives me a lot of satisfaction.

Subscale 2: Coupon Proneness (Items CP1 – CP8)

  1. Redeeming coupons makes me feel that I am a smart shopper.
  2. When I use coupons, I feel that I am getting a good deal.
  3. I enjoy using coupons regardless of the amount I save.
  4. I usually clip coupons from the newspaper or magazines and use them when I shop.
  5. I am more likely to buy a brand if I have a coupon for it.
  6. Coupons have caused me to buy products or brands that I normally would not have bought.
  7. Beyond the money I save, using coupons gives me a sense of accomplishment.
  8. I feel good about myself when I use a coupon to buy something.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 5). Échelle de propension aux promotions (DPS-Deal). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-propension-aux-promotions-dps-deal/
memjavad. “Échelle de propension aux promotions (DPS-Deal).” Base de données de psychologie en français, 5 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-propension-aux-promotions-dps-deal/.
memjavad. “Échelle de propension aux promotions (DPS-Deal).” Base de données de psychologie en français. septembre 5, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-propension-aux-promotions-dps-deal/.