Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (CAGES)

L’Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (CAGES), conçue par Katherine Spencer en 2007, évalue le vécu affectif et l’aisance psychologique associés à la conformité et à la non-conformité de genre. Découvrez sa structure, ses propriétés psychométriques et ses 24 items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (Comfort and Conformity of Gender Expression Scale, CAGES) est un instrument psychométrique développé en 2007 par Katherine Spencer dans le cadre de ses travaux doctoraux à l’Université du Missouri-Columbia. Conçue pour combler un vide méthodologique majeur dans la psychologie du genre, la CAGES ne se limite pas à quantifier l’adhésion comportementale aux normes socioculturelles de masculinité ou de féminité ; elle évalue spécifiquement l’expérience affective et le degré d’aisance ou de malaise psychologique qu’un individu ressent face à sa propre conformité ou non-conformité de genre à travers différentes sphères de sa vie quotidienne.

L’instrument se compose de 24 items répartis en quatre sous-échelles distinctes : l’Inconfort face à la non-conformité (Discomfort with Nonconformity, DWN, 11 items), la Conformité empreinte de ressentiment (Resentful Conformity, RC, 3 items), le Confort physique actif lié à la conformité (Active-Physical Comfort Conformity, APCC, 3 items), et le Confort lié à l’apparence conforme (Comfort with Conformity-Appearance, CCA, 7 items). Les participants répondent au moyen d’une échelle de Likert en 4 points allant de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree).

Les analyses psychométriques initiales démontrent une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .75 et .89 pour les sous-échelles. La validité de construit a été étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que par des corrélations théoriquement cohérentes avec des mesures de conflit de rôle de genre, d’estime de soi et d’anxiété sociale. La CAGES constitue un outil précieux pour les chercheurs et praticiens s’intéressant à l’impact des normes de genre sur la santé mentale, le bien-être subjectif et l’expression de soi.

2. Mots-clés / Keywords

expression de genre, conformité de genre, non-conformité de genre, stéréotypes de genre, psychométrie, confort psychologique, évaluation psychologique, rôles de genre, Katherine Spencer, identité de genre

3. Auteurs / Authors

L’échelle CAGES a été développée et validée par :

  • Katherine Spencer, Ph.D. : Docteure en psychologie, affiliée lors de la création de l’instrument au Department of Educational, School, and Counseling Psychology de l’Université du Missouri-Columbia (États-Unis). Ses axes de recherche portent sur la psychologie du genre, l’identité sexuelle et de genre, le bien-être psychosocial des minorités et le développement d’outils d’évaluation psychométrique en psychologie du conseil (Counseling Psychology).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Comfort and Conformity of Gender Expression Scale (CAGES) est de mesurer la valence affective (confort, malaise, ressentiment, satisfaction) associée aux comportements, apparences et interactions relevant de l’expression de genre. Pendant plusieurs décennies, la recherche en psychologie s’est focalisée sur des mesures quantitatives des traits dits « masculins » ou « féminins » (telles que le Bem Sex-Role Inventory) ou sur le degré strict d’adhésion normative. Cependant, ces paradigmes omettaient un paramètre clinique déterminant : deux personnes affichant un niveau de conformité comportementale rigoureusement identique peuvent vivre cette expérience de façon diamétralement opposée sur le plan affectif. L’une peut en tirer un sentiment d’harmonie et d’aisance sociale, tandis que l’autre peut éprouver une détresse aiguë, une frustration intériorisée ou une aliénation identitaire.

La CAGES répond à cette insuffisance en dissociant le comportement manifeste du vécu subjectif de l’individu. Sur le plan de la recherche empirique, l’outil permet d’explorer les répercussions des pressions hétéronormatives et patriarcales sur la santé mentale, d’analyser le stress des minorités sexuelles et de genre, et d’examiner comment l’intériorisation des stéréotypes module l’ajustement psychologique. L’instrument est particulièrement adapté pour tester des hypothèses sur la divergence entre soi réel et soi idéal selon les théories de l’autodétermination et de la dissonance cognitive.

Dans la pratique clinique, notamment en psychothérapie affirmative et en conseil psychologique, la CAGES offre aux praticiens une cartographie précise des points de tension vécus par les patients. Elle facilite l’identification des domaines (apparence corporelle, espaces de vie, relations interpersonnelles, hobbies) où la personne ressent un inconfort invalidant lié à la non-conformité, ou au contraire, où elle se contraint à une conformité de façade au prix d’un ressentiment destructeur. L’évaluation guide ainsi l’élaboration d’interventions ciblées visant l’émancipation psychologique, la réduction de l’anxiété sociale liée au regard d’autrui et l’harmonisation de l’expression de soi.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la CAGES s’articule autour de l’intersection entre l’expression de genre — définie comme la manifestation externe, sociale et corporelle du genre à travers les vêtements, les manières, les choix esthétiques et les comportements — et le fonctionnement affectivo-émotionnel de l’individu. Spencer a opérationnalisé ce construit en quatre dimensions indépendantes mais complémentaires :

1. Inconfort face à la non-conformité (Discomfort with Nonconformity – DWN)

Cette dimension évalue l’ampleur du malaise, de l’anxiété ou de la perturbation émotionnelle ressentis lorsqu’un individu déroge aux attentes traditionnelles associées à son genre, ou inversement le niveau d’aisance éprouvé à défier ces normes (plusieurs items étant inversés). Elle couvre des domaines variés tels que les interactions sociales directes (« I am uncomfortable interacting with others in ways that do not conform to gender expectations »), les loisirs (« I feel uneasy engaging in certain hobbies or activities that are not considered appropriate for my gender »), l’agencement des espaces personnels et professionnels (« I would feel upset if my personal environment did not conform to gender expectations »), et les habitudes de consommation (« I feel uncomfortable purchasing things that most people might consider inappropriate for my gender »). Un score élevé sur cette échelle indique une forte vulnérabilité à l’angoisse sociale en cas d’écart normatif et un besoin rigide de validation par la conformité.

2. Conformité empreinte de ressentiment (Resentful Conformity – RC)

Cette sous-échelle capte une dynamique psychologique subtile : le sentiment de colère, d’injustice ou de frustration éprouvé lorsqu’une personne se conforme aux stéréotypes de genre sous le poids de la contrainte sociale perçue. L’individu adopte les comportements attendus en public ou lors de nouvelles rencontres, mais vit cette conformité comme une amputation de son authenticité (« I feel uneasy when gender norms inhibit the way I can express myself in public », « It upsets me that gender norms influence my behaviors in public »). Cette dimension est un marqueur privilégié de la souffrance psychologique liée à l’oppression intériorisée.

3. Confort physique actif lié à la conformité (Active-Physical Comfort Conformity – APCC)

L’APCC mesure l’engagement volontaire et la satisfaction affective tirée de la modification corporelle active dans le but de correspondre aux idéaux de son genre. Les comportements ciblés englobent l’alimentation, les régimes et l’exercice physique (« I feel comfortable using diet/nutrition in order to have my body appear to others as conforming to my gender », « I enjoy using exercise/weight training that makes my appearance more consistent with gender expectations »). Contrairement à une simple injonction subie, cette dimension reflète l’intégration positive de pratiques corporelles normatives dans l’expérience subjective de l’individu.

4. Confort lié à l’apparence conforme (Comfort with Conformity-Appearance – CCA)

Cette dimension explore le sentiment d’attractivité, de bien-être et de confiance en soi dérivé de la présentation vestimentaire, de la coupe de cheveux et du style général en adéquation avec les attentes sociales (« I feel most attractive when my appearance matches others’ expectations of my gender », « I feel most comfortable getting my hair cut in a way that most people perceive to clearly match my gender »). Elle intègre également des items mesurant l’attrait pour la subversion des normes vestimentaires (« I feel most comfortable wearing clothes that do not conform to expectations of my gender »). Cette sous-échelle met en lumière le rôle central du corps visible comme vecteur d’affirmation ou de conflit identitaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la CAGES s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie du conseil et des études de genre :

La théorie des schémas de genre de Sandra Bem

La théorie des schémas de genre (Gender Schema Theory, Bem, 1981) postule que les individus développent des structures cognitives complexes filtrant la réalité à travers le prisme du genre. Pour Bem, les personnes hautement « typées selon le genre » (gender-typed) ont tendance à réguler spontanément leurs conduites pour les aligner sur les définitions culturelles de leur rôle de sexe. Spencer (2007) s’appuie sur ce postulat tout en le transcendant : là où Bem s’intéressait principalement au traitement cognitif de l’information, la CAGES examine la charge affective qui découle de l’activation de ces schémas.

La performativité du genre de Judith Butler

Dans la lignée des travaux de la philosophe Judith Butler (1990) sur la performativité du genre, l’expression de genre est conçue non comme l’émanation passive d’un sexe biologique, mais comme une répétition stylisée d’actes corporels régis par des normes punitives ou gratifiantes. La CAGES opérationnalise empiriquement les sanctions et récompenses psychologiques internes que l’acteur social s’inflige ou s’accorde en performant son genre sous le regard de la communauté.

La théorie du conflit de rôle de genre (Gender Role Conflict Theory)

Développée initialement par James O’Neil (1986), cette théorie explore l’état psychologique dans lequel les rôles de genre entraînent des conséquences négatives ou restrictives pour l’individu et son entourage. Spencer a étendu cette perspective pour formuler la dimension de « Resentful Conformity » : la conformité peut être vécue comme une aliénation conflictuelle, source d’anxiété et de dépression lorsque les valeurs profondes de l’individu entrent en collision avec les injonctions environnementales.

La théorie du stress des minorités d’Ilan Meyer

Le modèle du stress des minorités (Minority Stress Model, Meyer, 2003) éclaire la manière dont la non-conformité de genre expose les individus à des stresseurs distaux (discrimination, rejet, préjugés) qui se traduisent par des stresseurs proximaux (vigilance accrue, anxiété d’anticipation, honte intériorisée). La dimension « Discomfort with Nonconformity » reflète fidèlement cette internalisation de la sanction sociale chez les personnes redoutant le coût interpersonnel de leur non-alignement sur les normes hégémoniques.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de la CAGES ont été méticuleusement examinées au cours de plusieurs étapes de validation empirique menées auprès d’échantillons universitaires et communautaires :

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie dès la phase initiale de génération des items via une revue exhaustive de la littérature sur les rôles de genre et la consultation d’experts en psychologie sociale et clinique. Les formulations ont été affinées pour garantir qu’elles évaluent distinctement les affects (aisance, malaise, contrariété) plutôt que de simples compétences ou fréquences d’apparition comportementale.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des associations statistiques cohérentes avec plusieurs instruments de référence :

  • Gender Role Conflict Scale (GRCS) : Les scores à la sous-échelle Resentful Conformity et Discomfort with Nonconformity corrèlent positivement et significativement avec les sous-échelles du GRCS, notamment la restriction émotionnelle et le conflit entre travail et relations familiales, confirmant que le malaise lié au genre est indexé sur des tensions psychosociales réelles.
  • Anxiété sociale et interactionnelle : La dimension DWN montre des corrélations positives modérées à fortes (r = .35 à .48, p < .001) avec des inventaires d’anxiété sociale, illustrant le fait que l’appréhension du jugement d’autrui lors de la transgression des rôles de genre est intimement intriquée à la phobie sociale d’évaluation.
  • Estime de soi : Des corrélations négatives ont été observées entre la sous-échelle Resentful Conformity et les scores d’estime de soi globale mesurés par l’échelle de Rosenberg (r = -.28 à -.36, p < .01), suggérant que le sentiment de contrainte normative sape la considération de soi.

Validité discriminante

L’analyse des corrélations inter-échelles au sein de la CAGES confirme que les quatre dimensions partagent une variance commune modérée mais demeurent conceptuellement distinctes. Par exemple, la corrélation entre Active-Physical Comfort Conformity (APCC) et Resentful Conformity (RC) est proche de zéro ou légèrement négative, prouvant que le confort proactif dans les normes corporelles ne se confond pas avec une conformité forcée et rancunière.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle CAGES a été évaluée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les données psychométriques issues des travaux de Spencer (2007) rapportent des indices de consistance interne satisfaisants à excellents pour chacune des dimensions :

  • Discomfort with Nonconformity (DWN) : Les 11 items affichent un coefficient α compris entre .85 et .89, témoignant d’une très forte homogénéité des énoncés mesurant l’inconfort à braver les attentes de rôle.
  • Resentful Conformity (RC) : Bien que brève (3 items), cette sous-échelle présente un α variant de .75 à .82, ce qui démontre une excellente fiabilité pour un nombre restreint d’items.
  • Active-Physical Comfort Conformity (APCC) : Pour les 3 items consacrés au remodelage corporel et nutritionnel conforme, l’indice α se situe entre .78 et .84.
  • Comfort with Conformity-Appearance (CCA) : La dimension liée à l’apparence et au style vestimentaire (7 items) présente un α stable entre .76 et .83.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Des sous-échantillons réévalués sur un intervalle de deux à quatre semaines ont révélé des coefficients de corrélation test-retest (r) oscillant entre .72 et .84 pour l’ensemble des sous-échelles, indiquant une stabilité temporelle satisfaisante compatible avec la mesure de dispositions affectives et d’attitudes durables envers l’expression de genre.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la CAGES a été rigoureusement établie au cours du processus de développement empirique :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse factorielle exploratoire initiale a été conduite sur un pool d’items élargi auprès d’une cohorte d’étudiants universitaires. Une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax, delta = 0) a été privilégiée en raison des interrelations théoriques attendues entre les différentes facettes de l’expression de genre. Les critères de sédimentation de Cattell (scree plot) et les valeurs propres supérieures à 1.0 (critère de Kaiser-Guttman) ont clairement mis en évidence une structure sous-jacente à quatre facteurs expliquant une part substantielle de la variance totale (plus de 52 %).

Les items retenus présentaient tous des saturations factorielles (factor loadings) primaires robustes (≥ .45) sur leur facteur de rattachement, sans saturations croisées problématiques (≤ .25 sur les facteurs secondaires). Les items inversés de la dimension DWN (ex. items 1, 3, 5, 6) ont saturé négativement sur le facteur d’inconfort avant recodage, confirmant leur pertinence théorique.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Une analyse factorielle confirmatoire a ensuite été réalisée sur un échantillon indépendant afin de tester l’adéquation du modèle théorique à quatre facteurs corrélés par rapport à un modèle unifactoriel concurrent. Les indices d’ajustement globaux ont confirmé la supériorité éclatante du modèle quadridimensionnel :

  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) : > .92
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > .90
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : .054 (intervalle de confiance à 90 % [.046, .062])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : .058

Ces métriques respectent les seuils méthodologiques conventionnels préconisés par Hu et Bentler (1999), attestant de la validité structurelle robuste de la CAGES.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous les caractéristiques techniques suivantes :

  • Nom complet de l’outil : Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (Comfort and Conformity of Gender Expression Scale – CAGES)
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report questionnaire)
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne
  • Durée d’administration : Approximativement 5 à 10 minutes
  • Nombre total d’items : 24 énoncés
  • Nombre de dimensions : 4 sous-échelles :
    • Discomfort with Nonconformity (DWN) : 11 items
    • Resentful Conformity (RC) : 3 items
    • Active-Physical Comfort Conformity (APCC) : 3 items
    • Comfort with Conformity-Appearance (CCA) : 7 items
  • Modalités de réponse : Échelle ordinale de Likert à 4 points sans point neutre médian :
    • Strongly Disagree (SD) = 1 (Fortement en désaccord)
    • Disagree (D) = 2 (En désaccord)
    • Agree (A) = 3 (D’accord)
    • Strongly agree (SA) = 4 (Fortement d’accord)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Les items signalés par un astérisque (*) doivent faire l’objet d’un score inversé avant le calcul (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1). Dans la sous-échelle DWN, les items 1, 3, 5 et 6 sont inversés.
    • Un score moyen ou un score brut cumulé est calculé séparément pour chaque sous-échelle. Il n’est généralement pas recommandé de calculer un score global unitaire sans tenir compte de la spécificité des profils dimensionnels, compte tenu de la valence contrastée de certaines sous-échelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication originale : 2007
  • Auteure principale : Katherine Spencer, Ph.D.
  • Institution de rattachement : Université du Missouri-Columbia
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’échelle CAGES a été diffusée publiquement dans le cadre d’une thèse doctorale académique accessible via le dépôt institutionnel MOspace de l’Université du Missouri. L’instrument est disponible à titre gratuit pour la recherche académique, scientifique et l’évaluation clinique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement le travail doctoral original de Spencer (2007). Tout usage commercial direct ou intégration dans un logiciel propriétaire requiert l’autorisation explicite préalable de l’auteure.

12. Références / References

Les sources théoriques et psychométriques fondamentales relatives à la CAGES sont présentées ci-dessous en style APA 7e édition :

  • Bem, S. L. (1981). Gender schema theory: A cognitive account of sex typing. Psychological Review, 88(4), 354–364. https://doi.org/10.1037/0033-295X.88.4.354
  • Butler, J. (1990). Gender trouble: Feminism and the subversion of identity. Routledge.
  • Eagly, A. H., & Wood, W. (2012). Social role theory. In P. A. M. Van Lange, A. W. Kruglanski, & E. T. Higgins (Eds.), Handbook of theories of social psychology (Vol. 2, pp. 458–476). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781446249222.n49
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
  • O’Neil, J. M., Helms, B. J., Gable, R. K., David, V., & Wrightsman, L. S. (1986). Gender-Role Conflict Scale: College men’s fear of femininity. Sex Roles, 14(5–6), 335–350. https://doi.org/10.1007/BF00287583
  • Spencer, K. (2007). Development and validation of the Comfort and Conformity of Gender Expression Scale (CAGES) (Doctoral dissertation, University of Missouri-Columbia). MOspace Institutional Repository. https://mospace.umsystem.edu/xmlui/handle/10355/4826

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I feel comfortable talking with others about ways that gender-role stereotypes can be challenged. *
2

I feel uncomfortable if I do not conform to gender expectations in social situations.
3

I enjoy challenging societal gender norms in creating my personal spaces (e.g. home/office). *
4

I am uncomfortable interacting with others in ways that do not conform to gender expectations.
5

I am comfortable interacting with others in ways that defy gender norms. *
6

I feel comfortable purchasing items that are inconsistent with social expectations of my gender. *
7

I would feel upset if my personal environment (e.g. home/office) did not conform to gender expectations.
8

I feel uncomfortable when my appearance does not meet others' expectations of my gender.
9

I feel uneasy engaging in certain hobbies or activities that are not considered appropriate for my gender.
10

I feel most at ease when my personal environment (e.g. home‚ office) reflects what most people expect of my gender.
11

I feel uncomfortable purchasing things that most people might consider inappropriate for my gender.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (CAGES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-confort-et-de-conformite-de-lexpression-de-genre-cages/
Looti, Mohammed. “Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (CAGES).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-confort-et-de-conformite-de-lexpression-de-genre-cages/.
Looti, Mohammed. “Échelle de confort et de conformité de l’expression de genre (CAGES).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-confort-et-de-conformite-de-lexpression-de-genre-cages/.