1. Résumé
L’Échelle de fardeau de l’aidant (connue internationalement sous l’appellation Caregiver Burden Scale ou CBS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par Sölve Elmståhl, Birgitta Malmberg et Lena Annerstedt en 1996. Conçue initialement pour évaluer le fardeau objectif et subjectif ressenti par les proches aidants informels de patients ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC), l’échelle a par la suite été largement validée et adoptée dans l’accompagnement de nombreuses autres pathologies chroniques et neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la démence vasculaire.
L’instrument est constitué de 22 items formulés sous forme d’interrogations directes, évaluant l’impact de la relation d’aide sur la vie du proche. La structure factorielle originale identifie cinq dimensions indépendantes et complémentaires : la tension générale (General strain, 8 items), l’isolement (Isolation, 3 items), la déception (Disappointment, 5 items), l’implication émotionnelle (Emotional involvement, 3 items) et l’environnement (Environment, 3 items). Les participants expriment leur niveau de vécu au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en quatre points allant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 4 (« Souvent » / Often).
Sur le plan métrologique, l’échelle présente d’excellentes qualités psychométriques. La cohérence interne est démontrée par un coefficient alpha de Cronbach global généralement supérieur à 0,87, les sous-échelles présentant des indices de consistance oscillant entre 0,70 et 0,89 selon les populations étudiées. La validité de construit et la validité convergente ont été fermement établies au travers de corrélations significatives avec des mesures reconnues de la dépression (telles que le BDI ou le CES-D), de l’anxiété, de la détresse psychologique et de la qualité de vie liée à la santé (SF-36). La fidélité test-retest à moyen terme atteste d’une grande stabilité temporelle. L’échelle CBS est aujourd’hui considérée comme un étalon clinique précieux pour repérer l’épuisement des aidants, orienter les interventions psychoéducatives et prévenir l’institutionnalisation prématurée des personnes dépendantes.
2. Mots-clés
Échelle de fardeau de l’aidant, Caregiver Burden Scale, CBS, fardeau de l’aidant, épuisement des aidants, gérontologie, accident vasculaire cérébral, santé mentale, psychométrie, soutien aux aidants, psychologie clinique, démence.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de l’Université de Lund et des services de médecine gériatrique en Suède :
- Sölve Elmståhl, MD, PhD : Professeur émérite au Département des sciences cliniques de Malmö, Division de gériatrie, Faculté de médecine, Université de Lund, Suède. Spécialiste reconnu du vieillissement, de l’épidémiologie clinique gériatrique et du bien-être des aidants naturels. Courriel académique : [email protected].
- Birgitta Malmberg, PhD : Chercheure au sein de l’Institut de gérontologie de l’Université de Jönköping et affiliée au Département de médecine communautaire de l’Université de Lund, Suède. Ses travaux se concentrent sur la dynamique de soutien familial et les soins de longue durée.
- Lena Annerstedt, PhD : Maître de conférences et chercheure au Département de médecine gériatrique, Hôpital universitaire de Lund, Suède. Spécialisée dans les interventions psychosociales auprès des personnes âgées dépendantes et de leurs tuteurs familiaux.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Caregiver Burden Scale est d’opérationnaliser et de quantifier de manière multidimensionnelle la détresse, les restrictions et l’altération de la santé subies par les personnes assurant les soins non rémunérés d’un proche vulnérable. Dans le contexte de la transition épidémiologique et du vieillissement démographique, les systèmes de santé s’appuient massivement sur les aidants informels (conjoints, enfants adultes, fratrie). Bien que le maintien à domicile soit privilégié pour le bien-être des patients, cette charge prolongée engendre des conséquences préjudiciables bien documentées sur le plan somatique, émotionnel, économique et relationnel.
D’un point de vue clinique, l’échelle vise à combler un déficit d’outils sensibles et individualisés capables d’aller au-delà d’un score unidimensionnel global de détresse. Beaucoup d’instruments antérieurs, comme le fardeau de Zarit (Zarit Burden Interview), étaient fréquemment utilisés sous forme de somme globale agrégée, masquant ainsi les foyers spécifiques de vulnérabilité. La CBS permet aux professionnels de santé (psychologues cliniciens, infirmiers coordinateurs, médecins généralistes, travailleurs sociaux) d’identifier précisément si la détresse de l’aidant découle d’un épuisement physique et logistique, d’un sentiment d’isolement social, d’une rancœur existentielle face à la trajectoire de vie brisée, de conflits affectifs directs avec le soigné, ou encore de contraintes matérielles liées à l’habitat.
En recherche translationnelle et en psychologie de la santé, l’échelle remplit plusieurs fonctions majeures :
- Évaluation de l’efficacité d’interventions ciblées : Mesurer l’impact des programmes de répit, des groupes de parole, des thérapies cognitivo-comportementales ou des ateliers de formation aux soins sur les différentes dimensions de la charge.
- Modélisation pronostique : Prédire les ruptures de parcours de soins, le burn-out de l’aidant, la maltraitance involontaire par épuisement ou la nécessité d’une admission non planifiée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
- Analyses comparatives inter-pathologies : Examiner comment la nature des déficits du patient (déficits cognitifs de la maladie d’Alzheimer vs séquelles motrices et aphasiques d’un AVC) module l’intensité respective des dimensions de fardeau.
L’échelle offre ainsi une justification empirique pour la mise en place d’interventions personnalisées, respectant la complexité humaine et psychosociale inhérente à la dyade aidant-aidé.
5. Construit psychologique
Le fardeau de l’aidant est un méta-construit psychologique complexe regroupant l’ensemble des réponses biopsychosociales négatives déclenchées par l’exigence des soins continus. Dans la conception de Sölve Elmståhl et ses collaborateurs, ce fardeau ne constitue pas une entité monolithique mais un syndrome multidimensionnel composé de cinq facteurs articulés :
1. La tension générale (General Strain)
Cette dimension capture l’usure globale induite par l’accumulation des tâches de soins, la responsabilité constante et la surcharge cognitive et corporelle. L’aidant fait face à une surcharge de rôle (role overload) où les exigences quotidiennes dépassent ses ressources d’adaptation. Les manifestations incluent la fatigue chronique, l’épuisement physique, le sentiment d’être ligoté par la situation et l’impression d’avoir vu sa propre santé somatique décliner. Les items 1 à 8 explorent notamment l’envie d’échapper à la situation (item 3) ou le manque criant de temps pour soi (item 8).
2. L’isolement social (Isolation)
L’isolement traduit la constriction progressive du réseau social de l’aidant résultant des exigences des soins et de la stigmatisation potentielle associée à la maladie du proche. Il se manifeste par la réduction drastique des interactions extra-familiales, l’abandon des loisirs et le renoncement à inviter des proches au domicile (items 9 et 10). L’aidant éprouve une solitude existentielle, se sentant incompris par son entourage et déconnecté du tissu communautaire habituel (item 14).
3. La déception et le sacrifice existentiel (Disappointment)
Cette facette renvoie à la souffrance biographique et au deuil blanc vécus par l’aidant. Face à la pathologie chronique du proche, l’aidant voit ses projets d’avenir, sa trajectoire de retraite ou ses ambitions personnelles suspendus ou anéantis (item 11). Ce construit mobilise un sentiment d’injustice (« sentiment que la vie vous a traité injustement », item 12) et de rupture temporelle par rapport aux attentes normatives de l’âge (item 13). Elle englobe également les sacrifices matériels et économiques consentis pour subvenir aux besoins de l’aidé (item 16).
4. L’implication émotionnelle (Emotional Involvement)
L’implication émotionnelle évalue les affects négatifs ambivalents et conflictuels émergeant au sein de la relation interpersonnelle entre l’aidant et le proche. L’aidant peut être confronté à des troubles du comportement, à une désinhibition ou à une dégradation cognitive qui heurtent son sens des convenances, provoquant un sentiment de honte ou de gêne en public (items 17 et 19). Cette dimension mesure également l’émergence d’émotions taboues mais fréquentes, telles que la colère, l’irritabilité ou l’offense ressentie à l’égard de l’aidé (item 18).
5. L’environnement (Environment)
Ce construit s’attache aux barrières physiques, architecturales, matérielles et contextuelles qui compliquent l’exercice de l’aide. Il intègre l’inadéquation du logement, l’inaccessibilité de l’environnement immédiat, le manque d’aménagements ergonomiques (items 20 et 22), ainsi que le stress lié au doute métacognitif quant à la qualité et la conformité des soins prodigués au proche (item 21).
6. Cadre théorique
L’Échelle de fardeau de l’aidant s’enracine principalement dans le modèle transactionnel du stress et du coping formalisé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), ainsi que dans le modèle d’adaptation au fardeau de Leonard Pearlin (1990) appliqué aux aidants familiaux.
Selon l’approche transactionnelle de Lazarus et Folkman, le stress ne réside pas exclusivement dans l’événement objectif (ex. le degré de déficit moteur ou cognitif consécutif à l’AVC), mais émerge de l’évaluation cognitive que fait l’aidant de la situation :
- L’évaluation primaire : L’aidant apprécie la menace, la perte ou le défi que représente la maladie de son proche pour son propre équilibre, son statut social et sa sécurité.
- L’évaluation secondaire : L’aidant jauge ses ressources personnelles, sociales et financières pour faire face à ces demandes. Le fardeau survient lorsque les exigences perçues surpassent largement les ressources disponibles.
Le cadre théorique de Pearlin et al. (1990), souvent désigné sous le nom de Caregiver Stress Model, enrichit cette lecture en distinguant les stresseurs primaires et secondaires :
- Stresseurs primaires : Directement liés aux dépendances de l’aidé (soins d’hygiène, surveillance, troubles comportementaux). Dans la CBS, ils résonnent particulièrement au sein de la sous-échelle General Strain.
- Stresseurs secondaires : Retombées des soins sur les autres sphères de la vie de l’aidant, incluant les conflits de rôle au travail, les tensions intra-familiales, l’érosion des liens amicaux (Isolation), les contraintes financières et la réévaluation négative du soi (Disappointment).
Enfin, la CBS emprunte à la théorie de l’attachement développée par John Bowlby. La relation d’aide bouleverse les modèles internes opérants : lorsqu’un conjoint devient dépendant, la réciprocité de l’attachement d’adulte s’effondre pour laisser place à une relation asymétrique s’apparentant au soin parental, provoquant une détresse affective majeure reflétée dans la dimension d’implication émotionnelle.
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle de fardeau de l’aidant a été rigoureusement documentée lors de son étude princeps par Elmståhl et al. (1996) et reproduite dans de multiples investigations internationales ultérieures.
Validité de contenu et d’apparence
La formulation initiale des items a été élaborée à partir d’entretiens qualitatifs approfondis menés auprès de conjoints et d’enfants d’aidés, complétés par une revue d’experts gériatres, de psychiatres et de sociologues de la santé. Cette démarche garantit une excellente représentativité des difficultés vécues au quotidien.
Validité de construit et convergente
La validité convergente de la CBS a été confirmée par l’observation de corrélations hautement significatives avec des instruments mesurant des construits psychologiques théoriquement proches :
- Dépression et détresse psychologique : Le score total de la CBS corrèle positivement avec l’échelle de dépression gériatrique (GDS) et le General Health Questionnaire (GHQ-28), avec des coefficients de corrélation de Pearson variant typiquement de r = 0,55 à r = 0,68 (p < 0,001).
- Qualité de vie liée à la santé : Les scores aux sous-échelles « Tension générale » et « Isolement » présentent de fortes corrélations négatives avec les dimensions de santé mentale, de vitalité et de fonctionnement social du questionnaire SF-36 (coefficients compris entre r = -0,48 et r = -0,62).
- Comparaison avec d’autres échelles de fardeau : Les corrélations entre la CBS et le Zarit Burden Interview (ZBI) atteignent des niveaux très élevés (r > 0,80), prouvant que la CBS mesure fidèlement le construit du fardeau tout en offrant une décomposition factorielle plus nuancée.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer différents sous-groupes d’aidants selon la sévérité du déficit du patient (mesuré par l’indice de Barthel ou le score FIM) et l’existence de troubles cognitifs ou comportementaux associés. Les aidants de patients institutionnalisés ou présentant des dépendances sévères obtiennent des scores significativement plus élevés que les aidants de patients autonomes (p < 0,01).
8. Fidélité
La fidélité de l’échelle de fardeau de l’aidant repose sur des analyses poussées de consistance interne et de reproductibilité temporelle à travers divers échantillons cliniques.
Cohérence interne
Dans l’étude originale d’Elmståhl et al. (1996), la cohérence interne a été quantifiée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach. Les résultats ont révélé une homogénéité remarquable :
- Échelle totale : α = 0,89 à 0,91 selon les sous-échantillons.
- Tension générale (General strain) : α = 0,87.
- Isolement (Isolation) : α = 0,77.
- Déception (Disappointment) : α = 0,73.
- Implication émotionnelle (Emotional involvement) : α = 0,70.
- Environnement (Environment) : α = 0,72.
Des adaptations transculturelles ultérieures (notamment en espagnol, en turc, en portugais et en chinois) ont rapporté des coefficients alpha globaux oscillant de manière stable entre 0,85 et 0,93, témoignant de la robustesse de l’inter-corrélation des items.
Stabilité temporelle (Test-retest)
L’évaluation de la fidélité test-retest, administrée à des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’aidants dont la situation clinique du proche était stabilisée, a mis en évidence un coefficient de corrélation intraclasse (CCI) global supérieur à 0,88 (avec des intervalles de confiance à 95 % compris entre 0,82 et 0,93). La fidélité test-retest item par item a révélé des coefficients kappa pondérés variant de 0,65 à 0,85, démontrant que la mesure est remarquablement stable en l’absence de modifications environnementales ou d’interventions ciblées.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle de la CBS a été initialement extraite par analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation Varimax orthogonale dans une cohorte d’aidants de survivants d’accidents vasculaires cérébraux trois ans post-AVC.
Structure originale à cinq facteurs
L’analyse initiale a confirmé une solution à cinq facteurs expliquant plus de 62 % de la variance totale du construit :
- Facteur 1 : Tension générale (items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8). Les saturations factorielles de ces items sur ce premier axe oscillent entre 0,54 et 0,78. Ce facteur représente la plus grande part de variance expliquée (plus de 28 %).
- Facteur 2 : Isolement (items 9, 10, 14). Saturations factorielles comprises entre 0,61 et 0,79.
- Facteur 3 : Déception (items 11, 12, 13, 15, 16). Bien que l’item 15 (« fatigue physique ») et l’item 16 (« sacrifice économique ») présentent parfois des saturations croisées avec la tension générale, ils s’agrègent principalement avec les sentiments d’injustice et de rupture existentielle dans la solution à 5 facteurs (saturations entre 0,48 et 0,74).
- Facteur 4 : Implication émotionnelle (items 17, 18, 19). Saturations élevées comprises entre 0,68 et 0,83, isolant nettement les sentiments de honte, de gêne et de ressentiment.
- Facteur 5 : Environnement (items 20, 21, 22). Saturations factorielles comprises entre 0,55 et 0,76.
Validation factorielle confirmatoire (AFC)
Dans les études de réplication modernes s’appuyant sur l’analyse factorielle confirmatoire (AFC), le modèle à cinq facteurs corrélés a démontré des indices d’adéquation très satisfaisants :
- Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/df) < 2,3.
- Indice d’ajustement comparatif (CFI) ≥ 0,92.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,90.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,058 (IC 90 % [0,049 ; 0,067]).
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ 0,052.
Ces indices confirment empiriquement que la partition en 5 sous-dimensions reflète fidèlement l’organisation psychologique des contraintes éprouvées par les aidants.
10. Instrument de mesure
Voici les caractéristiques structurelles et les modalités de passation et de cotation de l’instrument :
- Dénomination officielle : Caregiver Burden Scale (CBS) / Échelle de fardeau de l’aidant.
- Auteurs de référence : Sölve Elmståhl, Birgitta Malmberg et Lena Annerstedt (1996).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé), pouvant également être administré par un clinicien sous forme d’entretien semi-dirigé si l’aidant présente des troubles visuels ou une fatigue extrême.
- Population cible : Proches aidants informels (conjoints, descendants, amis, tuteurs familiaux) s’occupant d’adultes atteints de maladies chroniques invalidantes, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, troubles neurocognitifs majeurs ou handicaps moteurs.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Nombre total d’items : 22 items répartis en 5 sous-domaines.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points (format Likert standard) :
- 1 = Pas du tout (Not At All)
- 2 = Rarement (Seldom)
- 3 = Quelquefois (Sometimes)
- 4 = Souvent (Often)
- Calcul des scores et cotation :
- Score de sous-échelle : Il est d’usage dans la méthodologie originale d’Elmståhl et al. de calculer le score moyen pour chaque sous-échelle (en additionnant les items de la sous-échelle et en divisant par le nombre d’items de celle-ci), produisant un score continu variant de 1,0 à 4,0. Alternativement, une somme brute peut être calculée pour chaque dimension.
- Score global : Moyenne générale des 22 items (ou somme brute variant de 22 à 88 points).
- Interprétation clinique des scores moyens :
- 1,0 à 1,9 : Fardeau faible ou absent.
- 2,0 à 2,9 : Fardeau modéré ; présence de signes précurseurs d’épuisement. Nécessité d’une vigilance et de mesures d’accompagnement préventives.
- 3,0 à 4,0 : Fardeau sévère à critique ; risque élevé d’effondrement psychologique, de dépression majeure ou d’abandon de l’aide. Indication immédiate de relais de répit et de prise en charge psychologique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1996.
- Statut du droit d’auteur : L’article fondateur a été publié dans les Archives of Physical Medicine and Rehabilitation (Elsevier). Les items de l’échelle ont été diffusés dans le domaine académique pour une utilisation en recherche clinique et en pratique médicale non commerciale.
- Tarification : L’accès et l’utilisation de l’instrument sont entièrement gratuits pour les chercheurs académiques, les institutions publiques hospitalières et les cliniciens dans le cadre de leurs soins non commerciaux.
- Conditions d’utilisation et permissions : Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement la publication originale d’Elmståhl et collaborateurs (1996). Aucune modification de la formulation des questions ou du format de réponse n’est permise sans l’accord des concepteurs originaux. Pour une intégration commerciale dans des plateformes logicielles privées à but lucratif, une autorisation préalable doit être demandée auprès des détenteurs des droits ou de l’éditeur de la revue.
12. Références
Les publications fondamentales et études psychométriques de référence relatives à l’instrument sont les suivantes :
- Elmståhl, S., Malmberg, B., & Annerstedt, L. (1996). Caregiver’s burden of patients 3 years after stroke assessed by a novel caregiver burden scale. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 77(2), 177–182. https://doi.org/10.1016/S0003-9993(96)90164-1
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Pearlin, L. I., Mullan, J. T., Semple, S. J., & Skaff, M. M. (1990). Caregiving and the stress process: An overview of concepts and their measures. The Gerontologist, 30(5), 583–594. https://doi.org/10.1093/geront/30.5.583
- Zarit, S. H., Reever, K. E., & Bach-Peterson, J. (1980). Relatives of the impaired elderly: Correlates of feelings of burden. The Gerontologist, 20(6), 649–655. https://doi.org/10.1093/geront/20.6.649
- Almberg, B., Grafström, M., & Winblad, B. (1997). Caring for a demented elderly person: Burden and burnout among caregiving relatives. Journal of Advanced Nursing, 25(1), 109–116. https://doi.org/10.1046/j.1365-2648.1997.1997025109.x
- Graessel, E., Berth, H., Lichte, T., & Grau, H. (2014). Subjective caregiver burden: Validity of the 10-item short version of the Burden Scale for Family Caregivers BSFC-s. BMC Geriatrics, 14, Article 23. https://doi.org/10.1186/1471-2318-14-23
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 1 = Not At All, 2 = Seldom, 3 = Sometimes, 4 = Often
- Do you find yourself facing purely practical problems in the care of your relative that you think are difficult tosolve?
- Do you think you have to shoulder too much responsibility for your relative’s welfare?
- Do you sometimes feel as if you would like to run away from the entire situation you find yourself in?
- Do you feel tired and worn out?
- Do you feel tied down by your relative’s problem?
- Do you find it mentally trying to take care of your relative?
- Do you think your own health has suffered because you have been taking care of your relative?
- Do you think you spend so much time with your relative that the time for yourself is insufficient?
- Do you avoid inviting friends and acquaintances home because of your relative’s problem?
- Has your social life‚ eg with family and friends‚ been lessened?
- Has your relative’s problem prevented you from doing what you had planned to do in this phase of your life?
- Have you a feeling that life has treated you unfairly?
- Had you expected that life would be different than it is at your age?
- Do you feel lonely and isolated because of your relative’s problem? 1.
- Do you find it physically trying to take care of your relative?
- Have you experienced economic sacrifice because you have been taking care of your relative?
- Are you sometimes ashamed of your relative’s behaviour?
- Do you ever feel offended and angry with your relative?
- Do you feel embarrassed by your relative’s behaviour?
- Does the physical environment make it troublesome for you taking care of your relative?
- Do you worry about not taking care of your relative in the proper way?
- Is there anything in the neighbourhood of your relative’s home making it troublesome for you to take care of your relative?