1. Résumé
L’Échelle de motivation dans les sports-6 (Sport Motivation Scale-6, SMS-6), développée et validée par Cliff Mallett, Masato Kawabata, Peter Newcombe, Alexandra Otero-Forero et Susan Jackson (2007), constitue une refonte psychométrique majeure de l’Échelle de motivation dans les sports initiale (SMS-28 ; Pelletier et al., 1995). Conçue spécifiquement pour évaluer la motivation des athlètes dans le cadre conceptuel de la théorie de l’autodétermination (TAD ; Deci & Ryan, 1985, 2000), la SMS-6 se distingue par l’intégration d’une dimension fondamentale jusqu’alors absente des outils d’évaluation motivationnelle dans le sport : la régulation intégrée.
L’instrument comprend 24 items répartis équitablement en 6 sous-échelles de 4 items chacune, cartographiant l’intégralité du continuum d’autodétermination : la motivation intrinsèque, la régulation intégrée, la régulation identifiée, la régulation introjectée, la régulation externe et l’amotivation. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Ne correspond pas du tout ») à 7 (« Correspond exactement »). Sur le plan psychométrique, la SMS-6 a démontré une structure factorielle stable validée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, une cohérence interne satisfaisante pour ses différentes dimensions (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,86), ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et discriminante. Cet outil est aujourd’hui une référence internationale incontournable en psychologie du sport, en sciences de l’entraînement et en recherche sur l’adhésion à l’activité physique.
2. Mots-clés
Motivation sportive, théorie de l’autodétermination, psychométrie, motivation intrinsèque, régulation intégrée, régulation identifiée, régulation introjectée, régulation externe, amotivation, SMS-6, psychologie du sport, performance athlétique, engagement sportif.
3. Auteurs
L’Échelle de motivation dans les sports-6 a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan affiliés à l’Université du Queensland (Australie) :
- Clifford J. Mallett — School of Human Movement and Nutrition Sciences, The University of Queensland, Brisbane, Australie. Spécialiste reconnu en psychologie du sport et en coaching de haute performance. Courriel : [email protected]
- Masato Kawabata — School of Human Movement Studies, The University of Queensland, Brisbane, Australie (actuellement affilié au National Institute of Education, Nanyang Technological University, Singapour). Expert en méthodologie quantitative et modélisation psychométrique.
- Peter A. Newcombe — School of Psychology, The University of Queensland, Brisbane, Australie. Psychologue clinicien et chercheur en méthodologie psychologique.
- Alexandra Otero-Forero — School of Human Movement Studies, The University of Queensland, Brisbane, Australie. Chercheuse en sciences du mouvement humain et psychologie du sport.
- Susan A. Jackson — School of Human Movement Studies, The University of Queensland, Brisbane, Australie. Pionnière de l’étude de l’état de fluidité (flow) et de la psychologie positive appliquée au sport d’élite.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la SMS-6 est de fournir aux chercheurs, psychologues du sport, préparateurs mentaux et entraîneurs un instrument de mesure psychométriquement robuste, précis et fidèle au modèle théorique complet de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000). Avant l’introduction de la SMS-6, l’outil prédominant dans la littérature empirique était la SMS-28 (Pelletier et al., 1995), une adaptation anglophone de l’Échelle de motivation dans les sports francophone (EMS-28 ; Brière et al., 1995). Bien que largement utilisée, la SMS-28 présentait des limites conceptuelles et psychométriques substantielles documentées par plusieurs études critiques (e.g., Martens et al., 2000 ; Reimer et al., 2002) : l’absence d’une sous-échelle mesurant la régulation intégrée, une instabilité factorielle récurrente et des indices d’ajustement marginaux lors des analyses factorielles confirmatoires.
Sur le plan de la recherche, la SMS-6 a été conçue pour capturer la totalité du continuum d’autodétermination en introduisant 4 items dédiés à la régulation intégrée et en réduisant la mesure de la motivation intrinsèque (initialement divisée en trois formes distinctes : à la connaissance, à l’accomplissement et aux sensations) à un facteur global unifié composé de 4 items représentatifs. Cette restructuration permet d’obtenir un modèle équilibré à six facteurs de 4 items chacun, réduisant la charge cognitive pour les répondants tout en maximisant la parcimonie et la validité statistique de l’instrument.
Dans les applications appliquées et cliniques, la SMS-6 permet de dresser un profil motivationnel individualisé des athlètes. Les données recueillies permettent d’identifier les athlètes vulnérables au syndrome d’épuisement professionnel (burnout), au désengagement sportif ou à l’abandon précoce de la pratique (dropout). En outre, l’outil permet d’évaluer l’impact des styles interpersonnels des entraîneurs (climat de soutien à l’autonomie vs. climat contrôlant) sur la qualité de l’engagement des sportifs, guidant ainsi l’élaboration d’interventions individualisées visant à internaliser les motivations extrinsèques et à préserver le bien-être psychologique.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par la SMS-6 est la motivation multidimensionnelle appliquée au contexte sportif, opérationnalisée selon les six types de régulation définis par la théorie de l’intégration de l’organisme (Organismic Integration Theory ; Deci & Ryan, 1985) :
1. La motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation)
La motivation intrinsèque représente le niveau le plus élevé d’autodétermination. Elle correspond à l’engagement dans une activité sportive pour elle-même, pour le plaisir inhérent, l’intérêt et la satisfaction que procure directement la pratique. Dans la SMS-6, elle regroupe l’exploration, l’apprentissage de nouvelles compétences et la recherche d’expériences stimulantes sans attente de récompenses externes. Exemple d’item : « Pour le plaisir de découvrir de nouvelles stratégies de performance » (Item 15).
2. La régulation intégrée (Integrated Regulation)
Forme la plus autodéterminée des motivations extrinsèques, la régulation intégrée se produit lorsque les motifs de l’action sportive sont en parfaite harmonie avec le système de valeurs, les croyances profondes et le sens de l’identité globale de l’individu. Le sport ne se limite plus à un rôle temporaire ; il devient une composante indissociable du « Soi ». Exemple d’item : « Parce que c’est une extension de moi-même » (Item 3).
3. La régulation identifiée (Identified Regulation)
La régulation identifiée intervient lorsque l’athlète valorise consciemment l’activité sportive et considère ses résultats comme personnellement importants ou utiles pour son développement individuel, même si l’activité en elle-même n’est pas nécessairement plaisante dans l’immédiat (ex. : séances d’entraînement physique intenses). Exemple d’item : « Parce que c’est une bonne façon d’apprendre beaucoup de choses qui pourraient m’être utiles dans d’autres aspects de ma vie » (Item 14).
4. La régulation introjectée (Introjected Regulation)
Cette régulation extrinsèque non autonome renvoie à des comportements guidés par des pressions internes, telles que le désir d’éviter la culpabilité, la honte, ou à l’inverse, pour stimuler l’estime de soi et nourrir l’ego. L’athlète s’impose une obligation morale sans avoir pleinement intégré la valeur de l’action. Exemple d’item : « Parce que je me sentirais coupable si je ne prenais pas le temps d’en faire » (Item 18).
5. La régulation externe (External Regulation)
La régulation externe représente le type de motivation extrinsèque le moins autodéterminé. Les comportements sportifs sont initiés et maintenus uniquement pour obtenir des récompenses matérielles ou sociales (trophées, éloges, statut d’athlète) ou pour échapper à des sanctions ou contraintes imposées par autrui (parents, entraîneurs). Exemple d’item : « Pour le prestige d’être un athlète » (Item 17).
6. L’amotivation (Amotivation)
L’amotivation se caractérise par l’absence totale d’intention d’agir ou de motivation envers l’activité sportive. L’athlète ne perçoit aucun lien de contingence entre ses actions et les résultats obtenus, éprouve des sentiments d’incompétence et remet en question la pertinence de sa pratique sportive. Exemple d’item : « Je ne sais plus ; j’ai l’impression que je suis incapable de réussir dans ce sport » (Item 8).
6. Cadre théorique
La SMS-6 s’ancre exclusivement dans la théorie de l’autodétermination (TAD), macro-théorie de la motivation humaine et de la personnalité formulée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan. La TAD postule que les êtres humains sont des organismes actifs orientés par nature vers la croissance psychologique, l’intégration du Soi et la maîtrise de leur environnement, sous réserve que leurs trois besoins psychologiques fondamentaux soient soutenus :
- Le besoin d’autonomie : la nécessité de se sentir à l’origine de ses choix et de ses actions ;
- Le besoin de compétence : le désir d’interagir efficacement avec l’environnement et d’éprouver un sentiment de maîtrise ;
- Le besoin d’appartenance sociale : le souhait d’être connecté, compris et valorisé par des pairs significatifs.
Au sein de la TAD, la théorie de l’intégration de l’organisme (OIT) spécifie que la motivation ne doit pas être traitée comme un construit unidimensionnel ou dichotomique (intrinsèque vs extrinsèque), mais comme un continuum d’autodétermination ou de régulation comportementale. Les motivations situées à droite du continuum (motivation intrinsèque, intégrée et identifiée) sont considérées comme autonomes et engendrent des conséquences cognitives, affectives et comportementales positives (persévérance accrue, créativité, bien-être psychologique, états de flow). À l’inverse, les motivations contrôlées (régulations introjectée et externe) ainsi que l’amotivation entraînent l’anxiété compétitive, la baisse de performance et le désengagement.
L’innovation majeure de Mallett et al. (2007) a été de corriger le décalage entre la théorie contemporaine de Deci et Ryan et les instruments sportifs disponibles en réintroduisant la régulation intégrée, permettant pour la première fois dans une échelle standardisée de mesurer l’ensemble des six points théoriques de la trajectoire d’internalisation du comportement.
7. Validité
Les études de validation menées par Mallett et collaborateurs (2007) auprès d’échantillons diversifiés d’athlètes de niveaux compétitifs variés (universitaire, récréatif et élite) ont étayé rigoureusement la validité de l’instrument :
Validité de construit et structure simplex
La validité de construit de la SMS-6 a été confirmée par la présence d’une structure simplex (ou quasi-simplex) parmi les intercorrélations des six facteurs. Conformément aux prédictions de la théorie de l’autodétermination, les sous-échelles théoriquement contiguës sur le continuum (par exemple, la régulation intégrée et la motivation intrinsèque : r ≈ 0,55 à 0,65) présentent des corrélations positives fortes, tandis que les formes opposées (motivation intrinsèque et amotivation : r ≈ -0,30 à -0,45) affichent des corrélations négatives significatives.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente et discriminante a été évaluée en corrélant les sous-échelles de la SMS-6 avec des construits externes reconnus en psychologie du sport : la disposition au flow (mesurée par la Dispositional Flow Scale-2 ; Jackson & Eklund, 2002), le climat motivationnel perçu (Perceived Motivational Climate in Sport Questionnaire-2 ; Newton et al., 2000) et la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux. Les résultats indiquent que :
- La motivation intrinsèque et la régulation intégrée sont positivement et significativement corrélées avec les dimensions du flow autotélique, la concentration et le contrôle perçu (p < 0,001) ;
- L’amotivation et la régulation externe montrent des corrélations nulles ou négatives avec le flow, mais positives avec l’anxiété de performance ;
- Le climat de maîtrise (orienté vers l’effort) prédit positivement les régulations autonomes, tandis que le climat de compétition (orienté vers l’ego) prédit la régulation introjectée et externe.
8. Fidélité
La fidélité de l’échelle a fait l’objet de vérifications méticuleuses reposant sur la consistance interne et la stabilité temporelle :
Cohérence interne
Dans l’étude de validation princeps (Mallett et al., 2007, N = 444 athlètes), les coefficients de fidélité composite et d’alpha de Cronbach (α) obtenus pour chaque sous-échelle de 4 items ont atteint des seuils psychométriquement acceptables à excellents :
- Motivation intrinsèque : α = 0,79
- Régulation intégrée : α = 0,86
- Régulation identifiée : α = 0,75
- Régulation introjectée : α = 0,73
- Régulation externe : α = 0,78
- Amotivation : α = 0,80
Les coefficients oméga de McDonald (ω) calculés dans des études ultérieures corroborent ces valeurs, dépassant systématiquement le critère standard de 0,70 recommandé par les Standards for Educational and Psychological Testing de l’APA.
Stabilité test-retest
Des analyses longitudinales menées sur des intervalles de 4 à 8 semaines ont révélé des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,72 et 0,84, attestant d’une excellente stabilité temporelle des profils motivationnels des athlètes en dehors de modifications majeures du contexte d’entraînement ou de blessures.
9. Analyse factorielle
Le processus de développement de la SMS-6 a combiné des analyses factorielles exploratoires (AFE) pour le raffinement initial des items et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour tester la structure théorique à six facteurs indépendants mais corrélés.
Indices d’ajustement de l’AFC
L’analyse factorielle confirmatoire menée par Mallett et al. (2007) via la méthode du maximum de vraisemblance a démontré un ajustement supérieur aux données empiriques en comparaison directe avec les modèles alternatifs (tels que les modèles à 5 ou 7 facteurs de la SMS originale) :
- Chi-deux normé : χ²/df = 1,94 (valeur inférieure au seuil critique de 2,0, traduisant un bon ajustement)
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,93
- NNFI / TLI (Non-Normed Fit Index) : 0,92
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,051
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,046 (intervalle de confiance à 90 % : [0,039 – 0,053])
Saturations factorielles
Tous les items de la SMS-6 ont démontré des saturations standardisées (λ) substantielles sur leurs facteurs latents respectifs, s’échelonnant de 0,58 à 0,85 (p < 0,001), sans saturations croisées inadéquates. Les résidus standardisés demeurent uniformément distribués, confirmant la parcimonie et la robustesse de cette organisation à six dimensions orthogonales-obliques.
10. Instrument de mesure
- Nom complet de l’instrument : Sport Motivation Scale-6 (SMS-6)
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré (format papier-crayon ou numérique en ligne)
- Population cible : Sportifs et athlètes à partir de 12 ans, de tout niveau compétitif (scolaire, universitaire, club, haut niveau)
- Nombre total d’items : 24 items
- Structure factorielle : 6 sous-échelles comprenant chacune 4 items :
- Amotivation : Items 2, 8, 13, 19
- Régulation externe : Items 6, 11, 17, 24
- Régulation introjectée : Items 7, 12, 18, 22
- Régulation identifiée : Items 1, 9, 14, 20
- Régulation intégrée : Items 3, 5, 16, 21
- Motivation intrinsèque : Items 4, 10, 15, 23
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
- 1 = Does not correspond at all
- 2 = Corresponds very little
- 3 = Corresponds a little
- 4 = Corresponds moderately
- 5 = Corresponds enough
- 6 = Corresponds a lot
- 7 = Corresponds exactly
- Calcul des scores : Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 4 items qui la composent (score variant de 1 à 7). L’instrument ne comporte aucun item inversé (reverse-scored). Un score composite d’autodétermination (Relative Autonomy Index, RAI) peut également être calculé en pondérant les sous-échelles selon leur position sur le continuum : (2 × MI) + (1 × R.Intégrée) + (0,5 × R.Identifiée) – (0,5 × R.Introjectée) – (1 × R.Externe) – (2 × Amotivation).
- Temps moyen de passation : Environ 5 à 8 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 2007
- Statut des droits d’auteur : Le questionnaire a été publié dans la revue scientifique à comité de lecture Psychology of Sport and Exercise (Elsevier). Les droits d’auteur de l’article appartiennent à Elsevier B.V., mais l’instrument est mis à la libre disposition de la communauté académique pour les travaux de recherche non commerciaux et les interventions éducatives.
- Tarifs : Gratuit pour une utilisation dans le cadre de la recherche scientifique et de l’enseignement. Aucune redevance n’est exigée des chercheurs universitaires.
- Conditions d’utilisation : Citation formelle de l’article princeps de Mallett et al. (2007) dans toute communication ou publication issue de l’utilisation de l’outil. Toute exploitation commerciale, distribution logicielle payante ou intégration dans des plateformes professionnelles lucratives requiert l’autorisation préalable expresse des détenteurs des droits.
12. Références
- Brière, N. M., Vallerand, R. J., Blais, M. R., & Pelletier, L. G. (1995). Développement et validation d’une mesure de motivation intrinsèque, extrinsèque et d’amotivation en contexte sportif : L’Échelle de Motivation dans les Sports (EMS). International Journal of Sport Psychology, 26(4), 465–489.
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Jackson, S. A., & Eklund, R. C. (2002). Assessing flow in physical activity: The Flow State Scale-2 and Dispositional Flow Scale-2. Journal of Sport and Exercise Psychology, 24(2), 133–150. https://doi.org/10.1123/jsep.24.2.133
- Mallett, C., Kawabata, M., Newcombe, P., Otero-Forero, A., & Jackson, S. (2007). Sport Motivation Scale-6 (SMS-6): A revised six-factor sport motivation scale. Psychology of Sport and Exercise, 8(5), 600–614. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2006.12.005
- Martens, M. P., Webber, S. N., & Mallett, C. (2000). Assessing the factor structure of the Sport Motivation Scale: An investigation of Australian athletes. Journal of Sport and Exercise Psychology, 22(Suppl.), S71.
- Newton, M., Duda, J. L., & Yin, Z. (2000). Examination of the psychometric properties of the Perceived Motivational Climate in Sport Questionnaire-2 in a sample of female athletes. Journal of Sports Sciences, 18(4), 275–290. https://doi.org/10.1080/026404100365020
- Pelletier, L. G., Fortier, M. S., Vallerand, R. J., Tuson, K. M., Brière, N. M., & Blais, M. R. (1995). Toward a new measure of intrinsic motivation, extrinsic motivation, and amotivation in sports: The Sport Motivation Scale (SMS). Journal of Sport and Exercise Psychology, 17(1), 35–53. https://doi.org/10.1123/jsep.17.1.35
- Reimer, H. A., Fink, J. S., & Fitzgerald, M. P. (2002). External validity of the Sport Motivation Scale. Journal of Sport and Exercise Psychology, 24(Suppl.), S103.
- Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Publications. https://doi.org/10.1521/978.14625/28806
13. Questions et items du questionnaire
Using the scale below, please indicate to what extent each of the following items corresponds to one of the reasons for which you are presently practicing your sport:
7-point Likert scale: 1 = Does not correspond at all, 2 = Corresponds very little, 3 = Corresponds a little, 4 = Corresponds moderately, 5 = Corresponds enough, 6 = Corresponds a lot, 7 = Corresponds exactly
- Because it is one of the best ways I have chosen to develop other aspects of myself.
- I used to have good reasons for doing sports, but now I am wondering whether I should continue.
- Because it is an extension of me.
- For the excitement I feel when I am really involved in the activity.
- Because it is a part of who I am.
- Because people around me think it is important to be in shape.
- Because I would feel bad if I was not taking time to do it.
- I don’t know anymore; I have the impression that I am incapable of succeeding in this sport.
- Because it is one of the best ways to maintain good relationships with my friends.
- Because I feel a lot of personal satisfaction while mastering certain difficult training techniques.
- Because it allows me to be well regarded by people that I know.
- Because I must do sports to feel good about myself.
- It is not clear to me anymore; I don’t really think my place is in sport.
- Because it is a good way to learn lots of things which could be useful to me in other areas of my life.
- For the pleasure of discovering new performance strategies.
- Because participating in sport is an integral part of my life.
- For the prestige of being an athlete.
- Because I would feel guilty if I did not take time to do it.
- I don’t seem to be enjoying the things I used to enjoy about sport.
- Because I have chosen this sport as a way to develop myself.
- Because through sport, I feel that I can now express who I really am.
- Because I feel better about myself when I do.
- For the pleasure I feel in living exciting experiences.
- To show others how good I am at my sport.