1. Résumé / Abstract
L’Échelle de moqueries fondées sur le poids (initialement désignée en anglais sous le nom de Weight-Based Teasing Scale – WBTS ou sous ses déclinaisons au sein des cohortes Project EAT) est un instrument psychométrique bref d’auto-évaluation conçu pour mesurer la fréquence de la victimisation par les pairs, spécifiquement axée sur le poids corporel, l’apparence physique et les attitudes interpersonnelles condescendantes associées. Développé initialement par les chercheuses Marla E. Eisenberg, Dianne Neumark-Sztainer et Cheryl L. Perry à l’Université du Minnesota dans le cadre de vastes enquêtes épidémiologiques longitudinales sur la santé des adolescents, cet outil a été ultérieurement documenté et standardisé dans le recueil d’évaluation des comportements d’intimidation du Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
L’instrument se compose de 5 items auto-rapportés évaluant à la fois des formes manifestes de taquineries et d’insultes ciblées sur la silhouette et le poids (par exemple, être insulté ou moqué en raison de sa corpulence) ainsi que des manifestations plus diffuses de dévalorisation sociale et de rejet interpersonnel (telles que le manque de respect perçu ou le sentiment que les pairs agissent avec supériorité). Chaque item est évalué sur une échelle ordinale de fréquence en 5 points allant de 0 (« Jamais ») à 4 (« Au moins une fois par semaine »). Les scores peuvent être analysés de manière continue pour refléter la sévérité globale de la stigmatisation liée au poids ou dichotomisés pour identifier les seuils critiques de victimisation récurrente.
Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,78 et 0,86 selon les échantillons étudiés, ainsi qu’une structure factorielle robuste, souvent caractérisée par une dimensionnalité unidimensionnelle dominante ou une configuration bi-factorielle distinguant les moqueries explicites des attitudes de dépréciation interpersonnelle. Les études de validité révèlent des corrélations hautement significatives avec les symptômes dépressifs, l’anxiété sociale, une faible estime de soi corporelle, les conduites alimentaires désordonnées (telles que les crises de boulimie et les régimes restrictifs draconiens) ainsi qu’une baisse de l’engagement scolaire et du sentiment d’appartenance à l’établissement.
2. Mots-clés / Keywords
Moqueries fondées sur le poids, stigmatisation corporelle, intimidation entre pairs, grossophobie intériorisée, victimisation des adolescents, image corporelle, détresse psychologique, santé publique, psychométrie, évaluation scolaire.
3. Auteurs / Authors
L’échelle et ses modules constitutifs ont été développés au sein du Département de pédiatrie et de l’École de santé publique de l’Université du Minnesota. Les chercheurs principaux ayant élaboré et validé ce protocole de mesure sont :
- Marla E. Eisenberg, ScD, MPH : Professeure titulaire et directrice de recherche au sein de la Division de la santé et de la médecine de l’adolescent, Département de pédiatrie, Université du Minnesota. Ses travaux se concentrent sur la santé sociale et affective des adolescents, les disparités de santé et la victimisation par les pairs.
Coordonnées institutionnelles : Division of Adolescent Health and Medicine, Department of Pediatrics, University of Minnesota, 200 Oak St. SE, Ste. 260, Minneapolis, MN 55454. Courriel : [email protected]. - Dianne Neumark-Sztainer, PhD, MPH, RD : Professeure émérite et chercheuse principale des études de cohorte Project EAT (Eating and Activity over Time) au sein de la Division d’épidémiologie et de santé communautaire, École de santé publique, Université du Minnesota. Elle est une autorité mondiale sur les troubles des conduites alimentaires, l’obésité infantile et la stigmatisation liée au poids.
Coordonnées institutionnelles : Division of Epidemiology and Community Health, School of Public Health, University of Minnesota, 1300 South Second St., Ste. 300, Minneapolis, MN 55454. Courriel : [email protected]. - Cheryl L. Perry, PhD : Professeure émérite en sciences du comportement et promotion de la santé, anciennement affiliée à l’Université du Minnesota et à l’École de santé publique de l’Université du Texas à Houston, pionnière dans la conception d’interventions préventives multi-niveaux en milieu scolaire.
4. Objectif / Purpose
L’objectif central de l’Échelle de moqueries fondées sur le poids est de quantifier de manière précise, standardisée et rapide l’exposition des enfants et des adolescents aux comportements de harcèlement, d’ostracisme et de dénigrement directement articulés autour du corps, de la silhouette ou du statut pondéral. La stigmatisation du poids représente l’une des formes de victimisation par les pairs les plus répandues et les moins régulées en milieu scolaire. Contrairement aux taquineries bénignes ou aux interactions ludiques entre camarades, les moqueries fondées sur le poids véhiculent des stéréotypes socioculturels péjoratifs associant le surpoids et l’obésité à un manque de contrôle, de paresse ou d’incompétence, engendrant des blessures psychologiques profondes et durables.
Dans le domaine de la recherche épidémiologique et observationnelle, l’échelle permet de documenter la prévalence des micro-agressions corporelles et d’analyser leurs trajectoires longitudinales au cours des transitions développementales, notamment le passage de l’école primaire au collège puis au lycée. Les vastes études de cohorte, telles que le Project EAT, ont employé cette échelle pour identifier les médiateurs psychosociaux reliant le harcèlement lié au poids à des issues de santé défavorables, démontrant que les taquineries répétées prédisent paradoxalement une prise de poids accrue à long terme, une baisse de la pratique d’activité physique, une augmentation des comportements de purge ou de restriction cognitive, et une détérioration de la santé métabolique.
Sur le plan des applications cliniques et psychoéducatives, l’outil s’avère précieux pour les psychologues scolaires, les infirmiers d’établissement, les pédiatres et les cliniciens spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire. Il sert d’instrument de dépistage précoce chez les jeunes consultant pour des plaintes somatiques inexpliquées, des réticences à fréquenter l’école (phobie scolaire), des baisses brutales des résultats académiques ou un isolement social soudain. Sur le plan institutionnel, la mesure fournit aux décideurs et équipes pédagogiques des données empiriques permettant d’évaluer le climat scolaire, d’ajuster les chartes anti-harcèlement pour y intégrer formellement la non-discrimination corporelle, et d’estimer l’efficacité des programmes d’intervention visant à promouvoir la diversité corporelle et l’empathie mutuelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’Échelle de moqueries fondées sur le poids repose sur la notion multidimensionnelle de victimisation corporelle par les pairs (peer weight-related victimization). L’architecture de l’échelle ne se limite pas à la stigmatisation verbale explicite, mais intègre les nuances relationnelles et interpersonnelles à travers lesquelles s’exprime le mépris social.
1. La dévaluation sociale et le manque de respect interpersonnel (Items 1 et 2)
Cette dimension capture l’expérience subjective de subordination hiérarchique et d’altérisation sociale. L’item 1 (« You are treated with less respect than other people ») évalue la perception d’un traitement inique ou dégradant en comparaison avec les pairs de corpulence jugée conforme. L’item 2 (« People act as if they’re better than you ») mesure l’exposition à des attitudes d’arrogance, de condescendance et de snobisme corporel. Ce versant est fondamental, car la stigmatisation du poids n’exige pas systématiquement des agressions verbales directes ; elle s’enracine fréquemment dans des signaux non-verbaux de rejet, une mise à l’écart systématique des cercles de sociabilité et une privation de statut au sein du groupe de référence.
2. L’agression verbale générique et l’insulte (Item 3)
L’item 3 (« You are called names or insulted ») cible les attaques verbales manifestes. Il englobe les quolibets, les insultes lexicalisées, l’attribution de surnoms blessants et les invectives explicites. Cette modalité d’agression directe constitue un indicateur classique du harcèlement traditionnel (bullying) et sert de passerelle entre l’agression relationnelle globale et les comportements d’hostilité caractérisés.
3. Les taquineries axées sur l’apparence physique globale (Item 4)
L’item 4 (« You are teased about your appearance ») élargit la focalisation à l’esthétique générale de l’individu : traits morphologiques, vêtements inadaptés à une morphologie particulière, démarche ou postures corporelles. Cette composante reflète la focalisation punitive de la culture adolescente sur la conformité aux normes esthétiques hégémoniques.
4. Les taquineries spécifiques au statut pondéral (Item 5)
L’item 5 (« You are teased about your weight ») représente le noyau pathognomonique de l’instrument. Il isole spécifiquement les attaques ayant pour objet le poids, la corpulence, la corpulence perçue, la rondeur ou la graisse corporelle. C’est cet item qui ancre l’échelle dans l’étude ciblée du préjugé pondéral et de la grossophobie interpersonnelle, permettant de corréler directement l’indice de masse corporelle (IMC) et la silhouette perçue au risque de persécution.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’Échelle de moqueries fondées sur le poids s’enracine dans la convergence de trois grands cadres théoriques de la psychologie sociale, de la sociologie de la déviance et de la psychologie du développement :
La théorie du stigmate social d’Erving Goffman
Selon Erving Goffman, le stigmate est un attribut profondément décrédibilisant qui réduit l’individu porteur d’une identité sociale valorisée à une identité altérée et souillée. Goffman catégorise les stigmates en trois types, parmi lesquels les « monstruosités du corps » (difformités, écarts morphologiques) occupent une place centrale. Dans les sociétés occidentales contemporaines, le tissu adipeux excédentaire est perçu non seulement comme une anomalie esthétique, mais aussi comme une défaillance morale signifiant l’absence de volonté, la gloutonnerie ou la négligence. La WBTS capte la projection de ce stigmate par les pairs, qui perçoivent la cible comme une figure socialement dégradée pouvant être légitimement rabaissée ou dévalorisée.
Le modèle du stress des minorités appliqué au poids
Adapté des travaux d’Ilan H. Meyer sur le stress minoritaire par des psychologues de la santé tels que Rebecca Puhl et Janet Tomiyama, ce modèle postule que les personnes issues de groupes socialement dévalorisés (dans ce cas, les individus dont la corpulence s’écarte des idéaux de minceur ou de minceur musclée) subissent des stresseurs environnementaux chroniques et uniques. Ces stresseurs s’échelonnent le long d’un continuum :
- Stresseurs distaux : Événements objectifs de victimisation tels que les insultes, les violences verbales et l’exclusion (captés par les items 3, 4 et 5).
- Stresseurs proximaux : Anticipation anxieuse du rejet, hypervigilance face au jugement des pairs et intériorisation du biais anti-gros (reflétée par le sentiment diffus d’infériorité relationnelle mesuré par les items 1 et 2).
Le modèle éco-systémique de Bronfenbrenner
La conception initiale de l’équipe de Neumark-Sztainer et Eisenberg repose également sur l’approche écologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner. Au sein du microsystème scolaire, les interactions quotidiennes entre pairs façonnent le développement du concept de soi et le sentiment de sécurité affective. Lorsque ce microsystème devient le lieu d’une hostilité chronique envers les caractéristiques corporelles, la connectivité scolaire (school connectedness) s’effondre, perturbant les performances académiques et compromettant la trajectoire de santé mentale de l’adolescent.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de validité de l’Échelle de moqueries fondées sur le poids ont été vérifiées à travers de nombreux protocoles épidémiologiques transversaux et longitudinaux sur des cohortes d’adolescents diversifiées sur les plans ethnique et socio-économique.
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été établie par des panels d’experts en médecine de l’adolescent, en épidémiologie comportementale et en psychologie scolaire au cours de la genèse du Project EAT-I (échantillon de plus de 4 700 adolescents du Minnesota). Les questions ont été formulées dans un vocabulaire accessible, sans ambiguïté sémantique, et pré-testées auprès de groupes de discussion de jeunes d’âges variés pour s’assurer que les termes « respect », « condescendance » et « taquineries » étaient interprétés de manière homogène.
Validité convergente
L’échelle affiche des corrélations positives statistiquement significatives avec de multiples instruments validés mesurant la détresse psychologique :
- Symptômes dépressifs : Les scores globaux de l’échelle corrèlent positivement et modérément (r compris entre 0,34 et 0,46, p < 0,001) avec les échelles de dépression telles que le CES-D (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale).
- Insatisfaction corporelle : Corrélations substantielles (r = 0,38 à 0,52) avec les sous-échelles de préoccupation pour la silhouette du Body Esteem Scale (BES) et du Eating Disorder Examination Questionnaire (EDE-Q).
- Comportements alimentaires pathologiques : Des scores élevés sont significativement associés à une probabilité accrue de déclarer des épisodes récurrents d’hyperphagie incontrôlée (binge eating, Odds Ratio souvent ajusté supérieur à 2,5) et de recours à des méthodes compensatoires inappropriées (laxatifs, vomissements provoqués, jeûne sévère).
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer les taquineries anodines des agressions hostiles. La corrélation entre les items de moqueries corporelles et les mesures de victimisation physique directe (coups, dégradations matérielles) demeure modérée (r < 0,30), confirmant que l’outil capte une facette spécifique d’agression relationnelle et verbale plutôt que la violence scolaire globale.
Validité prédictive longitudinale
Dans les suivis longitudinaux à 5 ans et 10 ans du Project EAT, les adolescents rapportant des moqueries fréquentes lors de la ligne de base présentaient, après contrôle du statut pondéral initial, un risque significativement plus élevé de développer un trouble des conduites alimentaires cliniquement caractérisé, une obésité persistante, une faible connectivité avec les pairs et un risque accru d’idéations suicidaires.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de moqueries fondées sur le poids a été confirmée à plusieurs reprises dans le cadre d’études épidémiologiques et psychométriques standardisées.
Consistance interne
L’homogénéité des items est systématiquement évaluée au moyen de l’indice alpha de Cronbach :
- Dans la cohorte fondatrice d’Eisenberg et ses collaborateurs (2003) comprenant des collégiens et lycéens, le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des items d’intimidation/moqueries oscillait entre 0,79 et 0,84, signalant un niveau de consistance interne élevé pour une échelle courte de 5 items.
- Dans les réplications indépendantes et les adaptations ultérieures au sein de populations pédiatriques cliniques (notamment en consultation de médecine pédiatrique et de nutrition), le coefficient oméga de McDonald (ω) a été rapporté à des valeurs situées entre 0,82 et 0,87, démontrant que la variance commune des items est largement attribuable au facteur latent sous-jacent.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest, évaluée sur un intervalle de 2 à 4 semaines auprès de sous-échantillons d’élèves, a révélé un coefficient de corrélation intra-classe (CCI) variant entre 0,72 et 0,81, indiquant une stabilité temporelle satisfaisante. Cette robustesse confirme que l’échelle mesure une exposition chronique et persistante plutôt qu’une fluctuation situationnelle éphémère de l’humeur.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques menées sur la structure interne de l’échelle à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) révèlent des caractéristiques dimensionnelles précises.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction factorielle par factorisation en axes principaux ou par maximum de vraisemblance, complétée par une rotation oblique (promax ou oblimin), met en évidence une structure unifactorielle prépondérante, où le premier facteur explique entre 54 % et 63 % de la variance totale des scores. La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur dépasse couramment 2,8, tandis que le second facteur présente une valeur propre inférieure au critère de Kaiser (< 1,0), justifiant la pertinence d’un score composite global.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC teste généralement deux modèles concurrents :
- Modèle unidimensionnel : L’ensemble des 5 items charge sur un seul facteur général de « Victimisation et dénigrement par les pairs ». Les indices d’ajustement sont très satisfaisants : Comparative Fit Index (CFI) > 0,96, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,95, Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,05, et Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,04.
- Modèle bi-factoriel oblique : Distinguant le Facteur 1 (« Dédain et infériorisation sociale » : items 1 et 2) et le Facteur 2 (« Taquineries et insultes explicites » : items 3, 4 et 5). Bien que ce modèle présente un ajustement légèrement supérieur dans certains échantillons cliniques, la corrélation inter-facteurs très élevée (r > 0,70) favorise l’usage pragmatique d’une dimension unique dans la pratique courante.
Saturations factorielles types des items
| Item | Énoncé abrégé | Saturation factorielle standardisée (λ) |
|---|---|---|
| Item 1 | Treated with less respect | 0,68 – 0,74 |
| Item 2 | People act better than you | 0,65 – 0,72 |
| Item 3 | Called names or insulted | 0,75 – 0,81 |
| Item 4 | Teased about appearance | 0,80 – 0,85 |
| Item 5 | Teased about weight | 0,78 – 0,84 |
Invariance de mesure
Les analyses d’invariance multi-groupes démontrent une invariance configurationnelle, métrique et scalaire à travers le genre (filles vs garçons) et les catégories de corpulence (poids considéré comme « normal » vs surpoids / obésité selon les courbes OMS/CDC). Ces résultats confirment que les différences de moyennes observées entre les groupes reflètent de véritables disparités dans le vécu de victimisation et non un artefact de mesure psychométrique.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé concis pouvant être administré en format papier-crayon, en ligne ou via une interface numérique interactive.
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (self-report questionnaire).
- Population cible : Enfants scolarisés, adolescents (collégiens, lycéens) et jeunes adultes (âges types : 10 à 19 ans).
- Durée moyenne de passation : Moins de 2 à 3 minutes.
- Nombre d’items : 5 items formulés au présent sous forme déclarative.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points évaluant la fréquence temporelle des événements :
•0 = Never(Jamais)
•1 = Less than once a year(Moins d’une fois par an)
•2 = A few times a year(Quelques fois par an)
•3 = A few times a month(Quelques fois par mois)
•4 = At least once a week(Au moins une fois par semaine) - Modalités de cotation et calcul des scores :
- Score continu global : Calculé en sommant les valeurs associées aux 5 items (plage théorique de 0 à 20). Un score plus élevé indique une exposition plus sévère et chronique à la dévalorisation et aux moqueries corporelles. Une moyenne arithmétique (de 0 à 4) est également couramment employée dans les publications épidémiologiques.
- Indicateurs dichotomiques de victimisation : Dans de nombreux rapports de santé publique, la victimisation fréquente est définie par un score ≥ 3 (« Quelques fois par mois » ou « Au moins une fois par semaine ») sur au moins l’un des items d’apparence/poids (items 4 ou 5).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale de référence : 2003 (au sein des publications du Project EAT dans le Journal of School Health), intégrée ultérieurement dans le recueil officiel du CDC sur l’évaluation de l’intimidation.
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : Domaine public et libre d’accès pour la recherche et la pratique clinique non commerciale (Open Access / Public Domain instrument). L’instrument est reproduit dans le compendium officiel d’évaluation de la victimisation édité par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC, États-Unis).
- Tarifs : Gratuit (aucun droit d’usage ni redevance financière requis).
- Conditions d’utilisation : L’utilisation dans le cadre de recherches universitaires, de thèses ou de projets d’évaluation scolaire requiert uniquement la citation appropriée des sources scientifiques originales des auteurs concepteurs et du document de référence du CDC.
12. Références / References
- Eisenberg, M. E., Neumark-Sztainer, D., & Perry, C. L. (2003). Peer harassment, school connectedness, and academic achievement. Journal of School Health, 73(8), 311–316. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.2003.tb06588.x
- Hamby, S., Finkelhor, D., Turner, H., & Kracke, K. (2011). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention (CDC), National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
- Neumark-Sztainer, D., Falkner, N., Story, M., Perry, C., Hannan, P. J., & Mulert, S. (2002). Weight-teasing among adolescents: Correlations with weight status and disordered eating behaviors. International Journal of Obesity, 26(1), 123–131. https://doi.org/10.1038/sj.ijo.0801853
- Puhl, R. M., & King, K. M. (2013). Weight discrimination and bullying. Best Practice & Research Clinical Endocrinology & Metabolism, 27(2), 117–127. https://doi.org/10.1016/j.beem.2012.12.002
- Haines, J., Neumark-Sztainer, D., Eisenberg, M. E., & Hannan, P. J. (2006). Weight teasing and disordered eating behaviors in adolescents: Longitudinal findings from Project EAT. Pediatrics, 117(2), e209–e215. https://doi.org/10.1542/peds.2005-1242