Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (APS-R)

L’Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (APS-R) est un questionnaire psychométrique mesurant le perfectionnisme adaptatif et inadapté à travers trois dimensions : Normes élevées, Ordre et Écart perçu.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (Almost Perfect Scale-Revised, ou APS-R ; Slaney et al., 1996, 2001) constitue l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus rigoureux et largement exploités dans l’étude multidimensionnelle du perfectionnisme contemporain. Élaborée initialement pour combler les lacunes des échelles unidimensionnelles ou exclusivement pathologisantes, l’APS-R permet d’opérationnaliser la distinction fondamentale entre les aspects adaptatifs (sains ou orientés vers la maîtrise) et les aspects inadaptés (dysfonctionnels ou névrotiques) de cette disposition de la personnalité.

L’instrument se compose de 23 items mesurés sur une échelle de Likert continue en 6 points, allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 6 (« fortement en accord »). L’analyse structurale a confirmé l’émergence de trois dimensions factorielles robustes et stables :

  • Normes élevées (High Standards, 7 items) : quantifie l’exigence personnelle, la fixation d’objectifs ambitieux et la poursuite continue de l’excellence ;
  • Ordre (Order, 4 items) : évalue la préférence individuelle pour l’organisation, la propreté, la structuration de l’environnement et la discipline quotidienne ;
  • Écart perçu (Discrepancy, 12 items) : appréhende l’incongruence chronique ressentie par l’individu entre les normes élevées qu’il s’impose et son niveau réel ou perçu de performance, mesurant ainsi l’autocritique et la détresse psychologique.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’APS-R démontre une cohérence interne exceptionnelle (les coefficients alpha de Cronbach oscillent généralement entre 0,85 et 0,88 pour les Normes élevées, 0,82 et 0,86 pour l’Ordre, et 0,90 à 0,94 pour l’Écart perçu), ainsi qu’une remarquable stabilité temporelle à court et moyen termes. Sur le plan typologique, le croisement des scores de Normes élevées et d’Écart perçu permet de catégoriser empiriquement les sujets en trois profils bien différenciés : les perfectionnistes adaptatifs (scores élevés en normes et faibles en écart), les perfectionnistes inadaptés (scores élevés en normes et élevés en écart) et les non-perfectionnistes (scores faibles en normes). L’échelle a fait l’objet de multiples validations transculturelles, confirmant sa validité conceptuelle, prédictive, convergente et discriminante dans une diversité de contextes cliniques, universitaires et organisationnels.

2. Mots-clés

Perfectionnisme, psychométrie, évaluation psychologique, Almost Perfect Scale-Revised, APS-R, normes personnelles, écart perçu, détresse psychologique, santé mentale, analyse factorielle, psychologie de la personnalité, vulnérabilité cognitive.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue, théorisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie du conseil et de la personnalité, sous la direction du Professeur Robert B. Slaney :

  • Robert B. Slaney, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie du conseil et de psychiatrie appliquée, The Pennsylvania State University (Penn State), University Park, États-Unis. Spécialiste mondialement reconnu de la psychologie vocationnelle et de la nature multidimensionnelle du perfectionnisme.
  • Michael Mobley, Ph.D. : Professeur et chercheur affilié à Penn State University et à la Rutgers University, spécialiste des approches interculturelles et de la validité psychométrique au sein de populations diversifiées.
  • Joseph A. Trippi, Ph.D. : Chercheur et clinicien ayant contribué activement aux études de terrain et à la validation empirique initiale de l’instrument.
  • Jeffrey S. Ashby, Ph.D., ABPP : Professeur au Department of Counseling and Psychological Services à la Georgia State University, Atlanta, GA, expert reconnu de l’évaluation du perfectionnisme clinique et de la régulation émotionnelle.
  • Dawn G. Johnson, Ph.D. : Chercheuse et clinicienne, co-auteure des premières conceptualisations de l’Almost Perfect Scale (1992, 1996).
  • Kenneth G. Rice, Ph.D. : Professeur distingué à la Georgia State University, collaborateur régulier ayant co-dirigé les publications majeures de révision (2001, 2002) et développé la forme courte validée (SAPS, 2014).

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’APS-R est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement fondée qui transcende la dichotomie réductrice assimilant systématiquement le perfectionnisme à une pathologie pure. Historiquement, les premiers cliniciens – notamment Sigmund Freud, Karen Horney et David Burns – ont décrit le perfectionnisme comme un schéma cognitif rigide, névrotique et générateur de souffrance psychologique. Toutefois, cette approche négligeait les observations cliniques et empiriques montrant que de nombreux individus hautement performants adoptent des critères d’exigence rigoureux tout en maintenant une excellente régulation affective et une haute estime de soi.

L’APS-R a été conçue pour capturer simultanément :

  • La propension constructive à viser l’excellence et la discipline personnelle, vecteurs de réussite académique et professionnelle ;
  • Le sentiment invalidant de n’être « jamais assez bien », caractérisé par une divergence chronique entre les idéaux auto-imposés et l’auto-évaluation du comportement réalisé.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’APS-R permet aux chercheurs de dissocier les effets respectifs de la motivation d’accomplissement et de la vulnérabilité cognitive face à l’échec. Elle est largement mobilisée pour étudier les liens entre la personnalité et des construits tels que l’anxiété de performance, l’épuisement professionnel (burnout), les troubles des conduites alimentaires, la dépression majeure et la procrastination académique.

Dans la pratique clinique, l’APS-R offre un cadre diagnostique et thérapeutique précieux. Elle permet au clinicien d’identifier avec précision si les difficultés présentées par un patient résultent d’un niveau d’exigence intrinsèquement dysfonctionnel ou, ce qui est bien plus fréquent, d’un niveau massif d’« écart perçu » (Discrepancy). Cette distinction affine considérablement l’orientation des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Plutôt que de tenter de convaincre un patient d’abandonner ses idéaux de réussite – tentative souvent vécue comme menaçante ou dévalorisante –, le thérapeute focalise l’intervention sur la réduction de l’autocritique, la flexibilisation du jugement de performance et l’acceptation inconditionnelle de soi.

5. Construit psychologique

Le perfectionnisme, tel qu’opérationnalisé par l’APS-R, est un concept multidimensionnel articulé autour de trois composantes fondamentales : les Normes élevées (High Standards), l’Ordre (Order) et l’Écart perçu (Discrepancy).

Normes élevées (High Standards)

Cette dimension comprend 7 items (par exemple, « I have high standards for my performance at work or at school », « I expect the best from myself »). Elle reflète le degré auquel un individu établit des exigences de performance élevées pour lui-même et valorise la recherche constante de l’excellence. Cette composante n’est pas pathologique en soi ; elle incarne la facette adaptative, souvent corrélée positivement à la motivation intrinsèque, à l’auto-efficacité, à l’orientation vers la tâche et à l’accomplissement réel.

Ordre (Order)

Composée de 4 items (comme « I am an orderly person » ou « Neatness is important to me »), cette sous-échelle mesure la tendance à privilégier la méthode, la propreté, la structuration temporelle et matérielle ainsi que la discipline. Bien que l’ordre constitue un trait historiquement associé au tempérament perfectionniste (notamment dans les conceptualisations de Hamachek ou de Frost), les analyses factorielles et typologiques montrent que cette dimension opère de manière semi-indépendante vis-à-vis des composantes motivationnelles et affectives de l’échelle. Par conséquent, l’Ordre n’est généralement pas utilisé dans la classification des profils de perfectionnisme adaptatif versus inadapté, mais conserve une utilité descriptive précieuse dans l’évaluation de la régulation de l’environnement de travail.

Écart perçu (Discrepancy)

Constituée de 12 items (par exemple, « Doing my best never seems to be enough », « My performance rarely measures up to my standards », « I am never satisfied with my accomplishments »), cette dimension constitue le véritable noyau pathogène ou dysfonctionnel du perfectionnisme. Elle capture la perception d’une incapacité chronique et systématique à satisfaire ses propres critères d’exigence. L’écart ne mesure pas une incompétence objective, mais plutôt un biais cognitif interprétatif récurrent : même en cas de succès retentissant selon des normes objectives, l’individu fait l’expérience d’un déficit d’accomplissement, d’un sentiment d’incomplétude et d’une dévalorisation personnelle. C’est cette dimension qui corrèle de manière massive avec les indices de psychopathologie, tels que la détresse psychologique, l’anhédonie, l’anxiété sociale et les idées suicidaires.

Typologie triadique des profils

Par l’entremise d’analyses en grappes (cluster analysis) ou d’analyses de profils latents s’appuyant sur les sous-échelles Normes élevées et Écart perçu, Slaney et al. (2002) ont formalisé une typologie en trois groupes distincts :

  1. Perfectionnistes adaptatifs : scores très élevés en Normes élevées couplés à des scores faibles à modérés en Écart perçu. Ces sujets tirent satisfaction de leurs accomplissements, acceptent leurs limites avec bienveillance et possèdent une forte résilience ;
  2. Perfectionnistes inadaptés : scores très élevés en Normes élevées accompagnés de scores extrêmement élevés en Écart perçu. Ces individus vivent dans une anxiété permanente de l’échec, caractérisée par une autocritique sévère et une vulnérabilité accrue à la dépression ;
  3. Non-perfectionnistes : scores faibles à moyens sur la dimension Normes élevées, quelle que soit leur note sur l’Écart perçu, témoignant d’une absence d’investissement prépondérant dans l’idéal de perfection.

6. Cadre théorique

L’APS-R s’inscrit au carrefour de la psychologie cognitive, des théories du soi et des modèles de la personnalité contemporains. Son cadre conceptuel trouve ses origines historiques dans les propositions de Don E. Hamachek (1978), qui fut le premier à introduire formellement la distinction entre le perfectionnisme normal (ou sain) et le perfectionnisme névrotique :

Hamachek postulait que les perfectionnistes normaux ressentent un plaisir profond dans la poursuite de tâches exigeantes et s’autorisent une marge d’erreur sans dégradation de leur valeur personnelle, alors que les perfectionnistes névrotiques agissent sous la contrainte d’une peur panique de l’échec, motivés par le sentiment que leur acceptation par autrui dépend strictement d’une réalisation sans faille.

Ce modèle théorique dialogue également de manière étroite avec la théorie des discordances de soi (Self-Discrepancy Theory) formulée par E. Tory Higgins (1987). Selon Higgins, la détresse affective découle des décalages perçus entre les différentes représentations de soi :

  • Le Soi réel (l’évaluation concrète de nos attributs actuels) ;
  • Le Soi idéal (nos espoirs, aspirations et désirs d’excellence) ;
  • Le Soi impératif (les devoirs, obligations et règles morales intériorisées).

Dans l’APS-R, la sous-échelle d’Écart perçu opérationnalise précisément la confrontation permanente et conflictuelle entre le Soi réel et le Soi idéal. Lorsque l’individu perçoit un gouffre infranchissable entre sa performance réelle et ses idéaux inatteignables, il éprouve des affects marqués par la déception, la culpabilité et le découragement, menant potentiellement à l’épuisement psychique.

Enfin, l’APS-R s’articule aux modèles multidimensionnels rivaux de Frost et al. (1990 ; Multidimensional Perfectionism Scale, MPS) et de Hewitt et Flett (1991). Alors que Hewitt et Flett ont mis l’accent sur les cibles relationnelles du perfectionnisme (orienté vers soi, orienté vers autrui, prescrit socialement), Slaney et son équipe ont privilégié une approche structurale intra-individuelle directement ancrée dans l’expérience subjective de l’adéquation personnelle. L’APS-R postule ainsi que le perfectionnisme devient destructeur non pas par l’ampleur de ses ambitions, mais par la distorsion cognitive qui interdit à l’individu de considérer tout travail accompli comme satisfaisant.

7. Validité

La validité psychométrique de l’APS-R a fait l’objet de vérifications approfondies au sein de populations diversifiées (étudiants universitaires, sportifs d’élite, professionnels, échantillons cliniques) et transculturelles (notamment aux États-Unis, en Chine, en Corée du Sud, au Canada et en Europe francophone).

Validité de construit et validité factorielle

La structure tripartite (Normes, Ordre, Écart) a été corroborée à maintes reprises au moyen de modélisations en équations structurelles et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les indices d’ajustement globaux satisfont rigoureusement les seuils conventionnels dans la vaste majorité des études : $chi^2/dl < 3,0$, Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,92$, Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,91$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0,06$.

Validité convergente

Les études corrélatives apportent des preuves substantielles de validité convergente :

  • La sous-échelle Normes élevées présente des corrélations positives fortes ($r = 0,55$ à $0,70$) avec l’échelle de Perfectionnisme orienté vers soi (Self-Oriented Perfectionism) de Hewitt et Flett, ainsi qu’avec les Normes personnelles (Personal Standards) de Frost et al. Elle corrèle positivement avec l’auto-efficacité générale, l’engagement scolaire et les stratégies de coping centré sur le problème ;
  • La dimension Ordre corrèle très fortement ($r > 0,65$) avec l’Organisation de l’échelle de Frost et la sous-dimension « Ordre » du trait de Conscienciosité du modèle des Big Five ;
  • La sous-échelle Écart perçu montre des convergences élevées ($r = 0,50$ à $0,68$) avec le Perfectionnisme socialement prescrit de Hewitt et Flett, le Doute sur les actions et la Peur des erreurs de Frost. De plus, elle présente des corrélations hautement significatives avec les scores de dépression mesurés par le BDI-II ($r = 0,45$ à $0,60$) et le névrosisme.

Validité discriminante et prédictive

La validité discriminante est attestée par l’absence d’association significative ou de très faibles corrélations entre la sous-échelle Normes élevées et les mesures de détresse psychologique ou de dépression lorsque la variance de l’Écart perçu est contrôlée par régression semi-partielle. Concernant la validité prédictive, les analyses de régression multiple et les analyses typologiques démontrent avec constance que le profil « perfectionniste inadapté » présente un niveau statistiquement plus élevé d’anxiété d’évaluation, d’isolement social et de somatisation par rapport aux deux autres profils (adaptatifs et non-perfectionnistes), confirmant la puissance explicative de la dimension Écart.

8. Fidélité

Les qualités de précision et de reproductibilité de l’APS-R sont remarquablement étayées par la littérature psychométrique :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les investigations menées par Slaney et ses collaborateurs (2001), puis répliquées par Mobley et al. (2005) et Rice et al. (2014), rapportent des indices de consistance interne élevés et particulièrement stables :

  • Normes élevées (7 items) : les valeurs du coefficient $\alpha$ se situent systématiquement entre 0,85 et 0,88 ;
  • Ordre (4 items) : les coefficients oscillent entre 0,82 et 0,86 ;
  • Écart perçu (12 items) : cette dimension affiche une fidélité exceptionnelle, avec un $\alpha$ s’échelonnant habituellement entre 0,90 et 0,94.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’échantillons universitaires sur des intervalles variant de trois à dix semaines. Les coefficients de corrélation test-retest ($r$) sont rigoureux :

  • Normes élevées : $r = 0,83$ à $0,88$ ;
  • Ordre : $r = 0,80$ à $0,86$ ;
  • Écart perçu : $r = 0,82$ à $0,87$.

Ces indices confirment que l’instrument capte des dispositions structurales et des schémas cognitifs stables de la personnalité plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.

9. Analyse factorielle

Le développement initial de l’APS-R a reposé sur une démarche combinant des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) sur de larges cohortes d’adultes émergents et de consultants universitaires.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des premières phases de révision de l’instrument original (Slaney et al., 1996, 2001), les analyses en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax et Oblimin direct) ont systématiquement révélé une solution à trois facteurs dominants expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 (Écart perçu) : regroupe les items 3, 6, 9, 11, 13, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 23, avec des saturations factorielles (factor loadings) substantielles comprises entre 0,58 et 0,84, sans saturation croisée majeure sur les autres dimensions ;
  • Facteur 2 (Normes élevées) : rassemble les items 1, 5, 8, 12, 14, 18, 22, affichant des saturations s’échelonnant de 0,54 à 0,78 ;
  • Facteur 3 (Ordre) : extrait les items 2, 4, 7, 10 avec des saturations très élevées comprises entre 0,68 et 0,86.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC) et invariance de mesure

Les modélisations confirmatoires conduites dans l’étude princeps de Slaney et al. (2001) ont directement confronté le modèle trifactoriel à des modèles alternatifs unidimensionnels ou bifactoriels. Le modèle à trois facteurs a démontré une supériorité statistique unanime ($\Delta\chi^2$ significatifs, indices de parcimonie optimaux). Les corrélations inter-facteurs révèlent une relation positive modérée entre Normes élevées et Ordre ($r \approx 0,35$ à $0,45$), une relation positive modérée à faible entre Normes et Écart ($r \approx 0,15$ à $0,25$), et une corrélation quasi nulle ou négligeable entre Ordre et Écart ($r \approx 0,05$), validant la relative indépendance conceptuelle de la détresse par rapport à l’exigence d’organisation.

Les études d’invariance de mesure multigroupes (Mobley et al., 2005 ; Rice et al., 2014) ont établi l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire de l’échelle à travers le genre et plusieurs groupes ethnoculturels, attestant que les construits sous-jacents sont évalués avec une signification psychologique équivalente chez des populations variées.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (Self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
  • Nombre total d’items : 23 items structurés en trois sous-échelles distinctes.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points d’accord continu :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
    • 4 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
    • 5 = D’accord (Agree)
    • 6 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Attribution des items par dimension :
    • Normes élevées (High Standards) : Items 1, 5, 8, 12, 14, 18, 22 (7 items ; score possible de 7 à 42).
    • Ordre (Order) : Items 2, 4, 7, 10 (4 items ; score possible de 4 à 24).
    • Écart perçu (Discrepancy) : Items 3, 6, 9, 11, 13, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 23 (12 items ; score possible de 12 à 72).
  • Cotation et calcul des scores : Aucun item n’est inversé. Pour chaque sous-échelle, le score s’obtient par la somme simple des notes des items correspondants ou par le calcul de la moyenne de l’échelle (somme divisée par le nombre d’items). L’établissement des profils typologiques repose couramment sur une analyse par partitionnement en grappes (k-means cluster analysis) ou sur l’application de scores seuils (par exemple, Normes élevées $ge 42$ et Écart $ge 42$ selon les normes de l’échantillon cible).
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : 1996 (manuscrit initial) ; publication officielle majeure en 2001.
  • Statut des droits d’auteur : L’APS-R est protégée par les droits d’auteur de ses auteurs originaux (Robert B. Slaney et al.) et de l’American Counseling Association (ACA).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’instrument est accessible gratuitement pour la recherche scientifique non commerciale et l’usage académique. Les praticiens, chercheurs et étudiants universitaires peuvent télécharger et administrer l’échelle sans versement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales. Tout usage commercial, intégration logicielle à but lucratif ou traduction officielle nécessite une autorisation écrite préalable accordée par les auteurs ou les détenteurs des droits patrimoniaux.

12. Références

Frost, R. O., Marten, P., Lahart, C., & Rosenblate, R. (1990). The dimensions of perfectionism. Cognitive Therapy and Research, 14(5), 449-468. https://doi.org/10.1007/BF01172967

Hamachek, D. E. (1978). Psychodynamics of normal and neurotic perfectionism. Psychology: A Journal of Human Behavior, 15(1), 27-33.

Hewitt, P. L., & Flett, G. L. (1991). Perfectionism in the self and social contexts: Conceptualization, assessment, and association with psychopathology. Journal of Personality and Social Psychology, 60(3), 456-470. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.3.456

Higgins, E. T. (1987). Self-discrepancy: A theory relating self and affect. Psychological Review, 94(3), 319-340. https://doi.org/10.1037/0033-295X.94.3.319

Mobley, M., Slaney, R. B., & Rice, K. G. (2005). Cultural validity of the Almost Perfect Scale-Revised for African American college students. Journal of Counseling Psychology, 52(4), 629-639. https://doi.org/10.1037/0022-0167.52.4.629

Rice, K. G., Richardson, C. E., & Tueller, S. (2014). The Short Form of the Revised Almost Perfect Scale. Journal of Personality Assessment, 96(3), 368-379. https://doi.org/10.1080/00223891.2013.838172

Slaney, R. B., & Johnson, D. G. (1992). The Almost Perfect Scale. Manuscrit inédit, The Pennsylvania State University, University Park, PA.

Slaney, R. B., Mobley, M., Trippi, J., Ashby, J. S., & Johnson, D. G. (1996). The Almost Perfect Scale-Revised. Manuscrit inédit, The Pennsylvania State University, University Park, PA.

Slaney, R. B., Rice, K. G., & Ashby, J. S. (2002). A programmatic approach to measuring perfectionism: The Almost Perfect Scales. In G. L. Flett & P. L. Hewitt (Eds.), Perfectionism: Theory, research, and treatment (pp. 63-88). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10458-003

Slaney, R. B., Rice, K. G., Mobley, M., Trippi, J., & Ashby, J. S. (2001). The Revised Almost Perfect Scale. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 34(3), 130-145. https://doi.org/10.1080/07481756.2001.12069030

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I have high standards for my performance at work or at school.
2

I am an orderly person.
3

I often feel frustrated because I can’t meet my goals.
4

Neatness is important to me.
5

If you don’t expect much out of yourself‚ you will never succeed.
6

My best just never seems to be good enough for me.
7

I think things should be put away in their place
8

I have high expectations for myself.
9

I rarely live up to my high standards.
10

I like to always be organized and disciplined.
11

Doing my best never seems to be enough.
12

I set very high standards for myself.
13

I am never satisfied with my accomplishments.
14

I expect the best from myself.
15

I often worry about not measuring up to my own expectations.
16

My performance rarely measures up to my standards.
17

I am not satisfied even when I know I have done my best.
18

I try to do my best at everything I do.
19

I am seldom able to meet my own high standards of performance.
20

I am hardly ever satisfied with my performance.
21

I hardly ever feel that what I’ve done is good enough.
22

I have a strong need to strive for excellence.
23

I often feel disappointment after completing a task because I know I could have done better.
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (APS-R). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-perfectionnisme-presque-parfait-revisee-aps-r/
Looti, Mohammed. “Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (APS-R).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-perfectionnisme-presque-parfait-revisee-aps-r/.
Looti, Mohammed. “Échelle de perfectionnisme presque parfait – Révisée (APS-R).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-perfectionnisme-presque-parfait-revisee-aps-r/.