Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James

Découvrez l’Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James : cadre théorique, dimensions (destin, chance, autrui puissants), propriétés psychométriques et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James (James Internal-External Locus of Control Scale) est un instrument psychométrique développé initialement par William H. James (1957) dans le prolongement direct des travaux séminaux de Julian B. Rotter sur la théorie de l’apprentissage social. Conçue pour évaluer les attentes généralisées d’un individu quant à la source causale des renforcements qu’il reçoit au cours de sa vie, cette échelle mesure le degré auquel une personne perçoit que les événements dépendent de son propre comportement ou de caractéristiques personnelles (contrôle interne), comparativement à des forces extérieures telles que le hasard, la chance, le destin ou des autrui puissants (contrôle externe).

Dans sa forme structurée analysée notamment par Borich et Paver (1974), l’instrument se compose de 22 items répartis en quatre sous-échelles distinctes : le Destin (Fate, 6 items), la Chance (Luck, 10 items), le Contrôle Personnel (Personal Control, 4 items) et les Autrui Puissants (Powerful Others, 2 items). Chaque item est évalué selon une échelle de réponse ordinale de type Likert en quatre points allant de 0 (« Pas du tout d’accord » / strongly disagree) à 3 (« Tout à fait d’accord » / strongly agree). Un score global élevé reflète une orientation d’externalité prononcée, tandis qu’un score faible caractérise une internalité dominante.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des indices de consistance interne satisfaisants, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,84 selon les populations étudiées, ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle supérieure à 0,70 sur des intervalles de plusieurs semaines. Les analyses de validité convergente et discriminante confirment des corrélations attendues avec l’échelle I-E de Rotter, des mesures de l’anxiété, de la résignation apprise et du sentiment d’efficacité personnelle. L’analyse factorielle soutient la multidimensionnalité de l’externalité, offrant une granularité diagnostique plus fine que les outils unidimensionnels classiques à choix forcé.

2. Mots-clés / Keywords

Lieu de contrôle, internalité, externalité, psychométrie, évaluation de la personnalité, théorie de l’apprentissage social, Julian Rotter, William James, sentiment d’efficacité, causalité perçue, résignation apprise, croyances de contrôle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue à l’origine par William H. James au cours de ses recherches doctorales menées sous la direction de Julian B. Rotter au département de psychologie de l’Université d’État de l’Ohio (Ohio State University, Columbus, Ohio, États-Unis) en 1957.

Les déclinaisons factorielles et les réanalyses psychométriques majeures de cette version en 22 items ont été documentées et formalisées par les chercheurs en sciences de l’éducation et en psychologie quantitative Gary D. Borich et Sherry W. Paver à l’Université du Texas à Austin (University of Texas at Austin, Department of Educational Psychology, Research and Development Center for Teacher Education, Austin, Texas, États-Unis).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James est de quantifier les différences interindividuelles stables relatives aux croyances d’attribution et à l’agentivité humaine. Dans le cadre épistémologique de la psychologie de la personnalité, comprendre comment un individu attribue l’origine de ses succès, de ses échecs ou des événements de vie constitue une clé de voûte pour anticiper son adaptation psychologique, son comportement face à l’adversité et sa motivation intrinsèque.

Contrairement aux modèles binaires stricts qui considèrent l’externalité comme une entité monolithique, l’objectif de la structuration de James est de différencier les diverses sources d’attribution externe. En séparant les croyances fatalistes (le destin inaltérable), les croyances stochastiques (la chance aléatoire) et les croyances d’hétéronomie relationnelle (le pouvoir exercé par autrui ou le manque d’ascendant interpersonnel), l’échelle permet une analyse diagnostique et différentielle particulièrement riche tant pour les chercheurs que pour les cliniciens.

En contexte clinique et de santé mentale, l’évaluation du lieu de contrôle permet d’identifier les schémas cognitifs associés à la résignation apprise (learned helplessness) et à la dépression. Une forte tendance à imputer ses conditions d’existence à un destin inexorable ou à la pure chance paralyse les stratégies de coping actif. L’outil sert donc de thermomètre d’autonomie psychologique dans les programmes de réhabilitation psychosociale, de thérapie cognitivo-comportementale et d’accompagnement du changement thérapeutique.

Dans les contextes organisationnels et éducatifs, cet instrument a été largement sollicité pour comprendre la persévérance académique, l’engagement professionnel et la résilience face à l’échec. Les apprenants ou salariés affichant un lieu de contrôle interne perçoivent un lien direct entre leurs efforts et leurs performances, favorisant une motivation à l’accomplissement plus élevée. À l’inverse, l’identification d’une forte externalité via cette échelle permet de déployer des interventions ciblées visant la réattribution causale et le renforcement du sentiment d’auto-efficacité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit du lieu de contrôle (locus of control) décrit une attente généralisée quant à la nature de la relation causale entre le comportement de l’individu et les conséquences qui en résultent. L’échelle de James opérationnalise ce construit à travers quatre dimensions interdépendantes mais distinctes :

1. Le Destin (Fate)

Cette sous-échelle évalue la croyance en un déterminisme inexorable ou une prédétermination cosmique des événements humains. L’individu croit que les trajectoires de vie sont préalablement écrites et qu’aucune action délibérée ne peut altérer l’issue finale des choses. Par exemple, l’adhésion à l’idée que « certaines personnes semblent nées pour échouer tandis que d’autres sont nées pour réussir, quoi qu’elles fassent » dénote une conception déterministe où la volonté individuelle est jugée illusoire et impuissante face aux lois mécaniques ou métaphysiques du monde.

2. La Chance (Luck)

La dimension de la chance mesure la tendance à attribuer les occurrences de la vie quotidienne au hasard imprévisible, à la fortune ou à la coïncidence stochastique. Contrairement au destin (qui implique un ordre préétabli, bien qu’inaccessible), la chance renvoie au chaos probabiliste. Les personnes obtenant un score élevé à cette sous-échelle conçoivent l’existence comme une loterie permanente, estimant par exemple que « trouver un bon travail relève en grande partie de la chance d’être au bon endroit au bon moment » ou que « la plupart des événements décevants comportent une large part de hasard ».

3. Le Contrôle Personnel (Personal Control)

Dans la configuration de l’échelle, les items de contrôle personnel sont formulés dans le sens d’un déficit perçu d’efficacité propre et de maîtrise interpersonnelle. Ils mesurent le sentiment subjectif d’impuissance à orienter sa propre trajectoire et à influencer le comportement d’autrui. Des déclarations telles que « j’ai souvent le sentiment d’avoir peu d’influence sur les choses qui m’arrivent » ou « parfois, je sens que je n’ai pas assez de contrôle sur la direction que prend ma vie » ciblent directement l’inhibition du sentiment d’agentivité personnelle.

4. Les Autrui Puissants (Powerful Others)

Cette sous-échelle, bien que brève dans cette version (2 items), capte la perception que les contingences de renforcement sont monopolisées par des figures d’autorité ou des institutions dominantes (hommes politiques, enseignants, employeurs). L’individu ne se sent pas dominé par le hasard, mais par la volonté discrétionnaire ou arbitraire d’individus détenant le pouvoir sociétal (« les notes que l’on obtient dépendent davantage des caprices de l’enseignant que de la valeur réelle de l’élève »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique structurant l’échelle de James est la théorie de l’apprentissage social élaborée par Julian B. Rotter (1954, 1966). Au sein de ce paradigme béhavioriste-cognitif, le potentiel de survenue d’un comportement particulier dans une situation donnée est postulé comme étant une fonction conjointe de l’attente que ce comportement mènera à un renforcement spécifique et de la valeur attribuée à ce renforcement par l’individu :

Potentiel de comportement = f(Attente de renforcement × Valeur du renforcement)

Rotter a postulé que les attentes ne se limitent pas à des situations singulières, mais se généralisent au fil des expériences d’apprentissage pour former des « attentes généralisées » relatives à la source des renforcements. Lorsque les renforcements sont systématiquement perçus comme dépendants de compétences, d’efforts ou d’initiatives personnelles, une attente généralisée de contrôle interne se cristallise. À l’inverse, lorsque l’individu échoue à percevoir un lien de contingence entre ses actions et les renforcements reçus, il développe une attente généralisée de contrôle externe.

Historiquement, William H. James a élaboré son échelle de 60 items originaux en 1957 dans le but d’affiner l’instrumentation préliminaire du laboratoire de Rotter. Alors que Rotter s’est orienté en 1966 vers la publication de son échelle à choix forcé de 29 items (l’échelle I-E classique), James a privilégié une structure de type Likert graduelle. Cette divergence méthodologique a permis de pallier certaines limites inhérentes au format à choix forcé, notamment la variance restreinte et la désirabilité sociale accrue.

Les développements ultérieurs, notamment les travaux d’Hannah Levenson (1973) et les validations de Borich et Paver (1974), ont conforté l’intuition sous-jacente à l’échelle de James : l’externalité n’est pas un concept unitaire. Distinguer un monde régi par le hasard (stochastique) d’un monde contrôlé par des entités souveraines ou d’un ordre fataliste inébranlable constitue une avancée phénoménologique majeure pour la théorie de l’apprentissage social et la psychologie cognitive.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de Lieu de Contrôle de James a fait l’objet d’examens méthodologiques rigoureux, notamment dans l’étude fondatrice de Borich et Paver (1974) consacrée à la validité convergente et discriminante du construit.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’observation de corrélations positives statistiquement significatives entre le score global d’externalité de l’échelle de James et l’échelle de lieu de contrôle de Rotter (coefficients de corrélation de Pearson de r = 0,55 à r = 0,68 selon les échantillons). De même, les dimensions de l’échelle corrèlent positivement avec les sous-échelles « Chance » et « Autrui puissants » de la batterie IPC de Levenson (r variant de 0,48 à 0,62, p < 0,001), attestant que l’outil capte adéquatement le domaine conceptuel de l’externalité.

Validité discriminante

Les études de Borich et Paver (1974) ont examiné la matrice multitraiter-multiméthode (MTMM) pour s’assurer que l’échelle ne mesurait pas simplement une détresse émotionnelle diffuse ou une conformité sociale. Les corrélations entre les scores d’externalité de James et les mesures d’intelligence générale (QI) se sont révélées quasi-nulles (r < 0,12, non significatif), confirmant que les croyances de contrôle ne sont pas un artefact de l’aptitude cognitive. De plus, les corrélations avec des échelles d’acquiescement et de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Crowne-Marlowe) sont demeurées faibles (r = -0,15 à -0,22), indiquant une résistance honorable au biais de réponse.

Validité prédictive et de critère

Sur le plan prédictif, l’échelle prédit de manière robuste les performances scolaires, les conduites d’assiduité thérapeutique et le recours à des conduites préventives en santé. Les individus ayant des scores d’internalité élevés (scores faibles sur l’échelle de James) démontrent une propension significativement plus élevée à entreprendre des actions de résolution active de problèmes, tandis que les scores élevés (externalité) sont prédictifs de niveaux plus élevés d’anxiété-état et de résignation face aux situations stressantes de laboratoire.

8. Fidélité / Reliability

Les qualités métrologiques en termes de fidélité de l’échelle de James ont été éprouvées sur divers groupes démographiques, englobant des étudiants universitaires, des enseignants en formation et des adultes en population générale.

Cohérence interne

La cohérence interne globale de l’instrument en 22 items, mesurée par l’alpha de Cronbach, se situe habituellement dans une fourchette de α = 0,78 à α = 0,84, ce qui témoigne d’une excellente consistance pour un outil d’évaluation de traits de personnalité. Au niveau des sous-échelles individuelles, les valeurs reflètent la longueur de chaque dimension :

  • Chance (10 items) : α = 0,76 à 0,82
  • Destin (6 items) : α = 0,69 à 0,75
  • Contrôle personnel (4 items) : α = 0,64 à 0,71
  • Autrui puissants (2 items) : α = 0,52 à 0,59 (la modicité relative de cet indice étant directement tributaire du nombre très restreint d’items composants).

Fidélité test-retest

Les coefficients de stabilité temporelle (test-retest) indiquent une stabilité substantielle des croyances d’attribution au fil du temps. Sur un intervalle de quatre semaines, les corrélations test-retest rapportées dans la littérature oscillent entre r = 0,71 et r = 0,83 pour le score total. Sur des périodes plus longues (six mois), la stabilité demeure remarquable (r ≈ 0,65), confirmant le statut du lieu de contrôle en tant que disposition psychologique stable, bien que sensible aux bouleversements existentiels majeurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La décomposition factorielle de l’Échelle de Lieu de Contrôle de James constitue l’un des apports majeurs documentés par Borich et Paver (1974). Alors que la conceptualisation initiale de James postulait un continuum quasi-unidimensionnel allant d’une internalité absolue à une externalité absolue, les analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode des composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) ont systématiquement révélé une solution multifactorielle robuste.

Quatre facteurs principaux émergent avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant cumulativement environ 48 % à 56 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Croyance en la Chance et au Hasard. Ce facteur capture la plus grande part de variance (environ 24 %). Il regroupe l’ensemble des 10 items stochastiques (« Getting a good job seems to be largely a matter of being lucky… », « Life is mostly a gamble ») avec des saturations factorielles très élevées s’échelonnant entre 0,45 et 0,74.
  • Facteur 2 : Croyance au Destin et Fatalisme. Ce second facteur rassemble les 6 items traduisant une prédétermination inévitable de l’histoire humaine et individuelle (« Wars between countries seem inevitable… », « What is going to happen will happen »), avec des saturations factorielles comprises entre 0,41 et 0,68.
  • Facteur 3 : Impuissance et Manque de Contrôle Personnel. Saturé par 4 items, ce facteur reflète le doute quant à sa propre capacité d’impact sur son environnement et autrui (« I feel that I have little influence over the things that happen to me »), avec des saturations variant de 0,48 à 0,66.
  • Facteur 4 : Contrôle par les Autrui Puissants. Ce facteur isole les 2 items institutionnels et interpersonnels liés aux enseignants et aux politiciens, avec des saturations comprises entre 0,51 et 0,63.

Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) modernes corroborent la supériorité d’un modèle hiérarchique de second ordre (où un facteur général d’Externalité chapeaute les sous-dimensions) par rapport à un modèle strictement unidimensionnel, confirmant ainsi que la nuance apportée par James offre une validité de structure optimale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique.
  • Population cible : Adolescents (à partir de 14 ans) et adultes issus de la population générale ou clinique.
  • Durée approximative de passation : 5 à 10 minutes.
  • Nombre total d’items : 22 items dans la version standardisée de recherche (dérivée de l’inventaire original étendu de James).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 4 points ordonnés :
    • 0 = Pas du tout d’accord (strongly disagree)
    • 1 = Modérément en désaccord (disagree)
    • 2 = Modérément d’accord (agree)
    • 3 = Tout à fait d’accord (strongly agree)
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • L’ensemble des items est formulé dans la direction de l’externalité / du manque de contrôle.
    • Le score global s’obtient en sommant les réponses de l’ensemble des 22 items (étendue possible : de 0 à 66 points).
    • Un score total bas (0 à 22) indique une forte orientation vers le Lieu de Contrôle Interne.
    • Un score total intermédiaire (23 à 43) reflète une orientation mixte ou contextuelle.
    • Un score total élevé (44 à 66) signale une forte orientation vers le Lieu de Contrôle Externe.
    • Des sous-scores spécifiques peuvent être calculés indépendamment pour chacune des 4 dimensions (Destin, Chance, Contrôle Personnel, Autrui Puissants).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1957 (Thèse doctorale de William H. James).
  • Année de diffusion et formalisation psychométrique : 1974 (Rapport de recherche Gary D. Borich et Sherry W. Paver).
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Les versions publiées dans les rapports institutionnels de recherche éducative (tels que les archives ERIC – Educational Resources Information Center, document ED171731) relèvent du domaine public de la recherche universitaire à des fins non commerciales, éducatives et scientifiques.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation dans le cadre de la recherche académique, de l’enseignement et des contextes cliniques non lucratifs.
  • Conditions de citation : Toute utilisation de l’échelle dans des publications scientifiques doit impérativement citer la paternité théorique de William H. James (1957) ainsi que la publication méthodologique de référence de Borich et Paver (1974).

12. Références / References

Borich, G. D., & Paver, S. W. (1974). Convergent and discriminant validity of the locus of control construct (Research Report ED171731). ERIC Clearinghouse. https://eric.ed.gov/?id=ED171731

James, W. H. (1957). Internal versus external control of reinforcement as a basic variable in learning theory [Doctoral dissertation, Ohio State University]. Ohio State University ProQuest Dissertations Publishing.

Levenson, H. (1973). Multidimensional locus of control in psychiatric patients. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 41(3), 397–404. https://doi.org/10.1037/h0035357

Phares, E. J. (1976). Locus of control in personality. General Learning Press.

Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/11382-000

Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Response scale:

  • 0 = Strongly disagree
  • 1 = Disagree
  • 2 = Agree
  • 3 = Strongly agree

Fate

  1. Wars between countries seem inevitable despite efforts to prevent them.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  2. Some people seem born to fail while others seem born for success no matter what they do.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  3. I feel that many people could be described as victims of circumstances beyond their control.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  4. I have usually found that what is going to happen will happen, regardless of my actions.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  5. I don’t believe that a person can really be a master of his fate.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  6. There’s not much use in worrying about things… what will be, will be.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]

Luck

  1. It is usually true of successful people that their good breaks far outweigh their bad breaks.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  2. Many times I feel that we might just as well make many of our decisions by flipping a coin.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  3. Getting a good job seems to be largely a matter of being lucky enough to be in the right place at the right time.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  4. A great deal that happens to me is probably just a matter of chance.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  5. It isn’t wise to plan too far ahead because most of things turn out to be a matter of good or bad fortune anyhow.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  6. When things are going well for me I consider it due to a run of good luck.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  7. Most people don’t realize the extent to which their lives are controlled by accidental happenings.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  8. Most of the disappointing things in my life have contained a large element of chance.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  9. Success is mostly a matter of getting good breaks.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  10. I think that life is mostly a gamble.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]

Personal Control

  1. I feel that I have little influence over the way people behave.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  2. Success in dealing with people seems to be more a matter of the other person’s moods and feelings at the time rather than one’s own actions.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  3. Many times I feel that I have little influence over the things that happen to me.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  4. Sometimes I feel that I don’t have enough control over the direction my life is taking.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]

Powerful Others

  1. It is difficult for ordinary people to have much control over what politicians do in office.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
  2. It seems many times that the grades one gets in school are more dependent on the teacher’s whims than on what the student can really do.
    [ 0 ] [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]
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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-interne-externe-de-james/
Looti, Mohammed. “Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-interne-externe-de-james/.
Looti, Mohammed. “Échelle de Lieu de Contrôle Interne-Externe de James.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-interne-externe-de-james/.