1. Résumé / Abstract
L’Échelle de pardon de Heartland (Heartland Forgiveness Scale, ou HFS), conçue par C. R. Snyder, Laura Yamhure Thompson et Lesa Hoffman (2005), représente une avancée psychométrique majeure dans l’évaluation du pardon dispositionnel. Contrairement aux outils antérieurs focalisés quasi exclusivement sur des épisodes spécifiques de transgression interpersonnelle (pardon situationnel ou épisodique), la HFS conceptualise le pardon comme une tendance globale et stable à surmonter les transgressions à travers trois cibles distinctes : soi-même, autrui et les situations incontrôlables de l’existence. L’instrument est constitué de 18 items auto-rapportés, équitablement répartis en trois sous-échelles de six items chacune : le Pardon de soi (Forgiveness of Self), le Pardon d’autrui (Forgiveness of Others) et le Pardon des situations (Forgiveness of Situations).
Les participants évaluent chaque proposition à l’aide d’une échelle de Likert. L’échelle intègre une alternance systématique d’items formulés positivement et d’items inversés (neuf items inversés au total), limitant ainsi les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, la HFS a démontré une structure factorielle de second ordre robuste dans laquelle un facteur général de disposition au pardon coiffe les trois facteurs de premier ordre. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,72 et 0,87 pour les sous-échelles, et atteignent 0,86 à 0,89 pour le score composite total. La fidélité test-retest confirme une stabilité temporelle remarquable sur plusieurs semaines. L’échelle présente également une validité convergente et discriminante solidement étayée par des corrélations négatives avec la dépression, l’anxiété, la colère-trait et l’affect négatif, ainsi que des associations positives avec le bien-être subjectif, l’estime de soi, l’espoir et la régulation émotionnelle adaptative.
2. Mots-clés / Keywords
Pardon dispositionnel, psychométrie, Échelle de pardon de Heartland, pardon de soi, pardon d’autrui, pardon des situations, psychologie positive, régulation émotionnelle, évaluation psychologique, résilience.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de pardon de Heartland a été développée par une équipe de chercheurs de l’Université du Kansas, sous la direction théorique de figures majeures de la psychologie positive :
- Laura Yamhure Thompson, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, affiliée au Département de psychologie de l’Université du Kansas (Lawrence, Kansas, États-Unis) lors de la conception initiale de l’échelle. Elle a consacré ses travaux doctoraux à l’opérationnalisation psychométrique du concept de pardon multidimensionnel.
- C. R. (Rick) Snyder, Ph.D. (1944–2006) : Professeur émérite en psychologie clinique à l’Université du Kansas, pionnier mondial de la théorie de l’espoir (Hope Theory) et figure fondatrice du mouvement de la psychologie positive. Il a supervisé l’intégration théorique du pardon au sein des processus cognitivo-motivationnels d’adaptation.
- Lesa Hoffman, Ph.D. : Méthodologue et biostatisticienne, alors chercheuse au Département de psychologie de l’Université du Kansas (actuellement professeure à l’Université de l’Iowa), spécialisée dans la modélisation statistique avancée, l’analyse factorielle confirmatoire et la théorie de la réponse aux items (TRI).
- Collaborateurs additionnels : Scott T. Michael, Heather N. Rasmussen, Laura S. Billings, Laura Heinze, Jason E. Neufeld, Hal S. Shorey, Jessica C. Roberts et Danae E. Roberts, qui ont activement participé aux vastes collectes de données normatives et aux études de validation empirique publiées dans l’article princeps de 2005.
4. Objectif / Purpose
L’objectif central de l’Échelle de pardon de Heartland est de pallier une lacune conceptuelle et méthodologique prédominante dans la littérature empirique de la fin du XXe siècle. Jusqu’aux travaux de Yamhure Thompson et Snyder, la vaste majorité des inventaires psychologiques traitaient le pardon sous l’angle exclusif d’une réponse transitoire à une blessure interpersonnelle concrète causée par un tiers identifiable (par exemple, le modèle d’infraction de Michael McCullough et Robert Enright). Bien que cette perspective situationnelle soit essentielle, elle ignorait deux aspects cruciaux : la dimension trait de personnalité (tendance générale et durable d’un individu à pardonner au cours de sa vie) et la nature pluridirectionnelle du ressentiment, qui peut également s’orienter vers soi-même ou vers des contingences existentielles indépendantes de la responsabilité d’un individu précis.
Sur le plan de la recherche empirique, la HFS a été élaborée pour offrir un outil standardisé capable de quantifier la disposition globale au pardon ainsi que ses déclinaisons intrapersonnelle, interpersonnelle et existentielle. Elle permet de répondre à des problématiques variées : comment la disposition au pardon modère-t-elle les réactions au stress psychologique ? Pourquoi certaines personnes parviennent-elles à pardonner à autrui tout en restant impitoyables envers leurs propres fautes ? Quel est le rôle de l’acceptation des événements fortuits ou tragiques (catastrophes naturelles, maladies chroniques) dans la préservation de la santé mentale ?
Sur le plan des applications cliniques et psychothérapeutiques, la HFS sert d’instrument d’évaluation initiale (baseline) et de mesure de progrès thérapeutique. En psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), en thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ou en thérapies axées sur la compassion, l’échelle permet d’identifier précisément les blocages cognitifs et émotionnels du patient :
- Un déficit isolé en pardon de soi orientera l’intervention vers la réduction de la honte toxique, de l’auto-flagellation cognitive et du perfectionnisme névrotique.
- Un score effondré en pardon d’autrui suggérera un travail approfondi sur la rancœur, la rumination vengeresse et l’empathie cognitive.
- Une faiblesse marquée en pardon des situations mettra en lumière des difficultés de flexibilité psychologique face à l’impuissance, à l’injustice perçue du destin ou au deuil non résolu.
5. Construit psychologique / Construct
Le pardon, au sens de l’Échelle de Heartland, est défini conceptuellement comme l’abandon ou la diminution progressive des réponses négatives (cognitives, affectives et comportementales) consécutives à une transgression perçue, et l’adoption éventuelle de réponses neutres ou positives envers la source de cette transgression. Yamhure Thompson et al. (2005) postulent que le ressentiment émerge d’une rupture cognitive entre l’état actuel et l’état désiré ou attendu. Pour restaurer l’équilibre psychologique, l’individu doit modifier son cadre d’évaluation à l’égard de la cible incriminée. Ce construit psychologique s’articule rigoureusement autour de trois dimensions :
5.1. Le pardon de soi (Forgiveness of Self)
Cette sous-échelle évalue la capacité d’une personne à cesser de s’auto-punir, d’entretenir de l’auto-mépris ou de ruminer compulsivement à la suite de ses propres erreurs, échecs ou actes répréhensibles. Le pardon de soi ne se confond pas avec la déresponsabilisation, l’amnistie injustifiée ou le narcissisme défensif : il implique la reconnaissance lucide de sa faute, l’intégration de la leçon comportementale, suivie de la cessation de l’auto-agression psychologique. Par exemple, un individu doté d’un haut niveau de pardon de soi reconnaîtra : « Bien que je me sente mal au départ lorsque je fais une erreur, avec le temps je parviens à être indulgent envers moi-même », tandis qu’un profil bas manifestera une rumination auto-critique persistante (« Je ne cesse pas de me critiquer pour les pensées, paroles ou actes négatifs que j’ai commis »).
5.2. Le pardon d’autrui (Forgiveness of Others)
Cette dimension capture la tendance habituelle à neutraliser l’amertume, la rancune et les pulsions de vengeance à l’égard des personnes ayant infligé un tort ou une déception. Elle n’implique ni la réconciliation forcée (qui est un comportement interpersonnel et relationnel, tandis que le pardon est un processus intrapsychique), ni la minimisation du préjudice ou la tolérance d’abus continus. Il s’agit plutôt d’une réévaluation cognitive permettant de dissocier l’auteur de l’acte négatif commis (« Bien que d’autres m’aient blessé dans le passé, j’ai fini par être capable de les considérer comme de bonnes personnes »). À l’inverse, l’absence de pardon d’autrui se traduit par le maintien actif du ressentiment (« Je continue d’être dur envers ceux qui m’ont blessé »).
5.3. Le pardon des situations (Forgiveness of Situations)
Il s’agit de la contribution la plus novatrice et distinctive de l’instrument Heartland. Cette dimension conceptualise le pardon orienté vers des circonstances adverses incontrôlables, des coups du sort, des maladies, des désastres naturels ou des injustices structurelles où aucun agresseur individuel ne peut être raisonnablement désigné comme responsable. Les auteurs soutiennent que l’être humain tend naturellement à personnifier le destin, la chance ou Dieu lorsqu’il subit une tragédie, développant une amertume existentielle chronique (« Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? »). Le pardon des situations traduit l’acceptation adaptative, l’atténuation de la colère existentielle et la capacité à faire la paix avec les événements hors de contrôle (« Avec le temps, je parviens à comprendre et accepter les mauvaises circonstances de ma vie »). Cette composante s’avère particulièrement pertinente en psycho-oncologie, en victimologie et dans les traumatismes complexes.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de la Heartland Forgiveness Scale s’inscrit au carrefour de la psychologie positive, des théories cognitives de l’évaluation du stress (Richard Lazarus & Susan Folkman) et du modèle cognitivo-motivationnel de l’espoir formulé par C. R. Snyder.
Dans la perspective transactionnelle du stress de Lazarus et Folkman, une transgression perçue déclenche une évaluation primaire (évaluation de la menace ou du préjudice pour le bien-être) et une évaluation secondaire (évaluation des ressources d’adaptation disponibles). Lorsque l’individu juge qu’un préjudice viole ses schémas cognitifs de justice ou d’auto-efficacité, une réaction de détresse caractérisée par la rancœur, la colère ou la honte s’installe. Le pardon agit ici comme une stratégie fondamentale de coping centré sur l’émotion et la réévaluation cognitive (cognitive reappraisal). En révisant ses représentations mentales de l’offenseur, de soi-même ou de la situation, l’individu neutralise la toxicité émotionnelle du stresseur.
En outre, Snyder a articulé le pardon au sein de son modèle de l’espoir (Hope Theory). L’espoir est défini par Snyder comme la capacité perçue à produire des voies menant à des objectifs souhaités (pathways thinking) combinée à la motivation énergétique requise pour emprunter ces voies (agency thinking). Une transgression sévère bloque souvent les voies vers le bien-être et épuise l’énergie d’action par l’entretien stérile de la rancœur. Dès lors, le pardon dispositionnel agit comme un mécanisme libérateur : en désamorçant la fixation obsessionnelle sur les blessures passées, il restaure la flexibilité cognitive et réoriente les ressources motivationnelles vers des buts de vie constructifs.
Enfin, le modèle de Heartland se distingue nettement de la conceptualisation philosophique théologique traditionnelle. Il sécularise et psychologise le concept : pardonner n’est pas un devoir moral contraignant ni un acte sacrificiel de sainteté, mais un ensemble de mécanismes régulateurs intrapsychiques favorisant l’homéostasie affective, la longévité biologique et la santé cardiovasculaire.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la Heartland Forgiveness Scale a été rigoureusement documentée au moyen de multiples cohortes universitaires et cliniques totalisant plusieurs milliers de sujets lors des phases de développement initial (Yamhure Thompson et al., 2005) et d’études transnationales ultérieures.
7.1. Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des construits psychologiques théoriquement congruents :
- Santé mentale et bien-être : La HFS totale présente des corrélations positives substantielles avec la satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale de Diener, r = 0,40 à 0,55), l’estime de soi globale de Rosenberg (r = 0,45 à 0,60) et l’espoir dispositionnel (Dispositional Hope Scale de Snyder, r = 0,48 à 0,58).
- Traits de personnalité : Des analyses corrélées avec le modèle des Big Five (NEO-PI-R) indiquent des liens robustes avec l’Agréabilité (r = 0,35 à 0,45 pour le pardon d’autrui) et une association inverse prononcée avec le Névrosisme / Instabilité émotionnelle (r = -0,45 à -0,62 pour la HFS totale).
- Affects négatifs et psychopathologie : Des corrélations négatives élevées ont été répétitivement observées avec l’inventaire de dépression de Beck (BDI, r = -0,40 à -0,52), l’anxiété-trait de Spielberger (STAI, r = -0,45 à -0,58), la rumination dépressive (r = -0,48) et l’hostilité/colère-trait (r = -0,50).
7.2. Validité discriminante
La HFS se distingue clairement des mesures de désirabilité sociale (évaluée par l’échelle de Marlowe-Crowne), avec des corrélations modérées ne dépassant pas 0,15 à 0,25, attestant que les scores ne traduisent pas une simple propension à se présenter sous un jour favorable. De plus, les études ont montré que le pardon dispositionnel mesuré par la HFS prédit des scores de bien-être au-delà des mesures d’humeur positive ou d’affect général, prouvant une validité incrémentielle robuste.
7.3. Validité prédictive et écologique
Dans des contextes expérimentaux et cliniques, les individus affichant des scores élevés à la HFS ont manifesté des réponses physiologiques atténuées face au rappel d’offenses passées (réduction de la réactivité cardiovasculaire, moindre tension musculaire du muscle corrugateur du sourcil et récupération parasympathique accélérée). En psychologie de la santé, des recherches menées auprès de patients souffrant de douleurs chroniques ou de pathologies cardiovasculaires ont montré qu’un score élevé en pardon des situations prédisait une meilleure observance thérapeutique et une baisse significative de la détresse perçue.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’Échelle de pardon de Heartland ont été testées de façon exhaustive à travers diverses méthodes d’estimation :
8.1. Cohérence interne
Dans les échantillons initiaux de Yamhure Thompson et al. (2005), totalisant six études distinctes (N > 1 500) :
- Échelle globale (HFS Total) : L’alpha de Cronbach (α) s’échelonne entre 0,84 et 0,87, démontrant une excellente homogénéité d’ensemble.
- Sous-échelle Pardon de soi : Le coefficient α oscille entre 0,72 et 0,76.
- Sous-échelle Pardon d’autrui : Le coefficient α varie de 0,73 à 0,80.
- Sous-échelle Pardon des situations : Le coefficient α s’établit entre 0,77 et 0,82.
Ces coefficients ont été largement répliqués dans les adaptations internationales, notamment en langues persane (Asgari & Roshani, 2013, α = 0,85), espagnole et chinoise, confirmant la stabilité interne du construit par-delà les barrières culturelles.
8.2. Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Conformément à la conceptualisation de la HFS comme une mesure de trait dispositionnel stable, les analyses test-retest ont montré des corrélations de Pearson élevées :
- Sur un intervalle de trois semaines, le coefficient de fidélité pour le score total était de r = 0,83 (Pardon de soi : r = 0,72 ; Pardon d’autrui : r = 0,73 ; Pardon des situations : r = 0,77).
- Sur un intervalle étendu de neuf mois, le coefficient global s’est maintenu à r = 0,77, prouvant que l’instrument capture des prédispositions psychologiques durables plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structuration factorielle de la HFS a fait l’objet d’un processus de modélisation mathématique rigoureux utilisant conjointement l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) sous l’expertise de Lesa Hoffman.
9.1. Structure exploratoire
Lors des phases initiales de sélection d’items parmi un pool originel de 74 propositions candidates, des analyses en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax) ont systématiquement révélé l’émergence de trois composantes majeures expliquant une proportion substantielle de la variance totale : les composantes associées au soi, à autrui et aux situations. Les 18 items finaux ont été retenus pour leurs saturations factorielles univoques et élevées (généralement comprises entre 0,45 et 0,78) sur leur facteur respectif, sans saturations croisées indésirables (cross-loadings < 0,25).
9.2. Modélisation confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM) ont comparé plusieurs modèles concurrents :
- Un modèle unifactoriel (où tous les items convergent vers un facteur unique de pardon).
- Un modèle à trois facteurs orthogonaux (indépendants).
- Un modèle à trois facteurs corrélés de premier ordre.
- Un modèle hiérarchique de second ordre, postulant un facteur général de pardon dispositionnel qui sous-tend les trois facteurs de premier ordre (Soi, Autrui, Situations).
Les indices d’ajustement ont indiscutablement désigné le modèle hiérarchique et le modèle à trois facteurs corrélés comme étant supérieurs au modèle unifactoriel (qui présentait un ajustement très médiocre). Les indices de conformité pour le modèle hiérarchique ont affiché des valeurs conformes aux standards méthodologiques les plus stricts : Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≈ 0,052 ; Comparative Fit Index (CFI) > 0,94 ; Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,05. Ces résultats confirment empiriquement que le pardon dispositionnel fonctionne comme une métacapacité psychologique globale se déclinant opérationnellement à travers trois vecteurs distincts mais interdépendantes.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire auto-rapporté en passation individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou informatique.
- Nombre d’items : 18 items.
- Structure des sous-échelles :
- Pardon de soi (Forgiveness of Self) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6.
- Pardon d’autrui (Forgiveness of Others) : Items 7, 8, 9, 10, 11, 12.
- Pardon des situations (Forgiveness of Situations) : Items 13, 14, 15, 16, 17, 18.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
- 1 = Almost always False of me (Presque toujours faux dans mon cas)
- 2 = More often False of me (Plus souvent faux dans mon cas)
- 3 = More often true of me (Plus souvent vrai dans mon cas)
- 4 = Almost always true of me (Presque toujours vrai dans mon cas)
- Procédure de cotation et inversion (Scoring) :
- Neuf items sont formulés négativement et doivent impérativement être inversés avant le calcul des totaux : Items 2, 4, 6, 7, 9, 11, 13, 15 et 17.
- Règle d’inversion : 1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1 (sur une échelle 1–4, Formule : Score Inversé = 5 – Score Brut).
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en sommant les 6 items correspondants (plage de score : 6 à 24 points).
- Le score total de la HFS correspond à la somme des 18 items (plage de score : 18 à 72 points).
- Un score plus élevé traduit une propension dispositionnelle plus forte au pardon.
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2005.
- Statut des droits et conditions d’utilisation : L’Échelle de pardon de Heartland (HFS) a été placée dans le domaine public par ses auteurs à des fins académiques, scientifiques et cliniques non lucratives. Aucune redevance financière ni demande d’autorisation formelle préalable n’est exigée pour son utilisation dans le cadre d’un protocole de recherche universitaire ou d’une pratique clinique individuelle, sous réserve d’attribuer la paternité intellectuelle aux auteurs originaux (Thompson, Snyder, & Hoffman, 2005).
- Tarification : Accès libre et gratuit (Open Access).
- Documentation officielle : Les manuels d’interprétation et les versions sources sont hébergés sur les serveurs institutionnels de recherche psychologique et sur le portail dédié de Heartland Forgiveness : http://heartlandforgiveness.com/.
12. Références / References
- Akbari, M., Golparvar, M., & Kamkar, M. (2008). The relationship between interpersonal trusts, forgiveness, self-efficacy and religiosity with procedural and distributive beliefs of a just world. Knowledge & Research in Applied Psychology, 10, 53–80.
- Asgari, P., & Roshani, K. (2013). Validation of forgiveness scale and a survey on the relationship of forgiveness and students’ mental health. International Journal of Psychology and Behavioral Research, 2(2), 109–115.
- Dehghan, S., Kord Tamini, B., & Arab, A. (2014). Compare the forgiveness, psychological well being and affective control between recovering drug-addicted and healthy subjects. Journal of Social Issues & Humanities, 2(4), 162–167.
- Snyder, C. R., & Lopez, S. J. (Eds.). (2001). Handbook of Positive Psychology. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780195135336.001.0001
- Thompson, L. Y., Snyder, C. R., & Hoffman, L. (2005). Heartland Forgiveness Scale. Faculty Publications, Department of Psychology, Paper 452. https://digitalcommons.unl.edu/psychfacpub/452
- Yamhure Thompson, L., Snyder, C. R., Hoffman, L., Michael, S. T., Rasmussen, H. N., Billings, L. S., Heinze, L., Neufeld, J. E., Shorey, H. S., Roberts, J. C., & Roberts, D. E. (2005). Dispositional forgiveness of self, others, and situations. Journal of Personality, 73(2), 313–360. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.2005.00311.x