1. Résumé / Abstract
L’Échelle de fonctionnement social et adaptatif pour enfants et adolescents (Children and Adolescent Social and Adaptive Function Scale, ou CASAFS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu par Carolyn S. Price, Susan H. Spence, Jeanie Sheffield et Caroline Donovan en 2002. Cet outil a été développé pour pallier une lacune majeure dans le champ de la psychopathologie développementale : la prédominance quasi exclusive de l’évaluation des symptômes cliniques (tels que l’anxiété ou la dépression) au détriment de l’évaluation rigoureuse des compétences fonctionnelles et adaptatives dans la vie quotidienne des jeunes. La CASAFS mesure de façon systématique le niveau d’adaptation psychosociale à travers 24 items répartis équitablement sur quatre dimensions fondamentales : le rendement scolaire (School performance), les relations avec les pairs (Peer relationships), les relations familiales (Family relationships) et la participation aux tâches domestiques et soins personnels (Home duties).
Les participants évaluent la fréquence de leurs comportements sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points (1 = Never [Jamais], 2 = Sometimes [Parfois], 3 = Often [Souvent], 4 = Always [Toujours]), avec quatre items inversés permettant de limiter les biais d’acquiescement. Les analyses psychométriques initiales et de réplication démontrent une structure factorielle stable et robuste, validée par analyse factorielle confirmatoire (AFC). La consistance interne est jugée satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,66 et 0,83 pour les sous-échelles et atteignant environ 0,85 pour le score total. La stabilité temporelle test-retest sur des intervalles de 4 à 6 semaines est élevée (coefficients entre 0,65 et 0,80). La CASAFS présente une excellente validité convergente et discriminante, corrélant de manière négative et significative avec les inventaires de dépression et d’anxiété, et positivement avec l’estime de soi et le soutien social perçu. Cet instrument s’impose comme une référence tant pour la recherche translationnelle que pour le suivi clinique de l’efficacité thérapeutique chez les enfants et adolescents âgés de 9 à 17 ans.
2. Mots-clés / Keywords
Fonctionnement adaptatif, compétence sociale, adaptation scolaire, relations avec les pairs, relations familiales, psychopathologie développementale, évaluation de l’adolescent, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, échelle CASAFS
3. Auteurs / Authors
L’échelle CASAFS a été élaborée au sein de l’École de psychologie de l’Université du Queensland (Australie), par une équipe reconnue internationalement pour ses travaux sur la santé mentale des jeunes :
- Carolyn S. Price, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée à la School of Psychology de l’Université du Queensland (Brisbane, Australie). Ses recherches se sont centrées sur l’impact fonctionnel des troubles internalisés chez les jeunes.
- Susan H. Spence, AO, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à la Griffith University et anciennement à l’Université du Queensland. Elle est une sommité mondiale dans le domaine de l’évaluation et du traitement de l’anxiété et de la dépression pédiatriques, conceptrice notamment de la célèbre Spence Children’s Anxiety Scale (SCAS). (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Jeanie Sheffield, Ph.D. : Maître de conférences et directrice des programmes cliniques à la School of Psychology de l’Université du Queensland. Spécialiste des programmes de prévention scolaire et de résilience face à la dépression chez l’enfant et l’adolescent. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Caroline Donovan, Ph.D. : Professeure à la School of Applied Psychology et au Menzies Health Institute Queensland de l’Université Griffith. Ses travaux portent sur les thérapies cognitivo-comportementales en ligne pour les troubles anxieux de l’enfant et de l’adolescent. (Courriel institutionnel : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
Dans l’évaluation clinique et la recherche interventionnelle chez l’enfant et l’adolescent, l’attention s’est historiquement focalisée de manière disproportionnée sur la symptomatologie aiguë et la nosographie psychiatrique catégorielle (telle que définie par le DSM ou la CIM). Cependant, l’absence de symptômes ne correspond pas automatiquement à un retour à un fonctionnement adaptatif optimal. De nombreux jeunes conservent des altérations sévères dans leurs performances scolaires, leurs capacités d’affiliation sociale ou leurs dynamiques intrafamiliales, même après rémission symptomatique apparente. L’objectif cardinal de la CASAFS est d’offrir une mesure ciblée, normalisée et standardisée du fonctionnement social et adaptatif perçu, adaptée aux réalités écologiques et développementales de la jeunesse.
Sur le plan clinique, la CASAFS permet d’identifier précisément les domaines de rupture fonctionnelle nécessitant une intervention d’accompagnement psychosociale, qu’il s’agisse d’un décrochage scolaire, d’un isolement par rapport au groupe de pairs ou d’un conflit intrafamilial exacerbé. Elle est particulièrement utile dans les bilans initiaux de thérapie cognitivo-comportementale (TCC), où elle sert de ligne de base pour mesurer la reprise des activités de la vie quotidienne et le rétablissement de la compétence sociale. Contrairement aux échelles rapportées par les parents ou les enseignants, la CASAFS privilégie l’auto-évaluation du jeune, captant ainsi des nuances subjectives de la vie relationnelle et des sentiments d’auto-efficacité souvent invisibles aux yeux des adultes référents.
Sur le plan de la recherche, cet instrument a été élaboré pour évaluer l’impact à large échelle des programmes préventifs universels et ciblés en milieu scolaire (tels que le programme Resourceful Adolescent Program ou les interventions dérivées). Les chercheurs l’utilisent pour examiner les relations longitudinales bidirectionnelles entre les déficits de fonctionnement adaptatif et l’émergence des troubles affectifs. La CASAFS répond ainsi aux exigences des organismes d’évaluation de la santé publique et des essais contrôlés randomisés qui exigent dorénavant des critères de jugement centrés sur le rétablissement fonctionnel global (functional outcomes) et la qualité de vie perçue.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la CASAFS est le fonctionnement social et adaptatif, conceptualisé comme la capacité de l’individu à répondre avec efficacité aux attentes développementales, environnementales et relationnelles propres à sa tranche d’âge. Ce métaconstruit est découpé en quatre sous-domaines empiriquement et théoriquement distincts, totalisant chacun 6 items :
1. Rendement et compétence scolaire (School Performance)
Cette dimension évalue le sentiment d’efficacité, de réussite et d’adaptation de l’élève face aux exigences académiques formelles. Elle couvre la performance dans les matières clés (mathématiques/arithmétique, sciences, sciences sociales/histoire, lecture/expression écrite) ainsi que la perception générale d’accomplissement (item 21) et les difficultés ressenties face au travail scolaire (item 17, inversé). Il ne s’agit pas seulement d’un reflet direct des notes obtenues, mais de la compétence académique perçue, un déterminant majeur de l’estime de soi chez le préadolescent et l’adolescent.
2. Relations avec les pairs (Peer Relationships)
Le groupe de pairs constitue le creuset de l’autonomisation et de la socialisation secondaire à l’adolescence. Cette sous-échelle mesure la sociabilité active, la formation d’amitiés privilégiées et l’inclusion dans le réseau social formel et informel. Les items évaluent les sorties entre amis (item 2), les interactions amicales mixtes (item 6), la participation aux événements récréatifs collectifs comme les fêtes et bals scolaires (item 10), la présence de confidents (item 14), tout en mesurant les marqueurs de retrait ou d’échec social tels que le fait de passer son temps libre seul (item 18, inversé) ou d’éprouver des difficultés à se faire des amis (item 22, inversé).
3. Relations familiales (Family Relationships)
Cette dimension sonde la qualité du climat relationnel au sein du microsystème familial. Elle capte l’harmonie avec la figure maternelle (item 3), la figure paternelle (item 7), la fratrie (item 11) et la famille élargie (item 15). Elle intègre également la conflictualité parentale explicite (item 19, inversé) et la disponibilité d’une figure adulte de soutien en cas de détresse (item 23). Cette sous-échelle permet de différencier les jeunes bénéficiant d’une base sécurisante de ceux évoluant dans des contextes de tensions intrafamiliales chroniques.
4. Devoirs domestiques et autonomie personnelle (Home Duties)
Fréquemment négligée dans les évaluations psychiatriques traditionnelles, la participation à la vie du foyer reflète le niveau d’autonomie comportementale, de responsabilité partagée et d’organisation personnelle du jeune. Cette échelle englobe l’aide générale aux tâches ménagères (item 4), le maintien de l’ordre dans sa chambre et ses affaires (item 8), le soin apporté à ses vêtements (item 12), l’hygiène corporelle quotidienne (item 16), la préparation des repas (item 20) et le débarrassage après les repas (item 24). Ces comportements constituent d’excellents indicateurs précoces de négligence de soi ou d’inhibition psychomotrice souvent associées aux épisodes dépressifs majeurs.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La conception de la CASAFS repose sur l’intersection de plusieurs cadres théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
Le modèle bioécologique du développement humain
Formulé par Urie Bronfenbrenner, ce modèle postule que le développement de l’individu résulte d’interactions réciproques et progressives avec ses environnements écologiques immédiats (les microsystèmes). Chez l’enfant et l’adolescent, l’école, la famille et le groupe de pairs représentent les trois microsystèmes fondamentaux au sein desquels s’articule le développement socio-émotionnel. La CASAFS opérationnalise directement cette théorie en échantillonnant les comportements spécifiques qui se manifestent au sein de ces arènes écologiques distinctes.
La psychopathologie développementale et les tâches développementales
Inspirée par les travaux de Dante Cicchetti, L. Alan Sroufe et Ann Masten, la psychopathologie développementale conceptualise l’adaptation comme la capacité continue à négocier avec succès les tâches développementales fondamentales de chaque stade de vie. À l’adolescence, ces tâches incluent l’acquisition de compétences scolaires valorisées, le détachement progressif par rapport aux figures d’attachement parentales, la création d’affiliations intimes avec des pairs et l’accession graduelle à l’autonomie pratique et domestique. Tout échec durable dans la maîtrise de ces tâches augmente la vulnérabilité aux trajectoires pathologiques ultérieures.
La théorie du sentiment d’efficacité personnelle
Selon la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, les croyances d’un individu relatives à ses capacités d’action déterminent son engagement dans les activités de la vie quotidienne. Les items de la CASAFS ne mesurent pas uniquement des aptitudes brutes ou des quotients intellectuels, mais la mise en œuvre effective de comportements adaptatifs auto-régulés au quotidien, nourrie par le sentiment de compétence personnelle dans des contextes réels.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la CASAFS ont fait l’objet d’investigations approfondies lors de son étude princeps (Price, Spence, Sheffield, & Donovan, 2002) menée auprès d’un échantillon normatif et clinique de plus de 2 000 adolescents australiens, puis au cours d’études transculturelles ultérieures.
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit a été rigoureusement démontrée par l’adéquation d’un modèle à quatre facteurs corrélés lors de modélisations en équations structurelles. Les saturations des items sur leurs facteurs respectifs sont toutes statistiquement significatives ($p < 0,001$) et dépassent généralement 0,40, attestant de l'homogénéité conceptuelle de chaque domaine fonctionnel.
Validité convergente
La validité convergente de la CASAFS est étayée par des corrélations statistiquement robustes et orientées conformément aux hypothèses théoriques :
- Troubles internalisés : Corrélations négatives significatives modérées à fortes avec les scores de dépression mesurés par le Beck Depression Inventory (BDI) et le Children’s Depression Inventory (CDI) ($r = -0,45$ à $-0,60$ pour le score total). Les sous-échelles de performance scolaire et de relations avec les pairs présentent les liens négatifs les plus marqués avec la sévérité dépressive.
- Anxiété : Corrélations inverses avec les inventaires d’anxiété comme le RCMAS (Revised Children’s Manifest Anxiety Scale) et la SCAS, particulièrement entre l’anxiété sociale et la sous-échelle Peer relationships ($r pprox -0,48$).
- Estime de soi et bien-être : Corrélations directes et positives avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg ($r = 0,50$ à $0,65$), démontrant qu’une bonne compétence adaptative favorise une valorisation de soi solide.
Validité discriminante et différentielle
L’échelle discrimine de façon remarquable les populations non cliniques des populations issues de consultations pédopsychiatriques ou de services d’aide sociale. Les jeunes diagnostiqués avec un épisode dépressif caractérisé ou un trouble du comportement présentent des scores moyens significativement inférieurs sur l’ensemble des quatre domaines comparés à leurs pairs appariés selon l’âge et le sexe ($p < 0,001$, tailles d’effet de Cohen$d > 0,80$). De plus, les analyses montrent que les dimensions familiales et scolaires possèdent une variance résiduelle indépendante, prouvant que l’échelle ne capture pas un simple facteur de halo généralisé d’affect négatif.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la CASAFS a été documentée tant sur le plan de la consistance interne que sur celui de la stabilité temporelle :
Cohérence interne
Dans l’échantillon d’étalonnage original (Price et al., 2002), les coefficients alpha de Cronbach reflètent une bonne à excellente homogénéité des items :
- Score total de la CASAFS : $\alpha = 0,84$ à $0,87$.
- Rendement scolaire (School performance) : $\alpha = 0,78$ à $0,82$.
- Relations avec les pairs (Peer relationships) : $\alpha = 0,71$ à $0,76$.
- Relations familiales (Family relationships) : $\alpha = 0,75$ à $0,80$.
- Tâches domestiques (Home duties) : $\alpha = 0,66$ à $0,72$. (Le coefficient légèrement plus bas pour cette sous-échelle s’explique par l’hétérogénéité naturelle des attentes parentales relatives aux tâches ménagères selon les foyers).
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’adolescents réévalués après un intervalle de 4 à 6 semaines, sans intervention thérapeutique intermédiaire. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se situent entre $r = 0,68$ et $r = 0,81$ pour les sous-échelles, et atteignent $r = 0,83$ pour le score global, confirmant que l’outil évalue des patterns comportementaux stables dans le temps tout en restant sensible aux changements développementaux ou thérapeutiques majeurs.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement initial des items a fait l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction des facteurs principaux avec rotation oblique (Promax), tenant compte des intercorrélations théoriques et observées entre les différents domaines d’adaptation psychosociale.
L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) ont initialement dégagé quatre dimensions principales sous-jacentes, expliquant collectivement une part substantielle de la variance totale des données (plus de 46 %). Chaque item saturait préférentiellement et fortement (saturations $> 0,40$) sur son facteur théorique cible, sans saturation croisée majeure (cross-loadings $< 0,25$).
Par la suite, une série d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) par la méthode du maximum de vraisemblance a été menée pour tester formellement la structure multidimensionnelle face à des modèles concurrents (modèle unidimensionnel à un facteur général versus modèle oblique à 4 facteurs corrélés) :
- Le modèle à quatre facteurs corrélés a démontré des indices d’ajustement excellents : $chi^2/dl < 2,5$,$CFI > 0,93$,$TLI > 0,92$, et$RMSEA = 0,046$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0,041 ; 0,051]$).
- En comparaison, le modèle unidimensionnel regroupant l’ensemble des 24 items sous un facteur commun d’« adaptation générale » a présenté une inadéquation flagrante ($CFI < 0,70$,$RMSEA > 0,11$), justifiant empiriquement le calcul et l’interprétation des quatre sous-scores distincts.
- Les corrélations inter-facteurs dans l’AFC se sont révélées modérées (allant de $r = 0,22$ entre Home duties et School performance à $r = 0,48$ entre Peer relationships et Family relationships), confirmant que bien que ces domaines soient interdépendants au sein du développement global du jeune, ils conservent une part majeure de spécificité fonctionnelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Children and Adolescent Social and Adaptive Function Scale (CASAFS).
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Population cible : Enfants et adolescents âgés approximativement de 9 à 17 ans (scolarisés du primaire au secondaire).
- Nombre d’items : 24 items rédigés à la première personne du singulier.
- Structure dimensionnelle : 4 sous-échelles de 6 items chacune :
- Rendement scolaire (School performance) : Items 1, 5, 9, 13, 17*, 21.
- Relations avec les pairs (Peer relationships) : Items 2, 6, 10, 14, 18*, 22*.
- Relations familiales (Family relationships) : Items 3, 7, 11, 15, 19*, 23.
- Tâches domestiques (Home duties) : Items 4, 8, 12, 16, 20, 24.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Always (Toujours)
- Cotation et recodage :
- Les items 17, 18, 19 et 22 sont inversés (*) lors de la cotation : $1 = 4$, $2 = 3$, $3 = 2$, $4 = 1$.
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en sommant les 6 items correspondants (étendue : 6 à 24 points par dimension).
- Le score global de fonctionnement adaptatif s’obtient par la somme des 24 items (étendue : 24 à 96 points). Un score élevé indique un niveau d’adaptation psychosociale et fonctionnelle supérieur.
- Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de publication : 2002 (publié dans le Journal of Clinical Child & Adolescent Psychology, puis repris en 2007 dans l’ouvrage de référence de Joel Fischer et Kevin J. Corcoran).
Statut des droits et conditions d’accès : L’échelle CASAFS est une œuvre sous copyright des auteurs et de l’éditeur scientifique originel (Taylor & Francis / Routledge). Toutefois, conformément aux pratiques académiques établies par les auteurs, l’instrument est mis à disposition gratuitement pour les cliniciens et chercheurs à des fins de recherche clinique, épidémiologique ou universitaire non commerciale. Le protocole et le questionnaire complet peuvent être consultés librement dans les archives institutionnelles de l’Université Griffith (Griffith Research Repository) et dans l’ouvrage de Fischer & Corcoran (2007).
Tarif : Gratuit pour usage académique et clinique non lucratif (libre de droits d’utilisation avec obligation de citer l’article de référence de Price et al., 2002). Toute intégration dans une plateforme logicielle commerciale payante requiert l’autorisation explicite préalable des détenteurs des droits.
12. Références / References
- Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 464–466). Oxford University Press.
- Price, C. S., Spence, S. H., Sheffield, J., & Donovan, C. (2002). The development and psychometric properties of a measure of social and adaptive functioning for children and adolescents. Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, 31(1), 111–122. https://doi.org/10.1207/s15374424jccp3101_10
- Spence, S. H. (1998). A measure of anxiety symptoms among children. Behaviour Research and Therapy, 36(5), 545–566. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(98)00034-5
- Spence, S. H., Sheffield, J., & Donovan, C. (2003). Preventing adolescent depression: An evaluation of the Resourceful Adolescent Program. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 71(1), 3–13. https://doi.org/10.1037/0022-006X.71.1.3
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format:
1 = never, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = Always
Note: * denotes reverse scored items.
- I get good marks in Maths/Arithmetic
- I go out to places with my friends
- I have a good relationship with my mother
- I help around the house
- I get good marks in Science
- I have friends of the opposite sex
- I have a good relationship with my father
- I keep my room and belongings tidy
- I get good marks in Social Science and/or History
- I go to parties or school dances
- I get on well with my brother(s)/sister(s) (if you have any)
- I keep my clothes clean and tidy
- I get good marks in reading/writing/English
- I have at least one or two special friends
- I get on well with my relatives
- I shower and keep myself clean
- I have trouble with my school work *
- I spend most of my spare time alone *
- I have fights with my parent(s) *
- I help with the cooking at home
- I am successful at my school work
- I have difficulty making friends *
- I have an adult who I can talk to if I have a
- I help with the cleaning up after meals