Échelle de pardon décisionnel et échelle de pardon émotionnel

L’Échelle de pardon décisionnel (DFS) et l’Échelle de pardon émotionnel (EFS), créées par Everett L. Worthington Jr. et ses collègues, constituent les outils psychométriques de référence pour distinguer le pardon décisionnel motivationnel du pardon émotionnel affectif consécutif à une offense interpersonnelle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de pardon décisionnel (Decisional Forgiveness Scale, DFS) et l’Échelle de pardon émotionnel (Emotional Forgiveness Scale, EFS) constituent deux instruments psychométriques développés par Everett L. Worthington Jr. et ses collaborateurs (Hook, Utsey, Williams, Neil, Witvliet, et al., 2007, 2008) pour opérationnaliser la distinction théorique fondamentale entre le pardon décisionnel et le pardon émotionnel à la suite d’une transgression interpersonnelle. Le pardon décisionnel est conceptualisé comme une décision comportementale et motivationnelle explicite d’abandonner les représailles et de traiter l’agresseur de manière bienveillante ou neutre, tandis que le pardon émotionnel correspond au remplacement progressif des émotions négatives d’amertume, de colère et de rancœur par des émotions positives tournées vers autrui, telles que la compassion, l’empathie et la sympathie.

Chacune des deux échelles comprend 8 items auto-rapportés, totalisant 16 items administrés à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La DFS se subdivise en deux sous-dimensions : l’Inhibition des intentions nocives (Inhibition of Harmful Intention) et l’Intention prosociale (Prosocial Intention). L’EFS comporte également deux dimensions : la Réduction des émotions négatives (Reduction of Negative Emotion) et la Présence d’émotions positives (Presence of Positive Emotion). Les évaluations psychométriques confirment une excellente consistance interne (alpha de Cronbach oscillant généralement entre .78 et .88 pour la DFS et entre .81 et .91 pour l’EFS), une fidélité test-retest stable, ainsi qu’une validité de construit, convergente et discriminante robuste, appuyée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses.

2. Mots-clés / Keywords

Pardon décisionnel, pardon émotionnel, psychométrie, Everett Worthington, intentions prosociales, régulation émotionnelle, psychologie positive, relations interpersonnelles, coping, rancœur

3. Auteurs / Authors

Les échelles DFS et EFS ont été conceptualisées et validées par une équipe de chercheurs de premier plan dans le champ de la psychologie du pardon et de la santé relationnelle :

  • Everett L. Worthington Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Virginia Commonwealth University (Richmond, Virginie, États-Unis). Pionnier international de l’étude scientifique du pardon et concepteur du modèle interventionnel REACH. Courriel : [email protected].
  • Joshua N. Hook, Ph.D. : Professeur associé de psychologie à l’Université de North Texas (Denton, Texas, États-Unis), spécialisé dans l’humilité, le pardon et la psychothérapie multiculturelle.
  • Shawn O. Utsey, Ph.D. : Professeur de psychologie et d’études afro-américaines à la Virginia Commonwealth University, expert en psychométrie et en stress culturel.
  • Jennifer K. Williams, M.S. : Chercheuse clinicienne, Virginia Commonwealth University.
  • Rachel L. Neil, B.S. : Chercheuse associée, Virginia Commonwealth University.
  • Charlotte vanOyen Witvliet, Ph.D. : Professeure de psychologie au Hope College (Holland, Michigan, États-Unis), spécialiste de la psychophysiologie des émotions et du pardon.
  • Aubrey Dueck, Ph.D. : Professeur à la Fuller Theological Seminary (Pasadena, Californie, États-Unis).

4. Objectif / Purpose

Dans la littérature psychologique classique, le pardon a longtemps été mesuré comme un construit unidimensionnel ou à travers le prisme exclusif de la diminution des motivations vindicatives, comme dans l’échelle TRIM (McCullough et al., 1998). Cependant, les observations cliniques et les données empiriques ont mis en lumière une discordance fréquente : une victime peut fermement décider de renoncer à la vengeance et s’engager à agir de manière constructive envers son offenseur, tout en continuant d’éprouver une détresse émotionnelle viscérale, de l’anxiété, de la rancœur et de l’amertume. L’objectif premier du couple DFS/EFS est d’opérationnaliser et de dissocier empiriquement le pardon décisionnel (un acte de volonté motivationnel et comportemental) du pardon émotionnel (une transformation affective graduelle).

Cette distinction répond à des enjeux fondamentaux tant dans la recherche fondamentale que dans la pratique psychothérapeutique :

  • Recherche expérimentale et fondamentale : Permettre l’investigation distincte des mécanismes cognitifs (prise de décision, contrôle exécutif, normes éthiques) et des mécanismes affectifs (désactivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, empathie, plasticité émotionnelle) associés à la résorption des conflits interpersonnels.
  • Pratique clinique et thérapie de couple : Aider les cliniciens à diagnostiquer les blocages spécifiques chez les patients. Un individu peut avoir besoin d’interventions orientées vers la clarification décisionnelle (contrats de comportement, engagement verbal), tandis qu’un autre nécessite des techniques de désensibilisation, de régulation émotionnelle ou de travail sur l’empathie pour surmonter une souffrance affective persistante.
  • Médecine comportementale et santé cardiovasculaire : Évaluer comment le pardon émotionnel, comparativement au pardon décisionnel seul, confère des bénéfices somatiques majeurs (réduction de la réactivité tensionnelle, baisse du cortisol salivaire, amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque).

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle théorique élaboré par Worthington distingue deux construits interdépendants mais conceptuellement autonomes, chacun mesuré par une échelle dédiée :

L’Échelle de pardon décisionnel (DFS)

Le pardon décisionnel est défini comme une intention comportementale explicite d’inhiber les conduites destructrices envers l’agresseur et de promouvoir des comportements prosociaux ou réparateurs. Ce construit reflète une décision délibérée relative aux interactions futures avec le transgresseur. Il se décompose en deux sous-dimensions :

  • Inhibition des intentions nocives (Inhibition of Harmful Intention) : Cette facette évalue la volonté résolue de renoncer à la vengeance, aux représailles et à la volonté de causer du tort à l’offenseur (ex. : s’abstenir de riposter, ne pas exploiter une opportunité de revanche).
  • Intention prosociale (Prosocial Intention) : Cette dimension mesure l’engagement à rétablir des relations bienveillantes, courtoises ou constructives, ou au minimum à maintenir une conduite coopérative élémentaire (ex. : agir amicalement lors d’une rencontre fortuite, accepter de porter assistance en cas de besoin).

L’Échelle de pardon émotionnel (EFS)

Le pardon émotionnel correspond au remplacement des émotions négatives intenses liées à la non-réconciliation (colère, peur, ressentiment, haine) par des émotions positives et orientées vers l’autre (compassion, pitié, affection, sympathie). Le pardon émotionnel ne consiste pas en un simple refoulement ou un émoussement affectif ; il s’agit d’un remodelage émotionnel actif. Il comprend deux sous-dimensions :

  • Réduction des émotions négatives (Reduction of Negative Emotion) : Mesure la diminution de la détresse, de l’amertume et de l’irritation éprouvées lors de l’évocation de l’offense (ex. : ne plus ressentir d’agitation interne ou de rancune persistante).
  • Présence d’émotions positives (Presence of Positive Emotion) : Mesure l’émergence d’affects bienveillants et d’empathie authentique à l’égard de la personne ayant commis la faute (ex. : éprouver de la sollicitude, de la sympathie ou de l’affection).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Les échelles DFS et EFS s’enracinent dans la théorie du stress et du coping appliquée au pardon (Lazarus & Folkman, 1984 ; Worthington, 2006). Dans ce cadre, une offense interpersonnelle est appréhendée comme un stresseur relationnel majeur générant un « fossé d’injustice » (injustice gap), c’est-à-dire l’écart perçu entre la situation actuelle consécutive à l’offense et la justice souhaitée ou méritée.

Face à ce stresseur, l’individu met en œuvre deux mécanismes d’adaptation successifs ou parallèles :

  1. Le mécanisme cognitivo-décisionnel : Directement lié à la théorie de l’action raisonnée (Ajzen & Fishbein). La décision de pardonner modifie la hiérarchie des buts motivationnels du sujet. La personne choisit consciemment d’abandonner ses droits perçus à la revanche et redéfinit ses intentions d’action. Ce processus peut survenir rapidement, parfois instantanément, sous l’effet de normes morales, religieuses ou de nécessités pragmatiques (ex. : relations de travail, coparentalité).
  2. L’hypothèse du remplacement émotionnel : Fondée sur les neurosciences affectives et la psychophysiologie des émotions. Les émotions de non-pardon (rancœur, hostilité chronique) activent le système nerveux sympathique et l’axe corticotrope. Pour dissiper durablement cette toxicité physiologique, les émotions négatives doivent être neutralisées et remplacées par des émotions incompatibles (empathie, amour altruiste, bienveillance). Ce processus est typiquement plus lent, plus fluctuant et nécessite un travail psychologique approfondi, souvent structuré autour du modèle interventionnel REACH Forgiveness développé par Worthington (Recall the hurt, Empathize, Altruistic gift, Commit, Hold on).

7. Validité / Validity

Les études de validation menées par Worthington et al. (2007, 2008), ainsi que les réplications indépendantes ultérieures, démontrent une excellente validité psychométrique globale :

  • Validité de construit et factorielle : L’analyse factorielle confirmatoire démontre que le modèle à deux facteurs pour la DFS (Inhibition des intentions nocives et Intention prosociale) et le modèle à deux facteurs pour l’EFS (Réduction des affects négatifs et Présence d’affects positifs) présentent un ajustement significativement supérieur à des modèles unidimensionnels concurrents. De surcroît, modéliser la DFS et l’EFS comme deux facteurs corrélés mais distincts s’avère supérieur à une conceptualisation fusionnée du pardon ($r$ inter-échelles oscillant entre .55 et .70, attestant d’une variance partagée substantielle sans redondance colinéaire).
  • Validité convergente : La DFS et l’EFS présentent des corrélations négatives robustes avec les sous-échelles de vengeance ($r = -.50$ à $-.68$) et d’évitement ($r = -.45$ à $-.60$) de l’inventaire TRIM (Transgression-Related Interpersonal Motivations Inventory). Elles corrèlent positivement avec l’échelle d’empathie d’Enright (EFI) et avec les mesures de disposition générale au pardon (Transgression Narrative Test of Forgivingness, TNTF).
  • Validité discriminante : Les deux échelles se distinguent nettement de la désirabilité sociale (corrélations faibles et non significatives, $r < .15$), de la réconciliation (une personne pouvant décider d’éliminer sa rancune sans pour autant rétablir le lien relationnel, notamment en cas de dangerosité), du déni, de l’oubli et de l’absolution légale ou morale.
  • Validité prédictive et physiologique : Les travaux menés en collaboration avec Charlotte vanOyen Witvliet montrent que l’EFS prédit de manière unique la diminution de la conductance cutanée, la décélération cardiaque et la baisse de la tension artérielle lors de l’imagerie guidée de l’offenseur, alors que la DFS prédit davantage les comportements négociés et les choix interactifs dans des jeux économiques expérimentaux (ex. : Dilemme du Prisonnier).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité des scores de la DFS et de l’EFS a été établie au sein de multiples échantillons universitaires, communautaires et cliniques :

  • Consistance interne (Cohérence des items) : Pour l’Échelle de pardon décisionnel (DFS), le coefficient alpha de Cronbach varie typiquement entre .78 et .88 pour l’échelle globale ; la sous-échelle d’Inhibition des intentions nocives présente des alphas situés entre .75 et .84, et celle d’Intention prosociale entre .73 et .82. Pour l’Échelle de pardon émotionnel (EFS), l’alpha global s’étend de .81 à .91 ; la sous-échelle de Réduction des émotions négatives oscille entre .76 et .86, tandis que celle de Présence d’émotions positives se situe entre .78 et .88. L’indice oméga de McDonald ($\omega$) corrobore systématiquement ces niveaux élevés de cohérence.
  • Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Évaluée sur un intervalle de 3 à 4 semaines en l’absence d’intervention thérapeutique, la fidélité test-retest s’élève à $r = .74$ pour la DFS et à $r = .78$ pour l’EFS. Lors d’études longitudinales d’intervention, les deux échelles démontrent une sensibilité élevée au changement clinique, l’augmentation des scores étant directement corrélée à la progression des modules thérapeutiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement initial des échelles par Worthington et ses collaborateurs (2007, 2008) a suivi un protocole rigoureux combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les extractions en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax et Direct Oblimin) sur un pool initial d’items ont révélé deux facteurs dominants pour chaque échelle, correspondant parfaitement aux hypothèses théoriques :

  • Pour la DFS, les items 1, 4, 6 et 8 saturent principalement sur le facteur d’inhibition des nuisances (saturations factorielles comprises entre .62 et .86), tandis que les items 2, 3, 5 et 7 saturent sur le facteur prosocial (saturations comprises entre .58 et .81).
  • Pour l’EFS, les items 2, 3, 5 et 7 saturent sur la diminution des affects négatifs (.65 à .84), et les items 1, 4, 6 et 8 saturent sur l’émergence des affects positifs (.68 à .89).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles menées sur des échantillons de validation croisée ont confirmé l’adéquation structurelle des modèles bifactoriels corrélés :

  • Indices d’ajustement de la DFS : $\chi^2/df < 2.5$, Comparative Fit Index (CFI) = .96, Tucker-Lewis Index (TLI) = .95, Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = .054 (IC 90 % [.038, .071]), Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = .042.
  • Indices d’ajustement de l’EFS : $\chi^2/df < 2.2$, CFI = .97, TLI = .96, RMSEA = .049 (IC 90 % [.032, .067]), SRMR = .038.
  • Invariance de mesure : Des études d’invariance configurationnelle, métrique et scalaire ont confirmé la robustesse de cette structure factorielle à travers les genres (hommes/femmes) et différents types de transgressions (infidélité de couple, trahison amicale, conflits familiaux).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nature de l’outil : Inventaire psychométrique auto-rapporté ciblant une offense spécifique (mesure d’état / state measure).
  • Composition : Deux échelles complémentaires de 8 items chacune (total combiné de 16 items).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Neutre (Neutral)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Cotation et inversion des scores :
    • Échelle de pardon décisionnel (DFS) : Inverser les items 1, 2, 4, 6 et 7 ($6 – \text{score brut}$). Calculer le score total en sommant ou en moyennant les 8 items. Les sous-échelles sont constituées comme suit :
      • Intention prosociale : Somme des items 2 (inversé), 3, 5 et 7 (inversé).
      • Inhibition des intentions nocives : Somme des items 1 (inversé), 4 (inversé), 6 (inversé) et 8.
    • Échelle de pardon émotionnel (EFS) : Inverser les items 3, 5 et 7 ($6 – \text{score brut}$). Calculer le score global. Les sous-échelles sont constituées comme suit :
      • Présence d’émotions positives : Somme des items 1, 4, 6 et 8.
      • Réduction des émotions négatives : Somme des items 2, 3 (inversé), 5 (inversé) et 7 (inversé).
  • Interprétation des scores : Plus le score moyen est élevé (proche de 5), plus le niveau de pardon (décisionnel ou émotionnel) envers l’offenseur est affirmé. L’analyse conjointe permet d’identifier des profils spécifiques (ex. : pardon décisionnel élevé combiné à un pardon émotionnel faible, traduisant un engagement volontaire sans apaisement affectif complet).
  • Temps de passation : Approximativement 3 à 5 minutes pour chaque échelle (6 à 10 minutes pour le protocole complet).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de diffusion initiale : 2007 (présentation scientifique) / 2008 (manuscrit de validation psychométrique).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les échelles DFS et EFS ont été placées dans le domaine public par le Dr Everett L. Worthington Jr. à des fins de recherche académique, d’enseignement et de pratique clinique sans but lucratif. Aucune redevance financière n’est exigée.
  • Conditions d’utilisation : L’utilisation est libre sous réserve de citer explicitement les publications de référence des auteurs. L’ensemble des protocoles, manuels de cotation et traductions autorisées sont mis à disposition sur le portail universitaire d’Everett L. Worthington Jr. : https://www.evworthington-forgiveness.com/assessment-scales.
  • Tarifs : Entièrement gratuit (Free of charge).

12. Références / References

  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • McCullough, M. E., Rachal, K. C., Sandage, S. J., Worthington, E. L., Jr., Wade, N. G., & Hight, T. L. (1998). Interpersonal forgiving in close relationships: II. Theoretical elaboration and measurement. Journal of Personality and Social Psychology, 75(6), 1586–1603. https://doi.org/10.1037/0022-3514.75.6.1586
  • Witvliet, C. V. O., Ludwig, T. E., & Vander Laan, K. L. (2001). Granting forgiveness or harboring grudges: Implications for emotion, physiology, and health. Psychological Science, 12(2), 117–123. https://doi.org/10.1111/1467-9280.00320
  • Worthington, E. L., Jr. (2006). Forgiveness and reconciliation: Theory and application. Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203955680
  • Worthington, E. L., Jr., Hook, J. N., Utsey, S. O., Williams, J. K., & Neil, R. L. (2007, October). Decisional and emotional forgiveness. Paper presented at the International Positive Psychology Summit, Washington, DC.
  • Worthington, E. L., Jr., Hook, J. N., Witvliet, C. V. O., Williams, J., Nir, T., Utsey, S. O., & Dueck, A. (2008). Emotional and decisional forgiveness: Construct validity, development of self-report measures, and psychometric properties of the instruments. Unpublished manuscript, Department of Psychology, Virginia Commonwealth University, Richmond, VA. https://www.evworthington-forgiveness.com/assessment-scales

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I intend to try to hurt him or her in the same way he or she hurt me.
2

I will not try to help him or her if he or she needs something.
3

If I see him or her‚ I will act friendly.
4

I will try to get back at him or her.
5

I will try to act toward him or her in the same way I did before he or she hurt me.
6

If there is an opportunity to get back at him or her‚ I will take it.
7

I will not talk with him or her.
8

I will not seek revenge upon him or her.
★

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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de pardon décisionnel et échelle de pardon émotionnel. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon-decisionnel-et-echelle-de-pardon-emotionnel/
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon décisionnel et échelle de pardon émotionnel.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon-decisionnel-et-echelle-de-pardon-emotionnel/.
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon décisionnel et échelle de pardon émotionnel.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-pardon-decisionnel-et-echelle-de-pardon-emotionnel/.