1. Résumé
L’Échelle de genre de Hoffman (Hoffman Gender Scale, HGS), développée à l’origine par Rose Marie Hoffman, L. DiAnne Borders et John A. Hattie (2000), constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer la confiance en soi liée au genre (gender self-confidence). Contrairement aux échelles traditionnelles de rôles de genre, telles que le Bem Sex-Role Inventory (BSRI) ou le Personal Attributes Questionnaire (PAQ), qui mesurent l’adhésion d’un individu à des stéréotypes de traits socialement prescrits (instrumentalité et expressivité), la HGS s’affranchit des contenus normatifs pour examiner la relation subjective et phénoménologique qu’entretient une personne avec son propre genre. L’outil comprend 14 items auto-rapportés, administrés selon une échelle de réponse de type Likert à 6 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 6 (« fortement en accord »). L’instrument se décompose en deux sous-échelles distinctes mais complémentaires : l’auto-définition du genre (Gender Self-Definition, 5 items), mesurant l’importance de l’identité de genre dans le concept de soi global de l’individu, et l’auto-acceptation du genre (Gender Self-Acceptance, 9 items), évaluant le degré de sécurité, de valorisation et de satisfaction éprouvé à l’égard de sa masculinité ou de sa féminité. Les études de validation psychométrique démontrent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,88 et 0,93 pour l’auto-définition, et entre 0,80 et 0,90 pour l’auto-acceptation chez les femmes et les hommes. La HGS présente une validité factorielle robuste confirmée par des analyses factorielles confirmatoires, ainsi qu’une excellente validité convergente et discriminante, s’affirmant comme un outil fondamental dans les recherches contemporaines en psychologie sociale, en psychologie du développement et en psychologie du conseil.
2. Mots-clés
Échelle de genre de Hoffman, HGS, confiance en soi liée au genre, identité de genre, auto-définition du genre, auto-acceptation du genre, psychométrie, rôles de genre, concept de soi, validation factorielle, psychologie du conseil, bien-être subjectif
3. Auteurs
L’Échelle de genre de Hoffman a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs émérites en psychologie de l’éducation, en psychologie du conseil et en méthodologie psychométrique :
- Rose Marie Hoffman, Ph.D. : Professeure émérite en psychologie du conseil et en santé mentale à l’Université de Caroline du Nord à Greensboro (University of North Carolina at Greensboro, UNCG). Ses travaux pionniers portent sur la reconceptualisation des construits de masculinité et de féminité, l’intersectionnalité identitaire, le développement moral et les théories féministes appliquées au counseling.
- L. DiAnne Borders, Ph.D. : Professeure émérite (Burlington Industries Excellence Professor) au Département de Counseling and Educational Development de l’Université de Caroline du Nord à Greensboro. Experte reconnue internationalement en supervision clinique, méthodologie d’évaluation et formation des conseillers en psychologie.
- John A. Hattie, Ph.D. : Psychométricien de renommée mondiale, professeur de recherche en éducation et directeur de l’Institut de recherche sur l’éducation à l’Université de Melbourne (Australie). Spécialiste des modèles d’équations structurelles, de la mesure des construits latents et de l’évaluation quantitative des performances et concepts de soi.
4. Objectif
L’objectif central de l’Échelle de genre de Hoffman est de combler un vide méthodologique et épistémologique béant dans l’évaluation psychologique du genre. Pendant plus d’un quart de siècle, l’évaluation de la masculinité et de la féminité a été dominée par le paradigme androgyne initié par Sandra Bem (1974) et Robert Spence et collaborateurs (1975). Ces approches historiques reposaient sur une hypothèse implicite discutable : un individu est jugé « masculin » ou « féminin » en fonction de son degré de conformité à une liste prédéterminée de traits de personnalité jugés socialement désirables pour un sexe donné (ex. l’assurance, l’agressivité et l’indépendance pour les hommes ; la compassion, la douceur et l’émotivité pour les femmes).
Cette approche par les traits a essuyé des critiques théoriques et méthodologiques substantielles. D’une part, elle confondait les stéréotypes de rôles sexuels avec le sentiment intime d’identité de genre. D’autre part, elle restreignait l’expérience de la masculinité et de la féminité à des critères statiques, insensibles aux variations transculturelles, générationnelles et individuelles. Une personne pouvait se sentir pleinement et profondément femme ou homme sans pour autant souscrire aux attributs instrumentaux ou expressifs imposés par les questionnaires traditionnels.
La HGS a été explicitement forgée pour déplacer l’évaluation des contenus stéréotypés vers les processus psychologiques d’identification et d’évaluation de soi. Elle mesure :
- Le degré auquel l’appartenance à son sexe ou l’expression de son genre constitue un élément organisateur saillant du concept de soi (saillance de l’identité).
- Le degré d’évaluation positive, de confort affectif, d’harmonie interne et de sécurité psychologique que l’individu ressent vis-à-vis de sa propre définition du genre (évaluation de soi et estime de soi liée au genre).
En contexte de recherche clinique et appliquée, la HGS est utilisée pour investiguer les liens entre l’intégration identitaire de genre et divers indicateurs de santé mentale, dont le bien-être subjectif, l’anxiété, la dépression, l’estime de soi globale, la résilience psychologique face aux traumatismes (comme démontré par Graves, 2012) et l’adhésion aux mouvements de justice sociale ou identités féministes et ethnicisées (Hoffman, 2006a). En psychothérapie et en counseling, l’instrument fournit aux cliniciens un cadre neutre et non stigmatisant pour explorer les conflits de genre, la dysphorie liée aux attentes sociales et les processus d’autonomisation identitaire.
5. Construit psychologique
L’Échelle de genre de Hoffman opérationnalise le macro-construit de confiance en soi liée au genre (gender self-confidence) à travers une architecture bidimensionnelle. Cette conceptualisation repose sur le postulat que la confiance de genre n’est pas un bloc monolithique, mais l’interaction dynamique entre la place qu’occupe le genre dans la structure identitaire globale et la valeur affective que l’individu y associe.
Auto-définition du genre (Gender Self-Definition – GSD)
La dimension d’auto-définition du genre (items 1, 6, 7, 9 et 12) mesure la force et la centralité du genre en tant que composante cognitive du schéma de soi. Elle explore à quel point l’individu fait spontanément appel à son identité masculine ou féminine pour se situer, se décrire et donner du sens à son expérience quotidienne.
Un score élevé sur cette sous-échelle dénote une forte saillance du schéma de genre : pour ces individus, être un homme ou une femme constitue un pilier nodal de l’identité personnelle (ex. Item 9 : « Being a male [female] is a critical part of how I see myself » ; Item 1 : « When I am asked to describe myself, being male [female] is one of the first things I think of »). À l’inverse, un score modéré ou faible indique que le genre est une caractéristique périphérique, l’individu se définissant préférentiellement par d’autres catégories (ses compétences professionnelles, ses valeurs philosophiques, son affiliation religieuse ou ses rôles familiaux).
Auto-acceptation du genre (Gender Self-Acceptance – GSA)
La dimension d’auto-acceptation du genre (items 2, 3, 4, 5, 8, 10, 11, 13 et 14) capture la composante évaluative et affective de la confiance en soi liée au genre. Elle n’examine pas si l’individu coche des cases sociétales préétablies, mais évalue si la personne se sent sécurisée, satisfaite et épanouie dans sa propre incarnation de la masculinité ou de la féminité.
Cette sous-échelle évalue notamment l’atteinte de ses standards personnels (Item 3 : « I meet my personal standards for masculinity [femininity] »), le sentiment d’invulnérabilité ou de solidité intérieure par rapport à son genre (Item 5 : « I am secure in my masculinity [femininity] »), et l’impact direct du genre sur le sentiment de compétence et d’assurance général (Item 14 : « Being a male [female] contributes a great deal to my sense of confidence »). Un score élevé d’auto-acceptation reflète une réconciliation harmonieuse avec son corps biologique, ses comportements et son identité sexuelle, immunisant fréquemment l’individu contre l’angoisse de transgression des stéréotypes sociétaux.
L’interaction orthogonale entre GSD et GSA
Bien que modérément corrélées, ces deux dimensions possèdent une autonomie conceptuelle fondamentale :
- Haute GSD / Haute GSA : Profil d’intégration identitaire maximale. Le genre est central et source majeure de fierté, d’estime et de stabilité psychologique.
- Basse GSD / Haute GSA : Profil humaniste ou individualiste décentré du genre. Le sujet accorde peu d’importance cognitive au fait d’être un homme ou une femme, mais vit cette caractéristique sans aucun malaise ni conflit interne.
- Haute GSD / Basse GSA : Profil de détresse de rôle de genre ou de conflit identitaire aigu. Le genre est omniprésent dans la conscience du sujet, mais constitue une source constante d’insatisfaction, de sentiment d’inadéquation ou d’insécurité.
- Basse GSD / Basse GSA : Profil de désinvestissement identitaire ou d’aliénation corporelle/sexuelle.
6. Cadre théorique
La création de la HGS s’enracine dans la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie sociale cognitive, des théories féministes du développement identitaire et des modèles phénoménologiques du soi.
La théorie des schémas de genre de Sandra Bem
Bien qu’elle s’écarte de la mesure des traits du BSRI, la HGS s’inspire directement de la théorie du schéma de genre introduite par Bem (1981). Bem soutenait que les individus diffèrent dans leur propension à traiter l’information à travers le prisme du genre. La sous-échelle d’auto-définition du genre (GSD) opérationnalise précisément cette disposition schématique : elle quantifie la disponibilité et l’accessibilité cognitive du schéma de genre personnel dans la régulation de l’image de soi.
La théorie de l’identité sociale et de l’auto-catégorisation
Développée par Henri Tajfel et John Turner (1986), la théorie de l’identité sociale postule que le concept de soi d’un individu dérive en partie de son appartenance à des groupes sociaux signifiants. Le genre biologique et social constitue l’une des catégories sociales primaires les plus fondamentales. Dans ce cadre, la GSD reflète l’intensité de l’identification à l’endogroupe de genre, tandis que la GSA représente l’évaluation affective positive de cette appartenance (l’équivalent de l’estime de soi collective liée à l’endogroupe décrite par Luhtanen et Crocker, 1992).
Le modèle de développement de l’identité de genre de Rebecca, Hefner et Oleshansky
Hoffman et ses collaborateurs (2000) ont explicitement articulé leur outil autour du modèle développemental en trois étapes de Rebecca, Hefner et Oleshansky (1976) :
- Phase pré-différenciée : L’enfant n’a pas encore intériorisé les normes de genre.
- Phase des rôles de genre polarisés : L’individu adhère strictement aux dichotomies culturelles traditionnelles de la masculinité et de la féminité, cherchant l’approbation sociale par la conformité aux stéréotypes.
- Phase de transcendance des rôles de genre : L’individu mature dépasse les prescriptions externes pour développer ses propres définitions idiosyncratiques de ce que signifie être une femme ou un homme.
La HGS capture l’aboutissement de cette troisième étape : elle ne pénalise pas un individu qui s’écarte des rôles traditionnels. Deux hommes ayant des comportements opposés (l’un dédié aux sports de contact, l’autre aux arts floraux) peuvent tous deux obtenir un score maximal d’auto-acceptation du genre (GSA) dès lors qu’ils s’estiment conformes à leurs propres critères subjectifs de masculinité.
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle de genre de Hoffman a fait l’objet d’investigations approfondies à travers de multiples échantillons universitaires et communautaires.
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit a été documentée en examinant les corrélations de la HGS avec des instruments bien établis mesurant l’estime de soi, le bien-être et les attitudes envers les rôles de genre :
- Estime de soi globale : L’auto-acceptation du genre (GSA) présente une corrélation positive statistiquement robuste et constante avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r variant de 0,45 à 0,62 selon les études ; Hoffman et al., 2000, 2005). La satisfaction quant à son identité de genre s’avère être un prédicteur substantiel de l’estime personnelle globale.
- Bien-être subjectif : Hoffman (2006b) a démontré que la GSA est positivement et significativement associée à la satisfaction de vie (mesurée par la Satisfaction With Life Scale de Diener) et aux dimensions de santé mentale positive (vitalité, affect positif), tandis qu’elle est inversement corrélée à l’affect négatif et à la détresse psychologique.
- Mesures de rôles de genre traditionnelles : Les corrélations entre la HGS et le BSRI confirment la distinction théorique des construits. La GSA montre des corrélations faibles à modérées avec les échelles de masculinité et de féminité du BSRI, démontrant que la confiance de genre n’est pas réductible à l’accumulation de traits instrumentaux ou expressifs.
Validité discriminante
La validité discriminante a été corroborée en prouvant que la GSD et la GSA mesurent des réalités empiriques séparées. La corrélation inter-échelles entre GSD et GSA se situe généralement entre 0,25 et 0,45, confirmant que la centralité du genre (GSD) ne garantit aucunement son acceptation positive (GSA). De surcroît, la HGS démontre une absence de corrélation indésirable avec les échelles de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne), confirmant que les répondants n’expriment pas simplement des réponses conformistes.
Validité transculturelle et intersectionnelle
Hoffman (2006a) a exploré les intersections de la confiance de genre avec l’identité féministe, l’identité « womanist » et l’identité ethnique chez les femmes euro-américaines et afro-américaines. Les analyses ont révélé des profils distincts démontrant que la structure factorielle de la HGS demeure robuste à travers différents groupes ethniques tout en captant des nuances qualitatives spécifiques liées à la socialisation raciale et culturelle.
8. Fidélité
Les études empiriques rapportent d’excellentes caractéristiques de cohérence interne et de stabilité temporelle pour l’ensemble des 14 items de la HGS.
Consistance interne
Les estimations de la fidélité calculées par le coefficient alpha de Cronbach révèlent une homogénéité remarquable des items au sein des deux sous-échelles, tant chez les populations féminines que masculines :
- Sous-échelle Auto-définition du genre (GSD – 5 items) :
- Échantillons féminins : α = 0,88 (Hoffman et al., 2000) ; répliqué entre 0,86 et 0,89 (Hoffman, 2006a).
- Échantillons masculins : α = 0,93 (Hoffman et al., 2000) ; répliqué à 0,91 (Graves, 2012).
- Sous-échelle Auto-acceptation du genre (GSA – 9 items) :
- Échantillons féminins : α = 0,90 (Hoffman et al., 2000) ; α = 0,89 (Hoffman, 2006b).
- Échantillons masculins : α = 0,80 (Hoffman et al., 2000) ; répliqué entre 0,82 et 0,85 dans des études ultérieures.
Les corrélations item-total corrigées dépassent systématiquement le seuil conventionnel de 0,50 pour la quasi-totalité des énoncés, indiquant que chaque item contribue de manière univoque à la variance du construit ciblé.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été documentée sur un intervalle de 3 à 4 semaines chez des cohortes étudiantes. Les coefficients de fidélité test-retest se sont établis à r = 0,84 pour l’auto-définition du genre et r = 0,81 pour l’auto-acceptation du genre, confirmant que la HGS capture des dispositions identitaires stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.
9. Analyse factorielle
Le développement et le raffinement psychométrique de la HGS ont mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE) rigoureuses suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites par John Hattie (Hoffman, Borders, & Hattie, 2000).
Structure factorielle exploratoire
Lors de la phase de création, un ensemble initial d’items reflétant divers aspects de la confiance en son genre a été soumis à une extraction en composantes principales et analyse factorielle d’axe principal avec rotation oblique (Promax), tenant compte de la corrélation théorique attendue entre les dimensions. Les critères d’arrêt (valeurs propres supérieures à 1,0 et inspection du diagramme d’éboulis de Cattell) ont clairement mis en évidence une solution bi-factorielle nette. Quatorze items ont été retenus en raison de leurs saturations factorielles primaires élevées (> 0,55) et de l’absence de saturations croisées notables (< 0,30).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modèles d’équations structurelles ont comparé plusieurs configurations concurrentes :
- Modèle 1 : Facteur général unique (unidimensionnel de confiance en soi de genre).
- Modèle 2 : Deux facteurs indépendants (orthogonaux).
- Modèle 3 : Deux facteurs corrélés (obliques : GSD et GSA).
Le modèle bi-factoriel oblique (Modèle 3) a démontré une supériorité statistique écrasante, affichant d’excellents indices d’ajustement global :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,94
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) > 0,95
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,072)
- Rapport χ²/dl < 2,5
Saturations factorielles des items
Les saturations standardisées (λ) issues des modèles confirmatoires sont particulièrement robustes :
- Facteur 1 (Auto-définition du genre) : Items 1, 6, 7, 9, 12. Les saturations oscillent entre 0,68 et 0,89 (l’item 7, « My identity is strongly tied to my masculinity [femininity] », enregistrant régulièrement les plus fortes saturations).
- Facteur 2 (Auto-acceptation du genre) : Items 2, 3, 4, 5, 8, 10, 11, 13, 14. Les saturations s’échelonnent de 0,58 à 0,86 (les items 5, 10 et 11 montrant les charges les plus substantielles).
L’invariance de mesure à travers le sexe (hommes vs femmes) a également été étayée par des analyses multi-groupes, établissant une invariance métrique et scalaire qui autorise des comparaisons inter-groupes directes des moyennes latentes.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Population cible : Adolescents tardifs et adultes (hommes et femmes, applicable dans les études cliniques et en population générale).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatique / numérique en ligne.
- Durée approximative de passation : Entre 3 et 5 minutes.
- Nombre total d’items : 14 items.
- Format des énoncés : Chaque item est formulé de manière inclusive et adaptative en utilisant les termes « male [female] » ou « masculinity [femininity] », permettant d’adapter le formulaire au sexe auto-désigné du répondant ou de présenter le double étiquetage.
- Échelle de réponse Likert : Échelle ordinale continue à 6 points sans point médian neutre :
1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
2 = Moderately disagree (Modérément en désaccord)
3 = Slightly disagree (Légèrement en désaccord)
4 = Slightly agree (Légèrement en accord)
5 = Moderately agree (Modérément en accord)
6 = Strongly agree (Fortement en accord) - Cotation et calcul des scores :
- Aucun item inversé. Tous les items sont cotés directement de 1 à 6.
- Score d’Auto-définition du genre (GSD) : Somme ou moyenne des scores des items 1, 6, 7, 9, 12 (score brut possible de 5 à 30 ; score moyen de 1,00 à 6,00).
- Score d’Auto-acceptation du genre (GSA) : Somme ou moyenne des scores des items 2, 3, 4, 5, 8, 10, 11, 13, 14 (score brut possible de 9 à 54 ; score moyen de 1,00 à 6,00).
- Score global de Confiance en soi liée au genre : Somme totale des 14 items (plage de 14 à 84) ou moyenne combinée, bien que l’analyse séparée des deux dimensions soit fortement recommandée sur le plan théorique et psychométrique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 2000 (dans l’article princeps publié au Journal of Social Behavior & Personality).
- Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle détenue par les auteurs (Rose Marie Hoffman, L. DiAnne Borders, John A. Hattie) et l’éditeur scientifique originel.
- Disponibilité et conditions d’accès : L’échelle est disponible dans le domaine académique public pour des usages exclusifs de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement universitaire et d’évaluation clinique individuelle.
- Tarifs d’utilisation : Aucun droit de licence pécuniaire n’est requis pour la recherche académique fondamentale (accès libre et gratuit). Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement l’article original de référence (Hoffman et al., 2000). Pour toute reproduction commerciale ou intégration dans des plateformes logicielles payantes, une demande formelle d’autorisation doit être adressée aux auteurs ou aux ayants droit.
12. Références
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- Bem, S. L. (1981). Gender schema theory: A cognitive account of sex typing. Psychological Review, 88(4), 354–364. https://doi.org/10.1037/0033-295X.88.4.354
- Graves, E. G. (2012). Matters of Resilience: Mattering Relationships and Renegotiated Masculinity in Resilient College Males with Histories of Child Sexual Abuse (Doctoral dissertation). University of North Carolina at Greensboro. https://libres.uncg.edu/ir/uncg/f/Graves_uncg_0154D_10859.pdf
- Hoffman, R. M. (2001). The measurement of masculinity and femininity: Historical perspective and implications for counseling. Journal of Counseling & Development, 79(4), 472–485. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.2001.tb01995.x
- Hoffman, R. M. (2006a). Gender self-definition and gender self-acceptance in women: Intersections with feminist, womanist, and ethnic identities. Journal of Counseling & Development, 84(3), 358–372. https://doi.org/10.1002/j.1556-6678.2006.tb00416.x
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- Hoffman, R. M., Hattie, J. A., & Borders, L. D. (2005). Personal definitions of masculinity and femininity as an aspect of gender self-concept. Journal of Humanistic Counseling, Education and Development, 44(1), 66–83. https://doi.org/10.1002/j.2164-4683.2005.tb00008.x
- Holahan, C. J., & Moos, R. H. (1987). Personal and contextual determinants of coping strategies. Journal of Personality and Social Psychology, 52(5), 946–955. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.5.946
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- Rebecca, M., Hefner, R., & Oleshansky, B. (1976). A model of sex-role transcendence. Journal of Social Issues, 32(3), 197–206. https://doi.org/10.1111/j.1540-4560.1976.tb02605.x
- Spence, J. T., Helmreich, R., & Stapp, J. (1975). Ratings of self and peers on sex role attributes and their relation to self-esteem and conceptions of masculinity and femininity. Journal of Personality and Social Psychology, 32(1), 29–39. https://doi.org/10.1037/h0076857
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1986). The social identity theory of intergroup behavior. Dans S. Worchel & W. G. Austin (dir.), Psychology of intergroup relations (pp. 7–24). Nelson-Hall.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 = strongly disagree, 6 = strongly agree
- When I am asked to describe myself‚ being male [female] is one of the first things I think of
- I am confident in my masculinity [femininity].
- I meet my personal standards for masculinity [femininity].
- My perception of myself is positively associated with my biological sex.
- I am secure in my masculinity [femininity].
- I define myself largely in terms of my masculinity [femininity].
- My identity is strongly tied to my masculinity [femininity].
- I have a high regard for myself as a male [female].
- Being a male [female] is a critical part of how I see myself.
- I am happy with myself as a male [female].
- I am very comfortable being a male [female].
- Masculinity [femininity] is an important aspect of my self-concept.
- My sense of myself as a male [female] is positive.
- Being a male [female] contributes a great deal to my sense of confidence.