1. Résumé / Abstract
L’Échelle de désir de contrôle (Desire for Control Scale, DCS), conçue initialement par Jerry M. Burger et Harris M. Cooper en 1979, constitue l’instrument psychométrique de référence pour mesurer le niveau motivationnel stable selon lequel un individu souhaite exercer une maîtrise active sur les événements de son existence et sur son environnement immédiat. Contrairement aux outils évaluant le lieu de contrôle (locus of control), qui s’intéressent aux croyances de l’individu quant à l’origine causale des renforcements (interne versus externe), la DCS mesure l’intensité de la volonté ou du besoin subjectif d’exercer cette maîtrise, indépendamment du sentiment réel de compétence ou de succès.
Composée de 20 items auto-rapportés, l’échelle utilise une réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Cette affirmation ne s’applique pas du tout à moi ») à 7 (« Cette affirmation s’applique toujours à moi »). Cinq items sont inversés afin de limiter les biais d’acquiescement. Le score total oscille entre 20 et 140 points, les scores élevés traduisant un désir aigu d’autonomie décisionnelle, une propension au leadership et une résistance marquée aux influences contraignantes externes.
Validée sur de multiples cohortes totalisant plus de 2 000 participants dans les travaux séminaux, la DCS affiche une consistance interne robuste (coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,76 et 0,80) ainsi qu’une excellente stabilité temporelle à deux semaines (fidélité test-retest r = 0,75). L’instrument démontre une validité convergente solide avec le comportement de type A, le besoin de pouvoir et le lieu de contrôle interne, tout en préservant une stricte validité discriminante vis-à-vis de la désirabilité sociale, de l’auto-surveillance (self-monitoring) et de l’estime de soi générale. Cet outil trouve des applications privilégiées en psychologie sociale, en psychopathologie cognitive, en comportement organisationnel et dans l’étude du comportement du consommateur.
2. Mots-clés / Keywords
Désir de contrôle, Échelle de désir de contrôle, Psychométrie, Jerry Burger, Lieu de contrôle, Réactance psychologique, Autonomie décisionnelle, Motivation intrinsèque, Comportement organisationnel, Prise de décision, Évaluation psychologique, Comportement de type A.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de désir de contrôle a été développée et validée empiriquement par :
- Jerry M. Burger, Ph.D. : Professeur émérite au département de psychologie de l’Université de Santa Clara (Californie, États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie sociale et de la personnalité, Jerry Burger a consacré une part majeure de ses recherches expérimentales aux dynamiques du contrôle perçu, à l’obéissance à l’autorité et aux processus motivationnels sous-tendant la conformité sociale.
- Harris M. Cooper, Ph.D. : Professeur émérite au département de psychologie et neurosciences de l’Université Duke (Caroline du Nord, États-Unis), anciennement rattaché à l’Université du Missouri-Columbia. Expert internationalement renommé dans le domaine de la méthodologie de recherche, de la méta-analyse et de la psychologie sociale de l’éducation.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Desire for Control Scale est de quantifier une différence individuelle stable de la personnalité : la motivation intrinsèque et dispositionnelle d’une personne à contrôler son propre destin, ses actions quotidiennes, ses décisions et son environnement interpersonnel. Avant la création de cette échelle, les modèles dominants en psychologie de la personnalité — notamment la théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter (1966) — se focalisaient quasi exclusivement sur l’évaluation des attentes généralisées de contrôle (le locus of control). Or, Burger et Cooper (1979) ont démontré qu’une distinction conceptuelle majeure existait entre le fait de croire que l’on contrôle les événements et le fait de désirer activement exercer ce contrôle.
Sur le plan théorique, la DCS permet de répondre aux lacunes explicatives observées dans des situations expérimentales où des individus confrontés à une perte de liberté ou à une contrainte externe manifestent des réactions hautement hétérogènes. Là où certains capitulent face à l’impuissance acquise, d’autres développent une réactance psychologique exacerbée. L’échelle a été conçue pour capturer ce moteur dispositionnel qui alimente la résistance psychologique, la recherche active d’informations et l’effort déployé pour préserver l’autonomie.
Dans la recherche et les applications cliniques ou organisationnelles, la DCS remplit plusieurs fonctions critiques :
- En psychologie clinique et de la santé : Elle éclaire l’étiologie du stress, de l’anxiété et de l’épuisement professionnel. Les individus affichant un fort désir de contrôle mais placés dans des environnements objectivement incontrôlables présentent une vulnérabilité accrue aux réponses dépressives, à l’hyper-vigilance et aux troubles psychosomatiques, en raison de l’écart insoutenable entre leurs aspirations de maîtrise et la réalité contingente.
- En psychologie du travail et des organisations : L’instrument est employé pour l’analyse des styles de leadership, la sélection managériale et l’adéquation personne-environnement (P-E fit). Les scores élevés prédisent une orientation marquée vers les postes d’autorité, une répulsion pour la microgestion, une proactivité accrue dans la résolution des dysfonctionnements opérationnels et une préférence pour l’entrepreneuriat.
- En marketing et recherche sur le consommateur : La DCS est abondamment exploitée pour modéliser le comportement de prise de décision. Les consommateurs caractérisés par un fort désir de contrôle mènent des recherches d’informations pré-achat considérablement plus exhaustives, rejettent les techniques de vente sous pression agressive, privilégient la personnalisation des produits et réagissent favorablement aux environnements de service soutenant leur autonomie.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de « désir de contrôle » (desire for control) renvoie à une variable dispositionnelle reflétant le degré auquel un individu aspire à exercer un impact direct et régulateur sur les stimuli environnementaux, les interactions sociales et ses processus décisionnels propres. Loin d’être une simple manifestation d’ambition ou d’extraversion, ce construit s’enracine au carrefour de la motivation à l’auto-détermination, de l’évitement de la dépendance et de l’affirmation de soi.
L’architecture du construit s’articule autour de plusieurs facettes comportementales et cognitives bien documentées :
Autonomie décisionnelle et indépendance cognitive
Les individus situés dans le tiers supérieur de la distribution expriment une aversion marquée pour la prise en charge de leurs décisions par des tiers. Ils préfèrent assumer l’entière responsabilité d’un échec potentiel consécutif à leur propre choix plutôt que de déléguer l’arbitrage à un expert. Cette dimension s’illustre dans des items valorisant l’indépendance de pensée (ex. item 15 : « I prefer to do my own thinking rather than follow another’s thoughts ») et le rejet des contextes où l’éventail des options est imposé de manière autoritaire.
Préférence pour le leadership et influence interpersonnelle
Le désir de contrôle implique une disposition active à structurer le groupe plutôt qu’à être structuré par lui. Dans les contextes collectifs, l’individu haut en désir de contrôle gravitera spontanément vers les rôles de coordination et de direction (ex. item 4 : « I would prefer to be a leader rather than a follower »). L’exercice de l’influence n’est pas nécessairement motivé par une volonté de domination machiavélique, mais par l’assurance psychologique que procure le fait de guider le cours des événements afin d’éviter l’imprévisibilité générée par autrui.
Proactivité face aux stresseurs et résolution de problèmes
Face à l’adversité ou à des défaillances systémiques, le besoin de contrôle se traduit par une action immédiate orientée vers le problème (problem-focused coping). L’individu refuse le fatalisme ou l’attente passive d’une résolution extérieure (ex. item 14 : « When I see a problem, I prefer to do something about it rather than sit by and hope it will get better »). Cette tendance proactive s’accompagne d’une prévoyance scrupuleuse face aux risques environnementaux (ex. item 6 concernant la vérification d’un véhicule avant un trajet prolongé).
Évitement de la subordination et réactance
Un pôle fondamental du construit réside dans l’intolérance aux ordres hiérarchiques dogmatiques et aux situations impliquant une perte d’agentivité. Les items inversés de l’échelle capturent précisément l’aisance ou le malaise ressenti face à l’injonction d’obéir (ex. item 19 : « I am not bothered by having to follow other people’s orders »). Les individus à fort désir de contrôle éprouvent une réactance aiguë dès lors qu’ils perçoivent une menace pesant sur leur libre arbitre.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la DCS s’inscrit au sein d’un corpus théorique riche conjuguant plusieurs courants majeurs de la psychologie cognitive et motivationnelle de la seconde moitié du XXe siècle :
La théorie de la motivation d’effectance de Robert White
Dans ses travaux fondateurs, Robert W. White (1959) a postulé l’existence d’une motivation intrinsèque fondamentale chez l’être humain, qualifiée d’« effectance » (effectance motivation), poussant l’organisme à interagir de manière compétente et efficace avec son milieu. Pour White, le sentiment d’efficacité personnelle ne découle pas d’une simple réduction de pulsions biologiques primaires, mais d’un besoin biologique fondamental d’exercer un contrôle tangible sur l’environnement. La DCS opérationnalise la dimension différentielle de ce besoin d’effectance, capturant le fait que cette pulsion s’exprime avec une intensité variable selon les individus.
La théorie de la réactance psychologique de Jack Brehm
La théorie de la réactance psychologique développée par Jack Brehm (1966) postule que toute suppression ou menace pesant sur la liberté d’action d’un individu éveille un état motivationnel orienté vers le rétablissement de ladite liberté. Burger et Cooper ont intégré ce mécanisme en démontrant que le désir dispositionnel de contrôle modère directement l’intensité de la réactance : les individus possédant un score élevé à la DCS déclenchent des réponses cognitives et comportementales de réactance bien plus violentes face à la persuasion insistante ou aux restrictions de choix que les individus faiblement motivés par le contrôle.
Le modèle de l’impuissance acquise de Martin Seligman
La théorie de l’impuissance acquise (learned helplessness) formulée par Martin Seligman (1975) décrit l’état de résignation et de déficit cognitif apparaissant lorsqu’un individu fait l’expérience d’événements aversifs incontrôlables. Burger (1984, 1992) a montré que les sujets dotés d’un fort désir de contrôle luttent plus vigoureusement et plus longtemps contre l’installation de cet état d’abandon. Paradoxalement, si l’incontrôlabilité devient absolue et irréversible, ces mêmes individus subissent une détérioration psychologique plus brutale en raison de la faillite directe de leurs stratégies primaires d’adaptation.
La théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan
Bien que formalisée de manière extensive ultérieurement, la théorie de l’autodétermination d’Edward Deci et Richard Ryan (1985) résonne profondément avec le cadre de Burger. Le besoin psychologique universel d’autonomie (le sentiment d’être l’auteur de sa propre vie) et de compétence trouve dans la DCS une mesure de son versant idiosyncrasique, éclairant la façon dont les acteurs sélectionnent leurs objectifs de vie pour préserver leur liberté d’action.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la DCS a été examinée à travers un programme empirique rigoureux, attestant de son ancrage nomologique et de son efficacité prédictive :
Validité convergente
Dans l’étude princeps de Burger et Cooper (1979) et les réplications ultérieures, des corrélations statistiquement significatives ont été mises en évidence avec des construits théoriquement congruents :
- Lieu de contrôle interne : Corrélation modérée et positive (r = 0,35 à 0,42) avec l’échelle I-E de Rotter, confirmant que le désir d’agir est lié à la croyance en sa propre responsabilité causale, sans pour autant s’y confondre.
- Besoin de pouvoir (Need for Power) : Corrélations positives (r ≈ 0,30 à 0,38), attestant que l’intérêt pour l’impact environnemental rejoint la motivation à réguler la sphère sociale.
- Comportement de Type A : Corrélation robuste avec l’échelle d’activité de Jenkins (Jenkins Activity Survey, r = 0,41), le pattern de type A se caractérisant notoirement par une lutte permanente pour maintenir la maîtrise de son temps et de ses performances face aux pressions extérieures.
Validité discriminante
Afin de s’assurer que la DCS ne mesure pas simplement la propension à projeter une image favorable de soi ou des traits d’extraversion superficielle, les auteurs ont mesuré ses associations avec des construits divergents :
- Désirabilité sociale : Corrélations non significatives avec l’échelle de désidérabilité sociale de Marlowe-Crowne (r compris entre -0,08 et 0,05), démontrant que les réponses ne reflètent pas un biais de conformisme social.
- Auto-surveillance (Self-Monitoring de Snyder) : Absence de corrélation substantielle (r < 0,10), prouvant que le contrôle recherché n’est pas un caméléonisme social opportuniste.
- Estime de soi générale : Corrélations faibles à négligeables (r = 0,10 à 0,14), indiquant que la DCS évalue un moteur motivationnel et non une valorisation narcissique ou un jugement global de valeur personnelle.
Validité prédictive et expérimentale
La validité prédictive de la DCS est exceptionnellement documentée dans la littérature expérimentale (Burger, 1992) :
- Illusion de contrôle : En contexte de hasard pur (jeux de dés, loteries), les participants à haut désir de contrôle manifestent des niveaux disproportionnés d’illusion de contrôle, croyant que leur habileté manuelle ou leur concentration peut influencer les tirages probabilistes.
- Recherche d’informations : Avant d’engager une décision médicale ou un achat complexe, les sujets à fort DCS consultent significativement plus de sources documentaires comparés aux sujets à faible désir de contrôle.
- Résistance à la persuasion : En laboratoire, les participants à score élevé opposent une contre-argumentation plus systématique face à des messages persuasifs directs et rejettent les manipulations d’influence sociale normative.
8. Fidélité / Reliability
Les indices métrologiques de fidélité de la Desire for Control Scale répondent pleinement aux standards de l’évaluation psychologique (APA, AERA, NCME) :
Consistance interne
Dans l’échantillon d’étalonnage initial rapporté par Burger et Cooper (1979), comprenant plusieurs cohortes indépendantes (totalisant n > 2 000 participants), le coefficient alpha de Cronbach oscillait entre 0,76 et 0,80. Ces valeurs démontrent une excellente cohérence des items entre eux, confirmant que l’ensemble des énoncés converge de façon harmonieuse vers la mesure du même trait sous-jacent. Des réplications menées auprès de populations d’adultes professionnels, de gestionnaires et d’entrepreneurs ont confirmé des coefficients alpha similaires, variant généralement entre 0,78 et 0,82.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été rigoureusement éprouvée pour garantir que l’instrument capture un trait de personnalité stable et non une fluctuation thymique transitoire liée à l’humeur du moment :
- Sur un intervalle de réévaluation de deux semaines, le coefficient de corrélation de Pearson calculé s’élève à r = 0,75 (p < 0,001), ce qui atteste d’une stabilité temporelle très satisfaisante.
- Sur des périodes de réévaluation plus longues (six à huit semaines), la corrélation test-retest demeure supérieure à 0,70, confirmant la persistance structurelle du besoin de contrôle au fil du temps chez l’adulte.
Erreur standard de mesure (SEM)
Avec un écart-type moyen de l’ordre de 10 points dans la population générale adulte et une fidélité estimée à 0,80, l’erreur standard de mesure (SEM) se situe approximativement à 4,47 points, autorisant un intervalle de confiance individuel précis pour les démarches diagnostiques en psychologie clinique ou en coaching professionnel.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la DCS a suscité des débats théoriques stimulants et des investigations approfondies en psychométrie :
L’approche unidimensionnelle originelle
Burger et Cooper (1979) ont initialement conçu et traité la DCS comme un instrument unidimensionnel. L’analyse en composantes principales (ACP) sans rotation effectuée sur les 20 items révélait un premier facteur général dominant capturant la plus grande part de variance commune. Les auteurs ont donc préconisé l’utilisation exclusive d’un score total global sommé, reflétant le continuum général du « désir de contrôle personnel ».
Analyses factorielles exploratoires et confirmatoires multidimensionnelles
Au fil des décennies, plusieurs chercheurs (notamment Gebhardt & Brosschot, 2002 ; Burger, 1992) ont conduit des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation Varimax et Promax, ainsi que des analyses factorielles confirmatoires (AFC), mettant en exergue l’existence de sous-dimensions distinctes bien que hautement corrélées entre elles :
- Désir général de contrôle (General Desire for Control) : Ce facteur agrège les items reflétant le sentiment global d’agentivité, le choix personnel et la maîtrise de son destin (ex. items 8, 9, 12, 14, 15). Les saturations factorielles pour ce bloc oscillent typiquement entre 0,55 et 0,72.
- Leadership et décision de groupe (Leadership and Decisiveness) : Ce facteur réunit les items liés au statut social, à l’orientation vers le commandement et à la prise de responsabilité décisionnelle en contexte collectif (ex. items 4, 5, 10 inversé, 18). Les saturations oscillent entre 0,48 et 0,68.
- Évitement de la dépendance et de la soumission (Avoidance of External Dependence) : Ce sous-facteur regroupe principalement les énoncés formulés de manière négative ou portant sur le refus d’être dirigé ou déresponsabilisé par autrui (ex. items 3, 7 inversé, 16 inversé, 19 inversé, 20 inversé). Les saturations factorielles dépassent généralement 0,45.
Bien que ces trois dimensions apportent un éclairage clinique plus nuancé lors d’investigations poussées, la majorité des auteurs et des modélisations structurelles en psychologie sociale continuent d’utiliser le score total unifié, justifié par un indice d’ajustement global satisfaisant d’un modèle hiérarchique de second ordre.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles et techniques de l’instrument se déclinent comme suit :
- Nom complet de l’outil : Desire for Control Scale (DCS) / Échelle de désir de contrôle.
- Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique auto-administré (sur support papier-crayon ou informatisé).
- Population cible : Adultes et jeunes adultes (à partir de 16 ans) issus de la population générale, clinique ou professionnelle.
- Durée d’administration : Environ 5 à 8 minutes.
- Nombre d’items : 20 énoncés formulés sous forme d’affirmations comportementales et attitudinales.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
7-point Likert scale (1 = This statement doesn’t apply to me at all to 7 = This statement always applies to me). - Règles de cotation et inversion :
- Cinq (5) items font l’objet d’un score inversé (reverse-scored) : les items 7, 10, 16, 19 et 20. Pour ces items, la conversion s’effectue selon la règle suivante : 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 demeure 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1 (Formule :
Score corrigé = 8 - Réponse brute). - Les 15 autres items (1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 17, 18) sont comptabilisés directement selon leur valeur brute (de 1 à 7).
- Cinq (5) items font l’objet d’un score inversé (reverse-scored) : les items 7, 10, 16, 19 et 20. Pour ces items, la conversion s’effectue selon la règle suivante : 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 demeure 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1 (Formule :
- Calcul du score total : Le score final correspond à la somme arithmétique de l’ensemble des 20 items après inversion. L’étendue théorique des scores s’étend de 20 à 140 points.
- Repères normatifs :
- Dans les cohortes représentatives d’adultes de la population générale, la moyenne se situe classiquement autour de M ≈ 81 points (avec un écart-type É-T ≈ 10 points).
- Des moyennes significativement plus élevées (M ≈ 88 à 95) sont observées de manière reproductible auprès de populations de cadres supérieurs, de dirigeants d’entreprises et d’entrepreneurs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle de désir de contrôle a été formalisée et publiée en 1979 dans la revue scientifique Motivation and Emotion par Jerry M. Burger et Harris M. Cooper. Conformément aux pratiques académiques établies dans la recherche psychologique, l’instrument relève du domaine de l’accès académique ouvert (fair academic use). L’échelle complète a été intégralement diffusée au sein de l’article original pour encourager son utilisation scientifique.
L’utilisation de la DCS à des fins de recherche fondamentale, de thèses universitaires ou d’enseignements académiques est gratuite et ne nécessite pas de paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Burger et Cooper (1979). Pour toute application commerciale à grande échelle, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires à but lucratif ou programmes d’évaluation de ressources humaines payants, il incombe aux utilisateurs de vérifier les droits détenus par l’éditeur de la revue (Springer Nature) ou de solliciter directement l’accord écrit du Pr. Jerry M. Burger.
12. Références / References
Les sources bibliographiques de référence ci-dessous fondent l’assise théorique et psychométrique de l’échelle :
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
- Burger, J. M. (1984). Desire for control, locus of control, and proneness to depression. Journal of Personality, 52(1), 71–89. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1984.tb00346.x
- Burger, J. M. (1985). Desire for control and achievement-related behaviors. Journal of Personality and Social Psychology, 48(6), 1520–1533. https://doi.org/10.1037/0022-3514.48.6.1520
- Burger, J. M. (1992). Desire for control: Personality, social, and clinical perspectives. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4757-9978-1
- Burger, J. M., & Cooper, H. M. (1979). The desirability of control. Motivation and Emotion, 3(4), 381–393. https://doi.org/10.1007/BF00994052
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
- Gebhardt, W. A., & Brosschot, J. F. (2002). Desirability of control: Psychometric properties and relationships with locus of control, personality, coping, and well-being in three Dutch samples. European Journal of Personality, 16(6), 423–438. https://doi.org/10.1002/per.463
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Seligman, M. E. P. (1975). Helplessness: On depression, development, and death. W. H. Freeman.
- White, R. W. (1959). Motivation reconsidered: The concept of competence. Psychological Review, 66(5), 297–333. https://doi.org/10.1037/h0040934
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
7-point Likert scale (1 = This statement doesn’t apply to me at all to 7 = This statement always applies to me)
- I prefer a job where I have a lot of control over what I do and when I do it.
- I enjoy political participation because I want to have as much of a say in running government as possible.
- I try to avoid situations where someone else tells me what to do.
- I would prefer to be a leader rather than a follower.
- I enjoy being able to influence the actions of others.
- I am careful to check everything on an automobile before I leave for a long trip.
- Others usually know what is best for me.
- I enjoy making my own decisions.
- I enjoy having control over my own destiny.
- I would rather someone else take over the leadership role when I’m involved in a group project.
- I consider myself to be generally more capable of handling situations than others are.
- I’d rather run my own business and make my own mistakes than listen to someone else’s orders.
- I like to get into a new situation without knowing what I can expect to encounter.
- When I see a problem, I prefer to do something about it rather than sit by and hope it will get better.
- I prefer to do my own thinking rather than follow another’s thoughts.
- There are many situations in which I would prefer only one choice rather than having to make a decision.
- I like to wait and see if someone else is going to solve a problem so that I don’t have to be bothered by it.
- When I make a decision, I prefer to do so myself rather than listen to the suggestions of others.
- I am not bothered by having to follow other people’s orders.
- I would prefer to have decisions made for me rather than having to make them myself.
Scoring instructions: Items 7, 10, 16, 19, and 20 are reverse scored. The total score is the sum of responses to all 20 items (after reversing), with higher scores reflecting a higher desire for personal control.