Échelle de pardon

L’Échelle de pardon (Rye Forgiveness Scale – RFS) est un questionnaire psychométrique validé de 15 items évaluant le pardon interpersonnel à travers deux composantes fondamentales : l’absence d’affects négatifs et la présence de dispositions positives.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de pardon (couramment désignée sous le nom de Rye Forgiveness Scale ou RFS) a été élaborée et validée par Mark S. Rye et ses collaborateurs en 2001 afin de fournir une mesure psychométrique concise, rigoureuse et multidimensionnelle du pardon interpersonnel à la suite d’une offense spécifique. L’instrument est composé de 15 items évalués à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Sur le plan structurel, l’échelle se divise en deux sous-échelles complémentaires : l’Absence de négatif (Absence of Negative), comprenant 10 items évaluant la résorption de la rancœur, de la colère, de l’évitement et des désirs de représailles, et la Présence de positif (Presence of Positive), regroupant 5 items mesurant les sentiments de compassion, de bienveillance, de paix et de souhaits positifs à l’égard de l’offenseur.

Les études initiales de Rye et collaborateurs (2001) ont démontré d’excellentes qualités métrologiques. La consistance interne globale se traduit par un coefficient alpha de Cronbach compris entre 0,87 et 0,89 pour le score total, avec des valeurs respectives de 0,86 pour la sous-échelle d’absence de négatif et de 0,85 pour la sous-échelle de présence de positif. La stabilité temporelle test-retest à un intervalle de quinze jours s’établit à r = 0,80. L’échelle démontre une validité convergente et divergente robuste avec des mesures établies de dépression, d’anxiété, de colère, d’espoir, d’estime de soi et d’autres instruments de pardon comme l’Enright Forgiveness Inventory (EFI). La RFS est largement mobilisée en psychologie clinique, en psychologie sociale et dans l’évaluation des interventions psychothérapeutiques axées sur la résolution des traumatismes relationnels.

2. Mots-clés / Keywords

pardon interpersonnel, psychométrie, évaluation psychologique, échelle de Rye, régulation émotionnelle, transgression, réconciliation, colère, bienveillance, psychologie positive

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue par une équipe de chercheurs dirigée par Mark S. Rye :

  • Mark S. Rye, Ph.D. : Professeur au Département de psychologie du Skidmore College (Saratoga Springs, New York, États-Unis), anciennement rattaché à l’Université de Dayton. Spécialiste de la psychologie clinique, de la psychologie positive et des interventions basées sur le pardon. Courriel : [email protected].
  • Dawn M. Loiacono : Département de psychologie, Université de Dayton, Ohio, États-Unis.
  • Chad D. Folck : Département de psychologie, Université de Dayton, Ohio, États-Unis.
  • Brandon T. Olszewski, Ph.D. : Département de psychologie, Université de Dayton, Ohio, États-Unis.
  • Todd A. Heim : Département de psychologie, Université de Dayton, Ohio, États-Unis.
  • Benjamin P. Madia : Département de psychologie, Université de Dayton, Ohio, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de pardon est d’opérationnaliser le processus complexe par lequel une victime renonce à ses réactions négatives envers un offenseur tout en développant, le cas échéant, des dispositions affectives et cognitives positives à son égard. Avant la parution des travaux de Rye et al. (2001), les instruments existants souffraient fréquemment de plusieurs limitations méthodologiques : certains comportaient un nombre d’items excessif rendant leur administration difficile en contexte médical ou appliqué (comme l’Enright Forgiveness Inventory et ses 60 items), tandis que d’autres réduisaient le pardon à une décision unilatérale ou ignoraient la dimension affective positive en se focalisant uniquement sur l’élimination de la rancœur.

La RFS a été expressément construite pour surmonter ces obstacles en proposant une mesure brève mais psychométriquement équilibrée, applicable tant en milieu clinique qu’en recherche fondamentale. En recherche, l’échelle permet d’examiner les corrélats biopsychosociaux du pardon, d’étudier la trajectoire du deuil relationnel consécutif à une trahison (infidélité, violence psychologique, rupture d’accord professionnel) et de clarifier les liens entre la clémence et les marqueurs physiologiques du stress (pression artérielle, réactivité du cortisol). En contexte clinique, la RFS sert de mesure de base (baseline) et d’indicateur d’efficacité thérapeutique lors d’interventions ciblant la rumination, les états de stress post-traumatique relationnels ou les rancœurs intrafamiliales tenaces.

La justification théorique sous-jacente repose sur le constat que le pardon n’est pas l’absence passive d’hostilité, ni l’amnistie légale ou l’oubli du préjudice commis. Le pardon constitue un changement motivationnel et affectif intentionnel. Rye et ses collègues ont cherché à capturer la dialectique entre deux mouvements psychologiques : l’extinction des affects dysphoriques (colère, haine, rumination vengeresse) et l’émergence potentielle d’affects prosociaux (compassion, souhaits de bien-être). Cette double articulation permet aux praticiens de déterminer précisément si un patient a simplement « neutralisé » sa souffrance ou s’il a franchi l’étape d’une transformation affective plus profonde.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle théorique opérationnalisé par l’Échelle de pardon définit le pardon comme un construit bidimensionnel articulé autour de deux pôles psychologiques distincts mais interconnectés : l’absence de négativité et la présence de positivité envers l’auteur d’un préjudice.

1. L’Absence de négatif (Absence of Negative — 10 items)

Cette dimension quantifie le désengagement vis-à-vis des affects, cognitions et comportements délétères dirigés contre l’offenseur ou consécutifs à l’offense. Elle explore plusieurs composantes spécifiques :

  • La rumination cognitive intrusive : incapacité à cesser de penser au tort subi (ex. Item 1 : « I can’t stop thinking about how I was wronged by this person »). Cette composante reflète la fixation mentale qui entretient la détresse émotionnelle.
  • Les motivations de représailles et de vengeance : désir actif de rendre le coup ou de voir l’offenseur souffrir (ex. Item 3 : « I spend time thinking about ways to get back at the person who wronged me »).
  • Le ressentiment et l’hostilité persistante : sentiment diffus d’amertume ou d’aversion directe (ex. Item 4 : « I feel resentful toward the person who wronged me » et Item 12 : « I feel hatred whenever I think about the person who wronged me »).
  • L’évitement phobique ou défensif : restriction des comportements et des lieux fréquentés afin d’échapper aux rappels de l’offense (ex. Item 5 : « I avoid certain people and/or places because they remind me of the person who wronged me »).
  • L’altération du fonctionnement existentiel : sentiment de ruine personnelle ou incapacité à éprouver de la joie au quotidien (ex. Item 8 : « This person’s wrongful actions have kept me from enjoying life » et Item 14 : « I think my life is ruined because of this person’s wrongful actions »).
  • L’apaisement émotionnel et la cicatrisation : capacité à abandonner la colère et sentiment de guérison psychologique (ex. Item 9 : « I have been able to let go of my anger… » et Item 11 : « I think that many of the emotional wounds… have healed »).

2. La Présence de positif (Presence of Positive — 5 items)

Cette sous-échelle mesure l’émergence d’orientations affectives et bienveillantes envers le transgresseur, marquant un dépassement de la simple neutralité émotionnelle :

  • La compassion altruiste : reconnaissance partagée de la faillibilité humaine et sensibilité à la condition de l’autre (ex. Item 13 : « I have compassion for the person who wronged me »).
  • Le souhait de bien-être : formulation de vœux favorables quant à la vie future de l’offenseur (ex. Item 2 : « I wish for good things to happen to the person who wronged me »).
  • La sérénité projective : anticipation d’un sentiment de paix intérieure en cas de rencontre physique avec l’auteur du tort (ex. Item 7 : « If I encountered the person who wronged me I would feel at peace »).
  • Les comportements et intentions prosociaux : pratiques spirituelles ou morales de soutien (ex. Item 6 : « I pray for the person who wronged me ») et souhait d’équité à long terme (ex. Item 15 : « I hope the person who wronged me is treated fairly by others in the future »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’Échelle de pardon s’inscrit au confluent de la psychologie cognitive, des théories du stress et du coping élaborées par Richard Lazarus et Susan Folkman, ainsi que des conceptualisations pionnières du pardon développées par Robert Enright et Everett Worthington.

Selon le paradigme du stress relationnel, une offense sévère est traitée par l’appareil psychique comme une agression menaçant l’intégrité du soi, déclenchant des réponses d’alerte automatiques : la motivation d’évitement (fuite) et la motivation de représailles (combat). La persistance indéfinie de ces réponses se traduit par une rumination délétère, alimentée par des biais d’attribution hostiles. Dans ce cadre, le pardon est conçu comme une modalité de coping centrée sur les émotions (emotion-focused coping), permettant à l’individu de réévaluer cognitivement la situation et de désamorcer l’affect toxique.

Rye et ses collaborateurs s’appuient également sur les modèles développementaux et processuels d’Enright (1991, 1996), qui postulent que le pardon n’est pas un acte instantané mais une séquence dynamique comprenant trois phases : la phase de dévoilement (reconnaissance de la douleur et de la colère), la phase de décision (engagement à ne pas se venger) et la phase d’approfondissement (transformation empathique). Contrairement aux modèles philosophiques qui assimilent parfois le pardon à un devoir d’amour inconditionnel ou à une obligation religieuse, le cadre de Rye adopte une vision psychologique pragmatique : l’abandon de l’amertume et le développement de la compassion sont perçus comme des processus adaptatifs d’auto-libération favorisant la santé mentale de la victime, indépendamment de toute réconciliation physique avec l’auteur des faits.

7. Validité / Validity

La validité de l’Échelle de pardon a été abondamment documentée dans l’étude princeps de Rye et al. (2001) ainsi que dans des réplications ultérieures :

  • Validité de construit et validité convergente : L’échelle montre des corrélations positives statistiquement significatives et élevées avec l’Enright Forgiveness Inventory (r = 0,80, p < 0,001), attestant que les deux instruments mesurent un construit substantiellement similaire malgré la concision supérieure de la RFS. Des associations significatives ont également été rapportées avec des mesures de l’espoir (Hope Scale de Snyder) et de la religiosité intrinsèque.
  • Validité divergente / discriminante : Les scores globaux de la RFS sont corrélés négativement avec des instruments mesurant la dépression (Beck Depression Inventory, r = -0,38 à -0,44), l’anxiété état et trait (State-Trait Anxiety Inventory, r = -0,35 à -0,42) et la colère éprouvée (State-Trait Anger Expression Inventory de Spielberger, r = -0,45 à -0,55). Les corrélations avec les échelles de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent faibles (généralement r < 0,20), prouvant que les réponses ne reflètent pas simplement un biais d’autovalorisation morale.
  • Validité différentielle des sous-échelles : La sous-échelle Absence de négatif est particulièrement prédictive de la diminution de la détresse psychologique et de la rumination dépressive, tandis que la sous-échelle Présence de positif présente des liens privilégiés avec les dispositions d’empathie dispositionnelle, la spiritualité et le bien-être existentiel subjectif.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de cohérence interne et de stabilité temporelle de la RFS confirment son excellence métrologique :

  • Cohérence interne : Lors de l’étude de validation initiale menée sur un échantillon d’étudiants ayant subi une offense interpersonnelle sévère (N = 345), le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’échelle globale de 15 items était de 0,87. Pour les sous-échelles, le coefficient s’élevait à 0,86 pour l’Absence de négatif (10 items) et à 0,85 pour la Présence de positif (5 items). Ces coefficients ont été répliqués de manière constante dans des études indépendantes, oscillant généralement entre 0,85 et 0,91.
  • Fidélité test-retest : Une sous-cohorte réévaluée après un intervalle de quinze jours sans intervention a présenté un coefficient de corrélation test-retest de r = 0,80 (p < 0,001) pour le score total, de 0,76 pour l’absence de négatif et de 0,82 pour la présence de positif, attestant d’une excellente stabilité à court terme tout en demeurant sensible aux changements thérapeutiques induits lors d’interventions ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La configuration factorielle de l’instrument a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies :

  • Analyse factorielle exploratoire : Dans les analyses initiales réalisées avec extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax), les chercheurs ont identifié deux facteurs distincts possédant des valeurs propres supérieures à 1,0 (critère de Kaiser), expliquant ensemble plus de 52 % de la variance totale des scores. Le facteur 1, représentant l’absence de sentiments et pensées négatifs, regroupait 10 items présentant des saturations factorielles nettes comprises entre 0,51 et 0,82. Le facteur 2, reflétant la présence de sentiments et intentions positifs, regroupait 5 items dont les saturations s’échelonnaient de 0,58 à 0,84. Les saturations croisées demeuraient marginales (< 0,25).
  • Analyse factorielle confirmatoire : Les modélisations par équations structurelles ont ultérieurement confirmé la supériorité d’un modèle bifactoriel corrélé par rapport à un modèle unidimensionnel strict. Les indices d’ajustement structurel présentaient d’excellents paramètres (CFI > 0,93 ; TLI > 0,91 ; RMSEA ≤ 0,06). Les deux facteurs partagent une corrélation modérée (typiquement comprise entre r = 0,40 et r = 0,55), ce qui valide empiriquement le fait qu’abandonner des sentiments hostiles n’implique pas obligatoirement éprouver de l’affection ou de la compassion, justifiant le maintien de scores distincts pour chaque sous-dimension.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Désignation officielle : Forgiveness Scale (Rye Forgiveness Scale – RFS).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Population cible : Adolescents et adultes ayant vécu une offense interpersonnelle identifiable (trahison, rupture, humiliation, tromperie, conflit familial).
  • Nombre total d’items : 15 items.
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Neutre (Neutral)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Recodage des items inversés : Les 8 items suivants doivent obligatoirement être inversés avant le calcul des scores (c’est-à-dire : 1 → 5, 2 → 4, 3 → 3, 4 → 2, 5 → 1) : Items 1, 3, 4, 5, 8, 10, 12, 14.
  • Calcul des scores par sous-échelle :
    • Sous-échelle « Absence de négatif » (Absence of Negative) : somme ou moyenne des 10 items (items 1, 3, 4, 5, 8, 10, 12, 14 après inversion, ainsi que les items 9 et 11 conservés tels quels). Plage de score brut : de 10 à 50.
    • Sous-échelle « Présence de positif » (Presence of Positive) : somme ou moyenne des 5 items (items 2, 6, 7, 13, 15 sans inversion). Plage de score brut : de 5 à 25.
  • Score global de pardon : Somme totale des 15 items (après recodage des items inversés). La plage s’étend de 15 à 75. Un score élevé témoigne d’un degré plus avancé de pardon accordé à l’offenseur.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2001.
  • Droits d’auteur et statut légal : L’article fondateur est soumis au droit d’auteur de Current Psychology (Springer / Transaction Publishers). Néanmoins, l’instrument lui-même a été mis à disposition dans le domaine public à des fins académiques, cliniques et de recherche par son auteur principal, Mark S. Rye.
  • Tarification : L’utilisation de l’échelle est entièrement gratuite pour les chercheurs, les universitaires et les professionnels de la santé mentale dans le cadre de leurs pratiques cliniques ou protocoles d’investigation non commerciaux.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation écrite préalable n’est requise pour un usage de recherche sous réserve de citer fidèlement la publication de référence (Rye et al., 2001). Pour toute intégration dans des dispositifs logiciels payants ou des applications commerciales, une demande directe doit être adressée à l’auteur principal.

12. Références / References

Les travaux scientifiques ci-dessous constituent le corpus théorique et méthodologique fondamental relatif à l’Échelle de pardon :

  • Enright, R. D., & the Human Development Study Group. (1991). The moral development of forgiveness. In W. M. Kurtines & J. L. Gewirtz (Eds.), Handbook of moral behavior and development (Vol. 1, pp. 123–152). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Enright, R. D., & Coyle, C. T. (1998). Researching the process of forgiveness in psychological interventions. In E. L. Worthington, Jr. (Ed.), Dimensions of forgiveness: Psychological research and theological perspectives (pp. 139–161). Templeton Foundation Press.
  • McCullough, M. E., Worthington, E. L., Jr., & Rachal, K. C. (1997). Interpersonal forgiving in close relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 73(2), 321–336. https://doi.org/10.1037/0022-3514.73.2.321
  • Rye, M. S., Loiacono, D. M., Folck, C. D., Olszewski, B. T., Heim, T. A., & Madia, B. P. (2001). Evaluation of the psychometric properties of two forgiveness scales. Current Psychology, 20(3), 260–277. https://doi.org/10.1007/s12144-001-1011-z
  • Rye, M. S., Pargament, K. I., Ali, M. A., Beck, G. L., Dorff, E. N., Hallisey, C., Narayanan, V., & Williams, J. G. (2000). Religious perspectives on forgiveness. In M. E. McCullough, K. I. Pargament, & C. E. Thoresen (Eds.), Forgiveness: Theory, research, and practice (pp. 17–40). Guilford Press.
  • Worthington, E. L., Jr. (Ed.). (2005). Handbook of forgiveness. Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203955673

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I can’t stop thinking about how I was wronged by this person.
2

I wish for good things to happen to the person who wronged me.
3

I spend time thinking about ways to get back at the person who wronged me.
4

I feel resentful toward the person who wronged me.
5

I avoid certain people and/or places because they remind me of the person who wronged me.
6

I pray for the person who wronged me.
7

If I encountered the person who wronged me I would feel at peace.
8

This person’s wrongful actions have kept me from enjoying life.
9

I have been able to let go of my anger toward the person who wronged me.
10

I become depressed when I think of how I was mistreated by this person.
11

I think that many of the emotional wounds related to this person’s wrongful actions have healed.
12

I feel hatred whenever I think about the person who wronged me.
13

I have compassion for the person who wronged me.
14

I think my life is ruined because of this person’s wrongful actions.
15

I hope the person who wronged me is treated fairly by others in the future.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de pardon. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon/
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon/.
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon/.