1. Résumé / Abstract
L’Échelle de probabilité de pardon (en anglais, Forgiveness Likelihood Scale ou FLS), élaborée par Mark S. Rye, Dawn M. Loiacono, Chad D. Folck, Brandon T. Olszewski, Todd A. Heim et Benjamin P. Madia en 2001, constitue l’un des instruments psychométriques de référence pour évaluer la propension dispositionnelle au pardon face à des offenses interpersonnelles standardisées. Contrairement aux outils mesurant le pardon circonstanciel lié à une offense passée réelle et singulière vécue par le répondant, la FLS se compose de dix scénarios hypothétiques réalistes décrivant des transgressions relationnelles variées au sein de sphères sociales diversifiées : trahisons amicales, ruptures amoureuses abusives, infidélité sexuelle, humiliations familiales publiques, pertes de biens matériels par négligence, concurrence déloyale entre pairs et infractions commises par des inconnus (cambriolage).
L’instrument repose sur une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout probable » / Not at all likely) à 5 (« Extrêmement probable » / Extremely Likely), générant un score total continu compris entre 10 et 50. Une note élevée reflète une probabilité accrue d’octroyer son pardon et témoigne d’une disposition générale à la clémence et au désarmement émotionnel face à l’injustice d’autrui. Les travaux psychométriques princeps et les réplications ultérieures attestent d’une excellente consistance interne (coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,83 et 0,87) et d’une stabilité temporelle remarquable (fidélité test-retest r = 0,81 sur un intervalle de deux semaines).
L’analyse factorielle confirme une structure unidimensionnelle prédominante, expliquant une part substantielle de la variance totale des items. La validité de construit de la FLS est étayée par des corrélations positives robustes avec l’agréabilité, l’empathie dispositionnelle et la spiritualité, ainsi que par des corrélations négatives significatives avec l’hostilité, la rumination rancunière, le névrosisme et les motivations vengeresses. De par sa rapidité de passation et la neutralisation des biais de sévérité rétrospective inhérents aux événements réels, la FLS s’impose comme un outil précieux en psychologie positive, en psychologie sociale et en évaluation clinique des dynamiques relationnelles.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de probabilité de pardon, Forgiveness Likelihood Scale, pardon dispositionnel, transgressions interpersonnelles, psychométrie, fidélité test-retest, validité de construit, scénarios hypothétiques, Mark S. Rye, psychologie positive, réconciliation, régulation émotionnelle.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de probabilité de pardon a été conçue et validée par une équipe de chercheurs en psychologie clinique et sociale de l’Université de Dayton (Ohio, États-Unis) :
- Mark S. Rye, Ph.D. : Professeur titulaire au département de psychologie du Skidmore College (Saratoga Springs, New York) et anciennement à l’Université de Dayton. Spécialiste reconnu à l’échelle internationale de la psychologie du pardon, de la santé mentale et des interventions psychothérapeutiques fondées sur la clémence et la spiritualité. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Dawn M. Loiacono, B.A. : Collaboratrice de recherche, Département de psychologie, Université de Dayton.
- Chad D. Folck, B.A. : Chercheur associé, Département de psychologie, Université de Dayton.
- Brandon T. Olszewski, Ph.D. : Chercheur en psychométrie et méthodologie quantitative, Département de psychologie, Université de Dayton (actuellement directeur de recherche et d’évaluation éducative).
- Todd A. Heim, B.A. : Collaborateur de recherche clinique, Département de psychologie, Université de Dayton.
- Benjamin P. Madia, B.A. : Chercheur associé, Département de psychologie, Université de Dayton.
4. Objectif / Purpose
La recherche empirique sur le pardon a longtemps été confrontée à un écueil méthodologique majeur : la difficulté de comparer des individus ayant subi des offenses radicalement dissemblables. Dans les protocoles fondés sur le rappel autobiographique, un participant évalue son niveau de clémence envers un conjoint infidèle après vingt ans de mariage, tandis qu’un autre répond en songeant à un collègue ayant oublié de lui tenir la porte de l’ascenseur. Cette variabilité non contrôlée de la nature, de la sévérité, de l’intentionnalité perçue et de l’ancienneté du préjudice vicie l’estimation de la véritable propension psychologique individuelle à accorder le pardon.
L’Échelle de probabilité de pardon a été expressément mise au point pour contourner cet obstacle en substituant au rappel rétrospectif un paradigme de décision analogique standardisé. Son objectif fondamental est de mesurer la disposition générale ou le trait de propension au pardon en exposant chaque individu à une batterie invariable de transgressions scénarisées. En confrontant l’ensemble des répondants à un corpus homogène de dix situations critiques de trahison, d’abandon, de vol et d’humiliation, la FLS neutralise la variance parasite liée aux caractéristiques de l’événement pour isoler la variance attributable aux traits intrapsychiques du sujet.
D’un point de vue clinique, la FLS offre aux praticiens de la psychothérapie cognitive et comportementale, de la thérapie de couple et de la médiation familiale une évaluation fine des schémas d’attribution et des blocages dispositionnels à la clémence. Elle permet de diagnostiquer si un déficit de réconciliation chez un patient découle de la gravité objective d’un traumatisme spécifique ou d’une rigidité cognitive plus large, caractérisée par une fermeture généralisée au pardon indépendamment de la nature du lien relationnel. Dans le domaine de la recherche, l’échelle sert de thermomètre précis pour évaluer l’efficacité de modules d’intervention psychoéducatifs visant le développement du pardon (comme les thérapies basées sur le modèle REACH ou les groupes de clémence) en fournissant un critère de jugement externe indépendant des vicissitudes du quotidien des participants.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par la FLS est la probabilité dispositionnelle de pardon (dispositional forgiveness likelihood ou forgivingness). En psychologie contemporaine, le pardon n’est pas assimilé à l’oubli, à l’excuse, à la minimisation du tort ni nécessairement à la réconciliation interpersonnelle. Il est conceptualisé comme une transformation motivationnelle prosociale par laquelle une victime dépasse ses pulsions spontanées d’évitement et de revanche pour adopter une posture neutre, voire bienveillante, à l’égard de l’offenseur.
La FLS saisit ce construit à travers son expression prospective et probabiliste face à un spectre large de violations du contrat social et relationnel. L’architecture du test opérationnalise ce construit à travers plusieurs dimensions situationnelles clés :
- La rupture de confidentialité amicale et la trahison de confiance : Les scénarios 1, 2 et 6 placent le sujet face à la rupture d’une promesse intime, au colportage de rumeurs calomnieuses et à la duplicité verbale d’un ami qui nie ses actes lorsqu’il est confronté. Ces items sondent la capacité à surmonter la désillusion amicale et l’atteinte à la réputation sociale.
- La trahison au sein de la relation amoureuse : Les items 3 et 5 exposent le sujet à deux des blessures affectives les plus dévastatrices de la vie de couple : la rupture suivie d’une liaison avec un proche ami du répondant, et la relation extraconjugale d’une nuit (one night stand). Ces scénarios activent les réactions d’attachement anxieux, de jalousie et de dévalorisation de l’estime de soi, mesurant la clémence dans des conditions de souffrance narcissique aiguë.
- L’humiliation publique intrafamiliale : L’item 4 sollicite la tolérance à la honte infligée par un membre de la famille exposant une anecdote compromettante en présence de témoins. Le lien familial, indéfectible sur le plan biologique, impose une contrainte spécifique sur le processus de pardon.
- Le préjudice matériel et le mépris des droits d’autrui : L’item 7 (ami perdant un bien de grande valeur et refusant de le dédommager) et l’item 9 (cambrioleur inconnu dérobant une importante somme d’argent avec effraction) testent le pardon face à l’injustice matérielle pure, sans contrepartie réparatrice ni lien émotionnel préalable dans le cas de l’étranger.
- L’opportunisme compétitif et le rejet relationnel : Les items 8 (connaissance postulant en secret pour un emploi convoité par le sujet et l’obtenant) et 10 (cavalier rompant son engagement à une fête formelle pour accompagner une personne jugée plus attrayante) mesurent la réaction à l’éviction sociale et au sentiment d’être instrumentalisé ou supplanté.
L’agrégation de ces situations divergentes permet d’extraire la tendance fondamentale du sujet à renoncer à la rancœur et à envisager le pardon comme stratégie préférentielle de résolution du conflit intérieur, indépendamment du statut de l’agresseur (ami, amant, famille, étranger).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la Forgiveness Likelihood Scale s’inscrit au carrefour de plusieurs grands cadres théoriques de la psychologie sociale, de la personnalité et de la psychologie de la santé :
Le modèle motivationnel de McCullough et collaborateurs
Selon Michael E. McCullough (1998, 2000), le pardon se caractérise par une modification des dynamiques motivationnelles à la suite d’un tort perçu. La réaction immédiate à l’agression comprend deux vecteurs négatifs : la motivation d’évitement (avoidance motivation, désir de fuir l’offenseur) et la motivation de vengeance (revenge motivation, volonté de voir l’agresseur souffrir en retour). Le pardon se produit lorsque ces deux motivations diminuent pour faire place à une motivation de bienveillance (benevolence). La FLS se fonde sur l’hypothèse que les individus possèdent un seuil de déclenchement différentiel pour opérer cette transformation motivationnelle : les personnes à forte propension au pardon parviennent rapidement à désamorcer l’axe vengeance/évitement, même dans des contextes d’injustice flagrante.
Le modèle cognitivo-développemental d’Enright
Robert D. Enright et le Human Development Study Group (1991, 1996) ont conceptualisé le pardon comme un choix délibéré et un processus évolutif guidé par des principes de justice et d’amour inconditionnel (agape). Dans cette perspective, la décision de pardonner implique une distinction cruciale entre le jugement moral de l’acte (qui demeure condamnable) et la considération de l’humanité inhérente de l’offenseur. Les scénarios de la FLS sont formulés précisément pour sonder ce jugement : l’offense y est claire, intentionnelle ou négligente, et dépourvue d’excuses atténuantes, forçant le répondant à mobiliser son jugement moral et sa clémence philosophique.
Le modèle transactionnel du stress et du coping de Lazarus et Folkman
Au sens de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), une transgression interpersonnelle est une transaction stressante qui fait l’objet d’une évaluation primaire (gravité de la menace pour l’intégrité du soi) et d’une évaluation secondaire (ressources disponibles pour y faire face). Dans le cadre théorique de la FLS, la probabilité perçue de pardonner agit comme un mécanisme de coping axé sur l’émotion (emotion-focused coping). Les individus manifestant une probabilité élevée de pardon utilisent la clémence comme un levier cognitif pour minimiser l’impact affectif débilitant de l’injustice et préserver leur homéostasie psychologique et physiologique.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle de probabilité de pardon a été rigoureusement établie au travers des protocoles de validation initiale conduits par Rye et ses collaborateurs (2001), puis consolidée par plusieurs études indépendantes :
Validité convergente
La FLS démontre des corrélations positives robustes et théoriquement cohérentes avec d’autres échelles mesurant le pardon dispositionnel et épisodique. Dans l’échantillon de validation original de Rye et al. (2001, N = 277 étudiants universitaires) :
- Elle corrèle très fortement (r = 0,67, p < 0,001) avec la sous-échelle de pardon d’autrui (Forgiveness of Others) de l’inventaire de Mauger et al. (1992).
- Elle présente une corrélation modérée à forte (r = 0,53, p < 0,001) avec l’échelle de pardon situationnel de Rye (Forgiveness Scale – FS), validant le lien direct entre la propension abstraite et la résolution affective d’un tort concret vécu.
- Elle est corrélée positivement avec les facettes de l’empathie dispositionnelle (notamment la prise de perspective de Davis, r = 0,34) et le trait d’agréabilité du modèle en cinq facteurs (Big Five, r = 0,41).
- Des associations positives significatives sont également observées avec la religiosité intrinsèque et la spiritualité existentielle (r variant de 0,25 à 0,38).
Validité discriminante
Pour s’assurer que la FLS ne reflète pas simplement une tendance à la complaisance ou une négation pathologique de la colère, les auteurs ont mesuré ses liens avec des construits négatifs et la désirabilité sociale :
- La FLS présente des corrélations négatives substantielles avec la colère-trait mesurée par le STAXI de Spielberger (r = -0,39, p < 0,001) et avec la rancœur/revanchardise (r = -0,48).
- Elle corrèle négativement avec les scores de dépression (BDI, r = -0,26) et de névrosisme (r = -0,29).
- Vis-à-vis de l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne, la corrélation s’avère faible (r = 0,18), démontrant que les réponses des sujets ne sont pas principalement motivées par le besoin d’approbation sociale ou la falsification bienveillante de leur image.
Validité prédictive et écologique
Des recherches ultérieures ont démontré la validité prédictive de la FLS dans des contextes expérimentaux et appliqués. Des scores élevés à la FLS prédisent une réactivité cardiovasculaire atténuée (moindre élévation de la pression artérielle systolique et de la fréquence cardiaque) lors de tâches d’imagerie mentale évoquant une trahison, ainsi qu’une propension accrue à coopérer dans des dilemmes sociaux itératifs (type dilemme du prisonnier) après une défection du partenaire.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de probabilité de pardon a été documentée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Rye et al. (2001), le coefficient alpha de Cronbach calculé sur l’échantillon normatif initial (N = 277) s’élève à 0,85, témoignant d’une excellente homogénéité des items en dépit de la diversité intentionnelle des scénarios proposés. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,43 et 0,68, confirmant que chaque situation contribue positivement et significativement au construit global sans redondance excessive. Des études ultérieures menées auprès de populations adultes non étudiantes ont rapporté des alphas oscillant de 0,83 à 0,88, prouvant la robustesse métrique de l’instrument à travers divers contextes sociodémographiques.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
L’évaluation de la stabilité test-retest a été conduite auprès d’un sous-échantillon de participants réévalués après un intervalle fixe de deux semaines (14 jours). Le coefficient de corrélation linéaire de Pearson atteint r = 0,81 (p < 0,0001). Ce niveau de stabilité temporelle élevé confirme que la FLS mesure bel et bien une disposition stable assimilable à un trait de personnalité, et non une fluctuation d’humeur passagère ou un état affectif transitoire induit par l’environnement immédiat.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la FLS a été analysée dès sa phase de conception par des techniques d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par des modélisations en équations structurelles (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Rye et ses collaborateurs (2001) ont soumis les réponses aux dix items à une analyse factorielle en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax) et orthogonale (Varimax). Les résultats ont mis en évidence la nette prédominance d’un facteur général unique :
- Le premier facteur présentait une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (valeur propre initiale de 4,32), surpassant de très loin la seconde valeur propre (inférieure à 1,05).
- Le test du coude de Cattell (scree plot) a confirmé sans ambiguïté une cassure drastique après le premier facteur, justifiant l’extraction d’une composante unique.
- Ce facteur général unifié rend compte d’environ 43,2 % de la variance totale des scores.
- L’ensemble des dix items présente des saturations factorielles robustes sur ce facteur principal, comprises entre 0,48 (Item 9 : cambriolage par un étranger) et 0,74 (Item 2 : rumeur calomnieuse propagée par un ami), tous dépassant largement le seuil standard de rétention fixé à 0,40.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les études de confirmation structurelle ont testé un modèle unidimensionnel à dix variables observées. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans la littérature soutiennent l’adéquation de ce modèle unidimensionnel aux données empiriques :
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) > 0,94
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,92
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≈ 0,058 à 0,064 (intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08)
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) < 0,050
Bien que certains chercheurs aient exploré l’existence de sous-facteurs de second ordre distinguant les infractions commises par des intimes (conjoint, famille) de celles commises par des pairs ou des inconnus, ces subdivisions n’apportent aucun gain significatif de variance expliquée par rapport au modèle parcimonieux unidimensionnel.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle de probabilité de pardon est un questionnaire auto-administré standardisé. Ses spécifications techniques sont détaillées ci-après :
- Format du test : Auto-évaluation sur questionnaire papier-crayon ou interface informatique / numérique sécurisée.
- Nombre d’items : 10 scénarios hypothétiques d’injustice relationnelle.
- Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points avec ancrage textuel explicite pour chaque modalité :
- 1 = Pas du tout probable (Not at all likely)
- 2 = Légèrement probable (Slightly Likely)
- 3 = Assez probable / Moyennement probable (Somewhat Likely)
- 4 = Très probable (Fairly Likely)
- 5 = Extrêmement probable (Extremely Likely)
- Procédure de cotation : L’ensemble des 10 items est orienté de manière positive (aucun item inversé). La note globale est calculée par la somme arithmétique directe des 10 réponses (ou par la moyenne des items allant de 1 à 5).
- Étendue du score total : Le score total s’échelonne de 10 à 50 points :
- 10 à 22 points : Faible probabilité de pardon. Propension marquée à la rancœur, rigidité défensive, difficulté majeure à se départir du sentiment d’injustice.
- 23 à 37 points : Probabilité de pardon modérée ou situationnelle. La clémence dépend fortement du degré d’intimité avec l’offenseur ou des réparations potentielles.
- 38 à 50 points : Très forte probabilité dispositionnelle de pardon. Clémence élevée, tendance prédominante à la désescalade affective et au désarmement émotionnel.
- Durée moyenne de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2001.
- Statut du droit d’auteur et permissions : L’Échelle de probabilité de pardon a été publiée dans la revue scientifique à comité de lecture Current Psychology (Springer). Les auteurs ont placé l’échelle dans le domaine de la recherche académique ouverte. L’utilisation de l’instrument est entièrement libre de droits et gratuite pour les chercheurs, étudiants universitaires et praticiens de santé mentale dans le cadre de recherches non commerciales, d’enseignements ou d’évaluations cliniques directes, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Rye et al. (2001).
- Tarifs : Aucun coût d’achat, de licence ou de redevance n’est exigé pour l’administration du test. Toute commercialisation de l’outil sous forme de logiciel propriétaire ou dans un but lucratif demeure assujettie aux droits d’édition de la maison d’édition (Springer Nature).
12. Références / References
Les publications fondatrices et les études psychométriques de référence relatives à la conception et à la validation de la FLS sont répertoriées ci-dessous selon les normes APA (7e édition) :
- Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
- Enright, R. D., & the Human Development Study Group. (1991). The moral development of forgiveness. Dans W. Kurtines & J. Gewirtz (dir.), Handbook of moral behavior and development (Vol. 1, p. 123–152). Lawrence Erlbaum Associates.
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Mauger, P. A., Perry, J. E., Freeman, T., Grove, D. C., McBride, A. G., & McKinney, K. E. (1992). The measurement of forgiveness: Preliminary development and validation of parallel self and other scales. Journal of Psychology and Christianity, 11(2), 170–181.
- McCullough, M. E., Rachal, K. C., Sandage, S. J., Worthington, E. L., Jr., Brown, S. W., & Hight, T. L. (1998). Interpersonal forgiving in close relationships: II. Theoretical elaboration and measurement. Journal of Personality and Social Psychology, 75(6), 1586–1603. https://doi.org/10.1037/0022-3514.75.6.1586
- McCullough, M. E., Pargament, K. I., & Thoresen, C. E. (dir.). (2000). Forgiveness: Theory, research, and practice. Guilford Press.
- Rye, M. S., Loiacono, D. M., Folck, C. D., Olszewski, B. T., Heim, T. A., & Madia, B. P. (2001). Evaluation of the psychometric properties of two forgiveness scales. Current Psychology, 20(3), 260–277. https://doi.org/10.1007/s12144-001-1011-6
- Worthington, E. L., Jr. (dir.). (2005). Handbook of forgiveness. Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203955673
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Imagine the scenarios below happened to you. Based on the information provided, consider the likelihood that you would choose to forgive the person. Then, circle the response that is most true for you.
5 = Extremely Likely
4 = Fairly Likely
3 = Somewhat Likely
2 = Slightly Likely
1 = Not at all likely
- You share something embarrassing about yourself to a friend who promises to keep the information confidential. However, the friend breaks his/her promise and proceeds to tell several people. What is the likelihood that you would choose to forgive your friend?
- One of your friends starts a nasty rumor about you that is not true. As a result, people begin treating you worse than they have in the past. What is the likelihood that you would choose to forgive your friend?
- Your significant other has just broken up with you, leaving you hurt and confused. You learn that the reason for the break up is that your significant other started dating a good friend of yours. What is the likelihood that you would choose to forgive your significant other?
- A family member humiliates you in front of others by sharing a story about you that you did not want anyone to know. What is the likelihood that you would choose to forgive the family member?
- Your significant other has a « one night stand » and becomes sexually involved with someone else. What is the likelihood that you would choose to forgive your significant other?
- Your friend has been talking about you behind your back. When you confront this person, he/she denies it, even though you know that he/she is lying. What is the likelihood that you would choose to forgive your friend?
- A friend borrows your most valued possession, and then loses it. The friend refuses to replace it. What is the likelihood that you would choose to forgive your friend?
- You tell an acquaintance about a job that you hope to be hired for. Without telling you, the acquaintance applies and gets the job for him/herself. What is the likelihood that you would choose to forgive your acquaintance?
- A stranger breaks into your house and steals a substantial sum of money from you. What is the likelihood that you would choose to forgive the stranger?
- You accept someone’s offer to attend a formal dance. However, this person breaks their commitment to take you and goes to the event with someone who they find more attractive. What is the likelihood that you would choose to forgive this person?