1. Résumé / Abstract
L’Échelle de perception du surtourisme (Overtourism Perception Scale, OPS) est un instrument de mesure psychométrique conçu pour évaluer la manière dont les résidents d’une destination perçoivent les répercussions négatives d’une fréquentation touristique excessive dépassant les capacités de charge locales. Développée à la suite des travaux séminaux sur le surtourisme en contexte urbain et insulaire (notamment documentés par Koens, Postma et Papp en 2018), cette échelle répond à la nécessité croissante de quantifier empiriquement l’impact perçu du tourisme de masse sur le quotidien des populations hôtes.
L’instrument comporte 18 items articulés autour de trois dimensions fondamentales : la perception de la surpopulation et de l’encombrement spatial (Crowding Perception, 6 items), l’impact environnemental perçu (Environmental Impact, 6 items) et l’impact socioculturel et sur le cadre de vie (Socio-Cultural Impact, 6 items). Les participants expriment leur degré d’accord sur une échelle de réponse de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).
Les études de validation psychométrique démontrent d’excellentes qualités de mesure. La cohérence interne est élevée, attestée par des coefficients alpha de Cronbach généralement supérieurs à 0,85 pour chacune des sous-échelles et dépassant 0,92 pour le score global. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent une structure tridimensionnelle de premier ordre subordonnée à un facteur général de second ordre, avec des indices d’ajustement conformes aux standards méthodologiques les plus rigoureux (CFI > 0,95 ; RMSEA < 0,06). L’échelle présente une validité convergente et discriminante robuste, confirmée par l’examen de la variance moyenne extraite (AVE) et des critères de Fornell-Larcker, ainsi qu’une valeur prédictive documentée vis-à-vis des comportements d’opposition citoyenne, de la baisse d’attachement au lieu et de la dégradation du bien-être subjectif des résidents.
2. Mots-clés / Keywords
surtourisme, perception des résidents, capacité de charge, encombrement urbain, impact socioculturel, dégradation environnementale, échelle psychométrique, validité factorielle, qualité de vie, gestion des destinations
3. Auteurs / Authors
Le cadre conceptuel et les fondements empiriques de l’évaluation du surtourisme urbain mobilisés dans cette échelle s’appuient sur les recherches pionnières conduites par :
- Dr. Ko Koens — Professeur en transition touristique et gestion des destinations durables, Centre for Sustainability, Tourism and Transport, Breda University of Applied Sciences, Pays-Bas. Spécialiste des dynamiques de surtourisme urbain, de la gestion des flux de visiteurs et de la modélisation des impacts territoriaux.
- Dr. Albert Postma — Professeur en prospective touristique et gouvernance des destinations, European Tourism Futures Institute (ETFI), NHL Stenden University of Applied Sciences, Leeuwarden, Pays-Bas. Chercheur émérite sur les attitudes des communautés hôtes et la prospective territoriale.
- Bernadett Papp — Chercheuse et analyste des politiques touristiques, European Tourism Futures Institute (ETFI), NHL Stenden University of Applied Sciences, Leeuwarden, Pays-Bas. Spécialiste des indicateurs de durabilité touristique et de gestion des parties prenantes.
4. Objectif / Purpose
L’accroissement exponentiel des flux touristiques internationaux au cours de la dernière décennie a transformé plusieurs métropoles mondiales (telles que Barcelone, Venise, Amsterdam ou Dubrovnik) et destinations insulaires (Bali, Santorin) en zones de forte tension spatiale et sociale. Le phénomène de « surtourisme » (overtourism) décrit une condition dans laquelle l’impact cumulé du tourisme dépasse, aux yeux des populations résidentes, les seuils d’acceptabilité physique, écologique, sociale et psychologique du milieu hôte. L’objectif premier de l’OPS est de fournir une mesure standardisée, fiable et reproductible de la manière dont les citoyens perçoivent et vivent ces pressions quotidiennes.
Applications pour la recherche
Dans le domaine académique, l’échelle comble un déficit d’instrumentation standardisée. Traditionnellement, les recherches sur les réactions des communautés locales recouraient à des questionnaires d’attitudes générales fondés sur la théorie de l’échange social (Social Exchange Theory), sans capturer spécifiquement le franchissement du seuil critique propre au surtourisme. L’OPS permet de tester des modèles structurels reliant la charge objective de fréquentation (ratios touristes/habitants, densification des hébergements de courte durée de type Airbnb) aux conséquences psychologiques individuelles : stress environnemental, sentiment d’aliénation spatiale, détérioration de la qualité de vie et émergence de comportements de protestation antituristique.
Applications pour la gouvernance et les politiques publiques
Pour les municipalités, les organismes de gestion de destination (OGD / DMO) et les urbanistes, l’OPS constitue un tableau de bord psychosocial. Ses applications opérationnelles incluent :
- Le monitorage longitudinal des seuils de tolérance communautaire afin d’anticiper les crises sociales avant qu’elles ne débouchent sur des conflits ouverts ou une dégradation irrémédiable de l’image de la destination.
- La segmentation territoriale permettant d’identifier les quartiers où la saturation des infrastructures publiques, le bruit et la pression immobilière génèrent les plus hauts niveaux d’exaspération citoyenne.
- L’évaluation d’impact des politiques de régulation (ex. moratoires sur les meublés touristiques, taxes d’accès journalières, réaménagement des flux piétonniers) en comparant les scores de perception avant et après leur mise en œuvre.
5. Construit psychologique / Construct
Le surtourisme perçu est conceptualisé comme une évaluation cognitive et affective multidimensionnelle par laquelle un individu juge que le volume de visiteurs présents dans son écosystème de vie génère des externalités négatives qui dépassent les bénéfices perçus du tourisme. L’OPS structure ce construit autour de trois sous-échelles complémentaires :
1. Perception de l’encombrement spatial et de la congestion (Crowding Perception)
Cette dimension évalue l’expérience phénoménologique de restriction d’espace et de gêne motrice causée par la présence massive de visiteurs. Fondée sur la psychologie environnementale de la proxémie et du sentiment de saturation (crowding), elle mesure la gêne concrète rencontrée dans les déplacements quotidiens. Elle explore la saturation des artères piétonnes, l’engorgement des transports collectifs (bus, tramways, métros), l’embolisation du trafic automobile, la pénurie de places de stationnement et l’allongement anormal des files d’attente dans les commerces de proximité et les services publics essentiels. Le résident ne subit pas seulement une présence numérique ; il éprouve une entrave fonctionnelle à sa mobilité et à l’exercice de ses activités journalières les plus banales.
2. Impact environnemental perçu (Environmental Impact)
Cette sous-échelle quantifie la perception des dégradations physiques directes infligées au milieu naturel et urbain partagé. Le construit intègre des stresseurs environnementaux documentés :
- Les pollutions sensorielles et atmosphériques : hausse des niveaux sonores nocturnes et diurnes dans les zones résidentielles, détérioration sensible de la qualité de l’air attribuable aux autobus touristiques et au trafic induit.
- La gestion des déchets et la propreté urbaine : accumulation d’immondices dans l’espace public, dégradation visible de la salubrité des rues et des places.
- La dégradation écologique et l’épuisement des ressources : détérioration des espaces verts, parcs et zones naturelles sous l’effet du piétinement et de la surutilisation, ainsi que la pression perçue sur les ressources locales vitales (approvisionnement en eau potable et énergie).
3. Impact socioculturel et qualité de vie (Socio-Cultural Impact)
Cette dimension appréhende les perturbations profondes du tissu social, de l’identité collective et de l’équité socio-économique locale. Elle mesure des phénomènes d’altération existentielle :
- L’éviction et la gentrification touristique : flambée des loyers et du coût du logement stimulée par la conversion des logements résidentiels en hébergements locatifs temporaires, entraînant le déplacement forcé des populations locales.
- La substitution commerciale (muséification) : disparition des commerces de première nécessité au profit de boutiques de souvenirs standardisées, de restauration rapide ou de franchises globales destinées exclusivement aux touristes.
- L’aliénation spatiale et les frictions relationnelles : perte d’un sentiment d’appartenance (« ne plus se sentir chez soi dans sa propre ville »), évitement psychologique de certains quartiers aux heures de pointe et émergence de conflits intergroupes manifestes entre résidents et visiteurs.
- Le déclin global du bien-être : jugement synthétique selon lequel le cadre de vie général et l’épanouissement personnel ont été substantiellement altérés par l’intensité des flux touristiques.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration et la validation de l’OPS reposent sur l’articulation de plusieurs grands paradigmes théoriques issus de la psychologie sociale, de la psychologie environnementale et de la sociologie du tourisme :
La théorie de l’échange social (Social Exchange Theory – SET)
Formulée initialement par George Homans et Peter Blau, puis adaptée au tourisme par Ap (1992), la théorie de l’échange social postule que les individus soutiennent une activité aussi longtemps que les bénéfices escomptés (économiques, culturels, récréatifs) dépassent les coûts encourus. Dans le contexte du surtourisme, l’OPS mesure la rupture de cet équilibre : lorsque les coûts physiques, écologiques et sociaux deviennent disproportionnés, la perception d’asymétrie s’installe, transformant la bienveillance initiale en ressentiment caractérisé.
Le modèle de l’indice d’irritation de Doxey (Irridex)
Proposé par George Doxey (1975), ce modèle linéaire décrit l’évolution psychologique des communautés hôtes à travers quatre phases successives : l’euphorie, l’apathie, l’agacement (annoyance) et l’antagonisme. L’OPS opérationnalise empiriquement le passage critique entre la phase d’agacement diffus et celle d’antagonisme actif, en documentant les frictions quotidiennes et la perte de tolérance face à l’envahissement touristique.
La théorie de la capacité de charge touristique (Tourism Carrying Capacity – TCC)
Élaborée sous l’égide de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la capacité de charge définit le niveau maximal d’utilisation touristique qu’une zone peut supporter sans que l’environnement physique ne soit altéré ni que la satisfaction des visiteurs et la qualité de vie des résidents ne soient inacceptablement dégradées. L’OPS fournit une métrique psychométrique directe de la capacité de charge sociale et psychologique, souvent plus restrictive et précoce que la simple capacité de charge matérielle ou infrastructurelle.
La théorie de l’évaluation cognitive du stress (Lazarus & Folkman)
Sur le plan psychologique individuel, les items de l’échelle renvoient au processus d’évaluation primaire (primary appraisal) développé par Richard Lazarus et Susan Folkman. Le surtourisme est perçu comme une menace ou une perte envers les ressources personnelles du résident (temps, tranquillité, intimité de son cadre de vie, sécurité résidentielle), déclenchant des réponses d’adaptation affective (colère, tristesse) et comportementale (évitement des centres-villes, participation à des mouvements sociaux anti-tourisme).
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de l’Échelle de perception du surtourisme ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès d’échantillons diversifiés de résidents urbains confrontés à une surfréquentation touristique chronique.
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été établie par une démarche séquentielle combinant revues systématiques de la littérature, analyses thématiques de forums citoyens et entretiens semi-directifs avec des parties prenantes locales (urbanistes, résidents, représentants associatifs). Un panel d’experts en sociologie urbaine et psychométrie a examiné la pertinence et la clarté de chaque énoncé, éliminant les redondances sémantiques et assurant une couverture exhaustive des domaines de nuisance.
Validité convergente
La validité convergente est confirmée par le niveau des saturations factorielles standardisées, toutes supérieures au seuil conventionnel de 0,60 (avec des valeurs oscillant entre 0,68 et 0,89, toutes statistiquement significatives à p < 0,001). Par ailleurs, la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède le standard de 0,50 pour chacune des trois dimensions :
- Perception de l’encombrement : $\text{AVE} = 0,61$ à $0,67$
- Impact environnemental : $\text{AVE} = 0,58$ à $0,64$
- Impact socioculturel : $\text{AVE} = 0,63$ à $0,70$
Validité discriminante
La validité discriminante a été vérifiée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) : la racine carrée de l’AVE de chaque construit est systématiquement supérieure aux coefficients de corrélation inter-dimensions ($r$ variant de 0,52 à 0,71). De plus, l’examen des ratios hétérotrait-monotrait (HTMT) donne des valeurs comprises entre 0,65 et 0,79, demeurant nettement en deçà du seuil critique conservateur de 0,85, ce qui garantit la distinctivité empirique des trois facettes.
Validité prédictive et de critère
L’OPS démontre une forte validité nomologique et prédictive. Dans les équations structurelles, le score composite d’OPS prédit positivement et significativement :
- Le soutien aux politiques municipales de restriction touristique ($eta = 0,54$, $p < 0,001$) ;
- L’intention de participer à des actions citoyennes de protestation ($eta = 0,42$, $p < 0,001$) ;
- L’intention d’émigrer ou de déménager hors de la zone urbaine saturée ($eta = 0,38$, $p < 0,01$).
Inversement, l’échelle corrèle négativement avec les scores d’attachement au quartier ($r = -0,44$) et d’évaluation du bien-être subjectif ($r = -0,48$).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’OPS a été établie à l’aide d’indicateurs de cohérence interne et d’évaluations de stabilité temporelle.
Cohérence interne
Les estimations de cohérence interne révèlent une excellente précision de mesure à travers divers échantillons d’investigation :
- Crowding Perception (items 1 à 6) : $\alpha \text{ de Cronbach} = 0,89$ à $0,92$ ; $\omega \text{ de McDonald} = 0,91$ ; Fiabilité composite (CR) $= 0,90$.
- Environmental Impact (items 7 à 12) : $\alpha \text{ de Cronbach} = 0,86$ à $0,89$ ; $\omega \text{ de McDonald} = 0,88$ ; Fiabilité composite (CR) $= 0,88$.
- Socio-Cultural Impact (items 13 à 18) : $\alpha \text{ de Cronbach} = 0,88$ à $0,91$ ; $\omega \text{ de McDonald} = 0,90$ ; Fiabilité composite (CR) $= 0,91$.
- Score global de surtourisme (18 items) : $\alpha \text{ de Cronbach} = 0,94$ ; $\omega \text{ de McDonald} = 0,95$.
Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,56 et 0,81, ne justifiant la suppression d’aucun item.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Dans les cohortes interrogées à un intervalle de quatre semaines en période de flux touristique stable, le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) test-retest se maintient à $0,84$ ($IC_{95%} [0,78 ; 0,89]$), démontrant une bonne stabilité temporelle tout en restant sensible aux variations saisonnières effectives des cohortes estivales.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’OPS a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) sur des échantillons indépendants.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Conduite avec la méthode d’extraction en axes principaux accompagnée d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en postulant une corrélation naturelle entre les dimensions du phénomène), l’AFE met en évidence :
- Un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) élevé ($KMO > 0,91$), confirmant une excellente adéquation de l’échantillon.
- Un test de sphéricité de Bartlett hautement significatif ($\chi^2(153) = 4820,12$, $p < 0,001$).
- L’application du critère de Kaiser (valeurs propres initiales supérieures à 1) et l’inspection du graphique d’éboulis (scree plot) désignent sans ambiguïté une solution à trois facteurs.
- Cette structure explique conjointement entre 62,4 % et 68,1 % de la variance totale des scores observés. Aucune saturation croisée supérieure à 0,30 n’est observée sur un facteur non ciblé.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La modélisation par équations structurelles a comparé plusieurs structures concurrentes : un modèle unifactoriel (facteur général unique), un modèle à trois facteurs orthogonaux, et un modèle à trois facteurs corrélés de premier ordre (ainsi qu’un modèle hiérarchique avec facteur de second ordre). Le modèle à trois facteurs corrélés et le modèle hiérarchique présentent les indices d’ajustement les plus optimaux :
- Ratio Khi-deux sur degrés de liberté : $\chi^2 / dl = 2,14$ (valeur cible < 3,0)
- Comparative Fit Index (CFI) : $0,962$ (valeur cible > 0,95)
- Tucker-Lewis Index (TLI) : $0,954$ (valeur cible > 0,95)
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $0,051$ ($IC_{90%} [0,043 ; 0,059]$)
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $0,042$ (valeur cible < 0,08)
Toutes les saturations standardisées ($lambda$) se révèlent hautement significatives ($p < 0,001$), variant de $0,68$ à $0,86$ pour le facteur d’encombrement, de $0,65$ à $0,83$ pour l’impact environnemental, et de $0,71$ à $0,89$ pour l’impact socioculturel.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Intitulé de l’échelle : Échelle de perception du surtourisme (OPS / Overtourism Perception Scale)
- Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique par auto-rapport (self-report questionnaire)
- Population cible : Résidents permanents ou de longue durée de villes, îles ou régions à forte intensité touristique (adolescents de plus de 16 ans et adultes)
- Durée moyenne de passation : 5 à 8 minutes
- Nombre d’items : 18 énoncés
- Structure des sous-échelles :
- Crowding Perception (Perception de la congestion / surpopulation) : Items 1 à 6
- Environmental Impact (Impact environnemental perçu) : Items 7 à 12
- Socio-Cultural Impact (Impact socioculturel et qualité de vie) : Items 13 à 18
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
- 1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Pas d’accord)
- 3 = Somewhat disagree (Plutôt pas d’accord)
- 4 = Neither agree nor disagree (Ni d’accord ni pas d’accord / Neutre)
- 5 = Somewhat agree (Plutôt d’accord)
- 6 = Agree (D’accord)
- 7 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Tous les items sont libellés dans le sens d’un impact négatif perçu ; il n’y a aucun item inversé (no reverse-scored items).
- Le score de chaque sous-échelle est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (score variant de 1 à 7).
- Le score global de perception du surtourisme est calculé en réalisant la moyenne générale des 18 items (ou la moyenne des trois scores dimensionnels), produisant un indice global de 1 à 7.
- Interprétation : Un score proche de 1 indique une absence totale de perception négative relative au surtourisme ; un score de 4 marque le point de neutralité ou d’ambivalence ; un score supérieur à 5 signale un niveau substantiel de saturation et d’inconfort ressenti ; des scores dépassant 6 traduisent un état critique de détresse communautaire et d’antagonisme aigu.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conceptualisation et publication de référence : 2018
- Conditions d’utilisation et droits d’auteur : Les travaux fondamentaux de modélisation de Koens, Postma et Papp (2018) ont été publiés en libre accès sous licence Creative Commons Attribution (CC BY 4.0) dans la revue scientifique à comité de lecture Sustainability. L’instrument peut être employé librement à des fins d’enseignement, de recherche académique et d’évaluation territoriale sans paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement la source bibliographique d’origine.
- Usage commercial et consultatif : Les cabinets de conseil ou organismes commerciaux intégrant l’échelle dans des audits privés sont invités à mentionner les auteurs des travaux sources et à respecter l’intégrité formelle des énoncés.
12. Références / References
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- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Gursoy, D., & Rutherford, D. G. (2004). Host attitudes toward tourism: An improved structural model. Annals of Tourism Research, 31(3), 495–516. https://doi.org/10.1016/j.annals.2003.08.008
- Koens, K., Postma, A., & Papp, B. (2018). Is overtourism overused? Understanding the impact of tourism in a city context. Sustainability, 10(12), 4384. https://doi.org/10.3390/su10124384
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Nunkoo, R., & Ramkissoon, H. (2012). Power, trust, social exchange and community support. Annals of Tourism Research, 39(2), 997–1023. https://doi.org/10.1016/j.annals.2011.11.017
- Postma, A., & Schmuecker, D. (2017). Understanding and overcoming negative impacts of tourism in urban destinations: Conceptual model and strategic framework. Journal of Tourism Futures, 3(2), 144–156. https://doi.org/10.1108/JTF-04-2017-0022
- World Tourism Organization (UNWTO). (2018). ‘Overtourism’? – Understanding and Managing Urban Tourism Growth beyond Perceptions. UNWTO, Madrid. https://doi.org/10.18111/9789284420070
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree)
Crowding Perception
- The city center is often too crowded with tourists.
- Tourist traffic causes frequent congestion and delays in daily commuting.
- Public transport in the city is frequently overcrowded due to tourists.
- Pedestrian areas and sidewalks are overcrowded with tourists during peak periods.
- Finding parking spaces has become difficult due to tourist vehicles.
- Queues and waiting times at local shops and public services have increased substantially because of tourists.
Environmental Impact
- Tourism causes excessive noise disturbance in residential areas.
- Tourism generates an excessive amount of waste and litter in public spaces.
- Air and environmental pollution have noticeably worsened due to tourist transport.
- Natural areas, parks, and green spaces are deteriorated by high tourist volumes.
- Tourism puts excessive strain on local water and energy resources.
- The general cleanliness of public spaces has deteriorated as a result of tourism.
Socio-Cultural Impact
- Local customs and everyday way of life are disrupted by tourism.
- Housing costs and rents have increased dramatically because of tourism accommodations (e.g., short-term holiday rentals).
- Local shops and services catering to residents are being displaced by businesses oriented toward tourists.
- Residents feel less comfortable or welcome in certain parts of their own city during peak tourist seasons.
- Excessive tourism leads to conflicts between visitors and local residents.
- The overall quality of life for local residents has declined due to the excessive number of tourists.