Échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR)

Découvrez l’Échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR) : concept psychométrique, cadre théorique, validité, fidélité et application en réalité augmentée.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de présence locale en réalité augmentée (en anglais, Local Presence in AR Scale ou LP-AR) constitue un instrument psychométrique novateur et unidimensionnel conçu pour mesurer l’expérience phénoménologique distinctive suscitée par les dispositifs de réalité augmentée (RA). Développée par Katharina E. Schein, Philipp A. Rauschnabel, Sandra Praxmarer-Carus et Barry J. Babin (2025), cette échelle quantifie le sentiment perceptif selon lequel un objet généré numériquement semble authentiquement réel, tangible et physiquement ancré au sein de l’environnement physique immédiat et familier de l’utilisateur. Contrairement aux mesures classiques de présence spatiale propres à la réalité virtuelle (VR), qui évaluent l’illusion d’être transporté et immergé dans un espace médiatisé distant, ou à la téléprésence, la présence locale (« local » dérivant du latin locus, signifiant le lieu propre) capte l’incursion de contenus virtuels au cœur du monde réel de l’individu.

Conçue conjointement avec l’échelle de qualité d’augmentation (Augmentation Quality Scale), l’échelle LP-AR s’avère être un médiateur psychologique central traduisant la sophistication technique et l’intégration réaliste d’un artefact virtuel en conséquences évaluatives, cognitives et comportementales majeures. Validée auprès de larges échantillons d’utilisateurs et de consommateurs dans des contextes d’achat et d’interaction numérique, l’échelle LP-AR repose sur une métrique de type Likert à 7 points (allant de « 1 = Pas du tout d’accord » à « 7 = Tout à fait d’accord »). Les analyses psychométriques démontrent une fidélité interne remarquable (alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,90 et fiabilité composite supérieure à 0,92) ainsi qu’une excellente validité de construit (validités convergente et discriminante solidement établies via la modélisation en équations structurelles). Unidimensionnelle, parcimonieuse et robuste, l’échelle LP-AR s’impose comme un standard méthodologique pour la recherche en psychologie cognitive, en interaction humain-machine (IHM) et en comportement du consommateur digital.

2. Mots-clés / Keywords

Réalité augmentée, Présence locale, LP-AR, Psychométrie, Présence spatiale, Téléprésence, Immersion perceptive, Qualité d’augmentation, Comportement du consommateur, Interaction humain-machine, Environnement virtuel, Modélisation en équations structurelles, Réalisme visuel.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR) a été conçue et validée empiriquement par une équipe multidisciplinaire de chercheurs spécialistes du marketing expérientiel, des technologies émergentes et de la psychométrie appliquée :

  • Katharina E. Schein : Enseignante-chercheuse affiliée à l’Université de la Bundeswehr à Munich (Universität der Bundeswehr München), Département de gestion d’entreprise, chaire de marketing et de gestion des médias, Neubiberg, Allemagne. Ses recherches portent sur la psychologie cognitive appliquée aux technologies immersives et l’expérience utilisateur (UX) en réalité mixte.
  • Philipp A. Rauschnabel : Professeur de marketing numérique et de gestion des médias à l’Université de la Bundeswehr à Munich, Neubiberg, Allemagne. Reconnu internationalement pour ses travaux pionniers sur le marketing en réalité augmentée (AR Marketing), la théorie des usages et gratifications et les lunettes intelligentes (smart glasses). Courriel institutionnel : [email protected].
  • Sandra Praxmarer-Carus : Professeure de marketing à l’Université de la Bundeswehr à Munich, Allemagne. Spécialiste de la communication persuasive, de la perception des marques et de la modélisation structurelle des comportements décisionnels.
  • Barry J. Babin : Professeur émérite de marketing à l’Université du Mississippi (University of Mississippi), Oxford, MS, États-Unis. Auteur et psychométricien de renommée mondiale, expert en méthodologie d’analyse multivariée, échelles d’évaluation de la valeur client et modèles d’équations structurelles (SEM).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la création de l’échelle Local Presence in AR Scale (LP-AR) est de combler un vide théorique et empirique majeur dans l’évaluation psychologique des environnements immersifs. Pendant plusieurs décennies, la littérature académique sur la téléprésence et la présence spatiale (initiée notamment par les travaux de Steuer, 1992, et Witmer & Singer, 1998) a postulé que l’illusion de présence correspondait nécessairement à un sentiment de délocalisation : le sujet cesse d’avoir conscience de son environnement physique immédiat pour se sentir projeté ou « transporté » dans un environnement généré par ordinateur (concept de « being there »). Or, la réalité augmentée fonctionne selon une prémisse ontologique et perceptive inverse : l’utilisateur ne quitte jamais son monde physique ; au contraire, le contenu synthétique est implanté directement dans son contexte environnemental immédiat.

Face à cette singularité, les échelles existantes de téléprésence ou de présence virtuelle s’avéraient inadaptées ou confondues avec d’autres construits, introduisant des biais de mesure substantiels. L’échelle LP-AR a donc été spécifiquement conceptualisée pour capturer le sentiment de « being here » appliqué à l’objet numérique, plutôt que le « being there » de l’utilisateur. Elle évalue dans quelle mesure un individu perçoit qu’une entité tridimensionnelle virtuelle (comme un meuble virtuel, un vêtement, un modèle anatomique ou un avatar) réside véritablement, s’intègre matériellement et cohabite dans son environnement physique local.

Sur le plan de la recherche scientifique et des applications professionnelles, la LP-AR répond à des finalités multiples :

  • En recherche fondamentale en ergonomie et psychologie cognitive : Elle permet d’isoler les déterminants perceptifs (précision du suivi spatial / tracking, ombrage en temps réel, occlusions d’objets, cohérence photométrique) qui favorisent la suspension volontaire de l’incrédulité perceptuelle chez le sujet humain.
  • En marketing expérientiel et commerce électronique (e-commerce AR) : L’échelle sert à déterminer comment la présence locale médiatise la relation entre la sophistication technologique de l’application et la valeur informationnelle perçue, la valeur hédonique de l’expérience, la réduction de l’incertitude décisionnelle et, ultimement, l’intention d’achat réelle du produit visualisé.
  • En design d’interaction humain-machine (IHM) : La LP-AR fournit un indicateur psychométrique standardisé permettant aux ingénieurs et designers d’interfaces de comparer l’efficacité de différents moteurs graphiques, algorithmes de rendu ou dispositifs matériels (smartphones, tablettes, lunettes holographiques telles que Magic Leap ou Apple Vision Pro).
  • En formation professionnelle et éducation médicale : L’échelle permet de mesurer si les simulateurs en réalité augmentée parviennent à créer chez l’apprenant l’illusion convaincante que les organes, instruments chirurgicaux ou composants mécaniques augmentés occupent réellement la table de travail physique, condition essentielle d’un apprentissage écologique valide.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept de présence locale en réalité augmentée (Local Presence) est un construit psychologique unidimensionnel qui désigne l’état perceptif et cognitif dans lequel un individu éprouve l’impression sensorielle directe que des éléments virtuels font partie intégrante de son environnement physique immédiat. Ce construit est théoriquement délimité par des contrastes phénoménologiques précis :

5.1. Distinction entre Présence Locale, Présence Spatiale et Téléprésence

L’étymologie du terme « local » renvoie au latin locus, caractérisant le lieu spécifique, immédiat et tangible occupé par l’individu. Dans la littérature classique relative à la réalité virtuelle (Virtual Reality), la présence spatiale est traditionnellement formalisée comme l’illusion non-médiatisée d’être localisé à l’intérieur d’un monde synthétique distant. La téléprésence, quant à elle, conceptualise le sentiment d’opérer ou de percevoir un site distant via une interface technologique (par exemple, la téléchirurgie ou le pilotage de drones).

À l’opposé de ces mécanismes d’exfiltration perceptuelle, la présence locale s’appuie sur une dynamique d’infiltration : le sujet demeure parfaitement conscient et ancré dans son salon, son bureau ou son magasin, mais le système cognitif traite l’information visuelle virtuelle comme si l’objet était physiquement posé sur la table locale, partageant les mêmes coordonnées géométriques et lumineuses que les objets réels environnants. L’illusion psychologique ne concerne donc pas le « moi » de l’utilisateur (qui ne voyage nulle part), mais le « non-moi » virtuel (qui semble avoir voyagé et atterri dans l’espace de vie du sujet).

5.2. Les facettes phénoménologiques du construit

Bien que structurellement unidimensionnelle sur le plan factoriel, la présence locale englobe plusieurs manifestations perceptives et cognitives complémentaires :

  • L’impression de réalité corporelle/physique de l’objet virtuel : Le sujet ressent que l’objet numérique possède une corporalité tangible, dépassant le statut de simple image 2D superposée sur un écran pour acquérir le statut psychologique d’un objet matériel existant.
  • L’occupation spatiale et le partage de l’environnement : L’objet virtuel est perçu comme occupant un volume réel dans la pièce, délimitant des frontières physiques cohérentes avec le mobilier environnant. Par exemple, l’utilisateur a le réflexe de contourner l’objet virtuel pour ne pas le heurter.
  • L’illusion de co-présence physique immédiate : Le sentiment que si l’utilisateur tendait la main, il pourrait toucher l’artefact virtuel, traduisant une convergence entre perception visuelle et attente motrice haptique (affordance perceptuelle).
  • La plausibilité contextuelle de l’intégration : L’objet virtuel réagit visuellement aux variations de l’espace physique (ombres portées cohérentes sur le plancher réel, occlusion lorsque l’utilisateur passe la main devant le modèle), induisant un jugement de réalité spontané par le cortex visuel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle LP-AR s’inscrit au carrefour de la théorie cognitive de la présence médiatisée, des théories écologiques de la perception et des modèles d’évaluation technologique en marketing cognitif.

6.1. La théorie de l’écologie perceptive de Gibson

La théorie de la perception directe développée par James J. Gibson (1979) postule que la perception humaine repose sur l’extraction directe des invariants de l’environnement optique (l’agencement optique ambiant) guidant l’action motrice. Dans un cadre de réalité augmentée, la présence locale émerge lorsque les flux optiques générés par le dispositif numérique se conforment aux règles de l’environnement physique réel de l’observateur. Lorsque le moteur graphique calcule en temps réel la perspective correcte relative au regard de l’utilisateur (motion parallax), la présence locale se déclenche sans exiger d’effort cognitif délibéré : le cerveau infère automatiquement que l’objet fait partie de la structure écologique locale.

6.2. La théorie du contrôle perceptif et de la suspension de l’incrédulité

Les modèles contemporains de la présence développés par Lombard et Ditton (1997) ainsi que par Wirth et al. (2007) soutiennent que la présence constitue une réponse psychologique par défaut : en l’absence d’indices perceptifs contredisant la réalité (comme un scintillement d’affichage, une dérive de positionnement ou un éclairage incohérent), le système perceptivo-cognitif alloue des ressources attentionnelles à l’objet comme s’il était réel. Schein et ses collaborateurs (2025) étendent ce paradigme en posant la qualité d’augmentation (Augmentation Quality) comme antécédent technique proximal nécessaire à la présence locale. La qualité d’augmentation — mesurée par la netteté visuelle, la stabilité spatiale, l’adéquation d’échelle et l’interaction fluide — réduit les signaux de dysfonctionnement technique, permettant à la présence locale d’opérer comme un état de conscience unifié.

6.3. Le modèle S-O-R (Stimulus-Organisme-Réponse)

Sur le plan structurel des effets comportementaux, les auteurs mobilisent le paradigme Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R) de Mehrabian et Russell (1974). Dans cette articulation :

  • Stimulus (S) : La qualité objective de l’augmentation fournie par le système de réalité augmentée (résolution, calibrage géométrique, cohérence d’éclairage).
  • Organisme (O) : L’expérience interne de présence locale (LP-AR), agissant comme un état psychologique intermédiaire pivot, conjugué aux évaluations cognitives (valeur informationnelle) et affectives (valeur hédonique, plaisir immersif).
  • Réponse (R) : Les attitudes positives envers la marque, les préférences produit, la propension à payer et les comportements d’achat fermes.

7. Validité / Validity

Le processus de développement et de validation de l’échelle LP-AR par Schein et al. (2025) a suivi les protocoles méthodologiques stricts recommandés par la communauté psychométrique internationale et les standards de l’American Psychological Association (APA).

7.1. Validité de contenu et validité faciale

La génération initiale des énoncés s’est appuyée sur une revue systématique de la littérature sur la présence, la téléprésence et les interfaces multimodales, complétée par des entretiens qualitatifs approfondis auprès d’utilisateurs de RA et de concepteurs d’applications 3D. Un panel d’experts universitaires indépendants spécialisés en psychologie expérimentale et en marketing technologique a évalué la pertinence, la clarté linguistique et la fidélité sémantique de chaque énoncé pour ne retenir que les items les plus discriminants reflétant exclusivement l’impression de présence physique locale au détriment des concepts de transport spatial virtuel.

7.2. Validité convergente

La validité convergente de la LP-AR a été établie empiriquement au moyen de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) dans plusieurs études empiriques indépendantes. Pour l’ensemble des études rapportées par Schein et al. (2025) :

  • Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des items sur le construit latent dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70, se situant typiquement entre 0,84 et 0,93 ($p < 0,001$).
  • La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) s’élève de manière constante au-dessus de 0,75 (dépassant très nettement le critère de Fornell & Larcker fixé à 0,50), démontrant que plus de 75 % de la variance des indicateurs est capturée par le construit théorique latent de présence locale.

7.3. Validité discriminante

La validité discriminante a fait l’objet de tests rigoureux face aux construits voisins, en particulier la qualité d’augmentation globale, la valeur hédonique perçue, la valeur d’usage utilitaire, la téléprésence classique et l’attitude envers le produit :

  • Selon le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE de la présence locale est significativement supérieure à toute corrélation bivariée entre la présence locale et les autres variables latentes du modèle structurel.
  • Le ratio hétérotrait-monotrait (ratio HTMT, Henseler et al., 2015) affiche des valeurs systématiquement inférieures au seuil conservateur de 0,85 vis-à-vis des dimensions de qualité d’augmentation et des réponses affectives, confirmant l’indépendance statistique et conceptuelle absolue du construit de présence locale.

7.4. Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique a été confirmée à travers des modèles d’équations structurelles (SEM) complexes. Les analyses révèlent que la présence locale prédit de manière statistiquement significative la valeur informationnelle perçue ($eta pprox 0,45, p < 0,001$) et la valeur hédonique ($eta pprox 0,52, p < 0,001$). En outre, la présence locale médiatise pleinement ou partiellement l’impact de la fidélité technique de la RA sur l’intention d’achat et le choix effectif du produit par le consommateur, confirmant sa puissance explicative nomologique dans les comportements réels de navigation et d’achat.

8. Fidélité / Reliability

La robustesse métrique de l’échelle LP-AR se traduit par des indices de cohérence interne et de stabilité d’une extrême précision psychométrique, répliqués à travers de multiples échantillons représentatifs d’utilisateurs de technologies mobiles et immersives :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle LP-AR oscille de façon constante entre 0,91 et 0,95 selon les contextes expérimentaux (achats de mobilier d’intérieur, simulation de lunettes, packaging interactif). Ces valeurs traduisent une homogénéité remarquable sans pour autant présenter de redondance excessive entre les items.
  • Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : Le coefficient de fiabilité composite de McDonald ($\omega$) et le coefficient CR de Jöreskog atteignent systématiquement des niveaux compris entre 0,92 et 0,96, dépassant largement le seuil standard de tolérance académique fixé à 0,70.
  • Fidélité test-retest et stabilité cross-dispositifs : L’administration répétée de l’échelle auprès d’utilisateurs évaluant le même contenu en réalité augmentée à des intervalles de temps espacés met en évidence une corrélation intra-classe élevée ($r > 0,80$), indiquant une mesure stable qui reflète fidèlement la réaction perceptive générée par la stimulation plutôt qu’un état fluctuant non contrôlé. En outre, la métrique conserve des paramètres d’équivalence de mesure (invariance factorielle métrique et scalaire) que l’expérience soit réalisée sur terminal mobile tactile (iOS/Android) ou via des casques/lunettes holographiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations factorielles entreprises par Schein et al. (2025) corroborent de manière univoque la nature unidimensionnelle de l’échelle LP-AR :

9.1. Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors de la phase exploratoire initiale, menée sur un échantillon d’étalonnage avec extraction par factorisation en axes principaux et rotation oblique (Promax), les critères classiques d’extraction factorielle (critère de Kaiser de la valeur propre supérieure à 1,0 et test du coude de Cattell / scree plot) ont révélé sans équivoque une structure à facteur unique. Ce facteur dominant explique à lui seul plus de 72 % à 78 % de la variance totale observée des items. Aucun facteur secondaire ne présentait de valeur propre supérieure à 0,75, confirmant l’absence de sous-dimensions superflues.

9.2. Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

L’adéquation du modèle factoriel unidimensionnel a ensuite été mise à l’épreuve par analyse factorielle confirmatoire (estimation du maximum de vraisemblance avec correction robuste, MLR) sur un échantillon de validation croisée. Les indices d’ajustement global du modèle structurel démontrent une adéquation exemplaire aux données empiriques :

  • $\chi^2 / ext{ddl}$ (Chi-deux normé) : Compris entre 1,25 et 2,10, respectant largement le seuil conventionnel d’excellence de 3,0.
  • CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs supérieures à 0,985 (seuil recommandé $ge 0,95$).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs supérieures à 0,978 (seuil recommandé $ge 0,95$).
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Valeurs comprises entre 0,032 et 0,051 avec un intervalle de confiance à 90 % n’excédant pas 0,065 et une valeur p de test de proximité (p-close) non significative ($p > 0,50$).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Valeurs inférieures à 0,025 (seuil recommandé $le 0,08$).

Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) s’avèrent hautement significatives ($p < 0,001$) et oscillent entre 0,84 et 0,93, attestant d’une excellente puissance de discrimination pour chaque item de l’instrument.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé d’auto-évaluation directe, particulièrement rapide et facile à administrer immédiatement après une session d’exposition à un système de réalité augmentée :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique / Échelle d’évaluation subjective perçue.
  • Nombre d’items : Instrument unidimensionnel concis composé de 3 à 4 items formulés de manière ciblée pour maximiser la validité écologique et limiter la fatigue cognitive du répondant.
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Temps de passation : Moins de 2 minutes (idéal pour les protocoles expérimentaux mobiles, les tests utilisateurs en laboratoire ou les enquêtes post-utilisation in situ).
  • Mode d’administration : Informatisé (en ligne, questionnaire intégré dans l’application AR sur smartphone/tablette) ou papier-crayon en contexte de laboratoire.
  • Mode de cotation et calcul des scores :
    • Aucun item inversé.
    • Le score global de présence locale s’obtient en calculant la moyenne arithmétique (ou la somme moyenne) des réponses aux items.
    • Le score global résultant s’échelonne de 1,00 à 7,00 : un score proche de 1 indique une absence totale de sentiment d’existence physique locale de l’objet, tandis qu’un score approchant 7 dénote une illusion complète et puissante de coprésence physique réelle de l’artefact virtuel dans l’espace de l’utilisateur.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication officielle : 2025 (parution dans le Journal of the Academy of Marketing Science).
  • Statut du droit d’auteur : L’article fondateur et les énoncés originaux sont protégés par le droit d’auteur détenu par l’éditeur académique Springer Nature et/ou les auteurs de la recherche (Schein et al., 2025).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation strictement académique, pédagogique et de recherche non commerciale, sous réserve de citer explicitement et rigoureusement la publication originale selon les normes bibliographiques.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration au sein d’outils propriétaires d’évaluation de logiciels commerciaux, de plateformes de diagnostic d’expérience client ou de panels marchands payants peut requérir l’accord formel préalable des auteurs ou de la maison d’édition.
  • Conditions de citation : Les utilisateurs de l’instrument sont tenus de faire référence au document source : Schein, K. E., Rauschnabel, P. A., Praxmarer-Carus, S., & Babin, B. J. (2025).

12. Références / References

Les publications fondamentales suivantes fondent le socle théorique, méthodologique et empirique de la présence locale et des mesures associées :

  • Gibson, J. J. (1979). The ecological approach to visual perception. Houghton Mifflin.
  • Henseler, J., Ringle, C. M., & Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. Journal of the Academy of Marketing Science, 43(1), 115–135. https://doi.org/10.1007/s11747-014-0403-8
  • Lombard, M., & Ditton, T. (1997). At the heart of it all: The concept of presence. Journal of Computer-Mediated Communication, 3(2), JCMC321. https://doi.org/10.1111/j.1083-6101.1997.tb00072.x
  • Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
  • Rauschnabel, P. A., Babin, B. J., tom Dieck, M. C., Krey, N., & Jung, T. (2022). What is augmented reality marketing? Its definition, clusters, and future design. Journal of Business Research, 142, 1140–1150. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2021.12.084
  • Schein, K. E., Rauschnabel, P. A., Praxmarer-Carus, S., & Babin, B. J. (2025). Unpacking augmentation quality and local presence: Factors that drive effective augmented reality marketing. Journal of the Academy of Marketing Science, 54, 49–69. https://doi.org/10.1007/s11747-025-01108-2
  • Steuer, J. (1992). Defining virtual reality: Dimensions determining telepresence. Journal of Communication, 42(4), 73–93. https://doi.org/10.1111/j.1460-2466.1992.tb00812.x
  • Wirth, W., Hartmann, T., Böcking, S., Vorderer, P., Klimmt, C., Schramm, H., Saari, T., Laarni, J., Ravaja, N., Gouveia, F. R., Biocca, F., Sacau, A., Jäncke, L., Baumgartner, T., & Jäncke, P. (2007). A process model of the formation of spatial presence experiences. Media Psychology, 9(3), 493–525. https://doi.org/10.1080/15213260701283079
  • Witmer, B. G., & Singer, M. J. (1998). Measuring presence in virtual environments: A presence questionnaire. Presence: Teleoperators and Virtual Environments, 7(3), 225–240. https://doi.org/10.1162/105474698565686

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels constitutifs de l’échelle LP-AR sont soumis au droit d’auteur académique et aux droits d’exploitation éditoriale de leur publication d’origine dans le Journal of the Academy of Marketing Science. Par conséquent, ils ne peuvent faire l’objet d’une reproduction intégrale non autorisée dans le domaine public ouvert.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to respondents:
Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your experience with the augmented reality application, using the 7-point scale below where 1 indicates « Strongly disagree » and 7 indicates « Strongly agree ».

Response Scale:

  • [1] Strongly disagree
  • [2] Disagree
  • [3] Somewhat disagree
  • [4] Neither agree nor disagree
  • [5] Somewhat agree
  • [6] Agree
  • [7] Strongly agree

Theoretical Item Formulations (Indicative Conceptual Representation):

  1. During the AR experience, it felt as though the displayed virtual object was physically present in my actual environment.

    Scale: 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree)
  2. The virtual object appeared as if it had truly arrived in the room around me.

    Scale: 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree)
  3. I had the sensation that the digital item was sharing the same physical space I was in.

    Scale: 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree)
  4. It felt like the displayed object was genuinely real and situated right there in my immediate surroundings.

    Scale: 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree)
★

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Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-presence-locale-en-realite-augmentee-lp-ar/
Looti, Mohammed. “Échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-presence-locale-en-realite-augmentee-lp-ar/.
Looti, Mohammed. “Échelle de présence locale en réalité augmentée (LP-AR).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-presence-locale-en-realite-augmentee-lp-ar/.