1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Maximisation (Maximization Scale [MAX]), développée initialement par Barry Schwartz et ses collaborateurs en 2002, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des processus de prise de décision, du comportement du consommateur et de la psychologie du bien-être. Cet instrument d’auto-évaluation en 13 items a été conçu pour opérationnaliser la distinction théorique fondamentale introduite par le prix Nobel Herbert Simon entre deux orientations décisionnelles distinctes : la maximisation (tendance à rechercher systématiquement la meilleure option absolue parmi toutes les alternatives possibles) et le satisficing ou contentement suffisant (tendance à sélectionner une alternative qui franchit un seuil d’acceptabilité prédéfini sans chercher à explorer l’intégralité du champ des possibles).
L’échelle s’articule autour de trois dimensions psychologiques distinctes mais interdépendantes : la Recherche d’alternatives (Alternative Search), caractérisée par la propension continue à scruter l’environnement à la recherche de meilleures opportunités même lorsque l’individu est satisfait de sa situation actuelle ; la Difficulté décisionnelle (Decision Difficulty), reflétant le fardeau cognitif et l’angoisse éprouvés au moment d’arrêter un choix définitif ; et les Normes élevées (High Standards), traduisant l’exigence personnelle d’atteindre l’excellence absolue dans chaque issue décisionnelle. Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Completely disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Completely agree).
Sur le plan psychométrique, l’échelle originale présente une cohérence interne globale acceptable (α de Cronbach oscillant généralement entre .70 et .75 selon les échantillons). Cependant, les recherches ultérieures, notamment les travaux fondateurs de Nenkov et al. (2008), ont mis en évidence certaines instabilités factorielles au sein de la version complète à 13 items, conduisant à la validation d’une forme abrégée à 6 items (2 items par dimension) qui optimise les indices d’ajustement structurel tout en préservant la validité prédictive. L’échelle est reconnue pour sa capacité à prédire de manière robuste des conséquences psychologiques délétères : des scores élevés de maximisation sont corrélés de façon significative avec un regret accru, une propension élevée à la dépression, une baisse du sentiment de bonheur subjectif et une sensibilité exacerbée aux comparaisons sociales négatives.
2. Mots-clés / Keywords
Maximisation, satisficing, prise de décision, regret, paradoxe du choix, recherche d’alternatives, difficulté décisionnelle, normes élevées, bien-être subjectif, rationalité limitée, psychométrie, échelle de Schwartz.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de Maximisation a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale, cognitive et comportementale :
- Barry Schwartz — Département de psychologie, Swarthmore College, Pennsylvanie, États-Unis. Spécialiste renommé des théories de la décision et auteur de l’ouvrage influent The Paradox of Choice: Why More Is Less. Courriel institutionnel : [email protected].
- Andrew Ward — Département de psychologie, Swarthmore College, Pennsylvanie, États-Unis. Recherches axées sur la cognition sociale, le contrôle de soi et les biais décisionnels.
- John Monterosso — Département de psychologie, University of Southern California (USC), Los Angeles, Californie, États-Unis. Expert en neurobiologie de la prise de décision et des comportements impulsifs.
- Sonja Lyubomirsky — Département de psychologie, University of California, Riverside (UCR), Californie, États-Unis. Sommité internationale de la psychologie positive et des déterminants du bonheur humain.
- Kimberly White — Swarthmore College, Pennsylvanie, États-Unis. Collaboratrice de recherche sur les protocoles expérimentaux d’évaluation des styles cognitifs.
- Darrin R. Lehman — Département de psychologie, University of British Columbia (UBC), Vancouver, Canada. Spécialiste de la psychologie interculturelle, des processus de régulation émotionnelle et du regret contrefactuel.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de Maximisation est d’opérationnaliser et de quantifier les différences individuelles stables dans la propension à rechercher l’optimalité décisionnelle par opposition à la suffisance adaptative. Dans les théories économiques classiques et le paradigme du choix rationnel (Rational Choice Theory), l’être humain est postulé comme un Homo economicus qui cherche systématiquement à maximiser son utilité attendue. Cette perspective normative suppose implicitement qu’une multiplication des alternatives offertes aux individus accroît mécaniquement leur liberté d’action et, par conséquent, leur bien-être psychologique global. L’Échelle de Maximisation a été élaborée précisément pour réfuter empiriquement cette assertion en examinant les coûts affectifs, motivationnels et cognitifs d’une telle posture perfectionniste.
Sur le plan de la recherche fondamentale, l’instrument vise à explorer les processus sous-jacents au paradoxe du choix (Schwartz, 2004). Dans les sociétés modernes contemporaines caractérisées par une prolifération exponentielle des biens de consommation, des filières de formation, des carrières professionnelles et des opportunités relationnelles (via notamment les applications de rencontre), l’injonction à choisir « le meilleur » devient omniprésente. L’échelle permet de distinguer les individus qui traversent cette abondance avec aisance en appliquant des critères de satisfaction préétablis (satisficers) de ceux qui s’engagent dans une quête épuisante d’exhaustivité comparative (maximizers).
Dans les contextes appliqués, l’outil s’avère particulièrement fécond :
- Psychologie clinique et santé mentale : L’échelle permet de diagnostiquer des profils cognitifs vulnérables aux ruminations obsessionnelles, à l’indécision pathologique (aboulie ou procrastination décisionnelle) et à la dépression secondaire au regret permanent généré par la pensée contrefactuelle (« Qu’aurais-je obtenu si j’avais choisi une autre voie ? »).
- Conseil d’orientation et gestion de carrière : Les maximisateurs obtiennent objectivement des postes mieux rémunérés lors de leur insertion professionnelle, mais manifestent un niveau de satisfaction au travail nettement inférieur et une anxiété accrue par rapport aux satisfiseurs (Iyengar et al., 2006). L’évaluation de ce trait permet d’accompagner les diplômés dans leur processus de sélection vocationnelle.
- Comportement du consommateur et marketing : L’instrument offre un éclairage précieux sur les phénomènes de surcharge informationnelle, d’abandon de panier en ligne et de dissonance post-décisionnelle ressentie par les acheteurs confrontés à un assortiment pléthorique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de maximisation mesuré par l’échelle de Schwartz et al. (2002) repose sur une conceptualisation tripartie de la tendance maximisatrice. Bien que Schwartz et ses collègues aient initialement envisagé la maximisation comme un trait unitaire unidimensionnel, l’analyse empirique de la structure de l’instrument révèle trois composantes distinctes qui capturent les facettes comportementales, cognitives et évaluatives du processus :
1. La Recherche d’alternatives (Alternative Search)
Cette dimension comportementale traduit l’impulsion irrésistible de continuer à explorer l’environnement à la recherche de nouvelles options, même lorsqu’une alternative satisfaisante a déjà été identifiée ou sélectionnée. L’individu refuse de clore le processus exploratoire par crainte de passer à côté d’un gain marginal supérieur (phénomène contemporain assimilable au FOMO ou Fear of Missing Out). Par exemple, un consommateur écoutant une station de radio qui diffuse une chanson qu’il apprécie continuera néanmoins à balayer les fréquences disponibles pour vérifier si un morceau encore plus captivant n’est pas diffusé simultanément ailleurs (Item 3 et Item 4). Sur le plan relationnel, cette tendance peut se manifester par une incapacité à s’engager durablement avec un partenaire, dans l’attente hypothétique de rencontrer une personne correspondant plus parfaitement à l’idéal fantasmé (Item 5).
2. La Difficulté décisionnelle (Decision Difficulty)
Cette composante cognitive et affective mesure l’angoisse, le sentiment d’accablement et la paralysie psychologique ressentis par l’individu lorsqu’il doit poser un arbitrage définitif. Confronté à un volume d’informations excessif et à des compromis d’attributs complexes, le maximisateur éprouve des difficultés chroniques à hiérarchiser ses priorités. Le coût cognitif du choix devient disproportionné par rapport à l’enjeu réel de la décision. Cela se traduit par une hésitation prolongée face à des actes quotidiens banals, tels que le choix d’un vêtement lors d’une séance de shopping (Item 8), la sélection d’un cadeau pour un proche (Item 6) ou la rédaction d’un devoir académique pour lequel l’étudiant peine à arrêter un sujet précis (Item 10).
3. Les Normes élevées (High Standards)
Cette facette dispositionnelle renvoie à l’exigence d’excellence absolue que l’individu s’impose à lui-même et applique à ses choix. Le sujet refuse catégoriquement tout compromis et affiche une aversion marquée pour le « second choix » (second best). Contrairement au satisfiseur qui possède un seuil de suffisance acceptable et s’en contente, le maximisateur place la barre de ses attentes au niveau théorique maximal possible (Item 11, Item 12 et Item 13). Cette dimension est conceptuellement très proche du perfectionnisme personnellement orienté (Hewitt & Flett, 1991).
Il est capital de souligner que le satisficing n’est pas synonyme de négligence, de paresse cognitive ou d’acceptation de normes médiocres. Un satisfiseur peut maintenir des standards très élevés (par exemple, exiger un logement répondant à des critères stricts de sécurité, d’espace et de luminosité) ; toutefois, dès qu’un bien franchit l’ensemble de ces critères, le satisfiseur met un terme à sa recherche et conclut la transaction, éprouvant un soulagement et une satisfaction immédiate, là où le maximisateur poursuivra ses visites immobilières pendant des mois pour s’assurer qu’aucune option supérieure n’existe sur le marché.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’Échelle de Maximisation s’articule au confluent de trois courants fondamentaux des sciences comportementales :
La théorie de la rationalité limitée (Bounded Rationality)
Au milieu des années 1950, l’économiste et sociologue Herbert A. Simon (1955, 1956) a révolutionné la microéconomie en contestant le modèle de l’omniscience rationnelle. Simon a démontré que les êtres humains disposent de capacités cognitives limitées en matière de traitement de l’information, de stockage mnésique et de puissance de calcul computationnelle. Par conséquent, dans un monde complexe et incertain, chercher à optimiser ou à maximiser chaque issue s’avère biologiquement et cognitivement irréaliste. Simon a proposé le concept néologique de satisficing (combinaison de satisfy [satisfaire] et suffice [suffire]) comme la stratégie adaptative par excellence des organismes vivants, consistant à définir des seuils d’aspiration réalistes et à stopper l’exploration dès lors qu’une option satisfait ces critères.
Le paradoxe du choix et les coûts psychologiques de l’abondance
Barry Schwartz a repris les prémisses de Simon pour formuler sa célèbre théorie du paradoxe du choix. Schwartz soutient que si une certaine diversité de choix est indispensable à l’autonomie et au bien-être psychologique (théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan), le passage d’une liberté de choix modérée à une surabondance d’alternatives (hyperchoix) produit des effets délétères paradoxaux. L’accroissement des options entraîne trois conséquences majeures pour le maximisateur :
- La paralysie décisionnelle : Le coût de comparaison devient si lourd que l’individu préfère différer ou annuler son choix.
- L’escalade des attentes : Plus le nombre d’options disponibles est grand, plus le niveau d’exigence augmente, rendant toute issue concrète inévitablement décevante en comparaison de l’option imaginaire idéale.
- L’auto-blâme en cas de déception : Dans un contexte où les choix sont restreints, un résultat sous-optimal est imputé aux contraintes extérieures. Lorsque le champ des possibles est infini, toute déception est attribuée à l’incompétence de l’individu qui a mal sélectionné son option.
La théorie du regret et les pensées contrefactuelles
Le cadre théorique s’appuie également sur la théorie du regret formulée en psychologie cognitive (Zeelenberg & Pieters, 2007). Le maximisateur est constamment exposé à la comparaison contrefactuelle ascendante (upward counterfactual thinking) : il imagine en permanence comment les options rejetées auraient pu surpasser l’option retenue. Cette focalisation sur les coûts d’opportunité génère un regret anticipé et un regret post-décisionnel chroniques, érodant la satisfaction tirée du résultat effectif.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de validité de l’Échelle de Maximisation ont fait l’objet d’un examen empirique approfondi au sein de multiples contextes culturels et démographiques :
Validité convergente
Dans l’étude princeps de Schwartz et al. (2002), administrée à plus de 1 700 participants répartis sur plusieurs échantillons (étudiants de premier cycle, adultes en population générale), les scores globaux de maximisation ont manifesté des corrélations statistiquement significatives et négatives avec des indicateurs établis de santé mentale et de bien-être :
- Bonheur subjectif : Corrélation négative modérée avec l’échelle de bonheur subjectif de Lyubomirsky et Lepper ($r = -.25, p < .001$).
- Satisfaction de vie : Corrélation négative avec la Satisfaction with Life Scale (SWLS) de Diener ($r = -.13, p < .01$).
- Dépression : Corrélation positive significative avec l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) ($r = .34, p < .001$).
- Sensibilité au regret : Forte association positive avec la Regret Scale ($r = .52, p < .001$).
- Perfectionnisme : Corrélation positive robuste avec l’échelle multidimensionnelle de perfectionnisme ($r = .42, p < .001$), spécifiquement avec les sous-échelles de préoccupations envers les erreurs et de doutes sur les actions.
Validité discriminante
Des analyses complémentaires ont démontré que la maximisation ne se confond pas avec le névrosisme général de la personnalité (modèle du Big Five), bien qu’elle partage une variance commune modeste avec celui-ci ($r \approx .20$). De plus, la maximisation se distingue empiriquement de l’optimisme mesuré par le LOT-R (corrélation négative, $r = -.19, p < .01$) et de l’estime de soi globale de Rosenberg ($r = -.18, p < .01$).
Validité prédictive et écologique
Dans une étude longitudinale majeure menée auprès de diplômés de l’enseignement supérieur en recherche d’emploi, Iyengar, Wells et Schwartz (2006) ont constaté que les étudiants maximisateurs postulaient à un nombre significativement plus grand d’entreprises ($+20%$) et obtenaient au final un salaire d’embauche moyen supérieur de 20 % par rapport à leurs pairs satisfiseurs. Pourtant, malgré cette réussite matérielle et financière objectivement mesurable, les maximisateurs rapportaient une satisfaction professionnelle nettement plus faible, un stress décisionnel accru et un sentiment de désillusion plus intense tout au long du processus.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de Maximisation a été évaluée à travers la consistance interne et la stabilité temporelle :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans les données initiales rapportées par Schwartz et al. (2002), le coefficient α de Cronbach pour l’ensemble des 13 items s’élevait à .71, ce qui se situe à un niveau acceptable pour une échelle de personnalité composite, bien que marginal pour des diagnostics individuels stricts. L’examen de la consistance interne des sous-échelles dans la version originale révèle des indices variables :
- Recherche d’alternatives : α oscillant entre .60 et .70 selon les cohortes.
- Difficulté décisionnelle : α oscillant entre .65 et .75.
- Normes élevées : α oscillant entre .58 et .68.
La faiblesse relative de ces coefficients au niveau sous-dimensionnel a incité Nenkov et al. (2008) à réviser la structure de l’instrument. Dans leur version courte à 6 items (Short Maximization Scale [SMS]), la fiabilité de chaque sous-échelle de 2 items a été optimisée par une sélection rigoureuse d’items saturant fortement sur leur facteur respectif.
Fidélité test-retest
Des protocoles longitudinaux ont documenté la stabilité temporelle du trait sur des intervalles variant de 4 à 8 semaines. Les coefficients de corrélation test-retest intra-classe ($r_{tt}$) se situent de façon cohérente entre .74 et .82, confirmant que la maximisation opère bien comme un trait dispositionnel relativement stable de la personnalité plutôt que comme un état émotionnel transitoire induit par une situation décisionnelle ponctuelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’Échelle de Maximisation a suscité un débat scientifique intense et fécond dans la littérature psychométrique contemporaine.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales
Bien que Schwartz et al. (2002) aient agrégé les 13 items en un score unique de maximisation globale, leur propre analyse factorielle exploratoire en composantes principales avec rotation varimax avait extrait trois facteurs sous-jacents distincts expliquant approximativement 42 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Recherche d’alternatives) : Représenté par les items 4, 5, 6, 7, 8 et 9 (l’item 9 inversé présentant historiquement une saturation factorielle plus faible, ce qui a été source de controverses).
- Facteur 2 (Difficulté de décision) : Représenté par les items 10, 11, 12 et 13.
- Facteur 3 (Normes élevées) : Représenté par les items 1, 2 et 3.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et réévaluations
Les études de modélisation par équations structurelles menées par Nenkov et al. (2008) ont révélé que le modèle unidimensionnel à 13 items présentait un ajustement médiocre aux données empiriques ($\chi^2/df > 4.0$, $RMSEA = .082$, $CFI = .81$, $TLI = .77$). En revanche, un modèle tridimensionnel corrélé a fourni un ajustement nettement supérieur. Plus remarquable encore, Nenkov et al. ont développé la forme courte à 6 items dont les indices d’adéquation se révèlent exceptionnels ($\chi^2/df < 2.0$, $RMSEA = .038$, $CFI = .98$, $TLI = .96$).
Un enjeu théorique majeur soulevé par Diab, Gillespie et Highhouse (2008) réside dans le fait que la dimension « Normes élevées » (High Standards) ne présente pas les mêmes corrélations délétères avec le bien-être que les dimensions « Recherche d’alternatives » et « Difficulté décisionnelle ». En réalité, avoir des normes élevées est souvent corrélé positivement à la motivation d’accomplissement, à la persévérance et à l’auto-efficacité, tandis que la détresse psychologique du maximisateur découle principalement du couple formé par la difficulté décisionnelle et la quête compulsive d’alternatives infinies.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure officiel est structuré selon les paramètres méthodologiques suivants :
- Format d’administration : Questionnaire d’auto-évaluation individuel, sur support papier-crayon ou par interface numérique / web.
- Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes pour la version intégrale à 13 items.
- Nombre total d’items : 13 énoncés déclaratifs rédigés à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
1 = Completely disagree(Pas du tout d’accord)
2 = Strongly disagree(Fortement en désaccord)
3 = Disagree(En désaccord)
4 = Neither agree nor disagree(Ni en désaccord ni d’accord)
5 = Agree(D’accord)
6 = Strongly agree(Fortement d’accord)
7 = Completely agree(Tout à fait d’accord) - Règles de cotation et d’inversion :
- Inversion : Selon la matrice originale de Schwartz et al. (2002), l’item 9 formulé négativement dans sa conception théorique (« When I see something I like, I hate to spend time looking at other choices ») doit faire l’objet d’une inversion de cotation (score inversé = $8 – \text{score brut}$) lorsqu’il est administré dans cette modalité. Dans la liste authentique standard à 13 énoncés retenue ci-dessous (où l’item 9 est formulé : « I’m a big fan of lists that tell me which are the ‘best’ things… »), tous les items sont cotés de manière directe (1 à 7).
- Calcul du score global : Moyenne arithmétique ou somme totale des 13 items (score théorique allant de 13 à 91 pour la somme, ou de 1 à 7 pour la moyenne). Un score plus élevé reflète une tendance plus prononcée à la maximisation.
- Scores sous-dimensionnels :
- Recherche d’alternatives : Calculée à partir des items correspondants (items 4, 5, 6, 7, 8, 9).
- Difficulté de décision : Calculée à partir des items correspondants (items 10, 11, 12, 13).
- Normes élevées : Calculée à partir des items correspondants (items 1, 2, 3).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle de Maximisation a été publiée pour la première fois en 2002 dans le Journal of Personality and Social Psychology, revue à comité de lecture éditée par l’American Psychological Association (APA).
- Droits d’utilisation et permissions : L’instrument relève du domaine de la recherche universitaire ouverte. Les auteurs et l’éditeur autorisent l’utilisation libre, sans frais ni redevance financière, de l’échelle à des fins exclusives de recherche scientifique, académique, d’enseignement ou d’évaluation clinique non commerciale.
- Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’une plateforme d’évaluation commerciale, d’un progiciel de recrutement payant ou d’une prestation de conseil à but lucratif requiert l’obtention formelle d’une autorisation préalable auprès du service de gestion des droits de l’APA (APA Permissions Office).
- Tarification : Accès libre et gratuit pour l’ensemble des chercheurs et praticiens (Free for academic and non-commercial research use).
12. Références / References
Les sources et études fondamentales relatives à la validation et à l’examen psychométrique de l’échelle sont répertoriées ci-dessous au format APA 7e édition :
- Diab, D. L., Gillespie, M. A., & Highhouse, S. (2008). Are maximizers really unhappy? The measurement of maximizing tendency. Judgment and Decision Making, 3(5), 364–370. https://doi.org/10.1017/S1930297500000450
- Hewitt, P. L., & Flett, G. L. (1991). Perfectionism in the self and social contexts: Conceptualization, assessment, and association with psychopathology. Journal of Personality and Social Psychology, 60(3), 456–470. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.3.456
- Iyengar, S. S., Wells, R. E., & Schwartz, B. (2006). Doing better but feeling worse: Looking for the ‘best’ job impairs satisfaction. Psychological Science, 17(2), 143–150. https://doi.org/10.1111/j.1467-9280.2006.01677.x
- Nenkov, G. Y., Morrin, M., Ward, A., Schwartz, B., & Hulland, J. (2008). A short form of the Maximization Scale: Factor structure, reliability and validity studies. Journal of Consumer Behavioral Decision Research, 21(4), 371–388. https://doi.org/10.1002/bdm.608
- Roets, A., Schwartz, B., & Guan, Y. (2012). The tyranny of choice: A cross-cultural investigation of maximizing-satisficing decisions. Judgment and Decision Making, 7(6), 696–704. https://doi.org/10.1017/S193029750000276X
- Schwartz, B. (2004). The paradox of choice: Why more is less. HarperCollins.
- Schwartz, B., Ward, A., Monterosso, J., Lyubomirsky, S., White, K., & Lehman, D. R. (2002). Maximizing versus satisficing: Happiness is a matter of choice. Journal of Personality and Social Psychology, 83(5), 1178–1197. https://doi.org/10.1037/0022-3514.83.5.1178
- Simon, H. A. (1955). A behavioral model of rational choice. The Quarterly Journal of Economics, 69(1), 99–118. https://doi.org/10.2307/1884852
- Simon, H. A. (1956). Rational choice and the structure of the environment. Psychological Review, 63(2), 129–138. https://doi.org/10.1037/h0042769
- Turner, B. M., Rim, H. B., Betz, N. E., & Nygren, T. E. (2012). The Maximization Inventory. Judgment and Decision Making, 7(1), 48–60. https://doi.org/10.1017/S1930297500001923
- Zeelenberg, M., & Pieters, R. (2007). A theory of regret regulation 1.0. Journal of Consumer Psychology, 17(1), 3–18. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1701_3
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
7-point Likert scale: 1 = Completely disagree, 2 = Strongly disagree, 3 = Disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Agree, 6 = Strongly agree, 7 = Completely agree
- Whenever I’m faced with a choice, I try to imagine what all the other possibilities are, even ones that aren’t present at the moment.
- No matter how satisfied I am with my job, it’s only right for me to be on the lookout for better opportunities.
- When I am in the car listening to the radio, I often check other stations to see if something better is playing, even if I am relatively satisfied with what I’m listening to.
- When I watch TV, I channel surf, often scanning through the available options even while attempting to watch one program.
- I treat relationships like clothing: I expect to try a lot on before I find the perfect fit.
- I often find it difficult to shop for a gift for a friend.
- Renting videos is really difficult. I’m always struggling to pick the best one.
- When shopping, I have a hard time finding clothing that I really love.
- I’m a big fan of lists that tell me which are the ‘best’ things (e.g., best movies, best singers, best athletes, best novels, etc.).
- I find that I have a hard time writing a paper, because I can’t pick a topic. I find that I want to write on everything, even something very different from the assigned topic.
- I never settle for second best.
- Whenever I make a choice, I try to get the best such that I never settle for second best.
- No matter what I do, I have the highest standards for myself.