- 1. Résumé
- 2. Mots-clés
- 3. Auteurs
- 4. Objectif et Justification Théorique
- 5. Construit Psychologique
- 6. Cadre Théorique
- 7. Propriétés Psychométriques : Validité
- 8. Propriétés Psychométriques : Fidélité
- 9. Structure Factorielle et Versions Abrégées
- 10. Instrument de Mesure
- 11. Permissions, Tarifs et Année du Test
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
- 12. Références
1. Résumé
L’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale ou MCSD) est l’un des instruments psychométriques les plus emblématiques et largement utilisés en psychologie sociale, en psychologie de la personnalité et en méthodologie des sciences comportementales. Développée en 1960 par les psychologues américains Douglas P. Crowne et David Marlowe, cette échelle a été conçue pour mesurer la tendance systématique des individus à répondre aux questionnaires d’auto-évaluation d’une manière socialement valorisée, plutôt qu’en reflétant fidèlement leurs véritables attitudes, croyances et comportements quotidiens.
Contrairement aux échelles de désirabilité sociale antérieures — telles que l’échelle de Allen L. Edwards (1957) issue du MMPI —, qui étaient fortement confondues avec des indicateurs de psychopathologie et d’ajustement émotionnel (notamment l’anxiété et le névrosisme), la MCSD a été spécifiquement élaborée pour constituer une mesure non pathologique du besoin d’approbation sociale (need for approval). L’instrument se compose de 33 items formulés sous forme d’énoncés comportementaux culturellement valorisés mais statistiquement peu probables, ou au contraire d’actions mineures répréhensibles mais universellement vécues.
Le format de réponse est strictement dichotomique (Vrai / Faux). Sur le plan psychométrique, la MCSD présente une cohérence interne robuste (coefficient de Kuder-Richardson KR-20 généralement mesuré à 0,88 dans l’échantillon princeps) et une excellente stabilité temporelle test-retest (r = 0,89 à un mois d’intervalle). Elle est couramment exploitée soit comme variable de contrôle méthodologique pour détecter et neutraliser les biais de réponse (response bias), soit comme variable de personnalité substantielle prédisant la conformité sociale, l’évitement du conflit et la vulnérabilité aux influences persuasives.
2. Mots-clés
Désirabilité sociale, Marlowe-Crowne, biais de réponse, besoin d’approbation, psychométrie, gestion des impressions, auto-évaluation, validité de construit, fidélité test-retest, conformisme social, auto-duperie, méthodologie d’enquête.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée par :
- Douglas P. Crowne, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie à l’Université d’État de l’Ohio (Ohio State University) et ultérieurement à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada). Spécialiste renommé de la théorie de l’apprentissage social, des processus de personnalité et de l’évaluation psychologique.
- David Marlowe, Ph.D. — Chercheur et professeur de psychologie à l’Université d’État de l’Ohio, puis directeur de recherche au Walter Reed Army Institute of Research et professeur à l’Université de Californie à Santa Cruz. Ses travaux ont porté sur la dynamique motivationnelle, le conformisme et la psychologie sociale expérimentale.
4. Objectif et Justification Théorique
L’objectif premier de l’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne est de quantifier l’intensité avec laquelle un individu cherche à présenter une image irréaliste et immaculée de lui-même en adhérant à des normes sociales conventionnelles. Dans le domaine de la recherche empirique par auto-questionnaires, la validité des données autodéclarées est continuellement menacée par les distorsions de réponse. Lorsqu’un répondant remplit un inventaire portant sur des sujets sensibles (tels que les préjugés, la consommation de substances, l’intégrité professionnelle, la sexualité ou les symptômes psychopathologiques), deux forces s’affrontent : la propension à l’auto-divulgation authentique et la motivation à préserver son estime de soi aux yeux d’autrui ou de l’évaluateur.
Sur le plan clinique et organisationnel, la MCSD répond à des exigences diagnostiques et évaluatives précises :
- Contrôle méthodologique et correction statistique : Utilisée comme covariable dans les modèles de régression multiple ou les équations structurelles, l’échelle permet de partialiser la variance attribuable au biais de désirabilité sociale, purifiant ainsi les corrélations observées entre d’autres construits psychologiques.
- Évaluation du recrutement et sélection du personnel : Dans les contextes d’embauche à fort enjeu (high-stakes testing), les candidats ont tendance à adopter une stratégie de valorisation de soi (« faking good »). La MCSD permet d’identifier les profils dont les réponses sont artificiellement gonflées.
- Psychologie de la santé et observance thérapeutique : Identifier les patients qui minimisent systématiquement leurs symptômes physiques ou psychologiques par crainte du stigmate ou par volonté de paraître conformes aux attentes des soignants.
- Recherche expérimentale sur le conformisme : La MCSD sert de mesure directe du trait motivationnel de « recherche d’approbation », permettant d’identifier les individus les plus susceptibles de se conformer aux pressions normatives d’un groupe ou d’une autorité.
La justification théorique développée par Crowne et Marlowe (1960, 1964) repose sur la critique fondamentale des mesures de désirabilité sociale qui existaient à la fin des années 1950. Allen Edwards avait démontré que la probabilité d’endossement d’un item du MMPI était presque parfaitement corrélée (r > 0,85) avec le caractère socialement désirable de cet item. Cependant, les items d’Edwards décrivaient majoritairement des symptômes névrotiques ou dépressifs graves (ex. : « J’ai souvent envie de pleurer »). Par conséquent, un score faible à l’échelle d’Edwards mesurait indifféremment une absence de désirabilité sociale ou une authentique détresse psychologique. Crowne et Marlowe ont donc posé le postulat méthodologique suivant : pour mesurer une désirabilité sociale pure, les items doivent être indépendants de la psychopathologie clinique et porter sur des comportements quotidiens banals où la norme morale s’oppose à la réalité statistique des conduites humaines.
5. Construit Psychologique
Le construit mesuré par la MCSD a initialement été défini comme le besoin d’approbation sociale (need for social approval), conceptualisé comme un trait de personnalité stable. Ce besoin pousse l’individu à rechercher l’acceptation et les éloges d’autrui tout en évitant activement la désapprobation, le rejet social ou le jugement négatif. Dans cette optique, les réponses biaisées à un test psychologique ne sont pas de simples erreurs aléatoires de mesure, mais l’expression comportementale directe d’un style adaptatif d’autoprotection.
Au fil des décennies et des analyses psychométriques approfondies (notamment celles de Paulhus, 1984 ; Millham, 1974 ; Ramanaiah et al., 1977), le construit de désirabilité sociale s’est articulé autour de plusieurs composantes structurelles fondamentales :
1. L’attribution versus le déni (Attribution vs. Denial)
La MCSD intègre deux mécanismes distincts de présentation de soi :
- L’Attribution (Revendication de vertus rares) : Ce mécanisme consiste à s’attribuer des comportements hautement altruistes, exemplaires et civiques qui sont en réalité exceptionnels dans la population générale (items cotés « Vrai »). Exemples représentatifs : affirmer que l’on étudie minutieusement le programme de tous les candidats avant de voter, ou prétendre que l’on est toujours courtois, même avec les personnes désagréables.
- Le Déni (Rejet de faiblesses universelles) : Ce mécanisme consiste à nier catégoriquement des impulsions, ressentiments ou comportements mineurs, bien que ceux-ci soient universellement partagés par les êtres humains (items cotés « Faux »). Exemples représentatifs : affirmer n’avoir jamais ressenti de jalousie face au succès d’autrui, ne jamais aimer commérer ou n’avoir jamais eu envie d’insulter quelqu’un.
2. Gestion des impressions versus Auto-illusion (Impression Management vs. Self-Deceptive Enhancement)
Dans la taxonomie moderne développée par Delroy L. Paulhus (1984), la désirabilité sociale se subdivise en :
- La gestion des impressions (Impression Management) : Une tentative consciente et délibérée de manipuler l’image perçue par un tiers afin de s’adapter aux exigences situationnelles. La MCSD sature massivement sur ce facteur conscient de conformisme interpersonnel.
- L’auto-illusion positive (Self-Deception) : Une propension inconsciente à croire sincèrement en ses propres qualités idéalisées, servant de rempart contre l’anxiété interne.
6. Cadre Théorique
Le fondement conceptuel de l’échelle de Marlowe-Crowne s’enracine principalement dans la théorie de l’apprentissage social (Social Learning Theory) formulée par Julian Rotter (1954), sous la direction duquel Crowne et Marlowe ont développé leurs recherches à l’Université d’État de l’Ohio.
Selon le modèle de Rotter, le potentiel d’un comportement est fonction de l’attente (expectancy) que ce comportement mènera à un renforcement spécifique, et de la valeur de ce renforcement (reinforcement value). Dans ce cadre :
- Les individus présentant un score élevé à la MCSD possèdent une forte valeur de renforcement accordée à l’approbation d’autrui couplée à une anticipation d’impuissance face au rejet.
- Ces personnes ont appris, au cours de leur socialisation, que la conformité stricte aux rôles prescrits et l’inhibition des pulsions agressives ou égoïstes constituent la stratégie la plus efficace pour sécuriser l’évaluation positive de l’environnement social.
Parallèlement, la MCSD s’appuie sur la théorie de la présentation de soi d’Erving Goffman (1959). L’interaction sociale est appréhendée comme une représentation théâtrale où l’acteur régule sa « façade » (front) pour maintenir la cohérence de la situation et préserver la « face ». Les personnes ayant une forte désirabilité sociale sont des acteurs hypersensibles aux signaux d’évaluation externe, prêts à sacrifier l’expression de leur singularité pour préserver l’harmonie rituelle du groupe.
Enfin, les recherches expérimentales ultérieures menées par Crowne et Marlowe (1964) ont étayé leur modèle en démontrant que les hauts scores à la MCSD ne traduisent pas uniquement un biais méthodologique sur papier, mais prédisent fidèlement des comportements observables en laboratoire : conformité accrue dans les paradigmes de type Solomon Asch, vulnérabilité supérieure aux suggestions verbales dans les tâches de conditionnement opérant, et réticence prononcée à exprimer des opinions non conformistes en présence d’une autorité.
7. Propriétés Psychométriques : Validité
L’échelle de Marlowe-Crowne a fait l’objet d’une validation empirique approfondie documentée dans des centaines d’études internationales.
Validité de construit et discriminante
Dans l’étude princeps de Crowne et Marlowe (1960), la MCSD a été administrée conjointement avec l’échelle de désirabilité sociale d’Edwards (1957) et plusieurs échelles cliniques du MMPI. Les résultats ont confirmé les hypothèses fondamentales des auteurs :
- La corrélation entre la MCSD et l’échelle d’Edwards n’était que modérée (r = 0,35), démontrant que les deux instruments ne mesurent pas le même construit.
- La MCSD a montré des corrélations proches de zéro avec les échelles de psychopathologie manifeste du MMPI (telles que la schizophrénie, la dépression ou la déviation psychopathique), confirmant sa neutralité vis-à-vis des troubles psychiatriques caractérisés.
- Elle corrèle en revanche de manière positive et significative avec l’échelle K (correction /噗défensivité, r = 0,40) et l’échelle L (mensonge / Lie, r = 0,54) du MMPI, validant sa capacité à capter les attitudes de dissimulation et de retenue.
Validité prédictive et comportementale
La validité prédictive de la MCSD a été établie à travers de nombreuses expériences comportementales contrôlées :
- Conformité sociale : Dans des tâches de jugement perceptif équivoque, les participants obtenant des scores élevés à la MCSD modifient significativement plus leurs réponses pour s’aligner sur le consensus d’un groupe de compères que les participants à faible score.
- Sensibilité au renforcement verbal : Les individus à haut score augmentent significativement la fréquence de production de certains mots lorsque l’expérimentateur émet un renforcement verbal discret (« mm-hmm », « bien »), démontrant leur réceptivité aiguë à l’approbation d’une figure d’autorité.
- Résistance au changement d’attitude : Face à des communications persuasives contre-attitudinales, ces individus manifestent une tendance accrue à aligner publiquement leurs attitudes sur celles du communicateur afin d’éviter le désaccord.
8. Propriétés Psychométriques : Fidélité
La fiabilité de l’instrument a été rigoureusement démontrée à travers plusieurs indices statistiques de cohérence interne et de stabilité temporelle :
- Cohérence interne : Dans l’échantillon initial de standardisation composé de 76 étudiants universitaires (Crowne & Marlowe, 1960), le coefficient de Kuder-Richardson 20 (KR-20) était de 0,88. Les méta-analyses subséquentes et les études transculturelles rapportent régulièrement des coefficients Alpha de Cronbach oscillant entre 0,72 et 0,86 dans les populations générales d’adultes et d’étudiants.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : L’administration répétée de l’échelle à un sous-échantillon de 47 participants après un intervalle d’un mois a révélé un coefficient de corrélation test-retest de r = 0,89 (p < 0,001), attestant de la remarquable stabilité du besoin d’approbation en tant que disposition de personnalité durable.
- Erreur standard de mesure : L’erreur type de mesure (SEM) associée à l’échelle complète est estimée entre 1,8 et 2,3 points sur l’échelle totale de 0 à 33 points, garantissant une précision diagnostique satisfaisante pour les comparaisons interindividuelles.
9. Structure Factorielle et Versions Abrégées
Bien que Crowne et Marlowe aient initialement conçu la MCSD comme un instrument unidimensionnel évaluant un construit global de besoin d’approbation, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites ultérieurement ont révélé une structure sous-jacente plus nuancée :
Structure bi-factorielle : Attribution et Déni
Les travaux factoriels de Ramanaiah, Schill et Leung (1977), répliqués par Millham (1974), démontrent que les 33 items se regroupent de manière robuste en deux facteurs orthogonaux ou modérément corrélés :
- Facteur d’Attribution (Revendication de comportements socialement approuvés) : Regroupe les items cotés dans le sens « Vrai » (ex. : items 1, 8, 13, 16, 21), traduisant une démarche proactive d’embellissement de son profil moral et comportemental.
- Facteur de Déni (Rejet de caractéristiques socialement désapprouvées) : Regroupe les items cotés dans le sens « Faux » (ex. : items 6, 11, 14, 19, 23), traduisant une posture défensive visant à masquer ses pulsions hostiles, envieuses ou égoïstes.
Versions abrégées validées
En raison de la longueur des 33 items originaux, plusieurs formes abrégées psychométriquement rigoureuses ont été développées pour faciliter l’intégration de la MCSD dans de longs protocoles de recherche :
- Formes abrégées de Strahan et Gerbasi (1972) : Versions en 10 et 20 items (M-C 10 et M-C 20) présentant des corrélations de r > 0,85 avec l’échelle originale.
- Formes courtes de Reynolds (1982) : William M. Reynolds a standardisé trois formes courtes extrêmement populaires : la Forme A (11 items), la Forme B (12 items) et la Forme C (13 items). La Forme C de Reynolds est particulièrement recommandée avec une corrélation de r = 0,93 avec l’échelle complète de 33 items et une consistance interne (alpha) de 0,76.
- Forme de Ballard (1992) : Version en 13 items optimisée pour les contextes organisationnels et industriels.
10. Instrument de Mesure
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé d’auto-évaluation.
- Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation individuelle ou collective (crayon-papier ou informatisée).
- Nombre total d’items : 33 propositions affirmatives.
- Format de réponse : Choix forcé dichotomique : Vrai (True) / Faux (False).
- Temps moyen de passation : 5 à 10 minutes pour la version intégrale de 33 items.
- Règles de cotation (Scoring) :
- On attribue 1 point pour chaque réponse concordant avec la direction socialement désirable.
- 18 items cotés « Vrai » (sens désirable = Vrai) : 1, 2, 4, 7, 8, 13, 16, 17, 18, 20, 21, 24, 25, 26, 27, 29, 31, 33.
- 15 items cotés « Faux » (sens désirable = Faux / score inversé) : 3, 5, 6, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 19, 22, 23, 28, 30, 32.
- Score total : Varie de 0 à 33 points.
- Score bas (0 à 8) : Réponses franches, indifférence aux conventions sociales ou propension inhabituelle à l’auto-dénigrement.
- Score moyen (9 à 19) : Équilibre représentatif de la population générale entre conformité et authenticité.
- Score élevé (20 à 33) : Forte tendance à la désirabilité sociale, besoin marqué d’approbation d’autrui ou falsification délibérée des réponses pour paraître vertueux.
11. Permissions, Tarifs et Année du Test
- Année de publication initiale : 1960 (article princeps publié dans le Journal of Consulting Psychology).
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle originale de 33 items publiée par Crowne et Marlowe fait partie du domaine public académique. Elle est libre d’accès et utilisable sans redevance financière à des fins d’enseignement, de recherche scientifique universitaire et d’évaluation non commerciale.
- Tarifs : Gratuit (aucun coût de licence pour l’instrument original de 1960). Les chercheurs et praticiens sont uniquement tenus de citer rigoureusement l’article princeps de Crowne et Marlowe (1960) dans leurs communications et publications.
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
12. Références
- Ballard, R. (1992). Short forms of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Psychological Reports, 71(3), 1155–1160. https://doi.org/10.2466/pr0.1992.71.3f.1155
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The Approval Motive: Studies in Evaluative Dependence. John Wiley & Sons.
- Edwards, A. L. (1957). The Social Desirability Variable in Personality Assessment and Research. Dryden Press.
- Goffman, E. (1959). The Presentation of Self in Everyday Life. Anchor Books.
- Millham, J. (1974). Two components of need for approval: Defense and approval enhancement. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 42(2), 231–238. https://doi.org/10.1037/h0036257
- Paulhus, D. L. (1984). Two-component models of socially desirable responding. Journal of Personality and Social Psychology, 46(3), 598–609. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.3.598
- Ramanaiah, N. V., Schill, T., & Leung, L. S. (1977). A test of the hypothesis about the two-dimensional nature of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Research in Personality, 11(2), 251–259. https://doi.org/10.1016/0092-6566(77)90033-0
- Reynolds, W. M. (1982). Development of reliable and valid short forms of the Marlowe‐Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 38(1), 119–125. https://doi.org/10.1037/10788-000
- Strahan, R., & Gerbasi, K. C. (1972). Short, homogeneous versions of the Marlow-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 28(2), 191–193. Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :