Échelle de Personnalité Altruiste

Découvrez l’Échelle de Personnalité Altruiste (APS) de Rushton et al. (1981) : analyse psychométrique complète, cadre théorique, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Personnalité Altruiste (Self-Report Altruism Scale ou Altruistic Personality Scale, APS), élaborée par J. Philippe Rushton, Roland D. Chrisjohn et G. Cynthia Fekken en 1981, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers conçus pour évaluer les différences individuelles stables dans la propension aux comportements prosociaux. Composée de 20 items auto-rapportés, l’échelle mesure la fréquence à laquelle un individu s’engage dans divers actes altruistes concrets, orientés principalement vers des inconnus dans des contextes de vie quotidienne. Les participants évaluent chaque comportement à l’aide d’une échelle de fréquence en cinq points, allant de Never (1) à Very Often (5).

Conçue pour dépasser le débat classique opposant situationnisme et psychologie dispositionnelle des traits, l’APS applique le principe d’agrégation comportementale de Seymour Epstein afin de démontrer l’existence d’une structure sous-jacente cohérente de la personnalité altruiste. L’instrument est unifactoriel dans sa conceptualisation de référence, produisant un score continu global d’altruisme. Ses qualités psychométriques sont solidement documentées : les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,78 et 0,89 selon les populations, tandis que la fidélité test-retest atteint des niveaux élevés (r = 0,84 à 0,89). La validité de construit est étayée par des corrélations significatives avec les évaluations par les pairs, les mesures d’empathie dispositionnelle et les comportements d’aide réels observés en milieu écologique et de laboratoire.

2. Mots-clés / Keywords

personnalité altruiste, comportement prosocial, psychométrie, échelle de Rushton, évaluation comportementale, don de soi, bénévolat, empathie, agrégation comportementale, validité factorielle

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de Personnalité Altruiste a été créée et validée par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Université de Western Ontario (London, Ontario, Canada) :

  • J. Philippe Rushton, Ph.D., D.Sc. (1943–2012) : Professeur titulaire au département de psychologie de l’Université de Western Ontario. Ses premiers travaux universitaires portaient principalement sur le développement moral de l’enfant, l’apprentissage social et la psychologie des conduites prosociales.
  • Roland D. Chrisjohn, Ph.D. : Chercheur associé à l’Université de Western Ontario au moment du développement de l’échelle, ayant ultérieurement enseigné les études autochtones et la psychologie sociale à l’Université St. Thomas (Nouveau-Brunswick, Canada).
  • G. Cynthia Fekken, Ph.D. : Professeure émérite au département de psychologie de l’Université Queen’s (Kingston, Ontario, Canada), spécialiste reconnue de l’évaluation de la personnalité et de la méthodologie psychométrique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de Personnalité Altruiste est de fournir une mesure quantitative, standardisée et valide de la disposition individuelle à accomplir des actes prosociaux spontanés et désintéressés. À la fin des années 1970, la psychologie sociale était profondément influencée par le paradigme situationniste incarné par Walter Mischel ainsi que par les célèbres expériences sur l’effet du témoin menées par John Darley et Bibb Latané. Ce courant postulait que les comportements d’aide étaient presque exclusivement régis par les pressions et caractéristiques de la situation immédiate (par exemple, le nombre de spectateurs, l’ambiguïté de l’urgence ou le coût perçu de l’intervention), remettant en cause l’existence même d’une « personnalité altruiste » stable dans le temps et à travers les contextes.

Rushton et ses collègues ont conçu l’APS pour réfuter empiriquement cette conclusion restrictive. En s’appuyant sur le principe théorique selon lequel un trait de personnalité ne peut être mesuré de manière fiable par un acte unique mais émerge clairement lorsque de multiples occurrences comportementales sont agrégées, l’APS quantifie l’historique d’engagement altruiste d’un individu. L’échelle interroge la récurrence de comportements diversifiés, allant de gestes de courtoisie civique (tenir la porte d’un ascenseur, céder sa place) à des actes impliquant un investissement financier, temporel ou physique plus substantiel (donner son sang, aider à pousser une voiture en panne, faire du bénévolat).

Dans la recherche contemporaine, l’APS est largement mobilisée pour étudier les antécédents psychologiques du bénévolat, les déterminants des dons philanthropiques et de sang, ainsi que les corrélats neurobiologiques de la générosité. Sur le plan appliqué, bien qu’elle ne constitue pas un instrument de diagnostic clinique, elle est utilisée en psychologie organisationnelle et dans le secteur non lucratif pour analyser les profils motivationnels des candidats à des missions d’assistance humanitaire ou d’engagement communautaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’APS est la disposition altruiste comportementale. Dans le cadre de cette échelle, l’altruisme est opérationnalisé comme un ensemble de conduites prosociales délibérées, accomplies au bénéfice d’autrui (principalement des étrangers ou de simples connaissances), sans attente de rétribution matérielle immédiate ni de réciprocité contractuelle.

Bien que l’instrument produise un score global unifactoriel, les 20 items couvrent un éventail de manifestations comportementales réparties à travers plusieurs domaines de la vie sociale :

  • Assistance physique et situationnelle d’urgence : Ces items ciblent l’intervention directe face à une détresse physique ou logistique d’un inconnu. Les exemples typiques incluent le fait d’aider à pousser un véhicule en panne (Item 1), d’aider une personne âgée ou handicapée à traverser la chaussée (Item 18), ou de porter les bagages et paquets lourds d’un passant (Item 9). Ces comportements requièrent un effort moteur et une rupture immédiate avec la trajectoire personnelle de l’individu.
  • Générosité financière et matérielle : Cette dimension concerne l’attribution de ressources personnelles (argent, biens, objets). Elle comprend le don d’argent à des organisations caritatives (Item 4), le don direct à un inconnu dans le besoin (Item 5), le don de vêtements ou d’objets (Item 6), ainsi que le prêt spontané d’objets de valeur à un voisin peu connu (Item 14).
  • Engagement prosocial institutionnel et civique : Ce domaine reflète un dévouement qui s’inscrit dans des structures formalisées, caractérisé par des coûts temporels ou biologiques significatifs. Les items emblématiques sont le don de sang (Item 8), la réalisation d’activités bénévoles pour des œuvres de bienfaisance (Item 7) et l’achat délibéré de cartes de vœux caritatives (Item 15).
  • Courtoisie interpersonnelle et micro-sacrifices quotidiens : Ces items évaluent les comportements de civilité où l’individu renonce à un avantage mineur pour faciliter la vie d’autrui dans l’espace public. Les comportements mesurés incluent le fait de retenir la porte d’un ascenseur (Item 10), de céder sa place dans une file d’attente (Item 11), d’offrir sa place assise dans les transports en commun (Item 19) ou d’indiquer son chemin à un inconnu (Item 2).
  • Intégrité morale et soutien interpersonnel spontané : L’échelle intègre également des conduites de justice distributive et de soutien bénévole de proximité, telles que signaler une erreur de caisse en sa faveur (Item 13), aider un camarade de classe en difficulté pédagogique (Item 16) ou garder sans rémunération les enfants ou animaux d’un voisin (Item 17).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Échelle de Personnalité Altruiste s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs : la théorie des traits agrégés, la théorie de l’apprentissage social et les perspectives évolutionnistes de la prosocialité.

Le socle méthodologique et conceptuel repose principalement sur le principe d’agrégation formulé par Seymour Epstein (1979). Epstein a démontré que si un comportement isolé présente une faible consistance situationnelle en raison de la variance d’erreur et des spécificités environnementales, la sommation d’une multitude d’actes à travers le temps et les contextes annule les fluctuations situationnelles aléatoires, révélant la variance stable attribuable au trait de personnalité sous-jacent. Rushton, Chrisjohn et Fekken ont appliqué cette logique à l’altruisme en postulant qu’un individu doté d’un trait altruiste élevé manifestera une fréquence globale supérieure de conduites d’aide cumulées, même si l’on ne peut prédire avec certitude sa réaction face à un événement unique et isolé.

Sur le plan développemental, l’échelle s’inspire de la théorie de l’apprentissage social-cognitif d’Albert Bandura et des travaux de Martin Hoffman sur l’empathie. Les auteurs postulent que la personnalité altruiste émerge d’un historique de renforcements sociaux, d’intériorisation de normes morales universelles de réciprocité et de responsabilité sociale, ainsi que d’une capacité affective à ressentir de la détresse vicariante et de la compassion face à la souffrance d’autrui.

Enfin, le cadre intègre les débats issus de la sociobiologie et de la psychologie évolutionniste (W. D. Hamilton, 1964 ; Robert Trivers, 1971). Alors que les modèles évolutionnistes classiques expliquent l’altruisme par la sélection de parentèle ou l’altruisme réciproque entre familiers, l’APS cible délibérément des conduites dirigées vers des inconnus. Ce choix méthodologique permet de tester l’existence d’une disposition humaine généralisée à la bienveillance, découplée des bénéfices directs de réputation ou de proximité génétique.

7. Validité / Validity

La validité de l’Échelle de Personnalité Altruiste a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques depuis sa parution initiale en 1981 :

  • Validité de construit et convergence inter-évaluateurs : Dans l’étude princeps menée auprès de plusieurs échantillons d’étudiants universitaires, Rushton et ses collègues ont confronté les auto-évaluations à l’APS avec des hétéro-évaluations fournies par des pairs (camarades de chambre, amis proches). Les corrélations entre le score auto-rapporté à l’APS et le score d’altruisme attribué par les pairs atteignent des valeurs statistiquement significatives oscillant entre r = 0,35 et r = 0,56 (p < 0,001). Ce niveau de convergence externe apporte une démonstration robuste que l’instrument ne mesure pas une simple image de soi idéalisée mais une réalité comportementale observable par l’entourage.
  • Validité convergente : L’APS montre des associations positives substantielles avec d’autres construits psychologiques théoriquement proches. Elle corrèle positivement avec l’Échelle de Responsabilité Sociale de Berkowitz et Lutterman (r ≈ 0,36 à 0,44), avec les indices de développement moral fondés sur le modèle de Kohlberg mesurés par le Defining Issues Test (DIT) de Rest (r ≈ 0,25 à 0,35), ainsi qu’avec les composantes de prise de perspective et d’intérêt empathique de l’Interpersonal Reactivity Index (IRI) de Mark Davis.
  • Validité prédictive et critères comportementaux : La validité écologique de l’instrument a été établie par sa capacité à prédire des comportements réels observés en situation expérimentale. Les individus ayant des scores élevés à l’APS sont significativement plus enclins à signer des engagements pour le don d’organes, à s’inscrire sur les registres de don de sang, à donner une partie de leur rémunération de recherche à une cause caritative en laboratoire, et à s’engager activement dans des actions bénévoles réelles au cours des mois suivant la passation.
  • Validité discriminante et contrôle de la désirabilité sociale : Une préoccupation centrale lors de l’évaluation de conduites socialement valorisées est le biais d’approbation. Rushton et al. ont examiné la corrélation entre l’APS et l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne. Les corrélations observées sont restées très faibles à modérées (généralement comprises entre r = 0,09 et r = 0,21), démontrant que la variance capturée par l’APS reflète prioritairement des comportements effectifs plutôt qu’une tendance systématique à la conformité aux attentes d’autrui.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de Personnalité Altruiste a été établie avec rigueur à travers plusieurs critères métrologiques :

  • Cohérence interne : Dans l’article original de 1981, Rushton et ses collaborateurs ont évalué la consistance interne sur cinq échantillons distincts totalisant plusieurs centaines de participants. Le coefficient alpha de Cronbach obtenu variait entre 0,78 et 0,87. Les réplications ultérieures menées dans divers pays et contextes culturels (par exemple par Chou en 1996 sur des échantillons asiatiques, ou par Khanna et al. en 1993) confirment cette robustesse avec des valeurs d’alpha s’échelonnant habituellement de 0,80 à 0,89, témoignant d’une excellente homogénéité du corpus d’items.
  • Fidélité test-retest (stabilité temporelle) : L’APS démontre une stabilité temporelle remarquable, indispensable pour attester de la nature dispositionnelle du construit. Les corrélations test-retest rapportées sur des intervalles de plusieurs semaines à plusieurs mois se situent entre r = 0,84 et r = 0,89, indiquant que les scores individuels demeurent particulièrement stables dans le temps en l’absence d’interventions ciblées.
  • Fidélité par bissection (Split-half) : Les analyses par division de l’échelle en deux moitiés équivalentes (corrigées par la formule de Spearman-Brown) ont rapporté des coefficients de fidélité compris entre 0,80 et 0,86 dans les échantillons initiaux de validation.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans l’étude princeps de Rushton, Chrisjohn et Fekken (1981), les 20 items de l’échelle ont été soumis à une analyse factorielle exploratoire en composantes principales. Les résultats ont révélé l’existence d’un facteur général prédominant rendant compte de la plus grande proportion de la variance commune (environ 25 à 30 % de la variance totale, un pourcentage typique pour des échelles agrégeant des comportements discrets hautement diversifiés). Tous les items présentaient des saturations factorielles positives sur ce premier facteur non tourné, la grande majorité se situant entre 0,35 et 0,65.

Bien que certains auteurs aient occasionnellement exploré des solutions multifactorielles (extrayant par exemple deux à quatre sous-facteurs tels que l’« aide financière/caritative », l’« assistance physique directe » et la « courtoisie quotidienne »), les analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines soutiennent la primauté du modèle unifactoriel de second ordre. Les saturations des items les plus robustes concernent systématiquement les comportements d’assistance physique directe envers un étranger (Items 1, 9 et 18) et les dons matériels ou sanguins (Items 6 et 8).

L’unidimensionnalité fonctionnelle de l’échelle confirme le postulat théorique initial de Rushton : malgré la variété apparente des domaines d’action, les individus manifestent une tendance sous-jacente unifiée qui module la probabilité d’agir pour le bien d’autrui dans des situations hétérogènes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Altruistic Personality Scale (APS) / Self-Report Altruism Scale (SRA)
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (auto-rapport comportemental rétrospectif)
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée ou en ligne
  • Nombre d’items : 20 items
  • Modalités de réponse : Échelle de fréquence de type Likert en 5 points :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Once (Une fois)
    • 3 = More than once (Plus d’une fois)
    • 4 = Often (Souvent)
    • 5 = Very Often (Très souvent)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 1 à 5 points.
    • Il n’y a aucun item inversé (tous les items sont orientés positivement dans le sens de l’altruisme).
    • Le score global s’obtient en sommant l’ensemble des 20 réponses, produisant un score total continu compris entre 20 et 100 points (ou par calcul de la moyenne des 20 items, comprise entre 1,00 et 5,00).
    • Un score plus élevé indique une fréquence supérieure d’actes prosociaux et une personnalité plus altruiste.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes
  • Population cible : Adolescents et adultes (dès 16 ans)

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1981
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public académique. L’article original de 1981 a publié l’intégralité des 20 items dans la revue Personality and Individual Differences afin de permettre leur réutilisation libre et sans restriction par la communauté scientifique.
  • Tarifs et redevances : L’utilisation de l’Échelle de Personnalité Altruiste est totalement gratuite pour les travaux de recherche universitaire, l’enseignement et les contextes cliniques non commerciaux. Aucune licence payante n’est exigée.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant administrer l’instrument doivent citer la publication de référence originale de Rushton, Chrisjohn et Fekken (1981). Pour les applications commerciales à grande échelle ou les adaptations logicielles privées, la consultation des ayant-droits de la succession de l’auteur et de l’éditeur Elsevier peut être requise.

12. Références / References

  • Chou, K. L. (1996). The Rushton, Chrisjohn and Fekken Self-Report Altruism Scale: A study of reliability and validity in Hong Kong. Personality and Individual Differences, 20(4), 521–523. https://doi.org/10.1016/0191-8869(95)00196-4
  • Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
  • Epstein, S. (1979). The stability of behavior: I. On predicting most of the people much of the time. Journal of Personality and Social Psychology, 37(7), 1097–1126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.37.7.1097
  • Khanna, R., Singh, P., & Rushton, J. P. (1993). Development of the Hindi version of the Self-Report Altruism Scale. Indian Journal of Psychometry and Education, 24, 79–86.
  • Mischel, W. (1968). Personality and assessment. John Wiley & Sons.
  • Rushton, J. P., Chrisjohn, R. D., & Fekken, G. C. (1981). The altruistic personality and the self-report altruism scale. Personality and Individual Differences, 2(4), 293–302. https://doi.org/10.1016/0191-8869(81)90084-2

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

) I have helped push a stranger's car that was broken down or out of gas.
2

) I have given directions to a stranger.
3

) I have made change for a stranger.
4

) I have given money to a ch‎arity.
5

) I have given money to a stranger who needed it (or asked me for it).
6

) I have donated goods or clothes to a ch‎arity.
7

) I have done volunteer work for a ch‎arity.
8

) I have donated blood.
9

) I have helped carry a stranger's belongings (books‚ parcels‚ etc).
10

) I have delayed an elevator and held the door open for a stranger.
11

) I have allowed someone to go ahead of me in a lineup (in the supermarket‚ at a copy machine‚ at a fast-food restaurant).
12

) I have given a stranger a lift in my car.
13

) l have pointed out a clerk's error (in a bank‚ at the supermarket) in underch‎arging me for an item.
14

) I have let a neighbor whom I didn't know too well borrow an item of some value to me (eg‚ a dish‚ tools‚ etc).
15

) I have bought 'ch‎arity' holiday cards deliberately because I knew it was a good cause.
16

) I have helped a classmate who I did not know that well with an assignment when my knowledge was greater than his or hers.
17

) I have‚ before being asked‚ voluntarily looked after a neighbor's pets or children without being paid for it.
18

) I have offered to help a handicapped or elderly stranger across a street.
19

) I have offered my seat on a bus or train to a stranger who was standing.
20

) I have helped an acquaintance to move households.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle de Personnalité Altruiste. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-altruiste/
Looti, Mohammed. “Échelle de Personnalité Altruiste.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-altruiste/.
Looti, Mohammed. “Échelle de Personnalité Altruiste.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-personnalite-altruiste/.