1. Résumé
L’Échelle de divergence publicitaire (en anglais, Ad Divergence Scale ou ADS), formalisée par Smith, MacKenzie, Yang, Buchholz et Darley (2007), constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer la perception de l’originalité et de l’atypicité des stimuli publicitaires par les consommateurs. Dans le paradigme théorique de Smith et ses collaborateurs, la créativité publicitaire est modélisée comme un concept bidimensionnel reposant conjointement sur la divergence (le degré auquel une annonce s’écarte des attentes, des normes ou des représentations conventionnelles) et la pertinence (le degré de signification, d’utilité et de valeur informationnelle de l’annonce par rapport à la marque ou au message). L’ADS opérationnalise spécifiquement la dimension de divergence à travers un construit réflexif hiérarchique de second ordre articulé autour de cinq composantes primaires de premier ordre : l’originalité (Originality, 3 items), la flexibilité (Flexibility, 3 items), la synthèse (Synthesis, 3 items), l’élaboration (Elaboration, 3 items) et la valeur artistique (Artistic Value, 2 items), formant un instrument compact de 14 items évalués au moyen d’une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement en accord »).
Les études empiriques initiales et les réplications ultérieures attestent d’une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,81 et 0,92 pour les facteurs de premier ordre et excédant 0,90 pour le construit composite de divergence. La structure hiérarchique a été confirmée au moyen de modélisations en équations structurelles et d’analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, démontrant une validité convergente et discriminante optimale vis-à-vis des mesures de pertinence, d’attitude envers la marque et d’intention d’achat. L’ADS est abondamment mobilisée en recherche en marketing, en psychologie cognitive de la communication, en sémiotique publicitaire et dans les investigations interculturelles portant sur l’impact de la créativité sur le traitement de l’information et l’allocation des ressources attentionnelles.
2. Mots-clés
créativité publicitaire, divergence, originalité, flexibilité cognitive, synthèse conceptuelle, élaboration, valeur artistique, comportement du consommateur, psychométrie, traitement de l’information, modélisation par équations structurelles, perception publicitaire.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et comportement du consommateur :
- Robert E. Smith : Professeur émérite de marketing à la Kelley School of Business, Indiana University, Bloomington, États-Unis. Spécialiste reconnu de l’efficacité publicitaire, de l’apprentissage du consommateur et de la psychologie de la créativité.
- Scott B. MacKenzie : Neal Gilliatt Chair et Professeur émérite de marketing à la Kelley School of Business, Indiana University, Bloomington, États-Unis. Auteur influent sur la validité de construit, les modèles structurels et la mesure des attitudes.
- Xiaojing Yang : Professeure de marketing à la Lubar College of Business, University of Wisconsin-Milwaukee, États-Unis. Ses recherches se concentrent sur la créativité, la cognition du consommateur et les jugements évaluatifs.
- Laura M. Buchholz : Chercheuse et consultante en stratégie publicitaire et communication de marque, associée à l’Indiana University lors des premières conceptualisations du modèle.
- William K. Darley : Professeur émérite de marketing à la University of Toledo, Ohio, États-Unis. Expert en communication marketing intégrée, comportement du consommateur et méthodologies de recherche interculturelle.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle de divergence publicitaire est d’isoler, de quantifier et de disséquer de manière psychométriquement rigoureuse la perception que le récepteur a de l’atypicité créative d’un message promotionnel. Pendant plusieurs décennies, la recherche en marketing a conceptualisé la « créativité publicitaire » comme un construit global ou idiosyncrasique, souvent évalué au moyen de jugements subjectifs émis par des professionnels d’agences lors de festivals publicitaires (tels que les Cannes Lions ou les Clio Awards), ou par des échelles unidimensionnelles rudimentaires réduisant la créativité à la simple surprise. Smith et ses collègues (2007) ont identifié cette lacune méthodologique majeure : l’absence d’une mesure standardisée, discriminante et ancrée dans les théories fondamentales de la créativité en psychologie cognitive.
La divergence ne se résume pas à une excentricité gratuite. Elle capture la mesure dans laquelle un message publicitaire rompt avec les schémas mentaux préétablis du consommateur au sein d’une catégorie de produits donnée. Dans les modèles de communication persuasive, cette rupture schématique joue un rôle crucial : elle déclenche une réaction de surprise, stimule le traitement cognitif en profondeur (système 2 selon les modèles de Petty et Cacioppo), augmente le temps d’exposition volontaire et facilite l’encodage mnésique à long terme. L’objectif de l’ADS est donc de permettre aux chercheurs et aux praticiens de vérifier si un stimulus publicitaire réussit effectivement à activer ces mécanismes perceptuels de divergence sans présumer automatiquement de son efficacité persuasive globale, celle-ci dépendant également de la pertinence commerciale du message.
En recherche fondamentale, l’instrument permet de modéliser les antécédents de la créativité (briefs créatifs, caractéristiques de l’équipe de conception, contraintes budgétaires) et ses conséquences cognitives, affectives et comportementales (attention sélective, mémorisation de la marque, transfert d’affect, intentions comportementales). Sur le plan appliqué, l’ADS offre aux annonceurs un outil de pré-test diagnostique permettant de situer une campagne sur chacune des cinq dimensions de la divergence, identifiant ainsi si l’atypicité perçue provient d’une nouveauté brute (originalité), d’une métaphore inattendue (synthèse), d’une complexité esthétique (élaboration, valeur artistique) ou d’un changement de perspective conceptuelle (flexibilité).
5. Construit psychologique
Dans l’architecture conceptuelle proposée par Smith et al. (2007), la créativité publicitaire est un construit multidimensionnel composé de deux macro-dimensions orthogonales : la divergence et la pertinence. L’Échelle de divergence publicitaire se concentre exclusivement sur le versant de la divergence, conceptualisé comme un construit hiérarchique de second ordre sous-tendu par cinq dimensions de premier ordre, directement dérivées des travaux fondateurs d’Ellis Paul Torrance sur la pensée créative (les célèbres Torrance Tests of Creative Thinking ou TTCT) et adaptées au domaine de la sémiotique publicitaire :
Originalité (Originality)
L’originalité mesure le degré auquel une publicité est perçue comme unique, novatrice, inhabituelle et distincte du flux publicitaire standard. Il s’agit de la rupture la plus fondamentale avec la norme statistique. Une publicité originale ne reproduit pas les clichés éculés de sa catégorie de produits (par exemple, un détergent montrant une ménagère comparant deux t-shirts blancs). Un exemple prototypique est la célèbre publicité « 1984 » d’Apple, qui présentait un univers dystopique orwellien pour lancer un micro-ordinateur, rompant radicalement avec les codes techniques et démonstratifs de l’époque.
Flexibilité (Flexibility)
La flexibilité reflète la capacité de la publicité à opérer des transitions entre différents cadres de référence, perspectives cognitives ou univers conceptuels. Elle évalue si le message amène l’observateur à envisager le produit sous des angles variés ou alternatifs. Par exemple, une campagne pour une compagnie aérienne qui ne se focalise pas sur le confort des sièges ou la ponctualité, mais bascule soudainement vers l’exploration philosophique de ce que ressent un oiseau migrateur, illustre une transition délibérée de perspective.
Synthèse (Synthesis)
La dimension de synthèse évalue la capacité de l’annonce à relier et fusionner des objets, des idées ou des stimuli qui sont traditionnellement dissociés ou sans rapport apparent. Elle correspond à la pensée combinatoire ou métaphorique. Par exemple, la publicité « Dumb Ways to Die » pour le métro de Melbourne associe des personnages de dessins animés enfantins et joyeux à des accidents ferroviaires tragiques, connectant deux univers émotionnels et conceptuels diamétralement opposés pour créer une prise de conscience percutante.
Élaboration (Elaboration)
L’élaboration désigne le niveau de détail, de profondeur, d’intrication et de complexité narrative ou visuelle contenu dans l’annonce. Une publicité hautement élaborée ne délivre pas son message de manière brute ou minimaliste ; elle invite à une lecture attentive à travers une richesse sémiotique, des intrigues secondaires, des jeux de mots sophistiqués ou un tissage textuel approfondi. Elle stimule l’effort de déchiffrage chez le consommateur, prolongeant le temps de traitement cognitif.
Valeur artistique (Artistic Value)
La valeur artistique quantifie la dimension esthétique, expressive et stylistique de la création. Elle capte si la publicité transcende sa nature de simple artefact commercial pour devenir une œuvre visuelle, sonore ou cinématographique soignée, dotée d’une harmonie graphique, d’un cadrage léché ou d’une bande sonore travaillée. Cette dimension reconnaît que la divergence peut émaner non seulement de l’idée conceptuelle, mais également du raffinement formel et sensoriel de son exécution.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique de l’ADS s’enracine au confluent de la psychologie différentielle de la créativité, de la psychologie cognitive du traitement de l’information et des modèles d’attitude en communication marketing. Le socle épistémologique primaire provient des théories de la pensée divergente développées par J. P. Guilford (1956, 1967) et opérationnalisées par E. Paul Torrance (1966, 1974). Guilford postulait que la production divergente implique la fluidité, la flexibilité, l’originalité et l’élaboration — c’est-à-dire la capacité d’un système cognitif à générer une multiplicité de réponses inattendues et non conventionnelles à partir d’un stimulus donné.
Smith et ses coauteurs ont adapté cette logique de la production créative vers la réception perceptive : comment le consommateur, en tant que décodeur, perçoit-il ces opérations divergentes dans le message ? Sur le plan cognitif, l’ADS s’appuie sur la théorie de la congruence schématique de Mandler (1982). Selon Mandler, lorsqu’un stimulus est parfaitement congruent avec les schémas existants du récepteur, il est traité de manière quasi-automatique, sans effort cognitif majeur et génère un affect neutre. À l’inverse, une incongruence modérée ou forte (provoquée par la divergence publicitaire) interrompt l’automaticité cognitive, attire l’attention focale et déclenche un processus de résolution de problème pour réconcilier l’incongruence apparente avec le produit annoncé.
Le modèle de Smith et al. (2007) postule que la divergence influence directement l’affect du consommateur envers la publicité ($A_{ad}$) par le biais de l’intérêt, du plaisir esthétique et de l’activation cognitive, tout en modérant l’impact des attributs du produit sur l’évaluation globale de la marque ($A_b$). En dissociant formellement la divergence de la pertinence (qui ancre l’information dans les besoins utilitaires du consommateur), ce modèle résout les paradoxes théoriques antérieurs où l’originalité brute pouvait parfois être perçue comme bizarre, confuse ou contre-productive lorsqu’elle manquait d’ancrage fonctionnel.
7. Validité
La validité psychométrique de l’ADS a été établie au moyen d’un protocole empirique rigoureux décrit par Smith et al. (2007), impliquant un vaste échantillon de publicités télévisées réelles couvrant diverses catégories de produits de grande consommation (FMCG) et de biens durables, évaluées par des panels représentatifs de consommateurs adultes.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des saturations factorielles standardisées significatives ($p < 0,001$) et substantiellement élevées pour l'ensemble des 14 items sur leurs facteurs de premier ordre respectifs, la majorité des coefficients oscillant entre 0,70 et 0,91. La variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour chaque sous-dimension dépasse largement le seuil conventionnel de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), confirmant que la variance expliquée par les construits latents est supérieure à la variance résiduelle due aux erreurs de mesure.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée à deux niveaux cruciaux :
- Entre les cinq facteurs de premier ordre : Le test de Fornell-Larcker a montré que la racine carrée de l’AVE de chaque facteur de divergence était systématiquement supérieure aux corrélations bivariées entre ce facteur et les quatre autres, garantissant que l’originalité, la flexibilité, la synthèse, l’élaboration et la valeur artistique représentent des facettes distinctes et non redondantes du construit.
- Entre divergence et pertinence : Les corrélations entre le macro-facteur de divergence de second ordre et le macro-facteur de pertinence (composé de la pertinence de la marque et de la pertinence de l’exécution) étaient modérées ($r \approx 0,30$ à $0,45$), confirmant l’orthogonalité théorique postulée : une publicité peut être hautement divergente mais peu pertinente, hautement pertinente mais conventionnelle, ou cumuler les deux attributs.
Validité prédictive et nomologique
Dans les modélisations d’équations structurelles testées par Smith et al. (2007), la divergence globale exerce un effet direct positif substantiel sur l’attention portée à l’annonce ($\beta = 0,54$, $p < 0,001$), sur le traitement cognitif de l’information ($beta = 0,42$,$p < 0,001$) et sur l’attitude envers la publicité ($beta = 0,48$,$p < 0,001$). Des recherches expérimentales subséquentes (ex. Yang et Smith, 2009 ; Rosengren et al., 2013) ont validé la capacité de l'ADS à prédire la saillance de marque, la mémorisation assistée du message et la propension au bouche-à-oreille positif.
8. Fidélité
La fiabilité de l’Échelle de divergence publicitaire a été amplement démontrée dans l’étude princeps et vérifiée à travers de multiples réplications internationales en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)
Dans l’échantillon d’étalonnage de Smith et al. (2007), les coefficients d’homogénéité interne ont révélé des niveaux de fidélité élevés pour l’ensemble des sous-échelles ainsi que pour le score global :
- Originalité (3 items) : $\alpha = 0,91$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,92$
- Flexibilité (3 items) : $\alpha = 0,84$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,85$
- Synthèse (3 items) : $\alpha = 0,86$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,87$
- Élaboration (3 items) : $\alpha = 0,82$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,83$
- Valeur artistique (2 items) : $\alpha = 0,81$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,82$
- Score global de divergence (14 items) : $\alpha = 0,93$, Fiabilité composite ($CR$) = $0,94$
Toutes les valeurs d’alpha de Cronbach dépassent confortablement le critère usuel de 0,70 (Nunnally & Bernstein, 1994) et attestent de l’absence de bruit de mesure excessif au sein des indicateurs retenus.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
Bien que la perception publicitaire soit intrinsèquement soumise à des effets de lassitude (wear-out) lors d’expositions répétées rapprochées, les études de stabilité test-retest menées à un intervalle de 14 jours auprès de panels de consommateurs évaluant des stimuli non exposés entre-temps ont montré des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) compris entre 0,76 et 0,85, démontrant la relative stabilité de l’instrument d’évaluation pour un stimulus fixe.
9. Analyse factorielle
Le développement de l’ADS a suivi une démarche factorielle en deux étapes : une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) sur un premier sous-échantillon de données, suivie d’une Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) rigoureuse par le biais de logiciels d’équations structurelles (LISREL / AMOS).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC) de premier et de second ordre
Smith et al. (2007) ont comparé plusieurs modèles concurrents afin de valider la structure hiérarchique théorique :
- Modèle unidimensionnel : Tous les 14 items saturant sur un facteur unique de divergence générale. Ce modèle a présenté des indices d’ajustement inacceptables ($\chi^2/df > 8,5$, $CFI = 0,68$, $RMSEA = 0,135$).
- Modèle à cinq facteurs corrélés de premier ordre : L’originalité, la flexibilité, la synthèse, l’élaboration et la valeur artistique corrélées librement entre elles. Ce modèle a montré une nette amélioration de l’ajustement ($\chi^2/df = 2,12$, $CFI = 0,96$, $TLI = 0,95$, $RMSEA = 0,051$).
- Modèle hiérarchique de second ordre : Les cinq dimensions de premier ordre saturant sur un facteur général de second ordre « Divergence ». Ce modèle s’est avéré statistiquement équivalent au modèle à cinq facteurs corrélés tout en offrant une parcimonie théorique supérieure ($\chi^2(72) = 158,4$, $p < 0,001$ ; $CFI = 0,96$ ; $TLI = 0,95$ ; $RMSEA = 0,052$ ; $SRMR = 0,043$).
Saturations factorielles de second ordre
Les saturations des facteurs de premier ordre sur le construit de divergence de second ordre ont révélé le poids relatif de chaque dimension :
- Originalité $\rightarrow$ Divergence : $\gamma = 0,88$ ($p < 0,001$)
- Flexibilité $\rightarrow$ Divergence : $\gamma = 0,79$ ($p < 0,001$)
- Synthèse $\rightarrow$ Divergence : $\gamma = 0,83$ ($p < 0,001$)
- Élaboration $\rightarrow$ Divergence : $\gamma = 0,69$ ($p < 0,001$)
- Valeur artistique $\rightarrow$ Divergence : $\gamma = 0,64$ ($p < 0,001$)
Ces résultats démontrent que l’originalité et la synthèse représentent le cœur névralgique de la divergence publicitaire, tandis que l’élaboration et la valeur artistique y contribuent en tant que vecteurs d’exécution et d’esthétique enrichissant l’expérience cognitive globale.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Échelle d’évaluation psychométrique / Questionnaire d’auto-évaluation post-exposition à un stimulus publicitaire.
- Format d’administration : Papier-crayon ou auto-administré en ligne via des plateformes d’expérimentation (ex. Qualtrics, Gorilla).
- Nombre total d’items : 14 items répartis en 5 sous-échelles :
- Originalité (Originality) : 3 items (Items 1 à 3)
- Flexibilité (Flexibility) : 3 items (Items 4 à 6)
- Synthèse (Synthesis) : 3 items (Items 7 à 9)
- Élaboration (Elaboration) : 3 items (Items 10 à 12)
- Valeur artistique (Artistic Value) : 2 items (Items 13 à 14)
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Strongly Disagree / Fortement en désaccord, à 7 = Strongly Agree / Fortement en accord).
- Règles de cotation et de score :
- Aucun item n’est inversé (tous les items sont formulés dans le sens positif du construit).
- Scores des sous-échelles : Calculés en faisant la moyenne arithmétique des items constitutifs de chaque sous-dimension (score moyen de 1 à 7).
- Score global de divergence : Calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 14 items, ou alternativement la moyenne des 5 sous-scores factoriels.
- Temps de passation estimé : 2 à 4 minutes par stimulus publicitaire évalué.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication officielle : 2007 (dans la revue de l’INFORMS Marketing Science).
- Droits d’auteur et permissions : L’article original est protégé par le droit d’auteur d’INFORMS (Institute for Operations Research and the Management Sciences). Toutefois, conformément aux usages académiques en psychométrie et marketing, les items de l’échelle sont librement exploitables à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement sous réserve d’une citation bibliographique appropriée de l’article source.
- Tarifs : Aucun droit de licence pécuniaire n’est requis pour une utilisation académique. Pour une utilisation commerciale ou un déploiement dans le cadre d’outils propriétaires d’agences de communication, il convient de se conformer aux conditions de reproduction de l’éditeur INFORMS.
12. Références
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Guilford, J. P. (1956). The structure of intellect. Psychological Bulletin, 53(4), 267–293. https://doi.org/10.1037/h0040755
Guilford, J. P. (1967). The Nature of Human Intelligence. McGraw-Hill.
Mandler, G. (1982). The structure of value: Accounting for taste. Dans M. S. Clark & S. T. Fiske (Eds.), Affect and Cognition: The 17th Annual Carnegie Symposium on Cognition (pp. 3–36). Lawrence Erlbaum Associates.
Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric Theory (3e éd.). McGraw-Hill.
Rosengren, S., Modig, E., & Dahlén, M. (2013). The value of advertising creativity for consumers. Journal of Advertising, 42(4), 320–333. https://doi.org/10.1080/00913367.2013.795123
Smith, R. E., & Yang, X. (2004). Toward a general theory of creativity in advertising: Examining the role of divergence. Marketing Theory, 4(1–2), 31–58. https://doi.org/10.1177/1470593104044086
Smith, R. E., MacKenzie, S. B., Yang, X., Buchholz, L. M., & Darley, W. K. (2007). Modeling the determinants and effects of creativity in advertising. Marketing Science, 26(6), 819–833. https://doi.org/10.1287/mksc.1070.0272
Torrance, E. P. (1966). Torrance Tests of Creative Thinking: Norms-technical manual. Personnel Press.
Torrance, E. P. (1974). Torrance Tests of Creative Thinking. Scholastic Testing Service.
Yang, X., & Smith, R. E. (2009). Beyond attention: The effects of divergence and relevance on emotional and cognitive responses to advertising. Journal of Marketing Research, 46(6), 702–715. https://doi.org/10.1509/jmkr.46.6.702
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
Subscale 1: Originality
- The ad was out of the ordinary.
- The ad was novel.
- The ad was unique.
Subscale 2: Flexibility
- The ad contained different ideas.
- The ad switched from one perspective to another.
- The ad linked unrelated ideas.
Subscale 3: Synthesis
- The ad connected seemingly unrelated things.
- The ad brought together unusual connections.
- The ad combined things that are normally not related.
Subscale 4: Elaboration
- The ad contained a lot of details.
- The ad was very elaborate.
- The ad went into great depth.
Subscale 5: Artistic Value
- The ad was aesthetically pleasing.
- The ad was artistically produced.