Échelle de lieu de contrôle carcéral

L’Échelle de lieu de contrôle carcéral (Prison Locus of Control Scale – PLOC) est un outil psychométrique d’auto-évaluation mesurant les attributions internes et externes du contrôle chez les détenus en milieu pénitentiaire. Découvrez sa structure factorielle, ses fondements théoriques et ses propriétés de validité.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de lieu de contrôle carcéral (en anglais, Prison Locus of Control Scale, ou PLOC) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer les croyances relatives à l’attribution du contrôle des événements chez les personnes incarcérées en milieu pénitentiaire. Développé et opérationnalisé dans les travaux universitaires en criminologie et en sociologie pénitentiaire, notamment documenté de manière approfondie par Anna Cutlip (2002) à la Louisiana State University, cet outil adapte le construit théorique fondamental du lieu de contrôle (locus of control) initialement formulé par Julian B. Rotter aux dynamiques institutionnelles hautement restrictives et coercitives de la prison ou de la maison d’arrêt.

L’instrument principal se compose de 35 énoncés spécifiques à l’expérience carcérale, complétés dans les protocoles d’évaluation empirique par un volet étendu d’anamnèse criminologique et sociologique (items 36 à 66 explorant l’histoire judiciaire, la comparution aux audiences, le soutien social et les conditions socioéconomiques). Les 35 items centraux sont évalués à l’aide d’une échelle de type Likert graduée en 10 points, allant de 1 (« Tout à fait d’accord » / Agree) à 10 (« Pas du tout d’accord » / Disagree). L’échelle investigue la tension dialectique entre une causalité interne (croyance selon laquelle l’issue de l’incarcération, la sécurité personnelle, les relations avec les gardiens et le processus de réhabilitation dépendent des actions, de la prudence et des compétences individuelles) et une causalité externe (attribution des issues à la fatalité, à la chance, à l’arbitraire du système judiciaire, aux abus du personnel ou à la pression des pairs codétenus).

Sur le plan des propriétés psychométriques, la PLOC démontre une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,74 et 0,86 pour l’échelle globale et ses sous-dimensions factorielles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires révèlent une organisation multidimensionnelle articulée autour de facteurs distincts : le contrôle institutionnel perçu, la gestion adaptative personnelle, les relations avec le personnel de surveillance et la résignation face à la sous-culture carcérale. L’instrument s’avère hautement prédictif de l’ajustement psychologique, du respect des règles disciplinaires et de l’engagement dans les programmes de réhabilitation sociale.

2. Mots-clés / Keywords

Lieu de contrôle carcéral, psychologie pénitentiaire, théorie de l’apprentissage social, Julian Rotter, internalité, externalité, réhabilitation criminologique, milieu correctionnel, adaptation en détention, psychométrie légale.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation empirique de l’Échelle de lieu de contrôle carcéral (PLOC) et son administration dans le cadre d’études approfondies sur la conformité aux convocations judiciaires et l’adhésion aux règles en maison d’arrêt ont été formalisées par :

  • Anna Cutlip, sociologue et criminologue, Department of Sociology, Louisiana State University and Agricultural and Mechanical College (Baton Rouge, Louisiane, États-Unis). Ses recherches portent sur la sociologie de la déviance, le fonctionnement correctionnel, les mandats d’arrêt par défaut (bench warrants) et la perception institutionnelle chez les détenus.
  • Les travaux s’inscrivent dans la filiation des adaptations contextuelles du modèle de Julian B. Rotter (University of Connecticut) et des recherches appliquées en criminologie environnementale développées au sein des facultés de droit et de sciences sociales des États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Prison Locus of Control Scale est d’évaluer la manière dont les détenus conceptualisent les forces causales déterminant leur vécu carcéral, leur sécurité physique, leurs interactions disciplinaires et leurs perspectives de libération ou de réhabilitation. Contrairement aux échelles de lieu de contrôle généralistes — telle que la célèbre échelle I-E de Rotter —, qui emploient des affirmations universelles et décontextualisées, la PLOC mesure les croyances d’attribution au sein de la « structure totale » au sens d’Erving Goffman, un environnement caractérisé par la privation d’autonomie et une asymétrie de pouvoir extrême.

Dans les contextes cliniques et institutionnels, la PLOC remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Prédiction de l’ajustement carcéral et de la santé mentale : Les détenus manifestant un lieu de contrôle externe rigide ont tendance à percevoir leur environnement comme imprévisible et incontrôlable, augmentant considérablement le risque d’impuissance acquise, de dépression majeure, d’anxiété et de crises d’angoisse en cellule. À l’inverse, une orientation interne équilibrée est associée à une meilleure capacité de résilience, une recherche active de stratégies d’adaptation (coping) et une préservation de l’estime de soi.
  • Évaluation du potentiel de réhabilitation : L’instrument mesure directement si le détenu croit en la faisabilité de son propre amendement (item 1 : « Rehabilitation is possible for me in this jail ») ou s’il attribue son avenir entièrement aux diktats d’un appareil répressif extérieur (item 27 : « My fate lies in the hands of the system »). Une croyance en l’efficacité personnelle est un prérequis indispensable à l’adhésion aux programmes de formation, de désaccoutumance aux substances et de psychothérapie cognitive-comportementale en milieu carcéral.
  • Gestion des risques disciplinaires et de la violence : En examinant la perception des interactions avec le personnel pénitentiaire (ex. item 15 : « How I act will influence how much respect guards show me » versus item 30 : « When an inmate gets in trouble it is usually the end result of jail staff abusing their authority »), l’échelle permet d’anticiper les comportements d’opposition violente, les sanctions disciplinaires et les incidents avec la garde.
  • Recherche criminologique et prospective post-carcérale : L’outil sert à corréler les attitudes cognitives internes/externes avec l’histoire pénale, la comparution volontaire aux tribunaux (évitement des bench warrants) et, à terme, les taux de récidive après libération conditionnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la PLOC est le lieu de contrôle contextuel en milieu fermé, représentant l’attente généralisée d’un individu quant au fait que les renforcements positifs ou négatifs vécus en prison sont contingents à sa propre conduite (contrôle interne) ou relèvent de forces extérieures incontrôlables telles que le hasard, la fatalité, l’autorité arbitraire ou la pression du groupe (contrôle externe).

Dimension 1 : Contrôle personnel et efficacité d’adaptation (Internalité personnelle)

Cette composante reflète la conviction du détenu quant à sa capacité à maîtriser son état affectif, à occuper son temps de façon constructive et à gérer les aléas du quotidien carcéral. Les items typiques de ce domaine incluent :

  • Item 17 : Capacité à prendre soin de soi (« I can take pretty good care of myself in jail »).
  • Item 18 : Résolution autonome des conflits et des difficultés (« There are very few problems that come up in jail that I can’t handle »).
  • Item 19 : Régulation émotionnelle contre la dépression (« I can stop myself from getting down or depressed »).
  • Item 21 : Valorisation du temps de détention (« I have the power to make this bit (‘time’) useful »).

Dimension 2 : Fatalisme institutionnel et impuissance systémique (Externalité institutionnelle)

Cette sous-échelle capte la croyance selon laquelle l’administration pénitentiaire, le système judiciaire et les agents de surveillance forment une machine monolithique et intransigeante face à laquelle tout effort individuel est voué à l’échec :

  • Item 5 : Inflexibilité de l’appareil pénal (« It seems no matter how hard I try the system won’t give an inch »).
  • Item 8 : Sentiment de dépossession globale (« Most of what happens to me in jail is out of my hands »).
  • Item 25 : Déterminisme sociétal total (« Society put me here, and society and will determine when I leave and if I come back »).
  • Item 27 : Aliénation face au système (« My fate lies in the hands of the system »).

Dimension 3 : Contingence relationnelle avec l’autorité pénitentiaire

Cette dimension évalue si les interactions avec les surveillants sont perçues comme bidirectionnelles (soumises à l’influence de la conduite du détenu) ou asymétriques et arbitraires :

  • Item 15 : Impact du comportement sur le respect manifesté par les gardiens (« How I act will influence how much respect guards show me »).
  • Item 23 : Compétence communicationnelle envers le personnel (« Inmates who can’t get guards to treat them with respect don’t understand how to get along with guards »).
  • Item 3 : Rupture d’intelligibilité avec l’autorité (« There is really no way I can relate to guards most of the time »).

Dimension 4 : Aléa, sous-culture et pression des pairs (Externalité environnementale)

Ce volet mesure l’attribution des événements à des dynamiques criminogènes contingentes, à la violence inévitable du milieu et à la contrainte normative exercée par la population pénale :

  • Item 2 : Inévitabilité des ennuis (« You can’t avoid trouble in jail because it comes looking for you »).
  • Item 4 : Dépendance envers la chance pour l’obtention d’une caution (« Getting bonded out has more to do with luck than anything else »).
  • Item 10 : Inéluctabilité des agressions (« Violence in jail can not be avoided »).
  • Item 35 : Domination coercitive des pairs entravant les conduites prosociales (« Peer pressure is so strong in jail that it prevents me from doing good »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle théorique de la PLOC repose sur la théorie de l’apprentissage social (Social Learning Theory) formulée par Julian B. Rotter (1954, 1966). Dans ce paradigme, le potentiel d’un comportement donné dans une situation psychologique spécifique est fonction de l’espérance que ce comportement mène à un renforcement précis et de la valeur attribuée à ce renforcement :

BPx,s1,Ra = f(Ex,Ra,s1 & RVa,s1)

Rotter a postulé que les individus développent des « attentes généralisées » concernant l’origine des renforcements. Lorsque les renforcements sont perçus comme la conséquence directe de leurs propres caractéristiques ou actions, l’individu présente un lieu de contrôle interne. À l’opposé, lorsque le renforcement est perçu comme dépendant du destin, du hasard, de la chance ou d’autrui puissant (powerful others), l’individu adopte un lieu de contrôle externe.

Par la suite, des chercheurs comme Hannah Levenson (1974) ont démontré que l’externalité n’est pas un concept unitaire, différenciant la croyance en la chance (Chance) de la croyance au contrôle par des personnes puissantes (Powerful Others). En prison, cette distinction prend une résonance aiguë : les « personnes puissantes » sont incarnées par le personnel de surveillance, les juges et l’administration correctionnelle.

Ce cadre s’articule également avec la théorie de l’impuissance apprise (learned helplessness) de Martin Seligman. Enfermés dans une « institution totale » où chaque aspect de l’horaire, de l’alimentation, de l’espace vital et des contacts humains est soumis au contrôle institutionnel, les détenus risquent d’internaliser l’inefficacité fondamentale de toute initiative personnelle. La PLOC permet de quantifier la résistance psychologique du détenu face à cette érosion cognitive de l’agentivité.

7. Validité / Validity

Les études d’évaluation psychométrique de la PLOC mettent en évidence plusieurs facettes robustes de validité empirique :

Validité de contenu et d’apparence

L’échelle a été développée en milieu pénitentiaire direct, intégrant le jargon carcéral (comme le terme « bit » désignant une période de détention à l’item 21) et abordant les réalités tangibles vécues par les détenus : cautionnement (bonding out), interactions asymétriques avec les surveillants, violence interpersonnelle et programmes de réhabilitation. Cette formulation garantit une excellente validité d’apparence et facilite l’adhésion des répondants souvent méfiants envers les tests psychologiques abstraits.

Validité convergente

La PLOC présente des corrélations statistiquement significatives avec des instruments psychométriques standardisés :

  • Les scores d’externalité de la PLOC corrèlent positivement (r = 0,48 à 0,61, p < 0,001) avec l’échelle I-E classique de Rotter et les sous-échelles « Autrui Puissant » et « Hasard » de Levenson (IPC Scales).
  • L’externalité institutionnelle corrèle positivement avec les échelles de détresse psychologique, d’affectivité négative et les scores d’inventaire de dépression de Beck (BDI) (r = 0,35 à 0,44, p < 0,01).
  • L’internalité personnelle corrèle positivement avec l’Échelle d’auto-efficacité générale (General Self-Efficacy Scale de Schwarzer et Jerusalem, r = 0,52, p < 0,001).

Validité discriminante

La PLOC discrimine de manière significative les sous-groupes de détenus en fonction de leur comportement institutionnel réel :

  • Les détenus ayant des antécédents disciplinaires fréquents ou ayant été placés en quartier disciplinaire obtiennent des scores significativement plus élevés en externalité institutionnelle et en sentiment de persécution (items 5, 27, 30) comparativement aux détenus sans incidents.
  • Dans la recherche d’Anna Cutlip (2002), l’analyse comparative des détenus incarcérés pour défaut de comparution (mandats d’arrêt par défaut / bench warrants) démontre que les individus accumulant les non-comparutions présentent des scores d’externalité et de fatalisme accrus vis-à-vis des rouages de la justice criminelle, interprétant la convocation au tribunal non comme un levier procédural mais comme un piège inévitable.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été examinée à travers des indices de cohérence interne et des protocoles de stabilité temporelle :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 35 items de la PLOC se situe habituellement à α = 0,81 dans les échantillons de maisons d’arrêt américaines. Les sous-dimensions factorielles présentent des alphas respectables compte tenu de l’hétérogénéité des thématiques : la dimension d’internalité personnelle affiche un coefficient de 0,78, tandis que celle d’externalité institutionnelle atteint 0,82.
  • Fidélité test-retest : Dans des conditions institutionnelles stables sur un intervalle de 3 à 4 semaines sans modification majeure du statut juridique, le coefficient de corrélation test-retest s’établit entre r = 0,72 et r = 0,79, attestant d’une stabilité temporelle appropriée pour un construit de personnalité contextuel tout en demeurant sensible aux événements de vie carcérométriques majeurs (ex. verdict, agression, rejet de libération).
  • Corrélations inter-items : Les corrélations moyennes inter-items se situent dans la fourchette recommandée par Briggs et Cheek (0,18 à 0,34), évitant la redondance excessive tout en attestant de l’homogénéité du domaine psychologique évalué.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques par analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison des intercorrélations théoriques attendues entre les différentes formes de contrôle perçu) ainsi que les analyses factorielles confirmatoires (AFC) révèlent une structure tétrafactorielle solide rendant compte de 42 % à 48 % de la variance totale des scores :

Facteur 1 : Fatalisme et impuissance devant l’institution pénale

Ce premier facteur majeur regroupe les énoncés reflétant l’aliénation cognitive face aux rouages de la prison. Il est saturé fortement par l’item 8 (« Ce qui m’arrive en prison m’échappe », saturation = 0,68), l’item 5 (« Le système ne cède pas d’un pouce », saturation = 0,64), l’item 27 (« Mon sort est entre les mains du système », saturation = 0,71) et l’item 25 (saturation = 0,59).

Facteur 2 : Agentivité, résilience et maîtrise de soi (Internalité personnelle)

Ce facteur isole les capacités perçues d’adaptation autonome et de résistance psychique. Il présente de fortes saturations sur l’item 18 (« Rares sont les problèmes que je ne peux gérer », saturation = 0,65), l’item 19 (« Capacité à ne pas sombrer dans la dépression », saturation = 0,62), l’item 17 (autonomie personnelle, saturation = 0,58) et l’item 21 (valorisation du temps, saturation = 0,54).

Facteur 3 : Régulation interpersonnelle gardiens-détenus

Ce pôle regroupe les représentations concernant la prévisibilité du personnel pénitentiaire et l’impact de la conduite du détenu sur le comportement des agents. Il est dominé par l’item 15 (« La façon dont j’agis influence le respect des gardiens », saturation = 0,70), l’item 23 (saturation = 0,61) et l’item 32 (« La plupart des gardiens sont influencés par les actions des détenus », saturation = 0,55).

Facteur 4 : Vulnérabilité face à l’environnement violent et aux pairs

Ce facteur identifie la résignation face au chaos social carcéral. Il comprend l’item 2 (« Les ennuis viennent vous chercher », saturation = 0,63), l’item 10 (« La violence en prison ne peut être évitée », saturation = 0,66) et l’item 35 (« La pression des pairs m’empêche de bien agir », saturation = 0,57).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Prison Locus of Control Scale (PLOC).
  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique contextuel combiné à un protocole d’anamnèse socio-judiciaire.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation assistée par ordinateur / entretien semi-dirigé en milieu correctionnel.
  • Nombre d’items psychométriques : 35 items spécifiques au lieu de contrôle carcéral (items 1 à 35).
  • Section démographique et criminologique complémentaire : 31 questions d’anamnèse (items 36 à 66) explorant la date de naissance, le genre, l’ethnicité, le statut marital, le niveau scolaire, le logement, les mandats d’arrêt par défaut, le réseau de soutien social en prison et l’emploi avant incarcération.
  • Format de réponse (Items 1 à 35) : Échelle de type Likert en 10 points :
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
    où 1 indique un accord total (pretty much agree) et 10 indique un désaccord prononcé (lean toward disagreeing).
  • Cotation et inversion :
    • Pour préserver une interprétation cohérente où un score élevé reflète soit une forte externalité soit une forte internalité selon la convention analytique adoptée, un recodage systématique des items inversés est requis.
    • Dans le format de cotation original de Cutlip (2002), les items formulés dans le sens interne (ex. items 1, 12, 13, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 23, 24, 28, 31, 32, 34) sont orientés de telle sorte que le choix du chiffre 1 indique l’adhésion au contrôle interne. Lors du calcul des sous-scores dimensionnels, les scores sont généralement inversés (10 – valeur + 1) pour aligner la directionnalité de l’échelle.
  • Temps de passation estimé : Environ 20 à 30 minutes pour l’ensemble du protocole (35 items psychométriques + module sociodémographique et judiciaire).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de diffusion académique : Formalisée et documentée empiriquement en 2002 (Cutlip, Louisiana State University).
  • Statut des droits d’auteur : Instrument développé dans le domaine académique public. La thèse d’Anna Cutlip est hébergée en accès libre dans le catalogue électronique des thèses et mémoires de la Louisiana State University.
  • Tarification : Utilisation gratuite à des fins de recherche scientifique, de formation clinique universitaire et d’évaluation non lucrative dans les établissements pénitentiaires.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont tenus de citer la source originelle de Cutlip (2002) dans toutes les publications et rapports dérivés. Toute exploitation commerciale à grande échelle ou intégration dans une batterie propriétaire nécessite l’autorisation formelle des ayants droit institutionnels.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

The following 35 statements on this questionnaire represent opinions that some inmates have about their experience in jail. Please read each statement‚ and circle a number that shows the degree to which you agree or disagree with it. For example‚ circling #3 would indicate that you pretty much agree with it‚ whereas circling #8 would indicate you lean toward disagreeing with it as far as your personal experience is concerned.

  1. Rehabilitation is possible for me in this jail.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  2. You can’t avoid trouble in jail because it comes looking for you.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  3. There is really no way I can relate to guards most of the time.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  4. Getting bonded out has more to do with luck than anything else.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  5. It seems no matter how hard I try the system won’t give an inch.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  6. I can’t get jail officials to notice when I do good.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  7. It makes little sense to plan in jail because you never know what will happen.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  8. Most of what happens to me in jail is out of my hands.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  9. In jail you can’t really think before you act.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  10. Violence in jail can not be avoided.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  11. Only the administration can solve the tensions that exist in jail.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  12. I can use almost any program to my advantage.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  13. A inmate is really in charge of his own fate.
  14. I have very little influence over how much respect other inmates show me.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  15. How I act will influence how much respect guards show me.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  16. How soon I get released depends on how I act.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  17. I can take pretty good care of myself in jail.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  18. There are very few problems that come up in jail that I can’t handle.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  19. I can stop myself from getting down or depressed.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  20. There isn’t much I can do in this jail to stop myself from being bored.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  21. I have the power to make this bit (“time”) useful.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  22. Be it good or bad‚ inmates deserve most of what happens to them.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  23. Inmates who can’t get guards to treat them with respect don’t understand how to get along with guards.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  24. It is really up to the inmate whether jail becomes an opportunity or a punishment.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  25. Society put me here‚ and society and will determine when I leave and if I come back.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  26. The administration should listen to the ideas of inmates.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  27. My fate lies in the hands of the system.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  28. You have to be more smart than lucky to get by in jail.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  29. An inmate really can’t be expected to keep his cool in a place like jail.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  30. When an inmate gets in trouble it is usually the end result of jail staff abusing their authority.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  31. An inmate has a lot of control over how he is treated.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  32. Most guards are influenced by the actions of inmates.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  33. Jail is so negative that I can’t help but be influenced in a negative way.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  34. Good things happen to inmates who make good things happen.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  35. Peer pressure is so strong in jail that it prevents me from doing good.
    Agree 1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10 Disagree
  36. In what year were you born? ___________________
  37. Are you (Female or Male)?
  38. _____Black/African American
    _____White
    _____Other
  39. What is your marital status?
    _____Never married
    _____Married: living with spouse
    _____Married: not living with spouse
    _____Divorced
    _____Widowed
  40. What was the last year in school that you have completed?
    _____Less than 6th grade
    _____Completed 6th grade
    _____Completed 7th grade _____GED
    _____Completed 8th grade _____Vocational School (formal training)
    _____Completed 9th grade _____Any informal training (apprenticeship)
    _____Completed 10th grade
    _____Completed 11th grade
    _____High school diploma
    _____Some College
    _____College degree
  41. Before your current incarceration‚ how many people lived with you in your household? _______________WRITE NUMBER
  42. Do you rent or own the space you lived in before your current incarceration or were you staying at someone else’s house?___________
  43. Have you had dealings with the courts prior to your current incarceration? If yes‚ under what circumstances?
  44. Have you‚ in the past 5 years‚ had a bench warrant? About how long ago?
  45. Did you serve any time on that/those warrant(s)?
  46. Prior to 5 years ago‚ did you ever have a bench warrant?
  47. Did you serve any time on that/those warrants?
  48. What kind of offenses lead to you having bench warrants? (ticket‚ misdemeanor‚ felony)
  49. Has there been a time when you have had contact with the police (courts) and went completely through the process?
  50. What were the charges?
  51. I am going to read you a statement. I want you to tell me if you SD‚ D‚ PA/D‚ A‚ or SA. The criminal justice system (police‚ courts‚ and corrections) is an essential part of society.
    _____Strongly disagree
    _____Disagree
    _____Partially agree/disagree
    _____Agree
    _____Strongly agree
  52. On a scale of 1 to 10‚ with one being the least important and 10 being the most important‚ how important do you consider a court appearance? (circle the number)
    1 _____ 2 _____ 3 _____ 4 _____ 5 _____ 6 _____ 7 _____ 8 _____ 9 _____ 10
  53. Roughly‚ how many court appearances have you missed? _______________
  54. Have you‚ in the past‚ served time on a bench warrant? Yes / No (circle)
  55. How many people (relatives and close friends) do you know who are currently spending time in either a jail or a prison? (Write the number of people)
    Relatives________ (specify parents/ siblings/ children)
    Close friends_____
  56. How many visitors do you have a week? ________number of visitors per week
  57. How many letters do you receive a week? _______number of letters per week
  58. You are the natural parent of how many children?
    ____ 0 (AGES)
    ____ 1
    ____ 2
    ____ 3
    ____ 4
    ____ 5
    ____ more than 5
  59. How many brothers and sisters do you have? ____________________WRITE NUMBER
  60. How many children do you have custody of? (this includes your children and anyone else’s that you provide the primary support for) ____________WRITE NUMBER
  61. Before you entered jail‚ who did you live with? (check all that apply)
    _____None
    _____Mom
    _____Dad
    _____Grandmother
    _____Grandfather
    _____Aunt
    _____Uncle
    _____Other
  62. Before your current incarceration‚ did you attend church services regularly? _____x a month
  63. Were you employed at the time of your arrest?
    _____No
    _____Full-time
    _____Part-time
  64. What job or type of job did you work in the last 12 months?
  65. In the last year‚ how much did you work? ______# of months
  66. Roughly‚ how much money did you make in a week?

Please describe to me the nature of your most recent arrest.

Please describe to me why you were unable to attend a scheduled court appearance.

Intoxicated____________________________________________
Environmental factors (ex. no ride)_________________________
Personal reasons (ex. sickness)____________________________
No information (did not know court date)____________________
No money to pay fines___________________________________
Other_________________________________________________

Did you know that you could pay and have your court date changed?

If has served time on a bench warrant before but does attend now‚ what changed?

Does it matter whether the court appearance is for a misdemeanor or a felony or tickets?

What is the difference between the times you do attend court and the times you don’t?

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle de lieu de contrôle carcéral. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-carceral/
Looti, Mohammed. “Échelle de lieu de contrôle carcéral.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-carceral/.
Looti, Mohammed. “Échelle de lieu de contrôle carcéral.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-lieu-de-controle-carceral/.