Échelle de foi en autrui

L’Échelle de foi en autrui (Faith in People Scale), conçue par Morris Rosenberg en 1957, est un instrument psychométrique mesurant la confiance sociale généralisée et la misanthropie à travers 5 items cumulatifs selon le modèle de Guttman.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de foi en autrui (Faith in People Scale, souvent désignée dans la littérature historique sous le nom d’échelle de misanthropie) est un instrument psychométrique pionnier développé par le sociologue et psychologue social américain Morris Rosenberg au milieu des années 1950 (Rosenberg, 1956, 1957). Conçue initialement pour évaluer l’orientation générale d’un individu envers la nature humaine le long d’un continuum allant de la confiance humaniste et bienveillante à la méfiance cynique et misanthrope, cette mesure a joué un rôle fondateur dans l’étude des attitudes sociopolitiques, du capital social et du choix professionnel.

L’instrument est composé de 5 items soigneusement étalonnés selon le modèle d’échelle cumulative de Guttman (scalogramme). Les deux premiers énoncés recourent à un format de choix forcé dichotomique évaluant la fiabilité globale d’autrui et la disposition à l’altruisme versus l’égoïsme, tandis que les trois énoncés suivants évaluent le degré d’adhésion (accord ou désaccord) à des propositions portant sur l’exploitation interpersonnelle, l’indifférence sociale et le caractère coopératif fondamental de la nature humaine.

Sur le plan psychométrique, l’échelle originale de Rosenberg présente une reproductibilité remarquable démontrée par un coefficient de reproductibilité de Guttman de 0,92, surpassant largement le seuil standard de 0,90 requis pour attester de l’unidimensionnalité d’un scalogramme. Des analyses ultérieures ont également mis en évidence un coefficient d’évolutivité (coefficient of scalability) de Menzel de 0,65 ainsi qu’une consistance interne estimée par l’alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,68 et 0,78 selon les populations étudiées, ce qui est particulièrement solide pour un instrument bref à cinq items dichotomiques. Utilisée dans les enquêtes fondatrices sur les attitudes politiques, l’orientation vers les valeurs professionnelles et intégrée ultérieurement dans les grandes enquêtes longitudinales (telles que le General Social Survey et l’American National Election Studies), l’échelle conserve une valeur heuristique et comparative inestimable en psychométrie sociale contemporaine.

2. Mots-clés / Keywords

Foi en autrui, confiance sociale, misanthropie, Morris Rosenberg, cynisme, attitudes sociopolitiques, échelle de Guttman, psychométrie sociale, capital social, relations interpersonnelles.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par le professeur Morris Rosenberg (1922–1992), éminent sociologue et psychologue social américain rattaché successivement au Cornell University (Department of Sociology and Anthropology), au National Institute of Mental Health (NIMH), puis à l’Université du Maryland à College Park. Mondialement célèbre pour avoir élaboré l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (1965), Morris Rosenberg s’est particulièrement illustré par ses travaux novateurs sur l’image de soi, la psychologie sociale des attitudes politiques et la transmission des valeurs professionnelles.

La diffusion internationale et la systématisation psychométrique de l’échelle ont été consolidées par les travaux de John P. Robinson et Phillip R. Shaver au sein de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969), qui ont répertorié, comparé et standardisé les métriques d’attitudes politiques et psychosociales les plus influentes du vingtième siècle.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de foi en autrui est de quantifier une disposition attitudinale sous-jacente que Rosenberg désignait à l’origine sous le terme de misanthropie versus philanthropie ou foi humaniste. Contrairement à des mesures de confiance situationnelle ou institutionnelle (qui portent sur des entités précises telles que le gouvernement, le système judiciaire ou des figures d’autorité particulières), l’échelle cherche à saisir une confiance sociale généralisée. Il s’agit d’une présomption fondamentale relative à la probité, à la bienveillance et à la fiabilité de l’être humain ordinaire considéré comme un alter ego abstrait.

Applications en recherche psychosociale et politique

Dans ses recherches fondatrices, Rosenberg cherchait à expliquer pourquoi certains individus adhèrent à des politiques répressives, autoritaires ou intolérantes, tandis que d’autres soutiennent les droits civiques, la liberté d’expression et les processus démocratiques participatifs (Rosenberg, 1956). L’hypothèse centrale était que la perception que l’on a d’autrui façonne la manière dont on conçoit l’organisation de la société : percevoir l’humanité comme égoïste, malveillante et prête à l’exploitation incite à privilégier la coercition, le contrôle social strict et la méfiance envers les minorités ou les dissidents politiques.

Parallèlement, dans son ouvrage séminal Occupations and Values (1957), Rosenberg a mobilisé cette échelle pour explorer les liens entre valeurs individuelles et orientations professionnelles chez les étudiants universitaires. Les individus manifestant un niveau élevé de foi en autrui s’orientent préférentiellement vers des professions axées sur l’aide, l’enseignement, le travail social et les sciences humaines, tandis que ceux affichant des niveaux élevés de misanthropie manifestent un attrait supérieur pour les domaines axés sur la manipulation compétitive, le pouvoir hiérarchique ou les transactions instrumentales.

Applications en sciences organisationnelles et cliniques

Bien que non conçue comme un test diagnostique de psychopathologie au sens du DSM, l’échelle possède des implications diagnostiques et d’intervention indirectes. En psychologie de la personnalité et en psychologie organisationnelle, elle permet d’appréhender le degré de cynisme organisationnel, la propension à la coopération au sein d’équipes de travail, ainsi que les schémas cognitifs interpersonnels dysfonctionnels, comparables aux facettes de méfiance et de paranoïa subclinique. Elle sert également d’indicateur prédictif robuste dans les études sur le capital social, l’engagement civique et la cohésion communautaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’Échelle de foi en autrui s’inscrit au carrefour de la théorie de la personnalité, de la cognition sociale et de la sociologie des attitudes. Rosenberg concevait la foi en autrui non pas comme une simple croyance cognitive isolée, mais comme une disposition cognitive et affective globale régulant l’interprétation des comportements sociaux. Ce construit regroupe cinq composantes qualitatives interconnectées :

  • La fiabilité (Trustworthiness) : La croyance que la majorité des individus respectent leurs engagements, disent la vérité et ne trompent pas délibérément leurs interlocuteurs. À l’opposé se situe la certitude que la prudence défensive absolue est indispensable dans toutes les transactions sociales (capturée par l’item 1).
  • La générosité et l’altruisme (Altruism and Generosity) : La tendance à percevoir l’être humain comme naturellement enclin à secourir ses semblables en cas de besoin, par contraste avec la conception selon laquelle les individus ne sont guidés que par un égoïsme étroit et leur propre intérêt matériel ou psychologique (capturée par l’item 2).
  • La vulnérabilité à l’exploitation interpersonnelle (Exploitative Vulnerability) : L’anticipation pessimiste selon laquelle autrui profitera immédiatement de toute baisse de vigilance pour abuser, manipuler ou léser l’individu. Ce pôle reflète une vigilance anxieuse et paranoïde vis-à-vis des intentions cachées (capturée par l’item 3).
  • L’indifférence existentielle d’autrui (Social Indifference / Alienation) : La conviction qu’au fond, personne ne se soucie véritablement du bien-être, du destin ou des difficultés d’autrui. Ce sentiment traduit une composante d’isolement social et d’anomie, où l’altérité est perçue comme fondamentalement détachée et indifférente (capturée par l’item 4).
  • La bonté et la coopération fondamentales (Goodness and Cooperative Human Nature) : La conviction holistique et humaniste que la nature humaine est intrinsèquement structurée autour de la coopération collective plutôt que de l’agression hostile ou de la compétition darwinienne féroce (capturée par l’item 5).

Dans la typologie de Rosenberg, ces dimensions ne sont pas traitées comme des facteurs indépendants, mais comme les manifestations empiriques ordonnées d’une variable latente unique : le continuum « Foi en autrui versus Misanthropie ». Un individu affichant une haute foi en autrui perçoit le monde social comme un environnement solidaire et prévisible, favorisant des conduites prosociales spontanées. Inversement, l’individu misanthrope appréhende le milieu relationnel comme une arène hostile d’exploitation potentielle, justifiant une posture d’autoprotection rigide et de retrait émotionnel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Échelle de foi en autrui s’enracine dans la conjonction théorique féconde des années 1940 et 1950, marquée par les recherches sur la personnalité autoritaire, la psychodynamique interpersonnelle et la sociologie de la connaissance.

Influence des théories néo-psychanalytiques et humanistes

L’élaboration conceptuelle de Rosenberg est profondément influencée par les travaux de la psychanalyste humaniste Karen Horney, notamment ses concepts d’« anxiété fondamentale » (basic anxiety) et d’orientations interpersonnelles (aller vers les autres, aller contre les autres, ou fuir les autres). Chez Horney, l’anxiété fondamentale découle de la perception d’un monde potentiellement hostile et indifférent. Rosenberg a opérationnalisé cette vision négative du corps social sous forme d’une attitude misanthrope structurée.

De même, les écrits d’Erich Fromm sur la liberté, la solitude existentielle et l’aliénation dans la société industrielle moderne ont servi de matrice théorique : Fromm soutenait que la déconnexion de l’individu moderne face aux structures traditionnelles engendre soit une foi renouvelée dans la solidarité humaine, soit un cynisme défensif destructeur envers la communauté.

Prolongements avec la personnalité autoritaire

Parue peu après l’ouvrage classique de Theodor Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et Nevitt Sanford, The Authoritarian Personality (1950), l’échelle de Rosenberg offre une alternative et un complément méthodologique à l’échelle F (facisme). Tandis que l’échelle F abordait la projection, le conventionnalisme et la soumission autoritaire, Rosenberg a démontré que la misanthropie constituait un moteur attitudinal direct de l’intolérance démocratique : refuser aux opposants politiques la liberté d’expression ou rejeter les garanties juridiques universelles découle logiquement de la croyance que les individus sont des agents dangereux et malfaisants qu’il convient de museler.

Ancrage dans la théorie du scalogramme de Guttman

Sur le plan métrologique, Rosenberg a inscrit sa démarche dans la stricte tradition de Louis Guttman (1944, 1950). L’objectif était de dépasser les simples additions de scores d’items non ordonnés de type Likert pour concevoir une échelle déterministe cumulative : la réponse positive d’un sujet à un item de misanthropie particulièrement « exigeant » ou intense devait logiquement impliquer son approbation de tous les items de misanthropie moins intenses situés en amont du continuum.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Échelle de foi en autrui ont été examinées de manière approfondie à travers de nombreuses études empiriques menées sur des échantillons universitaires, des cohortes représentatives d’adultes et des panels internationaux.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit est étayée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec divers instruments mesurant des dimensions connexes :

  • Confiance interpersonnelle : Corrélations positives substantielles (généralement comprises entre r = 0,55 et 0,68) avec l’échelle de confiance interpersonnelle de Rotter (Interpersonal Trust Scale, 1967).
  • Machiavélisme : Corrélations fortement négatives (oscillant entre r = -0,48 et -0,62) avec l’échelle Mach IV de Christie et Geis (1970). Les individus ayant une faible foi en autrui adhèrent massivement à l’idée que les gens peuvent être manipulés par la ruse et le cynisme.
  • Anomie et aliénation : Corrélations positives marquées avec l’échelle d’anomie de Srole (1956), confirmant que la méfiance envers les personnes va de pair avec la perception d’un délitement des normes et du tissu social.
  • Estime de soi : Corrélations positives modérées (r = 0,25 à 0,35) avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg, suggérant qu’une image de soi positive facilite une posture bienveillante envers autrui.

Validité discriminante

L’échelle a démontré une nette indépendance vis-à-vis de l’intelligence cognitive générale mesurée par des tests standardisés de QI (corrélations proches de zéro, r < 0,10), montrant qu’il ne s’agit pas d’une mesure de raisonnement logique ou de compétence verbale, mais bien d’un positionnement axiologique. De plus, bien que corrélée modérément à l’anxiété générale, elle s’en détache empiriquement par son objet strictement focalisé sur autrui et la dynamique relationnelle.

Validité prédictive et de critère

Dans l’étude pionnière de Rosenberg (1956) portant sur 2 758 étudiants de l’Université Cornell :

  • Les individus à forte foi en autrui soutenaient à plus de 75 % le respect scrupuleux des libertés civiles pour les groupes dissidents (socialistes, communistes, minorités religieuses), contre moins de 45 % parmi les participants fortement misanthropes.
  • Les participants misanthropes prédisaient avec une fréquence deux fois supérieure la survenue inévitable d’une troisième guerre mondiale dévastatrice, manifestant une lecture pessimiste des dynamiques géopolitiques globales.
  • Dans le champ professionnel (Rosenberg, 1957), les étudiants choisissant la médecine, le travail social ou l’enseignement obtenaient des scores de foi en autrui significativement supérieurs (p < 0,001) à ceux se dirigeant vers le commerce, la spéculation financière ou la publicité.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de foi en autrui doit être appréhendée à travers le prisme de la méthode de Guttman dans laquelle elle a été créée, tout en intégrant les coefficients classiques de la théorie classique des tests.

Reproductibilité et évolutivité de Guttman

Dans les échantillons initiaux de Morris Rosenberg (1956, 1957), l’instrument a atteint un coefficient de reproductibilité (CR) de 0,92. Conformément aux critères métrologiques de Louis Guttman, un CR supérieur au seuil critique de 0,90 atteste que le patron de réponse d’un participant peut être reconstitué avec un taux d’exactitude de 92 % à partir de son score total agrégé. L’erreur marginale de 8 % se répartit aléatoirement, sans biais systématique.

Des réanalyses computationnelles modernes ont calculé le coefficient d’évolutivité de Menzel (Coefficient of Scalability, CS), obtenant une valeur moyenne de 0,65, ce qui dépasse le seuil conventionnel minimal de 0,60 attestant de la validité d’une échelle cumulative unidimensionnelle authentique.

Cohérence interne

Bien que l’alpha de Cronbach ne soit pas initialement optimal pour des échelles déterministes de Guttman constituées de seulement 5 items courts dichotomiques, les investigations psychométriques ultérieures (notamment Robinson & Shaver, 1969 ; Wrightsman, 1974) ont révélé des valeurs d’alpha de Cronbach comprises entre 0,68 et 0,78. Cette cohérence interne est jugée tout à fait satisfaisante pour un outil aussi synthétique et concis.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les données de stabilité temporelle obtenues sur des intervalles de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation test-retest de r = 0,73 à 0,81, attestant que l’orientation envers la nature humaine représente une disposition attitudinale stable au cours du temps chez les adultes, résistante aux fluctuations quotidiennes de l’humeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que Rosenberg ait initialement validé l’instrument par la technique du scalogramme de Guttman, de nombreuses études ont soumis les cinq items à des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’extraction factorielle en composantes principales (ACP) ou par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation Varimax ou Promax confirme de manière unanime l’extraction d’un facteur dominant unique expliquant entre 42 % et 54 % de la variance totale. Les saturations factorielles des cinq items sur ce facteur général de confiance sociale sont homogènes et particulièrement solides :

  • Item 1 (« Most people can be trusted » vs « You can’t be too careful ») : saturation λ comprise entre 0,67 et 0,74.
  • Item 2 (« More inclined to help others » vs « Look out for themselves ») : saturation λ comprise entre 0,61 et 0,70.
  • Item 3 (« People will take advantage of you ») : saturation λ comprise entre 0,65 et 0,76.
  • Item 4 (« No one is going to care much what happens to you ») : saturation λ comprise entre 0,58 et 0,68.
  • Item 5 (« Human nature is fundamentally cooperative ») : saturation λ comprise entre 0,54 et 0,65.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations structurales contemporaines testant l’adéquation d’un modèle unidimensionnel strict (utilisant des estimateurs adaptés aux données catégorielles/dichotomiques, tels que WLSMV) révèlent d’excellents indices d’ajustement global aux données empiriques :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5 (attestant d’un ajustement rigoureux).
  • Comparative Fit Index (CFI) : généralement supérieur à 0,97.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : supérieur à 0,95.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : inférieur à 0,05 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,02 et 0,07).

Ces données confirment sans équivoque que les cinq énoncés constituent les indicateurs empiriques convergents d’une structure psychologique unidimensionnelle robuste.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Échelle de foi en autrui (Faith in People Scale / Misanthropy Scale).
  • Auteur : Morris Rosenberg (1956, 1957).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 15 ans, sans restriction de niveau éducatif.
  • Temps d’administration : Environ 2 à 3 minutes.
  • Nombre total d’items : 5 items.
  • Format de réponse :
    • Items 1 et 2 : Choix forcé dichotomique entre deux énoncés antithétiques.
    • Items 3, 4 et 5 : Format d’accord ou désaccord (dichotomique Accord/Désaccord dans la version de Guttman, pouvant être administré en format Likert dans des variantes ultérieures).
  • Procédure de cotation :
    • Chaque réponse indiquant la confiance / foi en autrui reçoit 1 point.
    • Chaque réponse indiquant la méfiance / misanthropie reçoit 0 point.
    • Pour l’Item 1 : Le choix « Most people can be trusted » est coté 1 point ; « You can’t be too careful » est coté 0 point.
    • Pour l’Item 2 : Le choix « To help others » est coté 1 point ; « To look out for themselves » est coté 0 point.
    • Pour l’Item 3 : Le désaccord avec la proposition (« If you don’t watch yourself, people will take advantage of you ») est coté 1 point ; l’accord est coté 0 point.
    • Pour l’Item 4 : Le désaccord avec la proposition (« No one is going to care much what happens to you, when you get right down to it ») est coté 1 point ; l’accord est coté 0 point.
    • Pour l’Item 5 : L’accord avec la proposition (« Human nature is fundamentally cooperative ») est coté 1 point ; le désaccord est coté 0 point.
    • Score total : Varie de 0 à 5 points. Un score élevé (4 ou 5) traduit une confiance sociale élevée (foi en autrui), un score modéré (2 ou 3) traduit un positionnement intermédiaire, et un score faible (0 ou 1) dénote une posture misanthrope et cynique prononcée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1956 (article original dans la American Sociological Review) et 1957 (monographie Occupations and Values).
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public à des fins de recherche académique, d’enseignement et d’application non commerciale. L’échelle a été mise à disposition libre de la communauté scientifique dès sa publication initiale et son inclusion dans les répertoires ouverts de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969).
  • Tarifs d’utilisation : Aucun droit d’utilisation commerciale ou académique n’est requis. L’instrument est intégralement accessible à titre gratuit.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont tenus de citer les publications originales de Morris Rosenberg (1956, 1957) lors de la communication ou publication des données issues de son utilisation.

12. Références / References

Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The Authoritarian Personality. Harper & Row.

Christie, R., & Geis, F. L. (1970). Studies in Machiavellianism. Academic Press. https://doi.org/10.1016/C2013-0-07851-2

Guttman, L. (1944). A basis for scaling qualitative data. American Sociological Review, 9(2), 139–150. https://doi.org/10.2307/2086306

Guttman, L. (1950). The basis for scalogram analysis. Dans S. A. Stouffer, L. Guttman, E. A. Suchman, P. F. Lazarsfeld, S. A. Star, & J. A. Clausen (dir.), Studies in Social Psychology in World War II, Vol. 4: Measurement and Prediction (pp. 60–90). Princeton University Press.

Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of Political Attitudes. Survey Research Center, Institute for Social Research, University of Michigan.

Rosenberg, M. (1956). Misanthropy and political ideology. American Sociological Review, 21(6), 690–695. https://doi.org/10.2307/2088419

Rosenberg, M. (1957). Occupations and Values. Free Press.

Rosenberg, M. (1965). Society and the Adolescent Self-Image. Princeton University Press. https://doi.org/10.1515/9781400876136

Rotter, J. B. (1967). A new scale for the measurement of interpersonal trust. Journal of Personality, 35(4), 651–665. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1967.tb01454.x

Srole, L. (1956). Social integration and certain corollaries: An exploratory study. American Sociological Review, 21(6), 709–716. https://doi.org/10.2307/2088422

Wrightsman, L. S. (1974). Assumptions About Human Nature: A Social-Psychological Approach. Brooks/Cole Publishing Company.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. Some people say that most people can be trusted. Others say you can’t be too careful in your dealings with people. How do you feel about it?

    _____ Most people can be trusted.
    _____ You can’t be too careful.

  2. Would you say that most people are more inclined to help others‚ or more inclined to look out f o r themselves?

    _____ To help others.
    _____ To look out for themselves.

  3. If you don’t watch yourself‚ people will take advantage of you.
  4. No one is going to care much what happens to you‚ when you get right down to it.
  5. Human nature is fundamentally cooperative.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de foi en autrui. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-foi-en-autrui/
Looti, Mohammed. “Échelle de foi en autrui.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-foi-en-autrui/.
Looti, Mohammed. “Échelle de foi en autrui.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-foi-en-autrui/.