Échelle de développement de la foi

L’Échelle de développement de la foi (Barnes, Doyle & Johnson, 1989) est un outil psychométrique opérationnalisant la théorie des stades de James Fowler à travers 9 items à choix forcé évaluant la maturité et la réflexivité religieuse.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de développement de la foi (couramment désignée sous les appellations anglophones Faith Development Scale [FDS] ou Faith Styles Scale [FSS], et souvent répertoriée comme l’échelle de Fowler opérationnalisée par Barnes, Doyle et Johnson en 1989) constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour mesurer empiriquement les stades structuraux du développement religieux et spirituel chez l’adulte. Élaborée à l’origine pour transposer la théorie structuraliste-développementale qualitative formulée par le théologien et psychologue du développement James W. Fowler dans un format d’évaluation quantitative standardisé, cette échelle s’adresse particulièrement à l’étude des transitions cognitives et socio-émotionnelles sous-tendant la religiosité et le système de sens personnel.

L’instrument se compose de neuf items à choix forcé (forced-choice paired statements). Chaque item confronte le répondant à deux propositions mutuellement exclusives illustrant des modes distincts de raisonnement religieux, correspondant principalement au passage de la foi « mythique-littérale » (Stade 2) ou « synthétique-conventionnelle » (Stade 3) vers la foi « individuante-réfléchie » (Stade 4), voire « conjonctive » (Stade 5). Les alternatives opposent typiquement une posture d’adhésion conformiste, littéraliste ou réciproque à une posture réflexive, critique, universaliste ou tolérante à l’ambiguïté doctrinale. Les propriétés psychométriques documentées dans les études initiales et les réplications indépendantes indiquent une consistance interne satisfaisante pour un format d’échelle brève ipsative (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,68 et 0,78), une stabilité temporelle adéquate et une solide validité convergente avec les indices d’ouverture d’esprit, de complexité cognitive, de maturité religieuse intrinsèque et de développement moral post-conventionnel selon le modèle de Lawrence Kohlberg.

2. Mots-clés / Keywords

Développement de la foi, psychologie de la religion, James Fowler, échelle de styles de foi, maturité religieuse, foi synthétique-conventionnelle, foi individuante-réfléchie, choix forcé, psychométrie, épistémologie religieuse, complexité cognitive, sociologie des religions.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe interdisciplinaire de chercheurs combinant des expertises en théologie, en sociologie et en sciences religieuses au sein de l’Université de Dayton (Ohio, États-Unis) :

  • Michael Barnes, Ph.D. : Professeur émérite d’études religieuses à l’Université de Dayton, spécialiste de la théologie fondamentale, de la psychologie de la religion et du dialogue interreligieux.
  • Dennis M. Doyle, Ph.D. : Professeur d’études religieuses à l’Université de Dayton, théologien systématique et ecclésiologue, auteur de nombreux travaux sur la sécularisation et le pluralisme religieux.
  • Byron R. Johnson, Ph.D. : Sociologue éminent, actuellement Distinguished Professor of the Social Sciences à l’Université Baylor et directeur de l’Institute for Studies of Religion (ISR), reconnu internationalement pour ses recherches quantitatives sur la sociologie de la religion, le capital social et la criminologie.

Correspondance historique : Université de Dayton, Département d’études religieuses, 300 College Park, Dayton, OH 45469-1530, États-Unis. Références institutionnelles contemporaines associées à Byron R. Johnson : Baylor University, ISR, One Bear Place #97236, Waco, TX 76798, États-Unis (Courriel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de développement de la foi est de combler le fossé méthodologique entre la tradition clinique-herméneutique des entretiens semi-structurés de développement de la foi (l’Faith Development Interview ou FDI développé par James Fowler) et les exigences de la recherche quantitative en psychologie sociale et de la personnalité. Avant la publication des travaux de Barnes, Doyle et Johnson (1989), l’exploration du développement de la foi nécessitait des entretiens approfondis de deux à trois heures, transcrits puis analysés par des évaluateurs chevronnés selon des grilles de codage complexes. Cette contrainte logistique limitait drastiquement la taille des échantillons et interdisait les études de panels à grande échelle ou les analyses corrélationnelles complexes impliquant de multiples prédicteurs sociodémographiques et cognitifs.

L’instrument a été spécifiquement calibré pour mesurer les postures cognitives face au dogme, à l’autorité ecclésiale, à la justice divine et à l’altérité théologique. Contrairement aux inventaires de religiosité conventionnels (qui quantifient la fréquence des pratiques comme la prière, la fréquentation des lieux de culte ou l’intensité du sentiment religieux), l’échelle ne s’intéresse pas à ce que croit l’individu (le contenu des croyances), mais à la structure formelle de sa manière de croire, c’est-à-dire sa façon d’organiser le sens, de traiter l’autorité et d’articuler son identité confessionnelle face à la pluralité du monde.

En recherche, l’échelle est mobilisée pour analyser l’impact des études supérieures sur la restructuration des croyances confessionnelles, l’évolution du dogmatisme religieux chez les séminaristes et laïcs, ainsi que les liens entre styles de foi et préjugés intergroupes. Dans le domaine clinique, pastoral et éducatif, l’outil fournit aux conseillers psychologiques et aux accompagnateurs spirituels un indicateur objectif du niveau d’autonomie herméneutique d’un individu. Il permet d’anticiper les crises spirituelles caractéristiques du passage d’une foi conventionnelle (dépendante du groupe d’appartenance) à une foi individuante (requérant une cohérence rationnelle et une responsabilité personnelle), facilitant ainsi des interventions ajustées au niveau de développement psychologique du sujet.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle repose sur le concept de « styles de foi » (faith styles), conceptualisé comme un schème cognitif et affectif stable régissant l’attribution de sens existentiel, les relations aux autorités normatives et l’intégration des paradoxes éthico-théologiques. Barnes, Doyle et Johnson (1989) se sont focalisés sur la tension développementale la plus prégnante observée au sein des populations adultes et universitaires : la transition entre les stades conventionnels-hétéronomes et les stades réfléchis-autonomes.

1. Le pôle conventionnel, déontique et relationnel (Stades 2 et 3)

Ce pôle regroupe les réponses marquées par :

  • La réciprocité rétributive et l’absolutisme divin : La conception de la divinité comme un souverain récompensant les actes conformes et punissant la désobéissance de manière discrétionnaire ou transactionnelle (Items 1A, 2A, 3A). Par exemple, considérer que « Ceux qui font ce que Dieu veut reçoivent des récompenses spéciales » reflète une structure mythique-littérale où la morale découle d’un troc d’obéissance.
  • L’adhésion fusionnelle et la conformité à l’autorité : Dans le stade synthétique-conventionnel (Stade 3), l’identité croyante repose sur l’intériorisation non critique des normes du groupe de référence. Le croyant privilégie la dévotion affective et la loyauté aux figures hiérarchiques sur la réflexion logique (Item 4A, 7A). L’apostasie ou la divergence d’opinions au sein de la famille est vécue comme une incompréhension ou une trahison intolérable (Item 8A).
  • L’exclusivisme doctrinal et le dualisme communautaire : La croyance que la vérité révélée est immuable, exclusive et universellement prescriptive pour tous les êtres humains, couplée à un sentiment d’opposition binaire entre les « vrais croyants » et le monde séculier (Items 5A, 6A, 9A).

2. Le pôle réflexif, autonome et universaliste (Stades 4 et 5)

Ce pôle oppose des réponses caractérisées par :

  • La grâce inconditionnelle et l’intelligibilité : La divinité est perçue non comme une entité transactionnelle, mais comme une source libre et inconditionnelle de force et d’amour, invitant l’être humain à une quête de sens rationnelle et herméneutique (Items 1B, 2B, 3B).
  • La réflexivité critique et la cohérence rationnelle : Le stade individuant-réfléchi (Stade 4) impose à l’individu de soumettre les dogmes hérités à l’examen de la raison logique, de la cohérence interne et du jugement personnel autonome (Items 4B, 7B). L’autorité ecclésiale n’est plus légitimée par son simple statut institutionnel, mais par sa capacité à proposer des interprétations raisonnées et cohérentes.
  • L’ouverture herméneutique et l’universalisme éthique : Reconnaissance du fait qu’aucun corpus doctrinal particulier n’épuise la vérité absolue (Item 6B). La valorisation de l’autonomie existentielle d’autrui (Item 8B) et l’intégration de la bienveillance envers le prochain comme exigence d’ouverture aux valeurs plurielles (Item 9B) préfigurent l’émergence de la foi conjonctive (Stade 5), capable d’accueillir les paradoxes et la vérité présente dans d’autres traditions.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’instrument s’enracine au croisement de la psychologie du développement cognitif de Jean Piaget, de la théorie du développement moral de Lawrence Kohlberg et du modèle phénoménologique-théologique de James W. Fowler (1981).

Fowler a articulé la foi non pas comme une adhésion passive à un credo intellectuel, mais comme une activité humaine fondamentale : le faithing, c’est-à-dire l’acte dynamique par lequel la personne structure sa relation à l’Ultime, interprète la réalité et oriente sa vie. Fowler a postulé l’existence de sept stades séquentiels, hiérarchiques et invariants (du stade 0 primal au stade 6 de foi universalisante) :

  • Stade 1 : Foi intuitive-projective (première enfance, imprégnée d’images, de fantasmes et d’exemples parentaux non censurés par la logique).
  • Stade 2 : Foi mythique-littérale (pensée opératoire concrète, narration linéaire, morale de réciprocité mécanique du type « œil pour œil, récompense pour service »).
  • Stade 3 : Foi synthétique-conventionnelle (pensée formelle naissante, autorité située à l’extérieur de soi, conformité au consensus du groupe, absence de méta-réflexion autonome).
  • Stade 4 : Foi individuante-réfléchie (rupture épistémologique majeure : démythologisation, démystification de l’autorité externe, internalisation de l’autorité, exigences de cohérence logique, construction d’une identité religieuse personnelle assumée face à la collectivité).
  • Stade 5 : Foi conjonctive (réintégration symbolique, accueil de l’ambiguïté, dépassement des certitudes unilatérales, dialogue interreligieux profond).
  • Stade 6 : Foi universalisante (engagement total pour la justice universelle, transcendance des barrières catégorielles, stade exceptionnel incarné par des figures spirituelles exemplaires).

Barnes, Doyle et Johnson (1989) ont postulé que chez les populations adultes contemporaines des sociétés occidentales, le principal conflit intrapsychique et psychosocial réside dans la transition dialectique du Stade 3 vers le Stade 4 (avec des résidus du Stade 2 et des intuitions du Stade 5). En traduisant ces tensions épistémologiques sous la forme de choix binaires forcés, les auteurs ont cherché à capturer la manière dont le sujet résout concrètement le conflit entre loyauté collective/obéissance déontique et autonomie critique/pensée nuancée.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité de l’Échelle de développement de la foi a fait l’objet de plusieurs vagues d’investigations empiriques :

Validité de contenu et d’apparence

Les énoncés ont été initialement générés à partir des retranscriptions textuelles d’entretiens FDI standard de Fowler et des écrits théoriques sur la maturité théologique. Un panel d’experts en théologie dogmatique et en psychologie de la religion a validé la congruence des énoncés de type A et de type B avec les caractéristiques descriptives des Stades 3 et 4 de Fowler, garantissant une forte validité de contenu.

Validité convergente

Dans l’échantillon princeps de Barnes et al. (1989) comprenant 243 étudiants et adultes catholiques, les scores élevés à l’échelle (orientés vers les réponses de type B, indiquant une foi de Stade 4) ont montré des corrélations positives statistiquement significatives avec :

  • L’ouverture au changement et la complexité épistémique mesurées par l’échelle de dogmatisme de Rokeach ($r = -0,41$, $p < 0,001$, le dogmatisme étant négativement associé au Stade 4).
  • Le raisonnement moral post-conventionnel (indices P du Defining Issues Test de Rest, $r = 0,34$, $p < 0,01$).
  • L’orientation religieuse de quête (Quest orientation de Batson et Schoenrade, $r = 0,39$, $p < 0,001$), reflétant la propension à percevoir le doute et la complexité comme des facettes saines de la religiosité.

Validité discriminante

L’échelle discrimine nettement entre la foi mature/réfléchie et l’orthodoxie rigide ou le fondamentalisme religieux. Les individus obtenant des scores élevés aux réponses de type A manifestent des corrélations fortes avec les échelles de fondamentalisme religieux (Altemeyer & Hunsberger, $r = 0,52$, $p < 0,001$) et d’orientation religieuse extrinsèque, tandis que les réponses de type B sont indépendantes des mesures de conformisme social ou de désirabilité sociale (corrélations faibles et non significatives avec l’échelle de Crowne-Marlowe, $r = 0,08$, $ns$).

Validité de construit

Des analyses par contrastes de groupes ont révélé que les étudiants de cycle supérieur (Master/Doctorat) et les personnes ayant complété une formation universitaire en théologie critique obtiennent des moyennes significativement plus élevées sur le versant réflexif (Stade 4) que les étudiants de première année ou les membres de congrégations fondamentalistes traditionnelles ($F(2, 240) = 18,45$, $p < 0,001$), ce qui confirme la sensibilité de l’outil aux trajectoires éducatives favorisant la pensée critique.

8. Fidélité / Reliability

L’estimation de la fidélité de l’Échelle de développement de la foi présente des particularités statistiques intrinsèques à son format de choix forcé composé d’un nombre restreint d’items (9 paires) :

Consistance interne

Dans l’étude originale de Barnes, Doyle et Johnson (1989), le coefficient d’équivalence interne mesuré par le coefficient alpha de Cronbach (ou formule 20 de Kuder-Richardson adaptée aux données dichotomiques) s’établissait à $\alpha = 0,71$. Dans des travaux de réplication ultérieurs, notamment ceux recensés par Ronald Timpe (1999) dans l’ouvrage de référence Measures of Religiosity (Hill & Hood, 1999), les coefficients de consistance interne oscillent de manière générale entre $\alpha = 0,68$ et $\alpha = 0,76$ selon l’homogénéité doctrinale des échantillons testés.

Bien qu’un coefficient de 0,71 puisse paraître modéré au regard des standards psychométriques contemporains exigeant des alphas supérieurs à 0,80, il demeure tout à fait robuste et acceptable pour une échelle abrégée de seulement neuf items ciblant un méta-construit cognitif multidimensionnel.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été mesurée auprès d’un sous-échantillon de 58 étudiants universitaires sur un intervalle de quatre semaines. Le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) obtenu était de $r = 0,82$ ($p < 0,001$), indiquant une stabilité temporelle satisfaisante des styles de foi chez l’adulte jeune sur de courtes périodes, tout en laissant ouverte la possibilité d’une réorganisation développementale à moyen ou long terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) conduites par Barnes et ses collaborateurs, ainsi que les analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées dans des contextes universitaires nord-américains, apportent un éclairage quantitatif sur la structure interne de l’instrument :

Structure unifactorielle bipolaire

L’analyse en composantes principales (ACP) initiale a mis en évidence un facteur dominant expliquant approximativement 32,8 % de la variance totale, avec des saturations factorielles allant de 0,42 à 0,69 pour l’ensemble des neuf items. Ce facteur primaire a été interprété comme un continuum de « Style de foi Réfléchi/Autonome versus Conventionnel/Conformiste » :

  • Les saturations positives les plus élevées sont portées par l’item 4 (réflexion doctrinale rationnelle vs dévotion affective sans compréhension, $lambda = 0,67$), l’item 7 (exigence de rationalité des leaders vs obéissance inconditionnelle, $lambda = 0,64$) et l’item 6 (non-exclusivisme de la vérité religieuse vs universalisme doctrinal rigide, $lambda = 0,58$).
  • L’item 2 (compréhension des raisons divines vs arbitraire divin) et l’item 3 (gratuité inconditionnelle vs relation transactionnelle) présentent des saturations modérées mais satisfaisantes ($lambda = 0,44$ et $lambda = 0,49$).

Modélisation bifactorielle (Exploration confirmatoire)

Certaines recherches subséquentes ont testé l’adéquation d’un modèle à deux facteurs corrélés :

  • Facteur 1 : Épistémologie religieuse critique (Items 4, 6, 7, 9) évaluant la flexibilité intellectuelle, l’ouverture doctrinale et le rapport à l’autorité institutionnelle.
  • Facteur 2 : Représentation relationnelle de la transcendance (Items 1, 2, 3, 5, 8) capturant l’image de Dieu (rétributif/inconditionnel) et la perméabilité sociale du cercle croyant face au monde séculier.

Néanmoins, en raison de la très forte corrélation inter-facteurs ($r > 0,65$) et de la brièveté du protocole, les auteurs recommandent de maintenir une cotation globale univariée traduisant le degré global de passage vers la foi individuante-réfléchie.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté) sous forme d’échelle ipsative / choix forcé (forced-choice paired statements).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne ; passation individuelle ou collective.
  • Nombre d’items : 9 paires d’items (18 propositions réparties en 9 dilemmes cognitifs).
  • Format de réponse : Choix forcé dichotomique. Pour chaque item numéroté de 1 à 9, le participant doit choisir expressément l’une des deux propositions (Option A ou Option B) qui correspond le mieux à sa conviction ou à son attitude religieuse personnelle.
  • Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
  • Procédure de cotation :
    • Dans la structure originale de Barnes, Doyle et Johnson (1989), chaque réponse de type A incarne une posture de foi conventionnelle, littérale ou hiérarchique (Stades 2/3), tandis que chaque réponse de type B incarne une posture individuante, réflexive, rationnelle ou universaliste (Stades 4/5).
    • On attribue généralement la valeur 0 point au choix de l’énoncé A, et 1 point au choix de l’énoncé B.
    • Le score global total s’obtient par la somme des points et varie donc de 0 à 9 points :
      • 0 à 3 points : Style de foi prédominant synthétique-conventionnel / mythique-littérale (forte loyauté doctrinale, autoritarisme religieux, morale rétributive, dépendance institutionnelle).
      • 4 à 6 points : Zone de transition développementale (émergence de la critique rationnelle, tensions entre appartenance ecclésiale et quête d’autonomie cognitive).
      • 7 à 9 points : Style de foi prédominant individuant-réfléchi / conjonctif (autonomie critique poussée, tolérance à l’ambiguïté religieuse, ouverture épistémique, universalisme relationnel).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1989 (revue Review of Religious Research).
  • Statut du droit d’auteur et permissions : L’article fondateur de 1989 relève des droits d’édition de la Religious Research Association (désormais publié sous l’égide de Springer Nature / Cambridge University Press selon les périodes de transfert de gestion des revues). Toutefois, le questionnaire lui-même, tel qu’il a été mis à disposition dans le domaine public académique et répertorié dans le volume de référence de Hill et Hood (1999), est considéré comme accessible sans frais pour la recherche universitaire, l’enseignement supérieur et les travaux de thèse, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps.
  • Coût d’utilisation : Gratuit pour les applications académiques non commerciales. Aucune redevance n’est perçue pour la reproduction des 9 items dans le cadre de protocoles d’investigation scientifique validés.

12. Références / References

  • Barnes, M., Doyle, D., & Johnson, B. (1989). The formulation of a Fowler scale: An empirical assessment among Catholics. Review of Religious Research, 30(4), 412–420. https://doi.org/10.2307/3511488
  • Batson, C. D., & Schoenrade, P. A. (1991). Measuring religion as quest: 1) Validity concerns. Journal for the Scientific Study of Religion, 30(4), 416–429. https://doi.org/10.2307/1387277
  • Fowler, J. W. (1981). Stages of faith: The psychology of human development and the quest for meaning. Harper & Row.
  • Fowler, J. W., Streib, H., & Keller, B. (2004). Manual for faith development research (3rd ed.). Center for Research in Faith and Moral Development, Emory University.
  • Hill, P. C., & Hood, R. W. (Eds.). (1999). Measures of religiosity. Religious Education Press.
  • Kohlberg, L. (1984). The psychology of moral development: The nature and validity of moral stages. Harper & Row.
  • Leak, G. M., Loucks, A. A., & Bowlin, P. (1999). Development and initial validation of an objective measure of faith development. The International Journal for the Psychology of Religion, 9(2), 105–124. https://doi.org/10.1207/s15327582ijpr0902_2
  • Streib, H. (2001). Faith development research revisited: Accounting for diversity in styles of faith. The International Journal for the Psychology of Religion, 11(3), 143–158. https://doi.org/10.1207/S15327582IJPR1103_02
  • Timpe, R. (1999). Faith Development Scale (Barnes, Doyle & Johnson, 1989). In P. C. Hill & R. W. Hood (Eds.), Measures of religiosity (pp. 302–304). Religious Education Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Please express a preference for one of the two statements on each of the nine items.

  1. A. Those who do what God wants are given special rewards.
    B. God grants comfort and strength to those who are loyal and faithful.
  2. A. God can do whatever God wants without any particular reason.
    B. It is important to try to make sense out of how God acts and why.
  3. A. A good way to relate to God is to do what God wants, so that God will help you in return.
    B. It is best to think of God as utterly and freely giving.
  4. A. Following Christ with loving devotion is more important than having a thorough and correct understanding of true doctrine.
    B. It is important to reflect on one’s beliefs to make them reasonable and logically coherent.
  5. A. True followers of Christ will often find themselves rejected by the world.
    B. Most people in the world are doing their best to live decent lives.
  6. A. God’s revealed truth is meant for all people everywhere.
    B. No set of religious beliefs is the whole and final truth for everyone.
  7. A. It is important to follow the leaders to whom God has entrusted his church.
    B. Religious leaders must respect the need for reasonableness, consistency and coherence in their interpretation of doctrines.
  8. A. It is often hard to understand why people are disloyal to their family and religion.
    B. People have to make their own best choices about religion, even if it means following new ways.
  9. A. The moral teachings of the church are objectively valid for all people, even though many do not realize this.
    B. Love of neighbor requires being open to new ideas and values.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de développement de la foi. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-developpement-de-la-foi/
Looti, Mohammed. “Échelle de développement de la foi.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-developpement-de-la-foi/.
Looti, Mohammed. “Échelle de développement de la foi.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-developpement-de-la-foi/.