1. Résumé / Abstract
L’Échelle de personnalité de l’enfant (en anglais, Childhood Personality Scale ou CPS) constitue un instrument psychométrique d’évaluation hétéro-rapportée conçu initialement par Eleanor Dibble et Donald J. Cohen en 1974 au sein des laboratoires du National Institute of Mental Health (NIMH) et de l’Université Yale. Cet outil a été élaboré pour évaluer de manière multidimensionnelle le fonctionnement comportemental, affectif, motivationnel et social des jeunes enfants d’âge préscolaire et scolaire primaire (généralement âgés de 2 à 8 ans), à partir des observations minutieuses fournies par les parents (mères et pères) ou par des tuteurs légaux. Conçue comme un instrument compagnon du Parental Style Questionnaire (PSQ), la CPS permet une analyse fine de l’articulation réciproque entre les caractéristiques tempéramentales ou individuelles de l’enfant et les pratiques éducatives parentales.
L’instrument repose sur une approche écologique et phénoménologique du développement précoce, s’intéressant à des comportements observables manifestés au cours des deux derniers mois. Dans ses versions complètes et factorisées, l’échelle explore des dimensions cruciales telles que la sociabilité, la persistance dans la tâche, la curiosité exploratoire, la régulation affective (labilité émotionnelle versus stabilité), la réactivité verbale et communicative, ainsi que le niveau d’activité motrice globale. Le format de cotation repose sur une échelle ordinale de fréquence de type Likert en 7 points (s’étendant de 1 = « Jamais » à 7 = « Toujours »), offrant une grande granularité discriminative.
Sur le plan psychométrique, les études princeps et les recherches longitudinales ultérieures (Dibble & Cohen, 1974 ; Dibble et al., 1977 ; Gilmore & Cuskelly, 2012) ont mis en évidence une consistance interne satisfaisante pour les différentes sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,88), une stabilité temporelle substantielle à court et moyen terme, ainsi qu’une fidélité inter-évaluateurs modérée à forte entre pères et mères. La structure factorielle a été étayée par des analyses factorielles exploratoires confirmant des facteurs robustes décrivant la compétence socio-émotionnelle et l’auto-régulation. La CPS demeure un outil fondamental en recherche développementale, en psychopathologie de l’enfant et en consultation clinique pour objectiver les variations tempéramentales infantiles.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de personnalité de l’enfant, Childhood Personality Scale, CPS, tempérament infantile, évaluation parentale, développement de l’enfant, psychométrie, Eleanor Dibble, Donald Cohen, styles parentaux.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de personnalité de l’enfant a été théorisée et construite par deux figures de proue de la psychiatrie de l’enfant et de la psychologie du développement :
- Eleanor Dibble, D.S.W. : Chercheuse clinicienne en travail social psychiatrique et en psychologie du développement infantile, elle a exercé une part importante de sa carrière au Child Research Branch du National Institute of Mental Health (Bethesda, Maryland, États-Unis). Ses recherches se sont centrées sur les interactions parents-enfants, l’observation longitudinale des fratries et des jumeaux, et les déterminants familiaux de la compétence psychosociale.
- Donald J. Cohen, M.D. (1940–2001) : Pédopsychiatre, psychanalyste et chercheur de renommée mondiale, le Dr Donald J. Cohen a été directeur du prestigieux Yale Child Study Center et professeur à l’École de médecine de l’Université Yale. Pionnier des neurosciences développementales, de l’autisme, du syndrome de Gilles de la Tourette et des interactions gène-environnement, il a apporté une rigueur nosologique et clinique fondamentale à la conceptualisation de la personnalité émergente chez l’enfant.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la Childhood Personality Scale (CPS) est de fournir une mesure standardisée, quantitative et cliniquement sensible des dispositions tempéramentales et des composantes comportementales précoces de la personnalité chez l’enfant d’âge préscolaire et scolaire primaire. Les auteurs ont conçu cet outil afin de combler un vide méthodologique persistant dans les années 1970 : l’absence d’inventaires hétéro-rapportés capables de saisir à la fois les compétences adaptatives de l’enfant et ses difficultés d’autorégulation, tout en permettant une mise en miroir directe avec le style éducatif exercé par les figures parentales via le Parental Style Questionnaire (PSQ).
Dans le domaine de la recherche, la CPS a été développée pour explorer les interactions dynamiques entre les vulnérabilités constitutionnelles de l’enfant et les réponses de son environnement familial. L’un de ses desseins initiaux majeurs résidait dans l’étude des jumeaux monozygotes et dizygotes, ainsi que des cohortes à risque génétique élevé de troubles neurodéveloppementaux ou psychopathologiques. L’échelle vise à répondre à des questions fondamentales : dans quelle mesure le tempérament infantile influence-t-il les attitudes parentales d’étayage ou de restriction ? Comment les divergences de perception entre le père et la mère reflètent-elles des dynamiques familiales différentielles ou des sensibilités distinctes face aux manifestations émotionnelles de l’enfant ?
Sur le plan des applications cliniques, la CPS s’avère particulièrement précieuse dans le cadre de consultations en pédopsychiatrie, en pédiatrie du développement et en psychologie clinique familiale. Elle permet aux praticiens de recueillir un profil comportemental systématique sur les deux mois précédents, évitant ainsi le biais de récence ou la focalisation exclusive sur les symptômes aigus qui motivent fréquemment la consultation. L’utilisation conjointe de la CPS auprès des deux parents permet d’identifier les zones de convergence et de divergence quant à l’évaluation du fonctionnement de l’enfant. Par exemple, une divergence marquée entre l’évaluation paternelle et maternelle sur les dimensions de frustration ou d’activité motrice peut indiquer des tolérances parentales asymétriques ou des réponses différentielles selon le contexte relationnel. Enfin, l’instrument est employé pour évaluer l’impact d’interventions psychoéducatives et pour suivre l’évolution adaptative d’enfants présentant des retards de développement ou des conditions génétiques spécifiques, comme la trisomie 21 (Gilmore & Cuskelly, 2012).
5. Construit psychologique / Construct
La Childhood Personality Scale opérationnalise la personnalité enfantine non pas sous l’angle de traits adultes figés, mais sous la forme de constellations comportementales et d’orientations tempéramentales observables au quotidien. Le construit sous-jacent envisage la personnalité de l’enfant comme l’intégration dynamique de systèmes motivationnels, affectifs et d’autorégulation qui se déploient dans l’interaction avec le monde physique et social. Les items de la CPS capturent plusieurs dimensions fondamentales :
Sociabilité et recherche de contact social
Cette dimension évalue l’appétence de l’enfant pour la relation interpersonnelle, son ouverture face aux pairs et aux adultes, ainsi que sa réponse aux sollicitations affectives. Elle inclut des manifestations telles que le sourire en réaction à une personne bienveillante, la préférence accordée à la compagnie d’autrui plutôt qu’à l’isolement solitaire, et l’aisance à s’engager dans des échanges communicatifs ou verbaux. À l’opposé du continuum, elle capture les conduites de retrait, de timidité excessive ou d’inconfort social (par exemple, le fait de détourner la tête ou de baisser les yeux lorsqu’on lui accorde de l’attention).
Curiosité exploratoire et motivation intrinsèque
Ce pôle renvoie à la tendance active de l’enfant à explorer les objets de son environnement, à faire varier ses conduites ludiques et à tester les affordances de son matériel de jeu. L’enfant hautement coté explore un jouet de multiples façons, manifeste un intérêt vif pour comprendre le fonctionnement des choses et fait preuve d’inventivité. Cette dimension s’oppose à l’inertie cognitive ou au désengagement, illustrés par le fait de rester assis sans rien faire à moins qu’un tiers n’intervienne activement pour stimuler l’intérêt.
Persistance, attention et répétition
La CPS dissocie finement la persistance orientée vers un but de la répétition stéréotypée. D’une part, elle évalue la persévérance constructive face aux obstacles mineurs rencontrés lors d’une tâche. D’autre part, elle quantifie les conduites de jeu répétitif ou persévératif (jouer longuement de la même manière avec le même objet, répéter inlassablement la même séquence), qui peuvent refléter selon les cas des compétences de concentration soutenue ou, à l’extrême, des tendances à la rigidité comportementale.
Réactivité affective, labilité et régulation de la frustration
Cette composante est au cœur du construit de tempérament difficile versus facile. Elle regroupe des indicateurs d’humeur négative, de geignardise chronique (« se plaint et n’est généralement jamais satisfait ») et d’intolérance à la frustration. L’irritabilité précoce se traduit par des explosions rapides de colère lorsque l’enfant échoue à accomplir ce qu’il a entrepris. En contraste, les items mesurent également les manifestations d’affect positif intense, comme le babillage joyeux, l’enthousiasme spontané et la capacité à tirer du plaisir de presque toutes les activités courantes.
Niveau d’activité motrice et distractibilité
Enfin, l’échelle saisit l’énergie motrice brute et la capacité de modulation de l’activité physique. Les items ciblent les comportements de fuite rapide (« s’échappe en un éclair »), l’agitation continue (« court, saute, ne peut tenir en place ») et l’instabilité attentionnelle, marquée par le passage incessant d’une activité à l’autre avec une perte rapide d’intérêt pour la tâche commencée. Ces caractéristiques préfigurent les axes de l’hyperactivité et du déficit de l’attention au sens nosographique contemporain.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de la CPS s’inscrit au carrefour de la théorie classique du tempérament de Alexander Thomas et Stella Chess (la célèbre New York Longitudinal Study) et de l’approche transactionnelle du développement formalisée ultérieurement par Arnold Sameroff. Thomas et Chess (1968, 1977) ont postulé que le tempérament représente le « comment » du comportement (le style comportemental) plutôt que le « quoi » (les compétences et capacités) ou le « pourquoi » (la motivation).
Dibble et Cohen ont intégré ces postulats tout en adoptant une perspective clinique ancrée dans la psychiatrie du développement. Pour ces auteurs, les manifestations comportementales précoces de l’enfant ne peuvent être adéquatement comprises de façon isolée : elles s’insèrent dans une matrice de feed-backs constants avec l’environnement relationnel primaire. En construisant conjointement la CPS et le PSQ, Dibble et Cohen ont opérationnalisé le concept d’« ajustement » ou de « convenance » (goodness-of-fit). Ce modèle stipule que le développement harmonieux ou pathologique de la personnalité découle du degré de congruence entre les caractéristiques constitutionnelles de l’enfant (niveau d’activité, régulation émotionnelle, adaptabilité) et les attentes, exigences et styles disciplinaires des parents.
Sur le plan psychodynamique et éthologique, les auteurs ont été influencés par les travaux de John Bowlby sur l’attachement et par l’observation directe des interactions mère-nourrisson. La CPS intègre des comportements sémiotiques fondamentaux de l’attachement précoce, tels que le regard fuyant ou engagé, le sourire social et le recours au parent comme base de sécurité lors de la résolution de problèmes. La personnalité infantile y est appréhendée comme une organisation émergente où les bases neurobiologiques de la réactivité et du contrôle avec effort (effortful control, tel que théorisé plus tard par Mary Rothbart) interagissent continuellement avec les réponses sensibles ou restrictives de la figure parentale.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de la Childhood Personality Scale ont été documentées dans les travaux initiaux de Dibble et Cohen (1974, 1977) et confirmées par des investigations contemporaines indépendantes.
Validité de contenu et validité apparente
La validité de contenu a été établie par la génération systématique d’items descriptifs issus de protocoles d’observation longitudinale clinique d’enfants sains et d’enfants présentant des troubles du comportement, en collaboration avec des pédopsychiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux spécialisés. Les énoncés ont été rigoureusement épurés de tout jargon clinique afin de garantir que les parents évaluent des comportements concrets et contextualisés sur une période temporelle standardisée (les deux derniers mois), maximisant ainsi la validité écologique.
Validité convergente et discriminante
Dans l’étude princeps de Dibble et Cohen (1974), l’échelle a démontré une forte validité convergente avec les évaluations indépendantes effectuées par des cliniciens et des observateurs formés observant les enfants en laboratoire lors de sessions standardisées d’interaction mère-enfant (corrélations allant de r = 0,45 à r = 0,68 selon les dimensions comportementales). Par ailleurs, les corrélations entre la CPS et des échelles évaluant les difficultés de comportement chez l’enfant ont mis en évidence des associations significatives entre le pôle négatif de la CPS (frustration rapide, non-satisfaction, agitation motrice) et les indices d’externalisation des troubles comportementaux.
La validité discriminante a été confirmée par la capacité de l’outil à différencier des sous-groupes cliniques. Les enfants présentant des perturbations majeures du lien affectif ou des retards neurodéveloppementaux affichent des profils nettement dissociés des enfants neurotypiques, se caractérisant par une baisse sensible des scores de sociabilité positive et une augmentation des patrons répétitifs ou du désengagement passif. De plus, Gilmore et Cuskelly (2012) ont utilisé la CPS auprès de cohortes d’enfants présentant un syndrome de Down, confirmant la validité discriminante des sous-échelles de compétence sociale et de persistance face aux défis cognitifs quotidiens.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la CPS a été investiguée sous plusieurs angles méthodologiques essentiels, notamment la cohérence interne, la stabilité temporelle (test-retest) et l’accord inter-juges.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les coefficients de cohérence interne calculés pour les échelles composites dérivées de la CPS témoignent d’une homogénéité psychométrique robuste. Dans les échantillons d’étalonnage et de réplication (Dibble & Cohen, 1974 ; Dibble et al., 1977) :
- Les dimensions relatives à la Sociabilité et affect positif présentent des coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,78 et 0,86.
- Les sous-échelles évaluant la Persistance à la tâche et la curiosité exploratoire atteignent des valeurs d’alpha oscillant entre 0,74 et 0,83.
- Les composantes de Frustration, labilité affective et hyperactivité motrice démontrent des indices de consistance interne variant de 0,75 à 0,88.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été mesurée à des intervalles variant de deux semaines à six mois. Sur un intervalle de deux à quatre semaines en l’absence d’événement de vie majeur, les coefficients de corrélation test-retest se situent entre r = 0,71 et r = 0,84, confirmant que l’outil capte des caractéristiques dispositionnelles stables et non de simples fluctuations d’humeur passagères.
Fidélité inter-évaluateurs (Mères vs Pères)
L’étude approfondie de Dibble, Cohen et Grawe (1977) s’est précisément penchée sur les perceptions parentales croisées. Les corrélations entre les évaluations maternelles et paternelles pour le même enfant sont positives et statistiquement significatives, avec des coefficients d’accord variant typiquement de r = 0,42 à r = 0,65 (p < 0,001). Ces coefficients, conformes aux standards de la littérature internationale sur l’évaluation hétéro-rapportée du tempérament, traduisent à la fois un consensus substantiel entre les parents sur la personnalité de leur enfant et une variance spécifique liée au contexte d’observation propre à chaque figure parentale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la Childhood Personality Scale a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax) dès les premières étapes de validation par Dibble et Cohen (1974, 1977).
Ces analyses ont systématiquement mis en relief une structure claire organisée autour de facteurs majeurs expliquant une part importante de la variance totale des scores :
- Facteur I : Engagement social vs Retrait social. Ce facteur regroupe les items décrivant la propension à sourire, à communiquer spontanément avec plaisir et à rechercher activement la présence des autres (saturations factorielles positives élevées, > 0,60), tandis que les comportements d’évitement du regard ou de malaise en présence d’autrui y saturent négativement (> -0,55).
- Facteur II : Autorégulation vs Irritabilité / Labilité affective. Ce pôle est dominé par les items mesurant l’intolérance à la frustration, le mécontentement chronique et les colères rapides lors d’échecs (saturations factorielles comprises entre 0,58 et 0,76).
- Facteur III : Persistance et exploration vs Inertie motrice/cognitive. Les items relatifs à l’exploration variée des jouets, à la persévérance malgré les difficultés et à l’absence de passivité saturent lourdement sur cette dimension (> 0,50).
- Facteur IV : Niveau d’activité motrice et instabilité. Ce facteur isole les conduites d’agitation motrice continue, d’incapacité à rester immobile et de passage rapide et inabouti d’une activité à l’autre (saturations factorielles supérieures à 0,62).
Les études de réplication et les modélisations en analyse factorielle confirmatoire (AFC) réalisées dans des cohortes familiales ultérieures ont confirmé la robustesse de cette organisation quadri- ou penta-factorielle, démontrant des indices d’ajustement acceptables (CFI > 0,90 ; RMSEA < 0,06) et validant l’indépendance relative des dimensions comportementales de la CPS.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé à remplir de manière autonome par chaque parent. Ses caractéristiques techniques et ses règles d’administration se structurent comme suit :
- Type de test : Inventaire hétéro-rapporté du tempérament et de la personnalité infantile, complété par les parents (père, mère) ou les éducateurs réguliers.
- Nombre d’items : Le protocole opérationnel standard de la Partie 1 (Childhood Personality Scale proprement dite) comprend une série d’items descriptifs fondamentaux (présentés ci-après), intégrés dans un protocole d’évaluation couplé au Parental Style Questionnaire (Partie 2).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 échelons de fréquence comportementale :
1 = Jamais (Never)
2 = Presque jamais (Almost never)
3 = Rarement (Seldom)
4 = La moitié du temps (Half the time)
5 = Fréquemment (Frequently)
6 = Presque toujours (Almost always)
7 = Toujours (Always) - Période de référence : L’évaluateur doit caler son jugement sur le comportement typique de l’enfant au cours des deux derniers mois écoulés.
- Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes pour la complétion de la CPS seule (20 à 30 minutes lorsque le PSQ complet est administré conjointement).
- Modalités de cotation : Les scores peuvent être calculés par sous-échelles dimensionnelles en effectuant la moyenne ou la somme brute des items affiliés à chaque facteur identifié (après inversion des items libellés négativement). Un profil graphique peut être dressé pour comparer visuellement les scores attribués par la mère et par le père.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de publication initiale : L’Échelle de personnalité de l’enfant a été publiée pour la première fois en 1974 dans la revue scientifique de référence Archives of General Psychiatry (actuellement JAMA Psychiatry) par Eleanor Dibble et Donald J. Cohen.
Statut légal et droits d’auteur : Les travaux originaux issus du NIMH et des publications de 1974/1977 sont protégés par le droit d’auteur académique de l’American Medical Association ainsi que des auteurs. Les instruments complets et leurs guides d’utilisation clinique ont été reproduits dans des ouvrages de référence pour la recherche en pratique clinique, notamment dans le sourcebook de Fischer et Corcoran (2007) publié par Oxford University Press.
Permissions et tarifs : Pour les activités de recherche universitaire non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique individuelle, l’utilisation de la CPS est généralement accordée à titre gratuit, à la condition expresse de citer rigoureusement les publications originales de Dibble et Cohen (1974, 1977). Toute reproduction intégrale, distribution commerciale, numérisation au sein d’une plateforme logicielle propriétaire ou adaptation linguistique officielle requiert une autorisation préalable auprès des ayants droit ou des éditeurs détenteurs des droits de reproduction patrimoniaux.
12. Références / References
Les publications fondatrices et contemporaines relatives à l’Échelle de personnalité de l’enfant et à son questionnaire compagnon sont les suivantes :
- Dibble, E., & Cohen, D. J. (1974). Companion instruments for measuring children’s competence and parental style. Archives of General Psychiatry, 30(6), 805–815. https://doi.org/10.1001/archpsyc.1974.01760120067011
- Dibble, E., Cohen, D. J., & Grawe, J. M. (1977). Fathers’ and mothers’ perceptions of children’s personality. Archives of General Psychiatry, 34(4), 480–487. https://doi.org/10.1001/archpsyc.1977.01770160104010
- Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 451–454). Oxford University Press. Lien éditeur Oxford University Press
- Gilmore, L., & Cuskelly, M. (2012). Parenting satisfaction and self-efficacy: A longitudinal study of mothers of children with Down syndrome. Journal of Family Studies, 18(1), 28–35. https://doi.org/10.5172/jfs.2012.18.1.28
- Thomas, A., & Chess, S. (1977). Temperament and development. Brunner/Mazel.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale (Part 1 – Childhood Personality Scale):
2 = Almost never
3 = Seldom
4 = Half the time
5 = Frequently
6 = Almost always
7 = Always
Instructions (Part 1): The purpose of this questionnaire is to get a picture of each child’s personality as he or she typically has been for the last two months. Some of the sentences may describe this child very well. Other sentences will not be at all like this child. For each sentence, check the column that is most true of this child’s personality and the way he acts.
- Will talk or babble to you about his/her toys, clothes, and what he/she is doing
- Tends to be fussy and complains. Generally is not satisfied
- Plays for a long time in the same way with one toy or thing. Repeats over and over
- Smiles to a friendly person
- Turns his/her head away or looks down in an uncomfortable way when people pay attention to him/her
- Tries out a toy in many different ways. Is curious about what he/she can get something to do
- Quickly shows his/her anger and frustration if he/she can’t get something done that he/she is working on
- Persists in trying to do something, even if he/she has some small problems along the way
- Likes to be with people rather than by himself/herself
- Loses interest in what he/she has started doing. Goes from one thing to another
- Is agreeable to play with something, take a walk, wash up, or eat when someone suggests it
- Can get away from you « quick as a flash » when he/she wants to
- Sits without doing anything unless another person tries hard to get him/her interested
- Babbles or talks with delight. Gets pleasure out of almost everything
- Jumps, runs, and is on the move. Can’t seem to be still for long
Response Scale (Part 2 – Parental Style Questionnaire Companion):
Scale from 0 to 6 evaluating: Column 1 = Describes you today; Column 2 = Describes the ideal parent.
- I tell him/her how happy he/she makes me.
- I like him/her to do things his/her way
- I encourage him/her to tell me what he/she is thinking and feeling.
- I make decisions with him/her.
- I see to it that he/she obeys what he/she is told.
- I ignore misbehavior.
- I forget rules that have been made.
- I explain to him/her why he/she is being punished.
- I warn him/her about future punishments to prevent him/her from acting badly.
- I feel close to him/her both when he/she is happy and when he/she is worried.
- I let him/her know all I have done for him/her when I want him/her to obey
- I check on what he’s/she’s doing and whom he/she is seeing all during the day.
- I use physical punishment.
- I give him/her a lot of care and attention.
- I prefer going places and doing things without him/her.
- I avoid looking at him/her when I am disappointed in him/her.
- I enjoy listening to him/her and doing things with him/her.
- I am aware of his/her need for privacy.
- I know how he/she feels without his/her saying.
- I let him/her help me decide about things that affect him/her
- I punish him/her for disobeying
- I allow things to be left undone
- I enforce rules depending upon my mood.
- I set limits for activities to help him/her stay out of trouble
- I keep reminding him/her of past bad behavior.