1. Résumé
L’Échelle de matérialisme, formellement conceptualisée et validée sous l’appellation de Material Values Scale (MVS) par Marsha L. Richins et Scott Dawson en 1992, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et les plus influents au sein de la psychologie du consommateur, de la psychologie sociale et de l’économie comportementale. Contrairement aux approches antérieures qui appréhendaient le matérialisme comme un trait de personnalité isolé ou comme une pathologie sociale, Richins et Dawson ont redéfini cette notion sous l’angle d’un système de valeurs individuelles guidant les priorités existentielles, l’allocation des ressources temporelles et financières, ainsi que les modes d’évaluation de soi et d’autrui.
L’instrument opérationnalise le matérialisme à travers une structure tridimensionnelle composée de 18 items mesurés à l’aide d’une échelle de réponse ordinale de type Likert en cinq points (allant de Strongly Agree à Strongly Disagree). Ces dix-huit items se répartissent en trois facettes fondamentales : (1) le Succès (Success, 6 items), évaluant la propension de l’individu à considérer l’accumulation de biens et le statut matériel comme le baromètre primordial de la réussite personnelle et sociale ; (2) la Centralité (Centrality, 7 items), mesurant la place nodale accordée aux possessions matérielles dans l’organisation de l’existence quotidienne et des dépenses ; et (3) le Bonheur (Happiness, 5 items), quantifiant la croyance selon laquelle l’acquisition et la possession de biens matériels constituent la voie principale vers le bien-être subjectif et l’épanouissement personnel.
Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,71 et 0,75 pour la sous-échelle Succès, entre 0,74 et 0,78 pour la Centralité, et entre 0,73 et 0,83 pour le Bonheur, l’échelle globale atteignant généralement un alpha supérieur à 0,85. Les analyses factorielles confirmatoires appuient son modèle factoriel d’ordre supérieur. L’instrument s’est avéré un prédicteur robuste d’une vaste gamme de comportements de consommation ostentatoire, de surendettement, mais aussi d’altérations significatives du bien-être psychologique, de l’estime de soi et des comportements pro-environnementaux.
2. Mots-clés
Matérialisme, Material Values Scale, valeurs de consommation, bien-être subjectif, consommation ostentatoire, psychométrie, Richins et Dawson, comportement du consommateur, statut social, comparaison sociale
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée conjointement par deux figures majeures de la recherche en marketing quantitatif et comportement du consommateur :
- Marsha L. Richins, Ph.D. : Professeure émérite de marketing au sein du Trulaske College of Business à l’Université du Missouri-Columbia (Columbia, Missouri, États-Unis). Chercheuse pionnière sur le rôle des émotions, des représentations symboliques et des valeurs de possession dans la prise de décision économique. Adresse institutionnelle : Department of Marketing, University of Missouri, Columbia, MO 65211, États-Unis.
- Scott Dawson, Ph.D. : Professeur de marketing et ancien doyen de la School of Business Administration à l’Université d’État de Portland (Portland, Oregon, États-Unis). Spécialiste des questions relatives aux orientations axiologiques des consommateurs, au développement durable et à l’éthique des marchés. Adresse institutionnelle : School of Business Administration, Portland State University, Portland, OR 97207, États-Unis.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle de matérialisme (MVS) est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement fondée de l’orientation matérialiste en tant que système de valeurs régissant les attitudes et comportements du consommateur. Avant les travaux séminaux de Richins et Dawson (1992), la littérature scientifique souffrait d’une dispersion conceptuelle importante. Le matérialisme était soit réduit à une pathologie morale ou clinique, soit évalué par le biais de traits de personnalité hétéroclites (tels que la possessivité, la non-générosité et l’envie, opérationnalisés par Belk en 1985), soit mesuré par des indicateurs socio-économiques indirects dénués de validité psychométrique formelle.
Richins et Dawson ont postulé que le matérialisme opère fondamentalement au niveau du système de valeurs individuel (théorie des valeurs humaines de Shalom Schwartz et Milton Rokeach). Dans cette perspective, l’échelle ne cherche pas à diagnostiquer un trouble psychiatrique, mais à quantifier la hiérarchie relative accordée aux possessions matérielles par rapport à d’autres buts d’existence fondamentaux, tels que les relations interpersonnelles, l’accomplissement intellectuel, l’engagement spirituel ou le développement communautaire.
Dans le domaine de la recherche académique, l’échelle est mobilisée pour élucider les mécanismes psychologiques qui sous-tendent les comportements d’achat compulsif, l’impulsivité financière, le recours au crédit à la consommation et les arbitrages patrimoniaux. Elle constitue également un outil capital en psychologie positive et en épidémiologie sociale pour explorer le phénomène dit du « paradoxe matérialiste », selon lequel les individus accordant une valeur disproportionnée aux biens matériels déclarent paradoxalement des niveaux plus faibles de satisfaction de vie, une anxiété accrue, des symptômes dépressifs plus marqués et une vulnérabilité accrue à la solitude.
Dans les contextes appliqués, bien que l’échelle ne soit pas un outil de diagnostic clinique normatif (DSM), elle est fréquemment employée dans le conseil financier comportemental, la psychothérapie cognitive et comportementale axée sur les dépendances aux achats, ainsi que dans les études d’impact relatives aux politiques environnementales et à la surconsommation des ressources naturelles.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par l’échelle repose sur une définition explicite formulée par Richins et Dawson (1992) : le matérialisme reflète l’importance qu’un consommateur attache aux possessions mondaines, les plus hauts niveaux de matérialisme se traduisant par la croyance que les possessions matérielles constituent la source première de satisfaction ainsi que la mesure ultime du succès individuel. Ce méta-construit se subdivise en trois dimensions interdépendantes mais conceptuellement distinctes :
5.1. L’acquisition comme mesure du succès (Success)
Cette dimension capture la mesure dans laquelle une personne évalue sa propre valeur et la réussite d’autrui à travers l’abondance, la qualité et la visibilité des biens matériels possédés. Pour les individus présentant un score élevé sur cette sous-échelle, la réussite sociale, professionnelle et personnelle ne se conçoit pas de manière abstraite ou intrinsèque ; elle exige des manifestations tangibles et ostentatoires. L’individu utilise les objets possédés comme des signaux statutaires (consommation ostentatoire veblénienne) pour communiquer sa position sociale et susciter l’admiration. Un exemple paradigmatique se traduit par l’approbation d’énoncés affirmant que l’acquisition de propriétés luxueuses, d’automobiles prestigieuses et de vêtements de marque constitue le reflet direct de l’accomplissement personnel.
5.2. L’acquisition comme centralité de vie (Centrality)
La dimension de centralité désigne le degré auquel l’acquisition et la possession de biens matériels occupent une place prépondérante dans l’existence quotidienne du sujet. Les personnes hautement matérialistes organisent leur style de vie, leur emploi du temps et leurs investissements énergétiques autour de l’obtention de nouvelles possessions. La consommation cesse d’être une fonction utilitaire destinée à combler des besoins physiologiques ou pratiques ; elle se transforme en une fin en soi, un vecteur d’identité et un loisir structurant. À l’inverse, un faible score sur cette dimension témoigne d’une philosophie axée sur la simplicité volontaire, la modération des désirs d’acquisition et la subordination des biens matériels aux dimensions relationnelles ou expérientielles de la vie.
5.3. L’acquisition comme poursuite du bonheur (Happiness)
Cette sous-échelle évalue l’adhésion cognitive à l’illusion selon laquelle le bien-être émotionnel, la sérénité et le bonheur dépendent intrinsèquement de l’accumulation de biens. L’individu matérialiste postule qu’il ne pourra atteindre un état de satisfaction authentique qu’en faisant l’acquisition de biens additionnels (« ma vie serait bien meilleure si je possédais certaines choses que je n’ai pas »). Cette croyance engendre fréquemment un cycle d’adaptation hédonique vicieux : l’obtention d’un objet convoité ne procure qu’un soulagement ou une euphorie transitoire, rapidement suivi par l’apparition de nouveaux désirs insatisfaits et par un sentiment récurrent de frustration financière et existentielle.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique de l’Échelle de matérialisme s’articule autour de la psychologie des valeurs et de l’approche socio-cognitive du comportement économique. Richins et Dawson ont explicitement adossé leur modélisation aux paradigmes axiologiques développés par Milton Rokeach (1973). Selon Rokeach, les valeurs sont des croyances stables et durables relatives à des modes de conduite ou des buts ultimes d’existence qui transcendent les situations spécifiques et orientent les jugements, les choix et les actions. En positionnant le matérialisme non comme une simple pulsion d’achat, mais comme une valeur centrale (« consumer value orientation »), les auteurs ont permis de le situer au sein des structures fondamentales de la personnalité.
Cette approche s’articule de manière étroite avec la théorie des valeurs de Shalom Schwartz (1992). Dans le modèle circumplexe de Schwartz, le matérialisme s’enracine principalement dans la dimension de « rehaussement de soi » (Self-Enhancement), qui englobe le pouvoir, la domination des ressources et la réussite, tout en s’opposant diamétralement aux valeurs de « dépassement de soi » (Self-Transcendence), telles que la bienveillance et l’universalisme. Les individus hautement matérialistes privilégient ainsi des finalités égocentrées et extrinsèques au détriment des préoccupations prosociales, éthiques ou écologiques.
Sur le plan développemental et motivationnel, l’échelle s’inscrit au cœur de la théorie de l’autodétermination (SDT) développée par Edward Deci et Richard Ryan, et largement appliquée au matérialisme par Tim Kasser (2002). La théorie postule que le bien-être psychologique optimal repose sur la satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux : l’autonomie, la compétence et l’appartenance sociale. Lorsque ces besoins sont frustrés au cours du développement ou dans des contextes socio-économiques anxiogènes, l’individu adopte des objectifs extrinsèques compensatoires (argent, célébrité, apparence physique). L’Échelle de matérialisme capture précisément ces aspirations extrinsèques. L’illusion que la possession matérielle comblera le vide affectif ou existentiel conduit à une escalade instrumentale qui, loin de satisfaire les besoins fondamentaux, aliène l’individu de son réseau relationnel et de son autonomie psychique.
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle de matérialisme a été démontrée à travers une série d’études rigoureuses menées lors de son développement initial, puis répliquées internationalement dans des dizaines de contextes culturels distincts :
7.1. Validité de construit
La validité de construit a été établie par Richins et Dawson (1992) auprès de plusieurs échantillons représentatifs de consommateurs américains (échantillons de validation totalisant plus de 800 participants). Les trois sous-échelles présentaient des corrélations inter-facteurs modérées à élevées (variant entre 0,43 et 0,58), confirmant qu’elles mesurent des facettes distinctes mais convergentes d’un même construit global de second ordre.
7.2. Validité convergente
L’échelle présente une forte validité convergente avec les mesures préexistantes de constructs apparentés. Elle corrèle positivement et significativement avec l’échelle de traits de matérialisme de Belk (1985), notamment avec les dimensions d’envie (r ≈ 0,38 à 0,45) et de non-générosité (r ≈ 0,30 à 0,42). De surcroît, des corrélations substantielles sont observées avec les échelles de valorisation de l’argent et de statut social, ainsi qu’avec l’orientation vers des buts extrinsèques telle que mesurée par l’Aspiration Index de Kasser et Ryan.
7.3. Validité discriminante
La validité discriminante a été démontrée par rapport à des traits de personnalité généraux tels que les dimensions du modèle des Big Five (OCEAN). Bien que le matérialisme soit faiblement corrélé avec un haut névrosisme et une faible amabilité, la variance partagée reste limitée, prouvant que l’orientation matérialiste ne se réduit pas à une variante de la personnalité de base, mais reflète spécifiquement un système axiologique lié à la culture de consommation.
7.4. Validité prédictive et critériée
L’instrument démontre une excellente validité prédictive à l’égard de comportements et d’attitudes économiques concrets :
- Comportements de dépense : Les individus obtenant des scores élevés consacrent une part significativement plus élevée de leur revenu discrétionnaire à l’achat de biens personnels et de luxe, et retiennent une proportion nettement plus faible de leurs ressources pour l’épargne ou la philanthropie.
- Bien-être et satisfaction existentielle : L’échelle est systématiquement corrélée de manière négative avec les indices de satisfaction de vie globale (SWLS de Diener), d’estime de soi et d’affect positif, confirmant les prédictions théoriques du paradoxe de la richesse.
- Comportements écologiques : Les scores de l’échelle corrèlent négativement avec les conduites pro-environnementales, le recyclage et la préoccupation pour le changement climatique.
8. Fidélité
La fidélité de l’Échelle de matérialisme a été documentée de manière approfondie sur le plan de la consistance interne et de la stabilité temporelle :
8.1. Consistance interne
Dans l’étude princeps de Richins et Dawson (1992), les coefficients alpha de Cronbach calculés sur plusieurs échantillons distincts témoignent d’une fidélité robuste :
- Dimension Succès (6 items) : Alpha de Cronbach variant entre 0,71 et 0,75 selon les échantillons.
- Dimension Centralité (7 items) : Alpha de Cronbach variant entre 0,74 et 0,78.
- Dimension Bonheur (5 items) : Alpha de Cronbach variant entre 0,73 et 0,83.
- Échelle globale (18 items) : L’indice de consistance interne de l’ensemble de l’instrument s’élève régulièrement entre 0,85 et 0,88, attestant d’une excellente cohérence globale.
8.2. Stabilité temporelle (Test-retest)
Les procédures d’évaluation de la stabilité temporelle menées sur un intervalle de trois semaines ont révélé des coefficients de corrélation test-retest élevés, compris entre 0,82 et 0,87 pour les sous-échelles respectives, et atteignant 0,86 pour le score composite total. Ces coefficients confirment que l’instrument capte une disposition axiologique stable dans le temps, plutôt qu’une fluctuation émotionnelle passagère ou un état affectif transitoire induit par l’exposition immédiate à des stimuli publicitaires.
9. Analyse factorielle
Le processus de développement initial a mobilisé une démarche rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
9.1. Analyses factorielles exploratoires initiales
À partir d’un ensemble préliminaire de plus de 120 items générés sur la base d’entretiens qualitatifs et de la littérature théorique, des analyses en composantes principales suivies de rotations obliques (Oblimin) ont été conduites. Ces procédures ont permis de purifier l’instrument en éliminant les items présentant des saturations croisées élevées (> 0,30 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,40). La solution à trois facteurs a émergé de façon nette, expliquant une part prépondérante de la variance totale extraite.
9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les analyses confirmatoires conduites par Richins et Dawson (1992), puis réévaluées de manière critique par Richins (2004), ont comparé différents modèles concurrents :
- Modèle unifactoriel : Présente des indices d’adéquation médiocres (RMSEA > 0,09, CFI < 0,80), rejetant l’hypothèse d’une dimensionnalité unique non différenciée.
- Modèle à trois facteurs corrélés : Fournit un ajustement satisfaisant aux données empiriques avec un RMSEA oscillant autour de 0,05 à 0,06 et un CFI/TLI supérieur à 0,90.
- Modèle hiérarchique de second ordre : Confirme l’existence d’un facteur général de matérialisme qui sous-tend de manière cohérente les trois facteurs de premier ordre (Succès, Centralité, Bonheur), validant l’utilisation conjointe de scores sous-dimensionnels et d’un score composite global.
Richins (2004) a par la suite examiné les propriétés de versions courtes (15, 9 et 3 items), confirmant que la structure triadique fondamentale se maintient de façon stable, même lorsque le nombre d’indicateurs par dimension est réduit à trois items pour les besoins de grandes enquêtes sociologiques.
10. Instrument de mesure
L’Échelle de matérialisme se présente sous la forme d’un questionnaire auto-rapporté composé de 18 énoncés :
- Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
- Format d’administration : Individuel ou collectif, en passation libre non chronométrée (durée approximative : 5 à 8 minutes).
- Nombre total d’items : 18 items formulés à la première personne.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points comprenant les ancrages suivants : Strongly Agree (Fortement d’accord), Agree (D’accord), Neutral (Neutre / Ni en désaccord ni d’accord), Disagree (Pas d’accord), Strongly Disagree (Fortement pas d’accord).
- Distribution des sous-échelles :
- Succès (Success) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6 (6 items).
- Centralité (Centrality) : Items 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 (7 items).
- Bonheur (Happiness) : Items 14, 15, 16, 17, 18 (5 items).
- Recodage des items inversés : Huit items sont libellés de manière inversée afin de contrôler les biais d’acquiescement et nécessitent un recodage avant tout calcul : items 3, 6, 7, 8, 9, 13, 14 et 16. Si le codage direct attribue 5 à Strongly Agree et 1 à Strongly Disagree, ces items doivent être transformés selon la formule classique :
Score_Recodé = 6 - Score_Brut. - Cotation et calcul des scores :
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la somme ou la moyenne arithmétique des items correspondants (après recodage des items inversés).
- Le score global de matérialisme s’obtient par la somme de l’ensemble des 18 items recodés (score théorique variant de 18 à 90, ou moyenne générale de 1 à 5). Des scores élevés traduisent une forte adhésion aux valeurs matérialistes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Échelle de matérialisme a été officiellement publiée en 1992 par Marsha L. Richins et Scott Dawson dans le Journal of Consumer Research. Les dispositions relatives à son utilisation sont les suivantes :
- Droits d’utilisation et statut légal : L’instrument est tombé dans le domaine de la recherche publique académique. Les auteurs l’ont mis à la disposition de la communauté scientifique sans exiger de redevance financière ni de licence payante pour les utilisations non commerciales.
- Tarifs : L’accès et l’utilisation à des fins de recherche fondamentale, d’enseignements universitaires ou de thèses sont entièrement gratuits.
- Conditions d’utilisation : Toute utilisation dans le cadre d’études publiées exige la citation formelle de l’article de référence princeps de Richins et Dawson (1992), ainsi que, le cas échéant, de l’article méthodologique de Richins (2004) pour les versions abrégées. Pour des exploitations commerciales directes ou des intégrations dans des outils propriétaires lucratifs, l’autorisation préalable de l’éditeur détenant les droits de diffusion originaux (Oxford University Press / The University of Chicago Press pour le Journal of Consumer Research) peut être requise.
12. Références
Les références fondatrices ci-dessous documentent la genèse, la validation et les propriétés psychométriques de l’instrument :
- Belk, R. W. (1985). Materialism: Trait aspects of living in the material world. Journal of Consumer Research, 12(3), 265–280. https://doi.org/10.1086/208515
- Kasser, T. (2002). The high price of materialism. MIT Press. https://doi.org/10.7551/mitpress/3501.001.0001
- Richins, M. L. (2004). The Material Values Scale: Measurement properties and development of a short form. Journal of Consumer Research, 31(1), 209–219. https://doi.org/10.1086/383436
- Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
- Schwartz, S. H. (1992). Universals in the content and structure of values: Theoretical advances and empirical tests in 20 countries. Advances in Experimental Social Psychology, 25, 1–65. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60281-6
- Yang, A. (2015). Quantifying anomia: Development of a scale (Master’s thesis, California State University). ScholarWorks. https://scholarworks.calstate.edu/bitstream/handle/10211.3/159926/YANG_Anthony.pdf?sequence=1
13. Questions et items du questionnaire
Response format: Strongly Agree, Agree, Neutral, Disagree, Strongly Disagree
* indicates reverse scored items
- I admire people who own expensive homes‚ cars‚ and clothes.
- Some of the most important achievements in life include acquiring material possessions.
- I don’t place much emphasis on the amount of material objects people own as a sign of success.*
- The things I own say a lot about how well I’m doing in life.
- I like to own things that impress people.
- I don’t pay much attention to the material objects other people own.*
- I usually buy things I need.*
- I try to keep my life simple‚ as far as possessions are concerned.*
- The things I own aren’t all that important to me.*
- I enjoy spending money on things that aren’t practical.
- Buying things gives me a lot of pleasure.
- I like a lot of luxury in life.
- I put less emphasis on material things than most people I know.*
- I have all the things I really need to enjoy life.*
- My life would be better if I owned certain things I don’t have.
- I wouldn’t be any happier if I owned nicer things.* [My life would be better if I owned nicer things.*]
- I’d be happier if I could afford to buy more things.
- It sometimes bothers me quite a bit that I can’t afford to buy all the things that I like.