Échelle de nostalgie de Southampton

Découvrez l’Échelle de nostalgie de Southampton (SNS), outil psychométrique développé par Routledge et al. pour évaluer la propension nostalgique, sa validité, sa fidélité et son cadre théorique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de nostalgie de Southampton (Southampton Nostalgia Scale, SNS) est un instrument psychométrique autorapporté conçu pour mesurer la disposition individuelle à ressentir de la nostalgie, sa fréquence d’apparition ainsi que l’importance accordée aux souvenirs nostalgiques dans l’économie psychique de l’individu. Développée au sein du laboratoire de recherche sur la nostalgie de l’Université de Southampton par Clay Routledge, Jamie Arndt, Constantine Sedikides et Tim Wildschut (2008), cette échelle s’est imposée comme l’un des outils standard les plus reconnus en psychologie sociale et en psychologie de la personnalité pour évaluer la propension nostalgique (nostalgia proneness) en tant que trait stable.

L’instrument comporte 5 items fondamentaux (avec parfois des adaptations à 7 items explorant l’importance et la valeur affective du souvenir). Les items interrogent directement la fréquence brute des expériences de réminiscence nostalgique, la prédisposition ressentie, ainsi que l’importance affective et motivationnelle d’accéder à de telles représentations mémorielles. Le format de réponse combine des échelles de type Likert en 7 points (allant de 1 « Très rarement » à 7 « Très fréquemment » ou de « Pas du tout » à « Tout à fait ») et un item de catégorisation temporelle précise (fréquence quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou annuelle).

D’un point de vue psychométrique, la SNS fait preuve d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,88 et 0,94 selon les échantillons d’adultes et d’étudiants. L’analyse factorielle confirme une structure essentiellement unidimensionnelle, où fréquence subjective, propension générale et attribution de valeur convergent vers un construit unique de réceptivité nostalgique. Les preuves de validité convergente, discriminante et prédictive démontrent que des scores élevés à la SNS sont associés à une recherche active de sens existentiel, à un attachement social accru, à des mécanismes de résilience face aux menaces existentielles et à une meilleure continuité de l’identité personnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Nostalgie, Échelle de nostalgie de Southampton, Propension à la nostalgie, Psychométrie, Continuité de l’identité, Sens de la vie, Régulation émotionnelle, Psychologie existentielle, Sentiment d’appartenance, Évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de nostalgie de Southampton a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale, expérimentale et de la personnalité :

  • Clay Routledge, Ph.D. — Professeur de gestion et de psychologie du comportement organisationnel, North Dakota State University, et vice-président de la recherche au Archbridge Institute (États-Unis). Spécialiste de la psychologie existentielle, de la quête de sens et des fonctions adaptatives de la mémoire autobiographique. Courriel : [email protected].
  • Jamie Arndt, Ph.D. — Professeur de psychologie au Département des sciences psychologiques de l’Université du Missouri-Columbia (États-Unis). Expert de la théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory), de la motivation humaine et de la conscience de la mortalité. Courriel : [email protected].
  • Constantine Sedikides, Ph.D. — Professeur de psychologie sociale et de la personnalité, Directeur du Centre de recherche sur le soi à l’Université de Southampton (Royaume-Uni). Pionnier mondial des recherches sur le soi, l’estime de soi, le narcissisme et la nostalgie. Courriel : [email protected].
  • Tim Wildschut, Ph.D. — Professeur de psychologie sociale et de la personnalité à l’Université de Southampton (Royaume-Uni). Co-fondateur du programme empirique moderne sur la nostalgie et co-auteur de nombreuses investigations sur les dynamiques intergroupes et intrapersonnelles. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle de nostalgie de Southampton est de fournir une évaluation standardisée, valide et reproductible des différences interindividuelles relatives à la propension nostalgique. Contrairement aux approches psychiatriques historiques du XVIIe au XIXe siècle — qui considéraient la nostalgie comme une pathologie neurologique, une forme d’aliénation mentale ou un trouble dépressif réactionnaire lié au dépaysement —, la psychologie contemporaine a démontré que la nostalgie est une émotion sociale prédominante, positive et autorégulatrice. La SNS a été conçue pour capturer la mesure dans laquelle un individu utilise activement et spontanément la nostalgie comme une ressource psychologique face aux aléas de l’existence.

Sur le plan de la recherche fondamentale, la SNS répond à la nécessité de distinguer la nostalgie en tant qu’état temporaire (induit expérimentalement par l’écoute musicale, l’écriture autobiographique ou des indices sensoriels) de la nostalgie en tant que trait dispositionnel. Les chercheurs l’emploient pour tester des hypothèses liées à la théorie de la gestion de la terreur (TMT), à l’homéostasie affective et aux processus d’adaptation au vieillissement. L’échelle permet de déterminer si les individus naturellement enclins à la nostalgie présentent des réponses immunitaires psychologiques plus robustes lorsqu’ils sont confrontés à l’angoisse de mort, au rejet social, à l’ennui chronique ou à la perte de sens.

Dans les contextes appliqués et cliniques, la SNS trouve son utilité dans l’étude des populations confrontées à des transitions de vie critiques : personnes âgées en perte d’autonomie, migrants ou réfugiés subissant un déracinement culturel, étudiants effectuant leur transition vers l’université, ou patients souffrant de troubles de l’humeur. Mesurer la disposition nostalgique permet d’identifier dans quelle mesure les individus possèdent déjà un répertoire de souvenirs sélectifs valorisants qu’ils peuvent mobiliser au sein de psychothérapies cognitives, narratives ou existentielles. Dans les contextes de thérapie de la réminiscence (utilisée notamment auprès de patients atteints de troubles neurocognitifs légers à modérés), la SNS éclaire la réceptivité du patient aux interventions axées sur l’évocation des expériences du passé.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’Échelle de nostalgie de Southampton est la propension nostalgique (nostalgia proneness). La nostalgie y est conceptualisée comme une émotion douce-amère (bittersweet), mais fondamentalement orientée vers le positif, déclenchée par la réminiscence d’événements signifiants du passé personnel (événements marquants, réunions de famille, moments de triomphe, liens avec des figures d’attachement disparues ou éloignées). Ce construit transcende la simple mémoire épisodique neutre : il incorpore une charge affective dense et une composante d’évaluation subjective du Soi.

Le construit de la SNS s’articule autour de trois dimensions interdépendantes mais conceptuellement distinctes :

  • La fréquence subjective globale (Subjective Frequency) : Cette composante évalue la régularité perçue avec laquelle le sujet s’engage dans des pensées nostalgiques au cours de son quotidien. Elle mesure la présence courante du passé dans l’écologie cognitive de la personne, reflétant si la réminiscence constitue une habitude mentale familière ou un phénomène exceptionnel.
  • La propension ou prédisposition dispositionnelle (Proneness/Susceptibility) : Cette facette explore la vulnérabilité positive ou la sensibilité du sujet au déclenchement de la nostalgie. Deux personnes confrontées au même stimulus olfactif, musical ou visuel ne réagissent pas avec la même intensité ; la propension rend compte de ce seuil de déclenchement interne et de la réactivité émotionnelle spécifique liée au passé.
  • La valeur fonctionnelle et l’importance accordée (Significance and Meaning-Making Value) : Les items évaluant l’importance mesurent le degré de valorisation accordé par l’individu à ses expériences nostalgiques. Loin d’être vue comme une rêverie stérile, la nostalgie est ici perçue par le sujet comme une source de réconfort, un ancrage identitaire et un vecteur de clarification existentielle. Plus un individu juge ses souvenirs importants, plus la nostalgie opère comme une stratégie de coping adaptative.

Ensemble, ces composantes forment une disposition unifiée qui reflète la richesse de la relation entretenue par l’individu avec son histoire personnelle. Les recherches psychométriques démontrent que ce construit s’oppose nettement à la rumination dépressive : alors que la rumination est intrusive, auto-critique et axée sur des échecs immuables, la propension nostalgique captée par la SNS est volontaire, rédemptrice et génératrice d’optimisme pour le futur.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de la SNS s’enracine au carrefour de la théorie de la gestion de la terreur (Greenberg, Pyszczynski, & Solomon, 1986), de la psychologie existentielle contemporaine et de la psychologie de l’autorégulation émotionnelle (Sedikides, Wildschut, Gaertner, Routledge, & Arndt, 2008).

Historiquement, la nostalgie a longtemps été mal comprise. D’abord décrite par le médecin suisse Johannes Hofer en 1688 comme une affection médicale causée par le déplacement géographique des soldats suisses, elle est restée cantonnée au rang de trouble régressif dans la psychanalyse classique, assimilée à une fixation au stade infantile ou à un refus névrotique de la réalité présente. L’équipe de recherche de Southampton a opéré une rupture paradigmatique majeure en démontrant que la nostalgie est un système immunitaire psychologique universel.

Selon le cadre développé par Routledge et ses collaborateurs (2008), l’être humain est confronté à des menaces existentielles récurrentes : la conscience de sa propre finitude physique, l’absence apparente de signification ultime de l’univers, la solitude ontologique et le sentiment d’aliénation. Pour maintenir une santé psychologique stable, les individus doivent préserver un sentiment de valeur personnelle et de continuité biographique. C’est précisément ici qu’intervient la nostalgie :

  • Maintien de la continuité du Soi (Self-continuity) : La nostalgie relie le Soi passé, le Soi présent et le Soi futur. En revisitant les chapitres positifs et significatifs de son histoire, l’individu se rappelle qui il est (« Who I am is who I was »), consolidant son sentiment d’identité même en période de transition ou de crise.
  • Réservoir de sens existentiel (Meaning in life) : Routledge et al. (2008) ont démontré que lorsque les individus sont confrontés à des rappels de mortalité (mortality salience), ceux qui présentent une forte propension nostalgique sur la SNS maintiennent un sentiment de sens à l’existence sans avoir recours à des mécanismes défensifs rigides. La nostalgie fait office de bouclier existentiel.
  • Connexion sociale et sécurité de l’attachement : Les souvenirs nostalgiques mettent presque invariablement en scène le sujet entouré de personnes significatives. Ils réactivent un sentiment d’appartenance sociale et comblent temporairement les blessures causées par la solitude ou le rejet social.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Échelle de nostalgie de Southampton ont été rigoureusement établies à travers de multiples études empiriques translationnelles et interculturelles.

Validité convergente

La validité convergente de la SNS a été attestée par ses corrélations statistiquement significatives et positives avec l’Inventaire de nostalgie de Batcho (Batcho Nostalgia Inventory, BNI ; $r = 0,40$ à $0,60, p < 0,001$). Bien que les deux échelles mesurent des facettes du construit, le BNI évalue l'objet de la nostalgie (ce qui manque à la personne : jouets, famille, école), tandis que la SNS mesure la force, la fréquence et l'évaluation métacognitive du phénomène. De plus, la SNS montre des corrélations positives robustes avec :

  • L’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Rosenberg ($r pprox 0,25$ à $0,35$) ;
  • Le sentiment de continuité personnelle et d’authenticité ($r pprox 0,30$ à $0,45$) ;
  • La présence de sens dans la vie (évaluée par le Meaning in Life Questionnaire, MLQ ; $r pprox 0,30$) ;
  • L’orientation temporelle positive vers le passé au sein du Zimbardo Time Perspective Inventory ($r pprox 0,48$).

Validité discriminante

La SNS se distingue de manière empirique des construits cliniques et cognitifs connexes. Notamment, la propension à la nostalgie ne corrèle pas ou corrèle très faiblement avec la rumination négative (mesurée par la Ruminative Responses Scale), confirmant que la nostalgie n’est pas une rumination obsessionnelle. Les corrélations avec le névrosisme (au sein du Big Five) sont généralement nulles ou marginales ($r pprox -0,05$ à $0,10$), prouvant que le score à la SNS ne reflète pas une vulnérabilité affective générale, mais un processus spécifique de mémoire affective. De même, la SNS ne se confond pas avec la dépression majeure (évaluée par le BDI) ; les patients sévèrement déprimés ont souvent du mal à ressentir la chaleur affective rédemptrice typique des scores élevés à la SNS.

Validité prédictive et expérimentale

Dans les expériences de Routledge et al. (2008), la SNS modère significativement l’impact des menaces existentielles. Lorsque des participants sont soumis à un paradigme de rappel de mortalité, les individus ayant des scores élevés à la SNS manifestent une accessibilité moindre aux pensées liées à la mort par rapport aux individus à faible score, démontrant que la propension naturelle à la nostalgie prédit directement la résilience cognitive face à l’angoisse existentielle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de nostalgie de Southampton a été confirmée dans une grande variété d’études scientifiques, présentant des indices d’homogénéité et de stabilité temporelle très élevés :

  • Consistance interne : Dans l’étude princeps de Routledge et al. (2008), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) de la version à 5 items atteignait $0,92$. Dans des études ultérieures conduites par Wildschut et collaborateurs (2010) ou Barrett et al. (2010), les coefficients se sont systématiquement maintenus au-dessus de $0,85$, oscillant majoritairement entre $0,88$ et $0,94$. Le coefficient oméga de McDonald ($\omega$), lorsqu’il a été calculé dans des réplications psychométriques récentes, excède régulièrement $0,90$, démontrant une covariance partagée très forte entre tous les items.
  • Corrélations inter-items et item-total : Les corrélations corrigées item-total dépassent toutes le seuil conventionnel de $0,60$, oscillant typiquement entre $0,68$ et $0,86$. Aucune suppression d’un item ne permet d’augmenter le coefficient global de consistance interne, attestant de la parsimonie et de la cohérence de l’instrument.
  • Stabilité test-retest : L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 6 semaines a produit des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et des $r$ de Pearson de l’ordre de $0,80$ à $0,85$, indiquant que la propension nostalgique captée par la SNS se comporte effectivement comme un trait de personnalité stable à travers le temps, tout en conservant une sensibilité aux événements biographiques majeurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité de la SNS a fait l’objet d’examens statistiques poussés au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des premières analyses factorielles exploratoires (avec extraction en composantes principales ou factorisation de l’axe principal sans rotation forcée), un seul facteur émerge systématiquement en respectant le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1) et le test du coude de Cattell. Cette dimension unique explique entre 65 % et 78 % de la variance totale des scores selon les études. Les saturations factorielles (factor loadings) de l’ensemble des 5 items sur ce facteur général sont particulièrement élevées, s’échelonnant habituellement entre $0,75$ et $0,92$. L’item 4, bien qu’ayant une échelle catégorielle spécifique, montre une saturation factorielle robuste ($> 0,70$) lorsqu’il est standardisé.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles ont testé l’adéquation du modèle unidimensionnel à travers des échantillons variés. Les indices d’ajustement soutiennent solidement cette structure unifactorielle :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : $ge 0,97$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ge 0,95$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $le 0,06$ (intervalle de confiance à 90 % compris entre $0,02$ et $0,08$)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $le 0,03$

Bien que certains chercheurs aient exploré l’hypothèse d’un modèle bifactoriel dissociant la fréquence subjective (items 1, 2, 3, 4) de la valeur/importance personnelle (item 5), la corrélation latente excessivement élevée ($r > 0,80$) entre ces deux composantes plaide sans équivoque pour la conservation du modèle parcimonieux unidimensionnel dans la pratique de recherche courante.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de nostalgie de Southampton se présente sous la forme d’un court auto-questionnaire standardisé :

  • Format du test : Auto-évaluation papier-crayon ou administrée par voie informatique (compatible avec les logiciels d’enquête en ligne comme Qualtrics ou Gorilla).
  • Nombre d’items : 5 items composent la version canonique la plus répandue (Routledge et al., 2008).
  • Durée de passation : Environ 1 à 3 minutes, ce qui en fait un outil particulièrement économique pour les protocoles expérimentaux denses ou les études longitudinales.
  • Format des réponses :
    • Pour les items 1, 2, 3 et 5 : échelle de type Likert en 7 points graduée de 1 (« Très rarement » / « Pas du tout ») à 7 (« Très fréquemment » / « Énormément »).
    • Pour l’item 4 : échelle ordinale catégorielle à 7 niveaux temporels discrets (« Au moins une fois par jour », « 3 à 4 fois par semaine », « Environ deux fois par semaine », « Environ une fois par semaine », « Une ou deux fois par mois », « Une fois tous les deux mois », « Une ou deux fois par an »).
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • L’item 4 est généralement recodé sur une échelle numérique de 1 à 7 pour aligner son sens sur les autres items (soit 7 = « Au moins une fois par jour » et 1 = « Une ou deux fois par an »).
    • Après standardisation préalable des items (en scores $z$) pour compenser les différences de distribution, ou par sommation directe des items 1 à 5, on calcule le score moyen global de propension nostalgique.
    • Aucun item n’est inversé. Plus le score moyen est élevé (entre 1 et 7), plus le participant possède une forte disposition à la réminiscence nostalgique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : 2008 (première publication majeure dans Journal of Personality and Social Psychology).
  • Statut du droit d’auteur : Les droits scientifiques appartiennent aux auteurs (Clay Routledge, Jamie Arndt, Constantine Sedikides, Tim Wildschut) et à l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’Échelle de nostalgie de Southampton est mise gratuitement à la disposition des chercheurs universitaires, étudiants et praticiens de santé mentale dans le cadre de recherches non commerciales ou d’évaluations cliniques. Aucune redevance financière n’est exigée.
  • Demande d’autorisation : L’usage académique requiert simplement la citation bibliographique appropriée de l’article princeps de Routledge et al. (2008). Pour toute exploitation commerciale, traduction publiée ou inclusion dans un logiciel propriétaire payant, une demande formelle doit être adressée aux auteurs ou à l’éditeur détenteur des droits.

12. Références / References

  • Barrett, F. S., Grimm, K. J., Robins, R. W., Wildschut, T., Sedikides, C., & Janata, P. (2010). Music-evoked nostalgia: Affect, memory, and personality. Cognition and Emotion, 24(3), 390–414. https://doi.org/10.1080/02699931003738028
  • Batcho, K. I. (1995). Nostalgia: A psychological perspective. Perceptual and Motor Skills, 80(1), 131–143. https://doi.org/10.2466/pms.1995.80.1.131
  • Greenberg, J., Pyszczynski, T., & Solomon, S. (1986). The causes and consequences of a need for self-esteem: A terror management theory. In R. F. Baumeister (Ed.), Public self and private self (pp. 189–212). Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-9564-5_10
  • Routledge, C., Arndt, J., Sedikides, C., & Wildschut, T. (2008). A blast from the past to safeguard the future: Nostalgia mitigates existential threat. Journal of Personality and Social Psychology, 95(1), 117–133. https://doi.org/10.1037/0022-3514.95.1.117
  • Sedikides, C., Wildschut, T., Gaertner, L., Routledge, C., & Arndt, J. (2008). Nostalgia as enabler of self-continuity. In F. Sani (Ed.), Self-continuity: Individual and collective perspectives (pp. 227–239). Psychology Press.
  • Wildschut, T., Sedikides, C., Arndt, J., & Routledge, C. (2006). Nostalgia: Content, triggers, functions. Journal of Personality and Social Psychology, 91(5), 975–993. https://doi.org/10.1037/0022-3514.91.5.975

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

How often do you experience nostalgia?
2

How prone are you to feeling nostalgic?
3

Generally speaking‚ how often do you bring to mind nostalgic experiences?
4

Specifically‚ how often do you bring to mind nostalgic experiences?
5

How important is it for you to bring to mind nostalgic experiences?
★

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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle de nostalgie de Southampton. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-nostalgie-de-southampton/
Looti, Mohammed. “Échelle de nostalgie de Southampton.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-nostalgie-de-southampton/.
Looti, Mohammed. “Échelle de nostalgie de Southampton.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-nostalgie-de-southampton/.