1. Résumé / Abstract
L’Échelle de moqueries liées à l’apparence physique (en anglais, Physical Appearance-Related Teasing Scale ou PARTS) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer rétrospectivement l’exposition des individus aux moqueries, quolibets et remarques désobligeantes portant sur leur corps et leur allure physique au cours de l’enfance et de l’adolescence. Développée par J. Kevin Thompson et ses collaborateurs (Fabian, Moulton, Dunn, & Altabe, 1991) à l’Université de South Florida, cette échelle répond à la nécessité d’objectiver empiriquement l’influence des expériences interpersonnelles négatives précoces sur le développement des troubles de l’image corporelle et des conduites alimentaires.
L’instrument se compose de 18 items mesurés sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 5 (« Fréquemment » / Frequently). L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire a mis en évidence une structure bi-factorielle robuste et théoriquement congruente :
- Moqueries relatives au poids et à la corpulence (Weight/Size Teasing, items 1 à 11) : évalue la fréquence des railleries subies de la part des pairs et des membres de la famille ciblant la surcharge pondérale perçue ou réelle.
- Moqueries relatives à l’apparence générale (General Appearance Teasing, items 12 à 18) : mesure les quolibets touchant à d’autres aspects morphologiques ou esthétiques tels que l’habillement, la dentition, les cheveux, ou une apparence générale jugée atypique ou chétive.
Les propriétés psychométriques de la PARTS démontrent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment 0,90 pour la sous-échelle Poids/Corpulence et oscillant entre 0,75 et 0,85 pour la sous-échelle Apparence générale. La fidélité test-retest à court et moyen terme s’avère hautement satisfaisante. Sur le plan de la validité de construit, l’échelle présente une forte validité convergente avec les mesures d’insatisfaction corporelle, d’estime de soi globale, de dépression, ainsi que de psychopathologie du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie et hyperphagie boulimique). La PARTS demeure un outil standardisé prépondérant dans la recherche étiologique et clinique sur l’intériorisation des idéaux corporels et la détresse psychologique liée au schéma corporel.
2. Mots-clés / Keywords
Moqueries sur l’apparence physique, image corporelle, stigmatisation liée au poids, intimidation par les pairs, troubles des conduites alimentaires, psychométrie, insatisfaction corporelle, échelle PARTS, évaluation rétrospective, victimisation.
3. Auteurs / Authors
L’échelle PARTS a été conçue et validée par une équipe de chercheurs pionniers en psychologie clinique et psychopathologie développementale de l’Université de South Florida (Tampa, Floride, États-Unis) :
- J. Kevin Thompson, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, Département de psychologie, University of South Florida. Figure d’autorité mondiale dans l’étude des troubles de l’image corporelle, des troubles alimentaires et des influences socioculturelles sur l’apparence. Courriel : [email protected].
- Leslie J. Fabian, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique, University of South Florida. Spécialiste de l’évaluation cognitive et comportementale de l’image du corps.
- Denise O. Moulton, Ph.D. : Chercheuse clinicienne, University of South Florida.
- Michael E. Dunn, Ph.D. : Actuellement professeur de psychologie à la University of Central Florida, expert en processus cognitifs d’apprentissage social et assuétudes. Courriel : [email protected].
- Madeline N. Altabe, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, co-auteure de travaux fondateurs sur l’évaluation multidimensionnelle de l’image corporelle, University of South Florida.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Physical Appearance-Related Teasing Scale (PARTS) est de quantifier de manière standardisée et rétrospective l’exposition historique d’une personne à la victimisation verbale et aux moqueries interpersonnelles centrées sur le corps durant les périodes charnières de l’enfance et de l’adolescence. Alors que les travaux cliniques initiaux sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) et la dysmorphophobie insistaient largement sur des variables intrapsychiques ou des pressions médiatiques globales, Thompson et ses collègues ont cherché à isoler l’impact direct, tangible et traumatique des micro-agressions verbales émanant de l’environnement relationnel immédiat : les pairs, les camarades de classe et les membres du cercle familial direct (parents, frères et sœurs).
Dans le domaine de la recherche fondamentale et étiologique, la PARTS a été développée pour répondre à une question théorique majeure : comment des événements verbaux aversifs survenus dans l’enfance s’encodent-ils dans des schémas cognitifs durables d’insatisfaction corporelle et de vulnérabilité affective ? L’échelle permet aux épidémiologistes et aux chercheurs en psychologie sociale d’opérationnaliser le statut de victime de moqueries et d’explorer les médiateurs et modérateurs reliant ces expériences à la dysrégulation émotionnelle, au perfectionnisme inadapté et aux stratégies extrêmes de contrôle du poids.
Dans la pratique clinique, l’outil fournit une anamnèse ciblée permettant d’éclairer le tableau clinique de patients souffrant d’anorexie mentale, de boulimie, de trouble du déficit de l’estime de soi ou d’anxiété sociale. Les cliniciens utilisent la PARTS pour :
- Identifier les facteurs de maintien ou d’amorce des croyances dysfonctionnelles relatives au corps (« Si je prends du poids, les gens vont me rejeter et me ridiculiser »).
- Différencier l’impact des moqueries spécifiques au poids de celles ciblant l’apparence physique globale, ce qui oriente la restructuration cognitive en thérapie cognitivo-comportementale (TCC).
- Évaluer la charge émotionnelle résiduelle associée aux traumatismes relationnels précoces liés à l’apparence, facilitant les interventions de désensibilisation ou de retraitement adaptatif des souvenirs pénibles.
La justification théorique sous-jacente repose sur le fait que le teasing physique constitue une forme insidieuse de stigmatisation qui modifie la perception intéroceptive et extéroceptive du corps, transformant l’enveloppe corporelle en un objet public vulnérable à l’évaluation et au mépris social.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique appréhendé par la PARTS est le teasing lié à l’apparence physique (Physical Appearance Teasing), envisagé comme une forme spécifique d’agression verbale et sociale récurrente où l’apparence externe d’un enfant ou adolescent devient la cible délibérée de sarcasmes, de sobriquets avilissants, de rires méprisants ou d’ostracisme mimétique. Contrairement à l’intimidation physique directe (harcèlement physique), le teasing verbal opère par dévalorisation symbolique et invalidation de la conformité esthétique de l’individu.
La PARTS conceptualise ce phénomène à travers deux dimensions distinctes mais interdépendantes :
1. Moqueries relatives au poids et à la taille corporelle (Weight/Size Teasing)
Cette sous-échelle (items 1 à 11) mesure l’intensité et la récurrence des quolibets spécifiquement orientés vers la surcharge pondérale, la corpulence ou le gabarit physique général. Elle capte non seulement l’action verbale explicite (être traité de « gros lard », subir des blagues de la part du père ou de la fratrie), mais également les manifestations comportementales implicites de rejet et de stigmatisation publique, telles que :
- Le regard inquisiteur ou gênant des pairs du fait du surpoids (Item 1 : « did you feel that your peers were staring at you because you were overweight? »).
- L’exclusion ou la risée lors d’activités sportives et motrices en raison du poids (Item 5 : « were you laughed at for trying out for sports because you were too heavy? »).
- Le ciblage au sein du cercle domestique (Item 10 : « Were you the brunt of family jokes because of your weight? »), mettant en lumière l’absence de refuge sécurisant dans la famille nucléaire.
Sur le plan psychologique, cette dimension est celle qui entretient les corrélations les plus fortes avec la restriction cognitive, la pulsion de minceur, la peur panique de grossir et la dysmorphophobie pondérale.
2. Moqueries relatives à l’apparence générale (General Appearance Teasing)
La seconde dimension (items 12 à 18) évalue les moqueries portant sur d’autres aspects de la corporalité et de la présentation de soi ne relevant pas strictement de l’adiposité ou du poids :
- L’habillement, les tenues vestimentaires démodées ou jugées bizarres (Items 13 et 16 : « did people say you dressed funny? », « clothes that didn’t match or were out of style »).
- Les traits orofaciaux ou capillaires (Item 14 : dents étranges ; Item 17 : cheveux).
- Une perception globale d’étrangeté ou de vulnérabilité physique (Item 15 : « funny looking » ; Item 18 : « scoffed at for looking like a weakling »).
Cette sous-échelle reflète une stigmatisation socioculturelle plus diffuse, touchant au sentiment général d’inadéquation morphologique, de conformisme vestimentaire et d’angoisse de vulnérabilité corporelle globale (notamment chez les garçons perçus comme « chétifs » ou non athlétiques).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la PARTS s’inscrit au carrefour de la théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura, des théories cognitives des schémas de Aaron T. Beck, et tout particulièrement du modèle tripartite d’influence de l’image corporelle formulé ultérieurement par Thompson et ses collègues (Thompson, Heinberg, Altabe, & Tantleff-Dunn, 1999).
Le modèle des schémas corporels et du conditionnement social
Selon l’approche cognitive-comportementale développée par Thompson (1990) dans son ouvrage fondateur Body Image Disturbance: Assessment and Treatment, les individus construisent un « schéma corporel » (body schema) qui filtre, organise et interprète les informations relatives à leur propre enveloppe physique. Les moqueries subies dans l’enfance agissent comme des événements de conditionnement aversif majeur :
- Expériences relationnelles précoces : L’enfant cible de quolibets associe son corps (stimulus conditionné) à l’humiliation, au rejet affectif et à la honte sociale (réponse inconditionnée).
- Consolidation schématique : Ces rétroactions négatives itératives cristallisent un schéma cognitif dysfonctionnel : « Mon corps est intrinsèquement défectueux et repoussant ».
- Hypervigilance et distorsion : Une fois le schéma activé, l’individu filtre sélectivement les signaux environnementaux, interprétant le moindre regard neutre ou rire anodin comme une critique de son apparence (schéma hyper-réactif).
Intégration au modèle tripartite d’influence socioculturelle
Dans le modèle tripartite (Thompson et al., 1999), trois vecteurs majeurs exercent une pression normative sur l’individu : les pairs, la famille et les médias. La PARTS opérationnalise précisément les deux premières sources (pairs et famille), souvent plus dévastatrices que les médias en raison de leur immédiateté émotionnelle. Les moqueries verbales directes constituent le mécanisme proximal par lequel la pression des pairs et les préjugés anti-gros familiaux se traduisent en internalisation de l’idéal de minceur ou de musculature, engendrant ultérieurement l’insatisfaction corporelle, laquelle précipite les troubles de l’alimentation et la détresse dépressive.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la PARTS a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques depuis sa parution initiale en 1991, tant chez des populations universitaires adolescentes que chez des patients souffrant de pathologies alimentaires ou d’obésité.
Validité de construit et validité factorielle
Dans l’étude princeps menée par Thompson, Fabian, Moulton, Dunn et Altabe (1991) auprès de 156 femmes universitaires, l’analyse en composantes principales avec rotation varimax a démontré sans ambiguïté une solution à deux facteurs distincts expliquant une part prépondérante de la variance totale des scores. Les saturations des items étaient remarquablement univoques : tous les items de la sous-échelle Poids/Corpulence présentaient des saturations supérieures à 0,60 sur leur facteur respectif sans cross-loadings problématiques avec le second facteur. Cette stabilité dimensionnelle a été répliquée dans des études ultérieures (ex. Herbozo, 2007 ; Thompson et al., 1995).
Validité convergente
La validité convergente de la PARTS est exceptionnellement forte :
- Insatisfaction corporelle : Des corrélations positives statistiquement très significatives ont été rapportées entre la sous-échelle Weight/Size Teasing et le Body Dissatisfaction Subscale de l’EDI (Eating Disorder Inventory) (r variant de 0,45 à 0,62, p < 0,001), ainsi qu’avec le Body-Esteem Scale (BES) et le Multidimensional Body-Self Relations Questionnaire (MBSRQ).
- Pathologie alimentaire : Des liens robustes ont été mis en évidence avec l’inventaire BULIT-R (Bulimia Test-Revised) et le EAT-26 (Eating Attitudes Test), confirmant que les individus ayant vécu de fréquentes moqueries pondérales dans l’enfance présentent des niveaux accrus de compulsions alimentaires et de restriction cognitive à l’âge adulte.
- Détresse psychologique globale : Les scores élevés à la PARTS corrèlent négativement avec l’estime de soi globale (mesurée par l’échelle de Rosenberg, r ≈ -0,35 à -0,48) et positivement avec l’anxiété physique sociale (Social Physique Anxiety Scale) et les symptômes dépressifs (BDI).
Validité discriminante
L’échelle discrimine nettement les individus :
- La sous-échelle Moqueries Poids/Corpulence corrèle plus spécifiquement avec les mesures d’adiposité subjective, de restrictions alimentaires et d’indice de masse corporelle (IMC) que la sous-échelle Apparence générale.
- Inversement, la sous-échelle Apparence générale capture des traits de vulnérabilité générale ou d’anxiété sociale qui ne se traduisent pas nécessairement par des troubles alimentaires restrictifs, démontrant la spécificité incrémentielle des deux sous-construits.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de fidélité de la PARTS témoignent de qualités métrologiques remarquables, constantes à travers différentes cohortes d’évaluation :
Consistance interne
Dans les données originales de Thompson et al. (1991) :
- Sous-échelle Poids/Corpulence (11 items) : Présente un coefficient alpha de Cronbach d’une excellente magnitude, se situant à α = 0,91. L’homogénéité des items traduit une remarquable cohérence dans la mesure de la fréquence des sarcasmes ciblant le poids.
- Sous-échelle Apparence générale (7 items) : Affiche une consistance interne satisfaisante à bonne, avec un alpha de Cronbach de α = 0,78. Cette valeur légèrement plus modeste s’explique par la nature plus hétérogène des caractéristiques corporelles évaluées (dents, cheveux, vêtements, allure globale).
- Échelle totale (18 items) : Atteint un alpha global oscillant couramment entre 0,89 et 0,93 selon les échantillons d’étude.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
Bien que la PARTS évalue des souvenirs rétrospectifs (censés être relativement stables une fois l’enfance achevée), la stabilité temporelle des réponses a été contrôlée :
- Sur un intervalle de 2 à 4 semaines, les coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson) s’élèvent à r = 0,86 pour la dimension Poids/Corpulence et à r = 0,77 pour la dimension Apparence générale.
- Ces résultats confirment que le rappel mnésique de ces événements n’est pas un artefact éphémère d’une fluctuation de l’humeur instantanée, mais représente une évaluation rétrospective stable et reproductible de l’histoire développementale du sujet.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La confirmation de l’architecture interne de la PARTS est l’un de ses atouts majeurs. Lors de la phase de validation initiale (Thompson et al., 1991), un ensemble exploratoire d’items a été soumis à une Analyse en Composantes Principales (ACP) avec rotation orthogonale Varimax auprès d’un échantillon normatif.
Structure factorielle issue de l’AFE
Les critères de rétention factorielle (critère de Kaiser avec valeurs propres supérieures à 1,0 et inspection du diagramme d’éboulis de Cattell) ont clairement indiqué une rupture après deux composantes majeures :
- Facteur 1 : Poids et Gabarit (Weight/Size). Ce facteur capture la majeure partie de la variance commune (environ 38,6 % de la variance expliquée). Les 11 items constitutifs présentent des saturations factorielles très élevées, allant de 0,61 à 0,84. L’item 2 (« felt like people were making fun of you because of your weight ») et l’item 3 (« ridiculed as a child about being overweight ») affichent les saturations les plus fortes (> 0,80), définissant le noyau du facteur.
- Facteur 2 : Apparence générale (General Appearance). Ce facteur ajoute une part substantielle de variance expliquée (environ 13,2 %, portant le total à plus de 51 % de la variance expliquée). Les items s’y rattachant (items 12 à 18) saturent entre 0,48 et 0,76. L’item 15 (« Did kids call you funny looking? ») et l’item 16 (« clothes that didn’t match or were out of style ») en constituent les marqueurs prédominants.
Modélisation confirmatoire (AFC)
Les études structurales ultérieures menées dans des contextes transculturels ou chez des populations cliniques (notamment les travaux synthétisés par Sylvia Herbozo en 2007) ont soumis ce patron à l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC). Le modèle à deux facteurs corrélés a démontré des indices d’adéquation nettement supérieurs à un modèle unifactoriel unidimensionnel :
- Index de conformité comparatif (CFI) régulièrement > 0,92.
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,06.
- La corrélation inter-facteurs modérée à élevée (généralement comprise entre r = 0,40 et r = 0,55) justifie pleinement l’utilisation séparée des deux sous-échelles tout en autorisant un calcul de score global lorsque l’objectif est d’estimer la victimisation verbale globale liée au corps.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé rapide à administrer :
- Type de test : Échelle psychométrique auto-rapportée rétrospective.
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
- Nombre d’items : 18 items formulés sous forme interrogative fermée.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points graduée comme suit :
1 = Never (Jamais)
2
3
4
5 = Frequently (Fréquemment) - Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Calcul des scores et cotation :
- Sous-échelle Moqueries Poids/Corpulence (Weight/Size Teasing – W/S) : Somme ou moyenne arithmétique des scores des items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11. Étendue théorique de la somme : de 11 à 55 (ou moyenne de 1,0 à 5,0).
- Sous-échelle Moqueries Apparence Générale (General Appearance Teasing – G/A) : Somme ou moyenne arithmétique des scores des items 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18. Étendue théorique de la somme : de 7 à 35 (ou moyenne de 1,0 à 5,0).
- Score total PARTS : Somme de l’ensemble des 18 items (étendue : 18 à 90) ou moyenne globale (1,0 à 5,0).
- Inversion : Aucun item n’est inversé ; tous les items sont formulés dans le sens d’une exposition accrue aux moqueries. Des scores élevés reflètent une fréquence plus importante de victimisation vécue durant l’enfance.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1991 (validation princeps par J. Kevin Thompson et al.).
- Propriété intellectuelle et droits : L’article original a été publié dans le Journal of Personality Assessment, propriété des éditeurs Taylor & Francis / Society for Personality Assessment.
- Accès et tarification pour la recherche : L’échelle PARTS est généralement considérée comme étant dans le domaine académique public pour des usages de recherche non commerciale et d’enseignement clinique. Les chercheurs et étudiants peuvent l’administrer librement dans leurs protocoles académiques, à la condition expresse de citer formellement la publication originale de Thompson et al. (1991).
- Utilisation commerciale ou clinique sous licence : Toute intégration dans une plateforme logicielle payante, un programme de santé à but lucratif ou une publication commerciale requiert l’autorisation préalable des détenteurs des droits ou de l’auteur principal (J. Kevin Thompson).
12. Références / References
Les publications clés fondant la théorie, la validation psychométrique et les applications de l’échelle PARTS sont présentées ci-dessous en normes APA 7e édition :
- Herbozo, S. (2007). The Effects of Ambiguous Appearance-related Feedback on Body Image, Mood States, and Intentions to Use Body Changes Strategies in College Women (Doctoral dissertation). Department of Psychology, College of Arts and Sciences, University of South Florida. http://usf.sobek.ufl.edu/content/SF/S0/02/68/04/00001/E14-SFE0002487.pdf
- Thompson, J. K. (1990). Body Image Disturbance: Assessment and Treatment. Pergamon Press. https://doi.org/10.1016/C2013-0-04337-3
- Thompson, J. K., Cattarin, J., Fowler, B., & Fisher, E. (1995). The Perception of Teasing Scale (POTS): A revision and extension of the Physical Appearance Related Teasing Scale (PARTS). Journal of Personality Assessment, 65(1), 146-157. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6501_11
- Thompson, J. K., Fabian, L. J., Moulton, D. O., Dunn, M. E., & Altabe, M. N. (1991). Development and validation of the Physical Appearance Related Teasing Scale. Journal of Personality Assessment, 56(3), 513-521. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa5603_12
- Thompson, J. K., Heinberg, L. J., Altabe, M., & Tantleff-Dunn, S. (1999). Exacting Beauty: Theory, Assessment, and Treatment of Body Image Disturbance. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10312-000
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 1 = Never, 2, 3, 4, 5 = Frequently
- When you were a child, did you feel that your peers were staring at because you were overweight?
- When you were a child, did you ever feel like people were making fun of you because of your weight?
- Were you ridiculed as a child about being overweight?
- When you were a child, did people make jokes about you being too big?
- When you were a child, were you laughed at for trying out for sports because you were too heavy?
- Did your brother(s) or other male relatives call you names like “fatso” when they got angry at you?
- Did your father ever make jokes that referred to your weight?
- Did other kids call you derogatory names that related to your size or weight?
- Did you ever feel like people were pointing at you because of your size or weight?
- Were you the brunt of family jokes because of your weight?
- Did people point you out of a crowd because of your weight?
- Did you ever hear your classmate snicker when you walked into the classroom alone?
- When you were growing up, did people say you dressed funny?
- Did people say you had funny teeth?
- Did kids call you funny looking?
- Did other kids tease you about wearing clothes that didn’t match or were out of style?
- Did other kids ever make jokes about your hair?
- When you were a child were you scoffed at for looking like a weakling?