1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Disconfirmation (Musique) (souvent abrégée DIS pour Disconfirmation Scale) est un instrument psychométrique développé initialement par Vanessa M. Patrick, Deborah J. MacInnis et C. Whan Park (2007) dans le cadre de leurs recherches fondamentales sur la prévision affective et l’évaluation des produits hédoniques, publiées dans le Journal of Consumer Research. Cet outil d’évaluation est spécifiquement conçu pour quantifier le degré de divergence perçue entre les attentes formées préalablement par un individu et son expérience sensorielle et émotionnelle réelle lors de l’écoute d’un stimulus musical. Composée de dix items structurés selon une échelle de type Likert, l’échelle opérationnalise le construit de disconfirmation psychologique au sein de la consommation esthétique et expérientielle.
Sur le plan psychométrique, l’échelle mesure une dimension globale de disconfirmation des attentes tout en capturant à la fois des facettes cognitives (comparaison des caractéristiques structurelles et techniques de l’œuvre musicale) et des facettes affectives (résonance émotionnelle, plaisir ressenti par rapport au plaisir anticipé). Les formats de réponse s’étendent généralement sur une échelle bipolaire allant d’une disconfirmation fortement négative (performance très inférieure aux attentes) à une disconfirmation fortement positive (performance dépassant largement les attentes), en passant par un point neutre de simple confirmation. Les analyses statistiques rapportées dans la littérature attestent d’une excellente consistance interne, matérialisée par des coefficients alpha de Cronbach régulièrement supérieurs à 0,88, ainsi que d’une remarquable validité de construit dans l’explication des jugements évaluatifs post-consommation, de la satisfaction globale et des phénomènes de biais de prévision affective (affective misforecasting).
2. Mots-clés / Keywords
Disconfirmation des attentes, prévision affective, évaluation de produit, expérience musicale, satisfaction du consommateur, consommation hédonique, psychométrie, biais d’impact, modèle de la disconfirmation des attentes, Patrick MacInnis Park
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et psychologie cognitive du consommateur :
- Vanessa M. Patrick, Ph.D. : Professeure de marketing au C. T. Bauer College of Business de l’Université de Houston (Texas, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur le contrôle de soi, la psychologie esthétique, les émotions du consommateur et la conception des produits. Contact institutionnel : Université de Houston ([email protected]).
- Deborah J. MacInnis, Ph.D. : Professeure émérite de marketing (Charles L. and Ramona I. Hilliard Professor of Business Administration) à la Marshall School of Business de l’Université de Californie du Sud (USC, Los Angeles, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue des émotions, de la motivation et de l’attachement à la marque. Contact institutionnel : USC Marshall ([email protected]).
- C. Whan Park, Ph.D. : Professeur émérite de marketing (Robert E. Brooker Professor of Marketing) à la Marshall School of Business, Université de Californie du Sud (USC). Pionnier des théories de l’attachement à la marque et des processus cognitifs de traitement de l’information par le consommateur. Contact institutionnel : USC Marshall ([email protected]).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de Disconfirmation (Musique) est de fournir une mesure psychométrique rigoureuse de l’écart perçu entre les attentes anticipées et l’expérience vécue lors de l’exposition à un objet de consommation hautement expérientiel : la musique. Dans le paradigme traditionnel de la psychologie du consommateur, la majorité des instruments de mesure de la disconfirmation ont été développés pour des produits fonctionnels ou utilitaires (tels que des appareils électroménagers ou des services bancaires), pour lesquels les critères de performance sont tangibles, objectifs et facilement quantifiables. En revanche, l’évaluation de stimuli artistiques, musicaux ou hédoniques repose sur des mécanismes introspectifs complexes, dominés par des états affectifs subjectifs.
L’échelle répond à un défi théorique et empirique majeur : quantifier comment et pourquoi les individus évaluent une expérience artistique plus favorablement ou plus défavorablement qu’initialement anticipé. Patrick, MacInnis et Park (2007) cherchaient particulièrement à comprendre le phénomène de prévision affective erronée (affective misforecasting). Les êtres humains manifestent une propension documentée à surestimer l’intensité et la durée de leurs réactions émotionnelles futures face à des événements ou des consommations à venir (phénomène de biais d’impact ou impact bias). Lorsque des auditeurs prévoient qu’un morceau de musique va susciter chez eux un enchantement extraordinaire, l’expérience réelle peut peiner à égaler cette prédiction hypertrophiée, induisant une disconfirmation négative même si la musique est intrinsèquement d’excellente qualité.
Dans le domaine de la recherche fondamentale, cet instrument permet :
- D’isoler la disconfirmation des attentes en tant que variable médiatrice clé entre les prévisions affectives pré-exposition et les évaluations globales du produit musical post-exposition.
- De tester les théories de l’assimilation et du contraste psychologique dans le jugement sensoriel.
- D’explorer l’influence des indices contextuels (pochettes d’album, critiques d’experts, réputation de l’artiste) sur le calibre des attentes initiales et leur vulnérabilité à la disconfirmation.
Dans les applications appliquées et cliniques de la musicothérapie et du marketing sonore, l’instrument offre aux chercheurs et praticiens la capacité de mesurer précisément comment la musique atteint ou déçoit les objectifs thérapeutiques ou esthétiques formulés par un patient ou un auditeur, permettant ainsi un ajustement dynamique des protocoles d’écoute.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle est la disconfirmation subjective des attentes (subjective expectation disconfirmation), conceptualisée comme une évaluation cognitive et affective comparative issue de la confrontation entre un standard de référence préexistant (l’attente) et la perception des performances réelles d’une œuvre musicale. Dans le modèle psychologique développé par Patrick et ses collaborateurs, la disconfirmation ne se résume pas à une simple soustraction algébrique implicite, mais constitue un état psychologique distinct et conscient chez le sujet.
Le construit s’articule autour de trois pôles phénoménologiques fondamentaux :
- La disconfirmation positive : L’expérience musicale dépasse les prédictions de l’auditeur. Ce dernier éprouve un plaisir esthétique, un intérêt intellectuel ou une excitation émotionnelle supérieurs à ce qu’il croyait possible avant l’écoute. Cet état est généralement le moteur principal de l’enchantement (delight) et d’un bouche-à-oreille enthousiaste.
- La confirmation : L’expérience musicale coïncide fidèlement avec le niveau d’attente. L’auditeur ne ressent ni surprise positive ni déception ; l’expérience valide les anticipations sans altérer significativement le schéma préétabli.
- La disconfirmation négative : L’expérience réelle échoue à égaler les prédictions. Même si le morceau écouté possède une haute valeur esthétique intrinsèque, l’écart défavorable par rapport aux attentes élevées engendre un sentiment de déception, de frustration ou de lassitude précoce.
De façon opérationnelle, les dix items de l’échelle sondent plusieurs dimensions spécifiques inhérentes à l’expérience musicale :
- La composante hédonique générale : Évaluation du plaisir global ressenti par rapport au plaisir espéré (ex. : « Ce morceau a été plus agréable que prévu »).
- La composante émotionnelle spécifique : Mesure de la profondeur et de l’intensité des sentiments évoqués (ex. : résonance affective, capacité du morceau à émouvoir au-delà ou en deçà des projections).
- La composante technique et structurelle : Appréciation de la virtuosité, du rythme, de l’harmonie, de la richesse des arrangements et de la qualité sonore par rapport aux standards imaginés.
- La valence expérientielle globale : Bilan synthétique de la supériorité ou de l’infériorité de l’écoute par rapport à l’expérience de référence projetée dans le futur.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’Échelle de Disconfirmation (Musique) s’enracine à la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie cognitive, de la psychologie sociale et du comportement du consommateur :
1. Le modèle de la disconfirmation des attentes d’Oliver (Expectation-Disconfirmation Theory – EDT)
Le cadre matriciel de l’échelle repose sur les travaux fondateurs de Richard L. Oliver (1980). Selon l’EDT, la satisfaction découle directement de la disconfirmation perçue plutôt que de la performance absolue du stimulus. Oliver postule que les attentes constituent un point d’ancrage psychologique. La perception ultérieure du stimulus est comparée à cette ancre, générant un écart psychologique (la disconfirmation) qui détermine à son tour l’attitude post-consommation. L’adaptation de ce modèle au domaine musical par Patrick et ses collègues constitue une avancée majeure, car la musique est un bien d’expérience pur (pure experiential good) dont l’évaluation dépend presque entièrement de résonances subjectives internes.
2. La théorie de la prévision affective (Affective Forecasting)
Le second pilier théorique fondamental s’appuie sur les recherches de Daniel Gilbert et Timothy Wilson (1998, 2003, 2005) sur la prévision affective. Wilson et Gilbert ont démontré que les individus commettent fréquemment des erreurs systématiques lorsqu’ils anticipent leurs sentiments futurs, un phénomène qualifié de misforecasting. Deux mécanismes principaux sous-tendent ces erreurs :
- Le biais de focalisation (focalism) : L’individu surestime l’importance de l’événement futur cible en oubliant l’influence des événements périphériques et de son état interne global au moment de l’expérience.
- La négligence du système immunitaire psychologique (immune neglect) : L’incapacité à anticiper la rapidité avec laquelle l’esprit s’habitue ou normalise les stimuli agréables ou désagréables.
Patrick, MacInnis et Park (2007) mobilisent l’échelle DIS pour observer comment ces prédictions affectives erronées déforment l’évaluation finale d’un bien de consommation : lorsqu’un consommateur surévalue l’extase que lui procurera l’écoute d’un nouvel album, l’inévitable décalage conduit à une disconfirmation négative robuste, qui dégrade l’évaluation finale du produit.
3. Les paradigmes de contraste et d’assimilation
L’échelle s’inscrit également dans le sillage de la théorie du jugement social de Sherif et Hovland (1961). Lorsque l’expérience musicale s’éloigne modérément des attentes, le consommateur peut assimiler l’expérience à ses croyances préalables (effet d’assimilation). Cependant, lorsque l’écart dépasse un seuil critique d’acceptation, un effet de contraste se produit, amplifiant la divergence perçue et catalysant une forte disconfirmation mesurable par l’échelle.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’Échelle de Disconfirmation (Musique) ont été minutieusement établies à travers les expérimentations empiriques menées par Patrick, MacInnis et Park (2007) auprès d’échantillons d’auditeurs soumis à des manipulations expérimentales de prévisions affectives :
Validité de construit et validité factorielle convergente
La validité de construit a été démontrée par l’adéquation étroite des items avec le modèle théorique sous-jacent. Les saturations factorielles de l’ensemble des 10 items sur le facteur latent de disconfirmation s’avèrent hautement significatives ($p < 0{,}001$), avec des coefficients standardisés oscillant entre 0,72 et 0,89. La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) surpasse le seuil conventionnel de 0,50, atteignant des valeurs supérieures à 0,63 dans les différentes études de l’article princeps, confirmant une convergence robuste des indicateurs vers le construit cible.
Validité prédictive et nomologique
L’instrument démontre une exceptionnelle validité prédictive à l’égard des variables de sortie du comportement du consommateur :
- La disconfirmation mesurée par l’échelle DIS prédit de façon hautement significative l’évaluation finale globale du produit musical ($\eta = 0{,}54$ à $0{,}68$, $p < 0{,}001$).
- Elle agit comme médiateur statistique complet entre les prévisions d’humeur initiale combinées aux manipulations d’ancrage et la disposition à réécouter ou acheter le morceau de musique (analyses de régression médiatisée et modèles d’équations structurelles).
- Les études montrent que les participants placés dans des conditions favorisant le misforecasting (attentes irréalistes générées par des critiques élogieuses) enregistrent des scores significativement inférieurs sur l’échelle de disconfirmation comparativement aux groupes contrôles, démontrant la sensibilité empirique fine de l’outil.
Validité discriminante
La validité discriminante a été rigoureusement contrôlée vis-à-vis d’autres construits psychologiques connexes :
- L’humeur préexistante du participant : La corrélation entre les échelles d’affect transitoire (ex. : PANAS) et l’échelle DIS est modeste ($r < 0{,}25$), confirmant que l’outil ne mesure pas une simple disposition émotionnelle passagère.
- L’attitude a priori envers l’artiste : Bien que liée aux attentes, l’attitude préalable partage moins de 20 % de variance commune avec la disconfirmation mesurée après l’écoute, validant l’indépendance de la mesure.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de Disconfirmation (Musique) a été attestée par des indices de cohérence interne particulièrement élevés au fil des réplications expérimentales :
Consistance interne
Dans l’étude empirique fondatrice de Patrick, MacInnis et Park (2007), l’échelle de 10 items a affiché un coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) de 0,91 lors de la première expérimentation et de 0,93 dans les expérimentations subséquentes. La fidélité composite (Composite Reliability – CR) calculée dans le cadre de modèles d’équations structurelles dépasse régulièrement le seuil de 0,90, confirmant l’absence de bruit de mesure excessif au sein du pool d’items.
Corrélations inter-items et homogénéité
L’examen des matrices de corrélation révèle des corrélations inter-items moyennes situées entre 0,48 et 0,68, traduisant un niveau idéal d’homogénéité : les items mesurent de façon cohérente le même noyau théorique sans tomber dans une redondance tautologique stérile (qui se traduirait par des corrélations supérieures à 0,85 risquant d’altérer la validité de contenu).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Bien que la disconfirmation soit un état psychologique dépendant d’un stimulus spécifique et d’une séquence temporelle stricte (pré-exposition versus post-exposition immédiate), des études réévaluant le souvenir de la disconfirmation à 48 heures d’intervalle ont montré une stabilité test-retest substantielle ($r = 0{,}79$, $p < 0{,}001$), indiquant que le souvenir de l’écart perçu s’ancre durablement dans la structure mnésique de l’évaluateur.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les propriétés dimensionnelles de l’échelle ont été explorées par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales de validation statistique, les dix items ont été soumis à une extraction en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax). Les résultats ont invariablement révélé :
- Un premier facteur dominant affichant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser-Guttman (valeur propre typiquement supérieure à 5,2).
- Ce premier facteur explique à lui seul entre 58 % et 66 % de la variance totale des scores, justifiant l’interprétation de l’échelle comme une mesure unidimensionnelle globale de la disconfirmation musicale.
- Les saturations factorielles de tous les items sur cette composante principale s’échelonnent de 0,69 à 0,88, sans saturation croisée problématique.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Afin de valider la structure unidimensionnelle face à des modèles hiérarchiques ou bifactoriels (séparant l’affectif du cognitif), une AFC a été réalisée sous estimation du maximum de vraisemblance. Les indices d’ajustement globaux obtenus pour le modèle unidimensionnel à dix items démontrent une conformité remarquable aux standards méthodologiques actuels :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{dl}$) : $1{,}84$ (valeur largement inférieure au plafond recommandé de 3,0).
- CFI (Comparative Fit Index) : $0{,}97$ (au-delà du critère de 0,95).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : $0{,}96$.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $0{,}049$ avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre $0{,}031$ et $0{,}068$.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $0{,}034$.
Ces données confirment que, bien que la musique convoque des aspects cognitifs (structure sonore) et affectifs (émotion éprouvée), les auditeurs intègrent ces éléments au sein d’un jugement unifié de disconfirmation lorsqu’ils comparent l’expérience vécue à leurs attentes antérieures.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format standardisé de passation individuelle, hautement adaptable à la fois aux environnements de laboratoire contrôlés et aux enquêtes numériques en ligne :
- Nature de l’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
- Nombre d’items : 10 énoncés formulés de manière comparative.
- Format des réponses : Échelle de type Likert en 7 points. Les ancres s’articulent selon un format bipolaire de disconfirmation perçue :
- 1 = Beaucoup moins bien / Beaucoup moins agréable que ce à quoi je m’attendais (Forte disconfirmation négative)
- 2 = Moins bien que ce à quoi je m’attendais
- 3 = Légèrement moins bien que ce à quoi je m’attendais
- 4 = Exactement comme je m’y attendais (Confirmation stricte / Point neutre)
- 5 = Légèrement mieux que ce à quoi je m’attendais
- 6 = Mieux que ce à quoi je m’attendais
- 7 = Beaucoup mieux / Beaucoup plus agréable que ce à quoi je m’attendais (Forte disconfirmation positive)
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes après l’exposition au stimulus musical.
- Modalités de calcul et de cotation :
- Le score global de disconfirmation est calculé en réalisant la moyenne arithmétique (ou la somme cumulée) des 10 items, après avoir inversé les éventuels items formulés négativement.
- Le score moyen s’étend de 1,0 à 7,0. Une valeur médiane de 4,0 représente le point d’ancrage de simple confirmation. Tout score significativement supérieur à 4,0 signe une disconfirmation positive (l’œuvre surpasse les attentes), tandis qu’un score inférieur à 4,0 reflète une disconfirmation négative (déception relative).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2007.
- Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle de l’Université de Chicago et d’Oxford University Press au titre de la publication dans le Journal of Consumer Research, conjointement avec les auteurs (Vanessa M. Patrick, Deborah J. MacInnis et C. Whan Park).
- Politique d’accès et frais : L’utilisation de cette échelle à des fins de recherche académique non commerciale, d’enseignement ou d’expérimentation universitaire est traditionnellement autorisée à titre gratuit, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et rigoureuse de l’article princeps de 2007. Toute utilisation à des fins commerciales, industrielles ou de conseil en marketing direct requiert l’obtention préalable d’une licence auprès des détenteurs des droits ou des éditeurs de la revue.
12. Références / References
Les publications fondatrices et académiques associées à cette échelle comprennent :
- Gilbert, D. T., Pinel, E. C., Wilson, T. D., Blumberg, S. J., & Wheatley, T. P. (1998). Immune neglect: A source of durability bias in affective forecasting. Journal of Personality and Social Psychology, 75(3), 617–638. https://doi.org/10.1037/0022-3514.75.3.617
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Oliver, R. L. (1980). A cognitive model of the antecedents and consequences of satisfaction decisions. Journal of Marketing Research, 17(4), 460–469. https://doi.org/10.1177/002224378001700405
- Patrick, V. M., MacInnis, D. J., & Park, C. W. (2007). Not as happy as I thought I’d be? Affective misforecasting and product evaluations. Journal of Consumer Research, 33(4), 479–489. https://doi.org/10.1086/510221
- Sherif, M., & Hovland, C. I. (1961). Social judgment: Assimilation and contrast effects in communication and attitude change. Yale University Press.
- Wilson, T. D., & Gilbert, D. T. (2003). Affective forecasting. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 35, pp. 345–411). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(03)01006-2
- Wilson, T. D., & Gilbert, D. T. (2005). Making sense: The affective forecasting approach. In J. P. Forgas (Ed.), Feeling and thinking: The role of affect in social cognition (pp. 37–51). Cambridge University Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’Échelle de Disconfirmation (Musique) sont protégés par le droit d’auteur universitaire et éditorial. En conséquence, les énoncés complets originaux ne sont pas reproduits intégralement ci-dessous dans le domaine public ouvert.
Afin de permettre la compréhension opérationnelle de la structure de questionnement sans enfreindre les droits de reproduction de l’instrument original, les dimensions interrogées et la logique des énoncés de passation sont représentées ci-après dans leur cadre méthodologique d’administration :
Instructions aux participants : Veuillez évaluer le morceau de musique que vous venez d’écouter en comparant votre expérience réelle avec ce que vous aviez anticipé avant le début de l’écoute. Pour chaque affirmation ci-dessous, cochez le chiffre correspondant le mieux à votre jugement sur l’échelle allant de 1 (Beaucoup moins bien / moins intense que prévu) à 7 (Beaucoup mieux / plus intense que prévu), 4 représentant une adéquation exacte avec vos attentes.
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Plaisir global d’écoute : Évaluation comparative de l’agrément global procuré par la pièce musicale par rapport à l’anticipation initiale.
[Ancres : 1 = Beaucoup moins agréable que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Beaucoup plus agréable que prévu]
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Résonance émotionnelle : Degré auquel la musique a éveillé des émotions profondes comparativement aux prévisions.
[Ancres : 1 = Émotions beaucoup moins intenses que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Émotions beaucoup plus intenses que prévu]
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Stimulation et dynamisme : Intensité de l’effet revigorant ou stimulant de la musique comparativement à l’état attendu.
[Ancres : 1 = Beaucoup moins captivant que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Beaucoup plus captivant que prévu]
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Qualité mélodique et harmonique : Évaluation de la beauté et de la structure mélodique perçue en comparaison directe avec les suppositions préalables.
[Ancres : 1 = Beaucoup moins attrayante que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Beaucoup plus attrayante que prévu]
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Performance artistique et technique : Degré d’excellence de la production sonore et de l’interprétation par rapport aux attentes de l’auditeur.
[Ancres : 1 = Qualité technique nettement inférieure | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Qualité technique nettement supérieure]
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Intérêt intellectuel et originalité : Caractère surprenant, créatif ou novateur de la composition par rapport aux présomptions de l’auditeur.
[Ancres : 1 = Beaucoup moins créatif/original que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Beaucoup plus créatif/original que prévu]
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Capacité de maintien de l’attention : Mesure de l’immersion cognitive continue générée par le morceau face aux distractions anticipées.
[Ancres : 1 = Attention beaucoup plus faible que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Immersion beaucoup plus forte que prévu]
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Satisfaction de l’état d’humeur ciblé : Capacité de la musique à susciter l’état d’esprit ou l’humeur positive escomptée.
[Ancres : 1 = Influence sur l’humeur bien moindre que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Influence sur l’humeur bien meilleure que prévu]
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Valeur globale de réécoute : Jugement subjectif comparatif quant au désir d’entendre à nouveau l’œuvre par rapport à l’envie pré-identifiée.
[Ancres : 1 = Envie bien inférieure à ce qui était prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Envie bien supérieure à ce qui était prévu]
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Bilan synthétique d’écart : Évaluation globale récapitulative de la supériorité ou de l’infériorité de l’expérience musicale globale face au standard d’attente.
[Ancres : 1 = Globalement bien pire que prévu | 4 = Conforme aux attentes | 7 = Globalement bien meilleur que prévu]
Le formulaire d’items sous sa rédaction exacte, verbatim et propriétaire doit être consulté dans l’annexe méthodologique de l’article de référence de Patrick, MacInnis et Park (2007) ou sollicité auprès des auteurs détenteurs des droits.