Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (MLAMS)

L’Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (MLAMS) est un outil psychométrique mesurant directement le besoin d’approbation sociale, le conformisme et la sensibilité au rejet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (Martin-Larsen Approval Motivation Scale, MLAMS) constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Harry J. Martin et Knud S. Larsen en 1976, puis substantiellement révisé par Martin en 1984. Cet outil a été développé afin de combler une lacune méthodologique et théorique majeure dans l’évaluation du besoin d’approbation sociale. Alors que les échelles traditionnelles, à l’instar de la célèbre échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale, MCSD), évaluent cette dimension de manière indirecte via l’adhésion à des comportements socialement approuvés mais statistiquement improbables, la MLAMS adopte une approche directe en interrogeant explicitement les attitudes, les craintes du rejet, les tendances à la conformité et les stratégies de gestion des impressions adoptées par les individus en situation d’interaction sociale.

La version établie par la révision de 1984 comprend 20 items cotés selon une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Pour pallier les biais de réponse d’acquiescement qui affectaient la mouture initiale, la version équilibrée intègre une proportion calibrée d’items inversés. L’analyse factorielle révèle une structure multidimensionnelle sous-jacente comprenant l’évitement du rejet social, la conformité normative, la dépendance à la validation externe et la recherche active d’approbation. Une forme abrégée valide comprend 10 items ciblés.

Sur le plan des qualités psychométriques, la MLAMS démontre une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,85 selon les cohortes. Les études de validité divergente ont mis en lumière une distinction conceptuelle fondamentale : tandis que la MCSD reflète principalement des mécanismes de défense du soi, d’inhibition défensive et d’évitement des conflits moraux, la MLAMS capture spécifiquement la dépendance motivationnelle et la vulnérabilité psychosociale face au jugement d’autrui. La MLAMS s’avère particulièrement pertinente en psychologie sociale, clinique et organisationnelle.

2. Mots-clés

Motivation à l’approbation, besoin d’approbation, désirabilité sociale, Martin-Larsen Approval Motivation Scale, évaluation psychométrique, conformisme social, rejet social, gestion des impressions, anxiété d’évaluation, psychologie de la personnalité.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue par deux chercheurs en psychologie sociale et de la personnalité :

  • Harry J. Martin : Ph.D. en psychologie, professeur et chercheur spécialisé dans l’évaluation de la personnalité, le comportement organisationnel et les biais de mesure. Il a exercé au sein du Department of Management and Labor Relations de la Cleveland State University (Cleveland, Ohio, États-Unis).
  • Knud S. Larsen : Ph.D., professeur émérite de psychologie à l’Oregon State University (Corvallis, Oregon, États-Unis), reconnu mondialement pour ses travaux interculturels sur les attitudes sociales, le conformisme, le préjudice et la dynamique des groupes.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la MLAMS est de mesurer directement et rigoureusement le besoin individuel d’obtenir l’approbation positive d’autrui et d’éviter sa désapprobation. Dans la tradition de la psychométrie du milieu du XXe siècle, le besoin d’approbation était souvent confondu avec le biais de réponse de désirabilité sociale. Martin et Larsen ont démontré que la tendance d’un individu à se peindre sous un jour favorable sur un inventaire de personnalité ne reflète pas nécessairement son niveau d’angoisse interpersonnelle ou son degré de dépendance affective envers l’assentiment d’autrui dans la vie quotidienne.

La MLAMS a été créée pour répondre à un triple besoin méthodologique :

  • Mesure directe du construit motivationnel : Contrairement aux tests indirects évaluant des comportements éthiques mineurs, la MLAMS interroge directement les compromis comportementaux et idéologiques qu’une personne est prête à accomplir pour s’intégrer, plaire ou neutraliser un risque de blâme.
  • Contrôle des styles de réponse : La révision de 1984 a spécifiquement visé à neutraliser le biais d’acquiescement (la propension à approuver systématiquement les énoncés indépendamment de leur contenu) grâce à une formulation balancée d’énoncés positifs et d’items inversés mesurant l’indépendance de jugement.
  • Élucidation clinique et relationnelle : Identifier les profils psychologiques à haut risque d’épuisement émotionnel lié à l’hyper-adaptabilité sociale, au perfectionnisme socialement prescrit et à la dépendance interpersonnelle.

Dans la recherche contemporaine, la MLAMS sert à explorer les relations entre l’attachement insécure chez l’adulte, la vulnérabilité à la dépression, l’embarras social et les mécanismes d’autorégulation. Dans le champ clinique, elle offre un éclairage précieux sur l’affirmation de soi (assertiveness) et les dysfonctionnements interpersonnels où le patient sacrifie son autonomie psychologique pour préserver une harmonie de façade.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par la MLAMS est la motivation à l’approbation (approval motivation). Ce construit se définit comme une disposition stable de la personnalité caractérisée par une préoccupation dominante pour l’évaluation que portent les autres sur le soi, conduisant à une modulation stratégique des comportements, attitudes et opinions en vue de maximiser les réactions favorables et de minimiser les jugements négatifs.

Ce construit s’articule autour de quatre dimensions majeures :

1. Conformisme idéologique et comportemental

Cette composante traduit la propension de l’individu à modifier ses opinions exprimées, ses choix personnels ou ses attitudes morales sous la pression réelle ou imaginée du groupe. L’individu préfère sacrifier son authenticité plutôt que de risquer la dissidence. Un exemple caractéristique réside dans l’item 4 (« I change my opinion (or the way that I do things) in order to please someone else ») et l’item 6 (« I find it difficult to talk about my ideas if they are contrary to group opinion »). L’individu perçoit le conflit sociocognitif comme une menace intolérable pour son inclusion relationnelle.

2. Évitement du rejet et de la désapprobation

Cette dimension capture l’hypersensibilité à la critique et la mise en œuvre de comportements préventifs destinés à ne pas susciter de réactions adverses. Elle reflète une vigilance anxieuse lors des rassemblements sociaux. Les énoncés tels que l’item 7 (« One should avoid doing things in public which appear to be wrong to others… ») et l’item 18 (« I am careful at parties and social gatherings for fear that I will do or say things that others won’t like ») incarnent cette posture défensive où la peur de la honte ou de l’embarras guide la conduite.

3. Présentation stratégique de soi et flagornerie

Le sujet considère les relations sociales comme un terrain où l’obséquiosité, la flatterie des figures d’autorité et la dissimulation de soi constituent des stratégies d’adaptation légitimes et nécessaires pour naviguer dans la hiérarchie sociale. L’item 14 (« The best way to handle people is to agree with them and tell them what they want to hear ») et l’item 17 (« It is wise to flatter important people ») illustrent ce pragmatisme relationnel guidé par l’obtention de gratifications sociales.

4. Autonomie personnelle vs. validation externe (items inversés)

À l’opposé du besoin d’approbation se trouve la capacité à assumer son individualité, son sentiment d’auto-efficacité et sa résistance aux pressions normatives. Les items inversés de l’échelle sondent l’intégrité du soi face à la désapprobation, illustrée par l’item 2 (« I would rather be myself than be well thought of ») ou l’item 16 (« If there is any criticism or anyone says anything about me, I can take it »). Les personnes obtenant un faible score total manifestent un locus de contrôle interne et une haute différenciation du soi.

6. Cadre théorique

La MLAMS prend racine à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale et de la psychologie de la personnalité :

La théorie de l’apprentissage social et le besoin de renforcement

Dans la lignée des travaux de Julian Rotter (1954) et de Douglas P. Crowne et David Marlowe (1964), le besoin d’approbation est originellement modélisé comme un besoin acquis de renforcement social positif. Selon Rotter, les individus développent des attentes généralisées quant aux conséquences de leurs comportements. Pour ceux ayant un fort besoin d’approbation, la validation d’autrui acquiert une valeur de renforcement disproportionnée, tandis que le rejet opère comme une punition aversive majeure. Martin et Larsen ont raffiné cette approche en démontrant que ce besoin ne découle pas uniquement d’une recherche d’éloges, mais principalement d’un mécanisme défensif destiné à protéger une estime de soi fragile.

La perspective dramaturgique et la gestion des impressions

L’approche sociologique d’Erving Goffman (1959) sur la présentation de soi et les travaux ultérieurs de Mark Snyder (1974) sur l’autosurveillance (self-monitoring) fournissent une grille de lecture essentielle. La MLAMS évalue des individus qui se comportent comme des acteurs ajustant scrupuleusement leur texte en fonction du public pour préserver leur « face ». Cependant, à la différence du concept de monitorage de soi pur (qui peut être motivé par un plaisir ludique de caméléon social ou une volonté de leadership), la motivation à l’approbation dans la MLAMS est profondément ancrée dans l’insécurité relationnelle et le sentiment d’impuissance personnelle (comme l’indiquent les corrélations avec le sentiment d’aliénation et le manque de contrôle perçu, voir l’item 8).

La théorie sociométrique et l’attachement contemporain

Plus récemment, les théoriciens de la psychologie de l’évaluation sociale, tels que Mark R. Leary (2015), ont interprété les scores élevés à la MLAMS à travers la théorie du sociomètre : l’estime de soi fonctionne comme un moniteur interne mesurant le degré d’inclusion ou d’exclusion sociale. Les travaux de Wei, Mallinckrodt, Larson et Zakalik (2005) ont relié ce construit à la théorie de l’attachement adulte de John Bowlby, démontrant que les personnes présentant un attachement anxieux dépendent chroniquement de la validation d’autrui pour réguler leur détresse émotionnelle interne.

7. Validité

Les propriétés de validité de la MLAMS ont fait l’objet de nombreuses investigations empiriques qui ont consolidé sa légitimité psychométrique :

Validité convergente

La MLAMS corrèle positivement et significativement avec une variété d’échelles mesurant la détresse socio-évaluative et la dépendance :

  • Peur de l’évaluation négative : Des corrélations positives substantielles (r = 0,45 à 0,60) sont observées avec la Brief Fear of Negative Evaluation Scale (BFNE) de Leary, confirmant que le construit partage un noyau commun d’appréhension du rejet.
  • Embarras social : Les recherches de Miller (1987) démontrent une corrélation robuste (r = 0,48) entre la MLAMS et la propension à l’embarras (embarrassability), les individus dépendants de l’approbation réagissant avec une honte décuplée aux ruptures de convenances sociales.
  • Dépendance interpersonnelle et attachement anxieux : L’étude de Wei et al. (2005) met en évidence que la recherche de validation par autrui (mesurée par la MLAMS) médie la relation entre l’attachement anxieux et les symptômes dépressifs, avec des corrélations de r = 0,42 avec l’anxiété d’attachement.

Validité discriminante et divergence avec la Marlowe-Crowne (MCSD)

L’apport le plus décisif de Martin (1984) réside dans la démonstration empirique de la validité discriminante entre la MLAMS et l’échelle de Marlowe-Crowne (MCSD). Bien que les deux échelles aient historiquement prétendu mesurer le besoin d’approbation :

  • La corrélation entre la MLAMS et la MCSD est remarquablement faible, se situant typiquement entre r = 0,05 et r = 0,22 selon les échantillons, démontrant qu’elles mesurent des réalités psychologiques largement indépendantes.
  • La MCSD corrèle négativement avec l’anxiété, la dépression et la psychopathologie générale (reflétant une défensivité saine ou une répression des affects négatifs).
  • À l’inverse, la MLAMS corrèle positivement avec l’anxiété manifeste, le neuroticisme, la faible estime de soi, l’aliénation sociale et le locus de contrôle externe. La MLAMS capture donc une motivation vulnérable et dépendante, non un biais de désirabilité vertueux.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle de Martin-Larsen a été documentée à travers de multiples échantillons universitaires et cliniques :

Consistance interne

  • Dans l’étude princeps de validation de la version révisée (Martin, 1984), le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle complète à 20 items atteignait 0,81 pour la version équilibrée chez des étudiants de premier cycle (N = 340).
  • La forme abrégée à 10 items (notée par des astérisques dans les publications de référence) conserve une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha variant entre 0,72 et 0,78, ce qui demeure tout à fait acceptable pour un format court.
  • Des études indépendantes ultérieures, notamment celles de Miller (1987) et Wei et al. (2005), ont rapporté des alphas respectifs de 0,79 et 0,83 pour l’échelle globale.

Stabilité temporelle (test-retest)

La stabilité temporelle a été évaluée sur des intervalles de 3 à 6 semaines. Les coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson) s’élèvent entre 0,76 et 0,84, confirmant que le score reflète un trait de personnalité stable et non un simple état émotionnel transitoire suscité par une situation sociale ponctuelle.

9. Analyse factorielle

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) conduites par Martin (1984) à l’aide de méthodes d’extraction par composantes principales et rotations orthogonales (Varimax) et obliques ont permis d’élucider la structure de la version révisée à 20 items :

Structure factorielle

L’analyse met en évidence une solution prédominante à un facteur général d’approbation sociale de second ordre, soutenue par 3 à 4 facteurs de premier ordre distincts :

  • Facteur 1 : Déférence et conformisme interpersonnel (explique environ 22 % de la variance). Items à fortes saturations : item 4 (0,64), item 5 (0,68), item 6 (0,59), item 14 (0,55). Ce facteur isole le renoncement aux convictions personnelles au profit de la bienveillance d’autrui.
  • Facteur 2 : Affirmation de soi et indépendance (items inversés) (explique environ 14 % de la variance). Items à fortes saturations négatives sur l’approbation : item 2 (-0,62), item 12 (-0,58), item 16 (-0,65), item 19 (-0,54). Ces items capturent la résilience face à la critique sociale.
  • Facteur 3 : Appréhension et vigilance en situation sociale (explique environ 9 % de la variance). Items : item 11 (0,57), item 18 (0,63). Ce facteur reflète la focalisation sur la réparation de l’image de soi et la prévention des faux pas.
  • Facteur 4 : Sentiment d’impuissance et locus externe (explique environ 7 % de la variance). Items : item 3 (0,51), item 8 (0,54).

Des analyses factorielles confirmatoires ultérieures (AFC) menées dans des contextes de modélisation par équations structurelles ont démontré qu’un modèle hiérarchique (avec un facteur général de motivation à l’approbation coiffant les sous-dimensions) présente des indices d’adéquation robustes (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92).

10. Instrument de mesure

La MLAMS est structurée de la manière suivante :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
  • Nombre total d’items : 20 items dans la version complète révisée de Martin (1984) ; 10 items composent la forme abrégée recommandée pour les enquêtes épidémiologiques ou multi-échelles.
  • Format de l’échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Disagree Strongly (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = No Opinion (Sans opinion / Neutre)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Agree Strongly (Tout à fait d’accord)
  • Cotation et inversion des items :
    • Les 6 items inversés, marqués par le symbole (R), sont les items : 2, 12, 13, 16, 19. Ils doivent être recodés avant le calcul du score total : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1.
    • Les items composant la forme abrégée sont indiqués par un astérisque (*) : items 2, 4, 5, 6, 10, 12, 13, 16, 18, 19 (dont 5 items directs et 5 items inversés, assurant une balance parfaite contre l’acquiescement).
    • Le score global s’obtient en additionnant l’ensemble des scores des 20 items (score total allant de 20 à 100). Pour la forme abrégée, le score varie de 10 à 50. Un score élevé reflète un besoin d’approbation et une dépendance sociale intenses.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de parution : Première version publiée par Martin et Larsen en 1976 ; version révisée équilibrée standard publiée par Harry J. Martin en 1984.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’article fondateur de 1984 est paru dans le Journal of Personality Assessment, sous copyright de Taylor & Francis / Society for Personality Assessment. Conformément aux usages académiques, l’échelle est accessible librement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, sous réserve de citer scrupuleusement les publications d’origine.
  • Tarifs : L’utilisation dans le cadre de la recherche fondamentale est exempte de redevances (gratuite). Toute exploitation commerciale ou intégration dans des plateformes logicielles payantes requiert l’autorisation préalable des détenteurs des droits.

12. Références

  • Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Leary, M. R., Jongman-Sereno, K. P., & Diebels, K. J. (2015). Measures of concerns with public image and social evaluation. Dans G. J. Boyle, D. H. Saklofske, & G. Matthews (Éds.), Measures of Personality and Social Psychological Constructs (pp. 448–473). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-386915-9.00016-4
  • Martin, H. J. (1984). A revised measure of approval motivation and its relationship to social desirability. Journal of Personality Assessment, 48(5), 508–519. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa4805_9
  • Martin, H. J., & Larsen, K. S. (1976). Approval motivation, alienation, and social desirability. The Journal of Social Psychology, 99(2), 297–298. https://doi.org/10.1080/00224545.1976.9923617
  • Miller, R. S. (1987). The nature of embarrassability: Correlates and sex differences (Manuscrit non publié). Sam Houston State University, Huntsville, TX.
  • Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/10788-000
  • Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039
  • Wei, M., Mallinckrodt, B., Larson, L. M., & Zakalik, R. A. (2005). Adult attachment, depressive symptoms, and validation from self-versus others. Journal of Counseling Psychology, 52(3), 368–377. https://doi.org/10.1037/0022-0167.52.3.368

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 = Disagree Strongly
2 = Disagree
3 = No Opinion
4 = Agree
5 = Agree Strongly

(R) Reverse scored item.
* Items in short form.

  1. Depending upon the people involved‚ I react to the same situation in different ways.
  2. I would rather be myself than be well thought of. (R)*
  3. Many times I feel like just flipping a coin in order to decide what I should do.
  4. I change my opinion (or the way that I do things) in order to please someone else.*
  5. In order to get along and be liked‚ I tend to be what people expect me to be.*
  6. I find it difficult to talk about my ideas if they are contrary to group opinion.*
  7. One should avoid doing things in public which appear to be wrong to others‚ even though one knows that he is right.
  8. Sometimes I feel that I don’t have enough control over the direction that my life is taking.
  9. It is better to be humble than assertive when dealing with people.
  10. I am willing to argue only if I know that my friends will back me up.*
  11. If I hear that someone expresses a poor opinion of me‚ I do my best the next time that I see this person to make a good impression.
  12. I seldom feel the need to make excuses or apologize for my behavior. (R)*
  13. It is not important to me that I behave ‘properly’ in social situations. (R)*
  14. The best way to handle people is to agree with them and tell them what they want to hear.
  15. It is hard for me to go on with my work if I am not encouraged to do so.
  16. If there is any criticism or anyone says anything about me‚ I can take it. (R)*
  17. It is wise to flatter important people.
  18. I am careful at parties and social gatherings for fear that I will do or say things that others won’t like.*
  19. I usually do not change my position when people disagree with me. (R)*
  20. How many friends you have depends on how nice a person you are.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (MLAMS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-motivation-a-l-approbation-de-martin-larsen-mlams/
Looti, Mohammed. “Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (MLAMS).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-motivation-a-l-approbation-de-martin-larsen-mlams/.
Looti, Mohammed. “Échelle de motivation à l’approbation de Martin-Larsen (MLAMS).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-motivation-a-l-approbation-de-martin-larsen-mlams/.