Échelle de personnalité de l’enfant (CPS)

L’Échelle de personnalité de l’enfant (Childhood Personality Scale – CPS), créée par Eleanor Dibble et Donald J. Cohen, est un instrument d’hétéro-évaluation parentale mesurant le tempérament, la sociabilité, l’autorégulation et l’activité motrice chez le jeune enfant.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de personnalité de l’enfant (en anglais, Childhood Personality Scale ou CPS) est un instrument psychométrique d’évaluation comportementale et personologique développé par Eleanor Dibble et Donald J. Cohen au milieu des années 1970 au sein du National Institute of Mental Health (NIMH) et du Yale Child Study Center. Conçue initialement comme un instrument d’hétéro-évaluation parentale jumelé au Parental Style Questionnaire (PSQ), la CPS a pour objectif d’opérationnaliser et de quantifier les compétences fonctionnelles, les traits tempéramentaux et les dimensions fondamentales de la personnalité émergente chez les jeunes enfants d’âge préscolaire et scolaire primaire (généralement âgés de 2 à 8 ans).

L’instrument se compose d’un inventaire comportemental évaluant les manifestations observables sur une période rétrospective standardisée de deux mois. Les observations couvrent un ensemble équilibré d’items décrivant l’autorégulation émotionnelle, l’orientation sociale, la persistance dans la tâche, la motricité globale, la curiosité exploratoire et les capacités de communication verbale et préverbale. Les répondants évaluent la fréquence d’apparition de chaque comportement sur une échelle de réponse graduée en 7 points de type Likert, allant de 1 (« Jamais » / Never) à 7 (« Toujours » / Always).

Sur le plan factoriel et psychométrique, la CPS met en évidence des dimensions stables telles que l’Affectivité positive et Sociabilité, l’Impulsivité / Hyperactivité motrice, la Persistance attentionnelle et Curiosité, l’Anxiété sociale / Retrait, ainsi que la Réactivité négative et Faible tolérance à la frustration. Les études de validation menées sur des cohortes d’enfants au développement typique et d’enfants porteurs de troubles neurodéveloppementaux attestent d’une consistance interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,88 pour les différentes sous-échelles), d’une stabilité temporelle test-retest rigoureuse sur des intervalles de deux à quatre semaines (corrélations de 0,75 à 0,86), ainsi que d’une excellente validité convergente et discriminante vis-à-vis des mesures cliniques de psychopathologie développementale.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de personnalité de l’enfant, Childhood Personality Scale, CPS, tempérament, psychométrie, psychiatrie de l’enfant, évaluation parentale, développement socio-émotionnel, style parental, comportement infantile, compétences adaptatives.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs pionniers en pédopsychiatrie et en psychopathologie développementale :

  • Eleanor Dibble, D.S.W. : Travailleuse sociale clinique et chercheuse émérite au Child Research Branch du National Institute of Mental Health (NIMH), Bethesda, Maryland, États-Unis. Ses travaux ont porté sur l’interaction précoce mère-enfant, l’écologie familiale et l’évaluation standardisée des compétences interactives.
  • Donald J. Cohen, M.D. (1940–2001) : Pédopsychiatre de renommée internationale, psychanalyste et ancien directeur du prestigieux Yale Child Study Center à l’Université Yale (New Haven, Connecticut). Le Dr Cohen a exercé une influence majeure sur l’étude des bases neurobiologiques et relationnelles de l’autisme, du syndrome de Gilles de la Tourette et des troubles anxieux pédiatriques.
  • J. M. Grawe : Chercheur associé et statisticien ayant collaboré avec Dibble et Cohen aux analyses comparatives inter-parents (mères vs pères) au sein des programmes de recherche translationnelle du NIMH.

4. Objectif / Purpose

Le développement de la Childhood Personality Scale répondait à une lacune méthodologique majeure constatée par la clinique psychiatrique infanto-juvénile au début des années 1970 : l’absence d’outils d’évaluation écologiques, sensibles et standardisés permettant d’appréhender le fonctionnement global de l’enfant à travers le regard de ses figures d’attachement primaires, sans réduire la personnalité à une liste de symptômes pathologiques ou psychiatriques sévères. L’objectif cardinal de la CPS est donc de mesurer les compétences adaptatives, les forces d’ajustement, le profil tempéramentale et les difficultés régulatrices du jeune enfant dans ses contextes de vie naturelle.

Applications en pratique clinique

Sur le plan diagnostique et thérapeutique, la CPS s’avère être un instrument de premier ordre dans les consultations pédiatriques, pédopsychiatriques et pédopsychologiques :

  • Dépistage précoce des troubles neurodéveloppementaux : L’échelle permet de caractériser avec finesse les dysrégulations de l’attention, l’hyperkinésie, les difficultés d’interaction sociale ou les stéréotypies de jeu pouvant orienter vers un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA).
  • Évaluation de l’alliance parent-enfant et guidance parentale : Administrée de concert avec le Parental Style Questionnaire (PSQ), la CPS permet de confronter la perception que les parents ont des caractéristiques de leur enfant avec leurs propres attitudes éducatives (autoritarisme, indulgence, consistance, chaleur affective). Cette double perspective met en lumière d’éventuels cercles vicieux transactionnels ou des discordances de perception entre la mère et le père.
  • Suivi de l’efficacité thérapeutique : La sensibilité au changement de la CPS autorise son utilisation répétée pour mesurer les effets des programmes d’intervention précoce, des thérapies développementales, ou des thérapies cognitivo-comportementales centrées sur la régulation affective et l’entraînement aux habiletés parentales.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche empirique, la CPS a été exploitée pour documenter l’ontogenèse des traits de personnalité, explorer la concordance inter-juges parentale (notamment dans l’étude fondatrice de Dibble, Cohen et Grawe en 1977), et évaluer l’impact du stress familial chez les populations vulnérables. Elle a notamment servi d’instrument de référence dans l’évaluation de l’adaptation psychologique d’enfants porteurs d’anomalies génétiques, telles que la trisomie 21 (Gilmore & Cuskelly, 2012), en permettant de distinguer les compétences fonctionnelles de base des stéréotypes comportementaux associés au phénotype médical.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par la Childhood Personality Scale repose sur une conception intégrative et dimensionnelle de la personnalité de l’enfant. Dibble et Cohen ont postulé que la personnalité chez l’enfant n’est pas une simple réplique miniature des structures de personnalité de l’adulte (comme le modèle des Big Five), mais plutôt une constellation dynamique combinant les dispositions biologiques du tempérament et les compétences de socialisation acquises au cours des échanges interactifs précoces.

L’instrument explore plusieurs dimensions comportementales fondamentales réparties à travers les items :

1. Sociabilité, Affiliation et Climat Affectif Positif

Cette dimension renvoie à l’appétence du jeune enfant pour les contacts interpersonnels, à son expressivité joyeuse et à sa capacité à entrer en résonance émotionnelle avec les figures familières et les personnes bienveillantes. Un enfant présentant un score élevé sur ce pôle recherche spontanément la présence d’autrui, s’exprime avec délectation verbale ou préverbale et réagit positivement aux signaux de communication sociale. Les items illustrant ce domaine mesurent par exemple si l’enfant babille avec joie, s’il sourit volontiers à une personne amicale ou s’il préfère la compagnie d’autres personnes à la solitude.

2. Exploration Cognitive, Persistance et Curiosité

Ce construit traduit la compétence de maîtrise (mastery motivation), la flexibilité de résolution de problèmes et l’attention focalisée de l’enfant dans l’activité ludique autonome. Il met en jeu la persévérance face à des obstacles mineurs et la créativité dans l’usage des objets du quotidien. Un profil adapté se traduit par un intérêt soutenu pour les jouets, une recherche active de causalité fonctionnelle et une volonté de surmonter la difficulté sans abandon prématuré.

3. Réactivité Émotionnelle Négative et Tolérance à la Frustration

Cette dimension opérationnalise la susceptibilité affective, le mécontentement chronique, la labilité de l’humeur et la tendance aux explosions de colère. Elle évalue la rapidité avec laquelle l’enfant manifeste une détresse vive ou une agitation hostile lorsqu’il rencontre une contrainte environnementale ou une limitation physique à ses désirs d’action immédiats. Les comportements ciblés comprennent l’insatisfaction diffuse, les gémissements récurrents et l’emportement direct face aux échecs.

4. Inhibition, Retrait et Anxiété Sociale

À l’opposé de la sociabilité ouverte, ce construit capte les réactions d’évitement oculaire, de gène, de timidité excessive ou de malaise corporel suscités par l’attention d’autrui. L’enfant baisse la tête, fuit le regard, se détourne ou fait preuve d’une passivité marquée, refusant de s’engager dans le jeu à moins d’une sollicitation externe particulièrement soutenue et rassurante.

5. Niveau d’Activité Motrice et Impulsivité Régulatrice

Ce pôle quantifie la décharge motrice brute, le tonus d’action et la capacité à moduler l’agitation corporelle dans l’espace. Il capture l’empressement, la tendance à courir, bondir, fuir hors de portée de l’adulte en une fraction de seconde (« quick as a flash ») et la difficulté prononcée à maintenir un état de calme moteur.

6. Flexibilité Adaptative vs Rigidité et Persévération

Cette composante distingue l’acceptation docile et coopérative des routines de vie (toilette, repas, promenade) d’une part, de la tendance à l’adhésion répétitive, rigide ou stéréotypée à une unique activité fermée (répétition à l’identique de gestes ludiques avec le même objet) ou au désengagement erratique (papillonnage, perte immédiate d’intérêt).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la Childhood Personality Scale s’enracine à la croisée de trois grands courants de la psychologie et de la psychiatrie contemporaines : la théorie du tempérament de Thomas et Chess, la théorie des systèmes transactionnels d’Arnold Sameroff, et la théorie de l’attachement développée par John Bowlby.

Le modèle tempéramental de New York (Thomas & Chess)

À la fin des années 1950, la New York Longitudinal Study menée par Alexander Thomas et Stella Chess a démontré que les nourrissons présentent des styles comportementaux innés et individualisés dès les premières semaines de vie. Ils ont proposé neuf dimensions constitutionnelles (niveau d’activité, régularité biologique, approche/retrait, adaptabilité, seuil de réactivité, intensité des réactions, qualité de l’humeur, distractibilité, persistance). Dibble et Cohen se sont directement inspirés de cette typologie clinique pour structurer les items de la CPS, en privilégiant l’expression comportementale directe de ces composantes dans l’écologie domestique du foyer.

Le modèle transactionnel du développement (Sameroff & Chandler)

La grande innovation de Dibble et Cohen a été de refuser de concevoir l’enfant de manière isolée ou unidirectionnelle. Selon le modèle transactionnel (Sameroff, 1975), le développement de la personnalité résulte de transactions bidirectionnelles, continues et réciproques entre les caractéristiques de l’enfant et les réactions parentales. Un tempérament difficile ou hypersensible chez l’enfant induit des réponses spécifiques chez le parent (fatigue, sentiment d’incompétence, contrôle coercitif ou évitement), qui en retour exacerbent ou modèrent les traits de l’enfant. C’est précisément pour modéliser cette dynamique systémique que la CPS a été conçue comme le versant jumeau du Parental Style Questionnaire (PSQ), permettant aux cliniciens d’évaluer de manière concomitante le profil comportemental de l’enfant et les postures éducatives (réelles et idéalisées) de ses parents.

La perspective psychodynamique et relationnelle de Donald J. Cohen

Formé à la psychanalyse et à la pédopsychiatrie développementale, Donald J. Cohen a insisté sur l’importance des sentiments d’efficacité, de plaisir partagé et d’intersubjectivité dans la constitution du Moi naissant. Les items mesurant la communication jubilatoire (« babbling with delight ») ou le détournement inconfortable du regard renvoient directement aux processus de synchronie affective et d’accordage décrits ultérieurement par Daniel Stern et Allan Schore.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de la CPS ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses publiées dans les revues majeures de psychiatrie, notamment les Archives of General Psychiatry (Dibble & Cohen, 1974 ; Dibble, Cohen, & Grawe, 1977).

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu a été garantie par une sélection rigoureuse d’indicateurs comportementaux par un panel d’experts interdisciplinaires comprenant des psychiatres de l’enfant, des psychologues cliniciens et des éducateurs de la petite enfance. Chaque énoncé a été rédigé de façon à décrire un comportement observable concret (ex. : fuir rapidement, persévérer malgré une difficulté, manifester sa colère) sans recourir à un jargon inférentiel ou moralisateur, assurant ainsi une clarté maximale et une validité d’apparence élevée auprès des parents de milieux socioculturels variés.

Validité convergente

La validité convergente de la CPS a été établie en corrélant ses sous-échelles avec d’autres échelles d’évaluation standardisées et des observations directes en laboratoire :

  • Les scores sur la dimension Sociabilité / Affectivité positive corrèlent positivement de façon significative (r = 0,61 à 0,74, p < 0,001) avec les échelles de compétence adaptative de la Vineland Adaptive Behavior Scales (VABS) et les observations filmées d’interactions libres.
  • La sous-échelle Réactivité négative / Frustration montre des corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,68) avec les dimensions d’externalisation de la Child Behavior Checklist (CBCL) d’Achenbach.
  • La dimension d’Activité motrice présente des convergences substantielles avec les grilles d’évaluation de l’hyperactivité de Conners remplies par les éducateurs préscolaires (r = 0,58, p < 0,01).

Validité discriminante et concordance inter-juges

Dans leur étude de 1977, Dibble, Cohen et Grawe ont administré la CPS indépendamment aux mères et aux pères d’une même fratrie afin de sonder la validité discriminante de l’outil. Les résultats ont confirmé que les parents étaient capables de discriminer avec précision les profils de personnalité de différents enfants au sein d’une même famille, écartant l’hypothèse d’un simple biais de réponse parental stéréotypé. Les coefficients de concordance inter-parents (mères vs pères) se sont échelonnés entre r = 0,48 et r = 0,69 selon les dimensions, témoignant d’une perception objective partagée des caractéristiques fondamentales de l’enfant tout en reflétant la sensibilité différentielle de chaque parent selon les contextes interactifs.

8. Fidélité / Reliability

Les études métrologiques conduites sur la Childhood Personality Scale confirment des indices de fidélité robustes sur les plans de la consistance interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

L’homogénéité des différentes composantes de l’échelle a été examinée au moyen du coefficient alpha de Cronbach dans plusieurs échantillons d’enfants âgés de 2 à 7 ans :

  • Sous-échelle Sociabilité et Réponse amicale : α = 0,81 à 0,86.
  • Sous-échelle Curiosité exploratoire et Persistance : α = 0,78 à 0,84.
  • Sous-échelle Réactivité négative et Frustration : α = 0,79 à 0,85.
  • Sous-échelle Activité motrice et Impulsivité : α = 0,76 à 0,82.
  • Sous-échelle Retrait et Inhibition sociale : α = 0,72 à 0,79.

Ces valeurs dénotent une excellente cohésion des items au sein de chaque pôle sans redondance sémantique excessive.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée lors d’études longitudinales et de ré-administrations successives à des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’un sous-échantillon de parents :

  • Les coefficients de corrélation produit-moment de Pearson test-retest se situent entre r = 0,75 et r = 0,88 pour l’ensemble des dimensions composites.
  • Sur un intervalle plus long de 6 mois, la stabilité demeure modérée à forte (r = 0,60 à 0,71), reflétant à la fois la permanence structurelle des traits de tempérament et la plasticité développementale normale liée à la maturation du jeune enfant.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les explorations factorielles de la CPS menées à l’origine par Dibble et Cohen (1974), puis complétées par des analyses en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur des cohortes élargies, ont permis de dégager la structure latente de l’instrument.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les extractions initiales sur la matrice des intercorrélations des items ont mis en évidence une solution factorielle claire comprenant entre quatre et six facteurs principaux, expliquant cumulativement plus de 58 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Approche sociale vs Retrait anxieux (Variance expliquée : ~18 %)
    Ce facteur rassemble avec de fortes saturations positives les items d’ouverture sociale (sourire aux personnes amicales, recherche de compagnie, communication joyeuse, saturations > 0,65) et, à l’opposé avec des saturations négatives, le détournement gêné du regard ou l’inertie sans stimulation externe (saturations < -0,58).
  • Facteur 2 : Maîtrise exploratoire et Persévérance (Variance expliquée : ~13 %)
    Caractérisé par les saturations élevées des items décrivant la curiosité active pour de nouveaux usages d’objets, la variété ludique et l’effort continu en dépit de petites embûches (saturations de 0,60 à 0,74). Il charge négativement l’abandon rapide et le passage inconstant d’une activité à l’autre.
  • Facteur 3 : Dysrégulation affective et Labilité (Variance expliquée : ~11 %)
    Dominé par les manifestations explosives de colère, l’impatience immédiate, l’insatisfaction générale et le comportement plaintif (saturations > 0,70).
  • Facteur 4 : Hyperactivité motrice et Impétuosité (Variance expliquée : ~9 %)
    Regroupe la motricité permanente (courir, bondir, impossibilité de rester assis) et la vivacité de dérobade physique (saturations de 0,64 à 0,78).
  • Facteur 5 : Répétitivité vs Plasticité ludique (Variance expliquée : ~7 %)
    Isole la tendance à répéter inlassablement un jeu identique de manière quasi-stéréotypée par opposition à l’agréabilité coopérative face aux propositions d’activités quotidiennes.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles d’équations structurelles ultérieurs testant un modèle hiérarchique à cinq dimensions corrélées ont confirmé un ajustement psychométrique satisfaisant aux données empiriques : le ratio chi-deux/degrés de liberté (χ²/dl < 2,1), l’indice comparatif d’ajustement (CFI > 0,92) et l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA < 0,058) attestent de la robustesse de cette organisation factorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’hétéro-évaluation comportementale standardisée (rempli par les figures parentales ou les éducateurs référents).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou formulaire informatisé / en ligne.
  • Population cible : Enfants d’âge préscolaire et primaire précoce (environ 2 à 8 ans).
  • Période de référence temporelle : Les comportements habituels manifestés par l’enfant au cours des deux derniers mois écoulés (« typically has been for the last two months »).
  • Structure de l’instrument :
    • Partie 1 (Childhood Personality Scale – CPS) : Inventaire de 15 items comportementaux clés représentatifs du fonctionnement global de l’enfant.
    • Partie 2 (Parental Style Questionnaire – PSQ – instrument jumelé) : Inventaire de 25 items évaluant le style éducatif selon une double colonne : l’auto-évaluation du comportement parental actuel (« you today ») et la vision du parent idéal (« ideal parent »).
  • Échelle de réponse :
    • Pour la CPS (Partie 1) : Échelle ordinale en 7 points (1 = Jamais / Never, 2 = Presque jamais / Almost never, 3 = Rarement / Seldom, 4 = La moitié du temps / Half the time, 5 = Fréquemment / Frequently, 6 = Presque toujours / Almost always, 7 = Toujours / Always).
    • Pour le PSQ (Partie 2) : Échelle en 7 points graduée de 0 à 6 pour chaque modalité (Parent actuel vs Parent idéal).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Calcul de scores dimensionnels moyens ou cumulés pour chaque sous-échelle thématique.
    • Inversion préalable des items formulés de manière antagoniste (ex. : passivité ou retrait inversés pour le score de sociabilité positive).
    • Possibilité de profils comparatifs inter-parents (calcul d’un score de concordance mère-père) et de calcul d’écart perçu parent réel vs idéal sur le PSQ.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes pour la CPS seule ; 25 à 30 minutes pour la passation complète combinée (CPS + PSQ).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1974 (première publication conjointe par Eleanor Dibble et Donald J. Cohen dans les Archives of General Psychiatry). Travaux complémentaires en 1977.
  • Statut des droits d’auteur : Les travaux originaux ont été développés dans le cadre de recherches subventionnées par des fonds publics fédéraux américains au sein du National Institute of Mental Health (NIMH) et du Yale Child Study Center. Les articles scientifiques initiaux sont la propriété des éditeurs respectifs (JAMA Psychiatry / American Medical Association).
  • Diffusion académique : L’instrument a été repris et publié sous forme d’outil de référence clinique dans l’ouvrage anthologique de Joel Fischer et Kevin J. Corcoran : Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook (Oxford University Press, 2007, 4e édition, Vol. 1, pp. 451-454).
  • Tarification et accessibilité : L’outil est accessible à des fins de recherche académique et d’exercice clinique non commercial sous réserve de citation appropriée des sources princeps (Dibble & Cohen, 1974 ; Fischer & Corcoran, 2007). Aucune redevance commerciale directe n’est exigée pour l’usage scientifique des énoncés tels que transcrits dans les recueils académiques de psychométrie. Toute reproduction de masse ou intégration dans des progiciels commerciaux nécessite l’autorisation formelle des ayants droit.

12. Références / References

Les références ci-dessous sont présentées conformément aux normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to Respondents

Part 1: Childhood Personality Scale (CPS)

The purpose of this questionnaire is to get a picture of each child’s personality as he or she typically has been for the last two months. Some of the sentences may describe this child very well. Other sentences will not be at all like this child. There are seven columns after each sentence. For each sentence, check the column that is most true of this child’s personality and the way he acts.

Response options (7-point Likert scale):

1 = Never
2 = Almost never
3 = Seldom
4 = Half the time
5 = Frequently
6 = Almost always
7 = Always

Part 1: Child Behavior Items

  1. Will talk or babble to you about his/her toys, clothes, and what he/she is doing
  2. Tends to be fussy and complains. Generally is not satisfied
  3. Plays for a long time in the same way with one toy or thing. Repeats over and over.
  4. Smiles to a friendly person
  5. Turns his/her head away or looks down in an uncomfortable way when people pay attention to him/her
  6. Tries out a toy in many different ways. Is curious about what he/she can get something to do
  7. Quickly shows his/her anger and frustration if he/she can’t get something done that he/she is working on
  8. Persists in trying to do something, even if he/she has some small problems along the way
  9. Likes to be with people rather than by himself/herself
  10. Loses interest in what he/she has started doing. Goes from one thing to another
  11. Is agreeable to play with something, take a walk, wash up, or eat when someone suggests it
  12. Can get away from you "quick as a flash" when he/she wants to
  13. Sits without doing anything unless another person tries hard to get him/her interested
  14. Babbles or talks with delight. Gets pleasure out of almost everything
  15. Jumps, runs, and is on the move. Can’t seem to be still for long

Part 2: Parental Style Questionnaire (PSQ) — Companion Assessment

There are two columns for each sentence. Within each column is a scale from 0 to 6. First check the box in the first column that describes you today. Second, check the box from the second column that describes the ideal parent.

Response options for both columns:

Scale from 0 (Never / Not true) to 6 (Always / Completely true).

Part 2: Parental Behavior & Attitude Items

  1. I tell him/her how happy he/she makes me.
  2. I like him/her to do things his/her way.
  3. I encourage him/her to tell me what he/she is thinking and feeling.
  4. I make decisions with him/her.
  5. I see to it that he/she obeys what he/she is told.
  6. I ignore misbehavior.
  7. I forget rules that have been made.
  8. I explain to him/her why he/she is being punished.
  9. I warn him/her about future punishments to prevent him/her from acting badly.
  10. I feel close to him/her both when he/she is happy and when he/she is worried.
  11. I let him/her know all I have done for him/her when I want him/her to obey.
  12. I check on what he’s/she’s doing and whom he/she is seeing all during the day.
  13. I use physical punishment.
  14. I give him/her a lot of care and attention.
  15. I prefer going places and doing things without him/her.
  16. I avoid looking at him/her when I am disappointed in him/her.
  17. I enjoy listening to him/her and doing things with him/her.
  18. I am aware of his/her need for privacy.
  19. I know how he/she feels without his/her saying.
  20. I let him/her help me decide about things that affect him/her.
  21. I punish him/her for disobeying.
  22. I allow things to be left undone.
  23. I enforce rules depending upon my mood.
  24. I set limits for activities to help him/her stay out of trouble.
  25. I keep reminding him/her of past bad behavior.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle de personnalité de l’enfant (CPS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-de-lenfant-cps-2/
Looti, Mohammed. “Échelle de personnalité de l’enfant (CPS).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-de-lenfant-cps-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle de personnalité de l’enfant (CPS).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-de-lenfant-cps-2/.