Échelle de conflit interpersonnel au travail (ICAWS)

L’Échelle de conflit interpersonnel au travail (ICAWS), développée par Paul E. Spector et Steve M. Jex (1998), est un instrument psychométrique d’auto-évaluation en 4 items mesurant la fréquence des conflits, de l’incivilité et des comportements agressifs en milieu professionnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de conflit interpersonnel au travail (Interpersonal Conflict at Work Scale, ICAWS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par les psychologues du travail Paul E. Spector et Steve M. Jex en 1998. Conçue initialement dans le cadre d’un programme de recherche visant à mesurer les stresseurs professionnels et leurs manifestations somatiques et psychologiques, l’ICAWS évalue la fréquence à laquelle un travailleur fait l’expérience d’interactions conflictuelles, hostiles ou impolies avec d’autres personnes (collègues, supérieurs hiérarchiques, subordonnés ou clients) au sein de son environnement de travail.

L’instrument se caractérise par une concision remarquable : il comprend 4 items formulés de manière directe, mesurés à l’aide d’une échelle de fréquence en cinq points allant de « Never » (Jamais) à « Very Often » (Très souvent). L’ICAWS postule une structure factorielle unidimensionnelle, capturant un continuum de tensions interpersonnelles allant du désaccord verbal mineur aux comportements manifestement hostiles et agressifs (comme les éclats de voix ou les actes malveillants). Du point de vue de ses propriétés psychométriques, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,86 selon les échantillons et les contextes professionnels. Sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité de critère ont été confirmées par des corrélations robustes avec des tensions psychologiques (dépression, anxiété, épuisement professionnel), des symptômes somatiques (troubles musculosquelettiques, troubles gastro-intestinaux) ainsi que des comportements organisationnels délétères (intention de départ, comportements contre-productifs au travail).

2. Mots-clés / Keywords

conflit interpersonnel, stresseurs professionnels, ICAWS, Paul E. Spector, psychologie de la santé au travail, incivilité au travail, stress professionnel, comportements contre-productifs, validation psychométrique, santé au travail

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par deux figures majeures de la psychologie de la santé au travail (Occupational Health Psychology) :

  • Paul E. Spector, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie organisationnelle à la University of South Florida (Tampa, Floride, États-Unis). Auteur prolifique, il est internationalement reconnu pour ses travaux sur la satisfaction au travail, les stresseurs organisationnels, les comportements de citoyenneté et les comportements contre-productifs au travail. (Courriel institutionnel historique : [email protected] / Site professionnel : paulspector.com).
  • Steve M. Jex, Ph.D. : Professeur de psychologie industrielle et organisationnelle, ayant enseigné et dirigé des laboratoires de recherche à la Bowling Green State University et à la University of Central Florida. Ses recherches portent sur le stress au travail, l’incivilité, le leadership et l’adaptation des employés face aux contraintes professionnelles.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’ICAWS est de fournir aux chercheurs et aux praticiens de la santé au travail un outil diagnostique rapide, fiable et standardisé permettant d’évaluer l’exposition des individus aux stresseurs sociaux en milieu professionnel. Les conflits interpersonnels figurent parmi les stresseurs les plus répandus et les plus destructeurs au sein des organisations modernes. Pourtant, avant la publication de l’étude séminale de Spector et Jex en 1998, les instruments existants souffraient fréquemment de plusieurs limitations méthodologiques : soit ils étaient excessivement longs, ce qui entravait leur intégration dans de larges batteries de tests épidémiologiques ou longitudinaux, soit ils confondaient les composantes cognitives des désaccords de tâche avec les aspects émotionnels et comportementaux des conflits relationnels négatifs.

Dans le domaine de la recherche, l’ICAWS vise à dissocier les conflits interpersonnels d’autres stresseurs majeurs tels que la charge de travail quantitative (mesurée en miroir par le Quantitative Workload Inventory, QWI) ou les contraintes situationnelles (mesurées par l’Organizational Constraints Scale, OCS). L’échelle permet ainsi de modéliser avec précision les voies étiologiques spécifiques par lesquelles les stresseurs sociaux impactent la santé physique et mentale des travailleurs. Elle est largement mobilisée dans les protocoles examinant le modèle exigences-ressources, les processus d’usure professionnelle (burnout), ainsi que les antécédents des comportements de retrait (absentéisme, présentéisme, roulement du personnel).

Sur le plan clinique et organisationnel, l’ICAWS sert d’outil d’audit des risques psychosociaux (RPS) et de baromètre du climat social. Elle aide les psychologues du travail, les médecins du travail et les consultants en ressources humaines à identifier les départements, les équipes ou les catégories professionnelles soumis à une toxicité relationnelle chronique. La détection précoce d’un score élevé à l’ICAWS justifie le déploiement d’interventions ciblées, telles que des médiations professionnelles, des formations à la communication non violente, la clarification des rôles hiérarchiques ou la mise en place de politiques rigoureuses de tolérance zéro face à l’incivilité et au harcèlement moral.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’ICAWS est le conflit interpersonnel au travail envisagé en tant que stresseur social chronique. En psychologie organisationnelle, le conflit interpersonnel est défini comme une situation dans laquelle deux ou plusieurs parties perçoivent des incompatibilités, des interférences ou une animosité réciproque, se traduisant par des comportements hostiles ou des communications négatives. L’ICAWS adopte une approche comportementale et descriptive de la fréquence d’occurrence, plutôt qu’une évaluation subjective de la sévérité émotionnelle ressentie.

Le spectre comportemental capturé par les quatre items de l’échelle s’étend le long d’un gradient d’intensité et d’agressivité :

  • Les disputes et altercations verbales (Item 1 : arguments) : Cette dimension renvoie aux échanges conflictuels explicites, bilatéraux ou multilatéraux, où des divergences d’opinions ou d’intérêts dégénèrent en querelles manifestes. Bien qu’elles puissent découler de désaccords initiaux sur le travail, ces disputes prennent une tournure personnelle et acrimonieuse.
  • Les manifestations d’agressivité verbale ouverte (Item 2 : yelling) : Se faire crier dessus représente une transgression nette des normes de civilité professionnelle. Cet item capture un comportement agressif asymétrique ou symétrique, souvent associé à des dynamiques d’abus de pouvoir, d’intimidation ou de perte de contrôle émotionnel au sein de l’environnement de travail.
  • L’incivilité interpersonnelle et l’impolitesse (Item 3 : rude behavior) : L’incivilité au travail, théorisée notamment par Andersson et Pearson (1999), correspond à des comportements de faible intensité défiant les normes de respect mutuel, caractérisés par une intention ambiguë de nuire (e.g., condescendance, dédain, manque d’égards élémentaires, sarcasmes).
  • Les comportements malveillants et l’hostilité délibérée (Item 4 : nasty things) : Cet aspect englobe les actes insidieux ou manifestes visant à blesser, discréditer, saboter ou ostraciser la cible. Il fait le pont avec la littérature sur l’agression organisationnelle passive ou active et les comportements contre-productifs ciblés sur les individus (CWB-I).

L’ICAWS capture ainsi le conflit interpersonnel comme un phénomène global et unitaire englobant tant les frictions ordinaires que les agressions interpersonnelles modérées. Le construit ne présuppose pas l’identité de l’émetteur : les sources du conflit peuvent être des pairs, des supérieurs hiérarchiques, des collaborateurs subordonnés ou des tierces parties externes (clients, usagers, patients), ce qui confère à l’instrument une transversalité applicable à tous les secteurs d’activité.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ICAWS s’enracine principalement dans la théorie transactionnelle du stress développée par Richard S. Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le stress n’est ni un simple stimulus environnemental ni une simple réponse biologique, mais une transaction dynamique entre la personne et son environnement, évaluée par l’individu comme taxant ou excédant ses ressources d’adaptation et menaçant son bien-être. Les conflits interpersonnels agissent comme des stresseurs environnementaux saillants qui déclenchent une évaluation cognitive primaire de menace (atteinte à l’estime de soi, à la sécurité psychologique, au statut social) et mobilisent d’importantes ressources d’adaptation cognitive et émotionnelle.

Deuxième cadre théorique central, la théorie de la conservation des ressources (Conservation of Resources theory, COR) de Stevan E. Hobfoll (1989) postule que les individus s’efforcent d’obtenir, de préserver, de protéger et de renouveler leurs ressources précieuses (énergétiques, sociales, psychologiques). Les conflits interpersonnels chroniques constituent une spirale de perte de ressources : faire face à des collègues impolis, se défendre lors d’altercations ou endurer des cris draine les réserves d’énergie cognitive et émotionnelle, empêchant le travailleur de consacrer ces ressources à ses tâches fondamentales ou à sa récupération psychologique.

De plus, l’ICAWS est intimement liée à la théorie des événements affectifs (Affective Events Theory, AET) proposée par Weiss et Cropanzano (1996). Selon l’AET, les événements vécus dans l’environnement de travail immédiat — particulièrement les interactions sociales négatives — génèrent des réactions affectives instantanées (colère, humiliation, frustration, anxiété). L’accumulation de ces épisodes émotionnels négatifs érode progressivement les attitudes professionnelles (baisse de l’implication organisationnelle, diminution de la satisfaction) et engendre des comportements réactifs guidés par l’affect, tels que le désengagement ou les comportements contre-productifs.

Enfin, Spector et Fox (2005) ont articulé le modèle stresseur-émotion des comportements contre-productifs au travail (Stressor-Emotion Model of CWB). Dans ce modèle, l’ICAWS est positionnée en tant qu’antécédent déclencheur direct d’émotions négatives intenses. Lorsque les travailleurs perçoivent un faible contrôle sur leur situation ou éprouvent une injustice relationnelle, ces émotions négatives provoquées par les conflits interpersonnels augmentent significativement la probabilité qu’ils adoptent en représailles des comportements contre-productifs dirigés contre l’organisation (CWB-O) ou contre leurs collègues (CWB-I).

7. Validité / Validity

La validité de l’ICAWS a fait l’objet d’évaluations rigoureuses et continues depuis sa publication initiale en 1998, tant par ses auteurs d’origine que par des chercheurs indépendants à travers le monde.

Validité convergente et corrélations avec les tensions (Strains)

Dans l’étude princeps de Spector et Jex (1998), compilant des données issues de 18 échantillons distincts représentant plusieurs milliers de participants, l’ICAWS a démontré des associations convergentes systématiques et statistiquement significatives avec une série d’indicateurs de tension psychologique et physique :

  • Anxiété et dépression : Des corrélations positives modérées à fortes sont observées avec les échelles d’anxiété (corrélations moyennes de r = 0,30 à 0,42) et de dépression (r = 0,25 à 0,38).
  • Symptômes somatiques : L’ICAWS est corrélée de manière significative avec l’inventaire des symptômes physiques (Physical Symptoms Inventory, PSI) (r moyen autour de 0,26 à 0,35), attestant que les stresseurs relationnels s’incarnent directement dans la santé biologique (maux de tête, troubles du sommeil, troubles digestifs).
  • Frustration et épuisement professionnel : Les dimensions d’épuisement émotionnel du Maslach Burnout Inventory (MBI) affichent des corrélations moyennes robustes oscillant entre 0,35 et 0,48.

Validité discriminante

La validité discriminante de l’ICAWS a été établie par rapport aux autres stresseurs mesurés concomitamment :

  • La corrélation moyenne entre l’ICAWS et la charge de travail quantitative (QWI) se situe généralement entre r = 0,15 et 0,28, indiquant que la charge mentale ou temporelle ne se confond pas avec les frictions sociales.
  • La corrélation avec les contraintes organisationnelles (OCS) est plus élevée (autour de r = 0,35 à 0,45), ce qui est théoriquement cohérent puisque les collègues non coopératifs constituent souvent une contrainte situationnelle, mais l’analyse factorielle confirmatoire démontre que les deux concepts demeurent distincts.

Validité prédictive et de critère

Des études longitudinales et méta-analytiques ultérieures, notamment la méta-analyse de Hershcovis et al. (2007) sur l’agression au travail et les travaux de Bruk-Lee et Spector (2006), ont montré que l’ICAWS prédit de façon prospective l’absentéisme maladie, les intentions de démission volontaire et l’émergence de comportements contre-productifs. Bruk-Lee et Spector (2006) ont en outre démontré la validité différentielle de l’échelle lorsqu’elle est adaptée spécifiquement pour distinguer les conflits avec les collègues des conflits avec les superviseurs, ces derniers ayant un impact encore plus prononcé sur les intentions de quitter l’entreprise.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’ICAWS est caractérisée par une excellente stabilité et une consistance interne remarquable au vu de son format ultra-court (4 items) :

Consistance interne

D’après les analyses initiales de Spector et Jex (1998) menées sur plusieurs groupes professionnels (employés de bureau, cadres, soignants, ingénieurs), le coefficient alpha de Cronbach moyen s’élève à 0,74, avec des valeurs s’échelonnant entre 0,71 et 0,84 selon les sous-groupes. Dans la littérature psychométrique contemporaine, un alpha supérieur à 0,70 pour une échelle composée de seulement 4 items reflète une forte homogénéité des items sans redondance sémantique excessive. Des études ultérieures menées auprès de larges cohortes (e.g., Fox et al., 2001 ; Penney & Spector, 2005) ont rapporté des coefficients de consistance interne atteignant fréquemment 0,80 à 0,86.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Dans les études de panel longitudinales espacées de quelques semaines à plusieurs mois, l’ICAWS présente des coefficients de corrélation test-retest oscillant généralement entre 0,55 et 0,70. Cette stabilité modérée à élevée est théoriquement attendue : l’ICAWS capture un stresseur environnemental qui présente à la fois une dimension stable (climat d’équipe, toxicité organisationnelle pérenne) et une sensibilité aux fluctuations conjoncturelles (changements organisationnels, départs de collaborateurs toxiques, réorganisations de services).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’ICAWS a été explorée et validée à travers de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Lors de la phase initiale de développement par Spector et Jex (1998), les quatre items ont été soumis à des analyses en composantes principales et à des factorisations en axes principaux avec rotation oblique. Les résultats ont systématiquement mis en évidence un seul facteur prédominant avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (> 1,0), expliquant généralement entre 52 % et 68 % de la variance totale des items. Les saturations factorielles (factor loadings) de l’ensemble des 4 items sur ce facteur unique sont élevées, oscillant régulièrement entre 0,62 et 0,85, confirmant que tous les items contribuent de manière équilibrée au construit global.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles (SEM) ont ultérieurement testé la structure unidimensionnelle de l’ICAWS, notamment lorsqu’elle est introduite au sein de modèles de mesure incluant simultanément l’OCS, le QWI et le PSI. Les indices d’ajustement du modèle unifactoriel de l’ICAWS satisfont amplement les critères psychométriques stricts de Hu et Bentler :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : généralement supérieur à 0,98
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : supérieur à 0,97
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : inférieure à 0,05 (avec intervalles de confiance à 90 % acceptables)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : inférieur à 0,03

Les tests d’invariance de mesure ont également confirmé l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire de l’ICAWS entre les genres (hommes vs femmes) et à travers différents secteurs organisationnels (santé, éducation, industrie manufacturière), validant ainsi la possibilité de comparer directement les scores moyens entre ces groupes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report assessment).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
  • Population cible : Salariés, travailleurs indépendants, agents publics, professionnels de tout secteur d’activité.
  • Durée approximative de passation : Moins de 2 minutes.
  • Nombre total d’items : 4 items.
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence en 5 points de type Likert :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Rarely (Rarement)
    • 3 = Sometimes (Parfois)
    • 4 = Quite Often (Assez souvent)
    • 5 = Very Often (Très souvent)
  • Calcul du score :
    • Score total cumulé : Somme arithmétique directe des 4 items (score théorique allant de 4 à 20).
    • Score moyen : Moyenne arithmétique des 4 items (score allant de 1,00 à 5,00).
    • Sens de cotation : Tous les items sont formulés dans le sens du conflit ; il n’y a aucun item inversé (no reverse-scored items).
  • Interprétation des scores : Un score moyen proche de 1 indique un environnement de travail harmonieux et exempt de frictions interpersonnelles significatives. Un score moyen compris entre 2 et 3 correspond à un niveau modéré de conflit occasionnel. Un score moyen égal ou supérieur à 3,5 (ou score cumulé supérieur à 14) indique une exposition sévère et chronique à l’hostilité interpersonnelle, signalant un risque psychosocial critique exigeant une intervention immédiate.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1998 (dans le Journal of Occupational Health Psychology).
  • Droit d’auteur et propriété intellectuelle : Le droit d’auteur original appartient à Paul E. Spector et Steve M. Jex, ainsi qu’à l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et politique de gratuité : Le professeur Paul E. Spector accorde une autorisation permanente, gratuite et libre d’accès pour l’utilisation de l’ICAWS dans le cadre de la recherche académique sans but lucratif et de l’enseignement. Il n’est pas nécessaire de demander une permission écrite individuelle pour ces usages non commerciaux, sous réserve de citer formellement la publication de référence (Spector & Jex, 1998).
  • Utilisation commerciale et conseil : Toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes payantes de diagnostic d’entreprise ou pratique rémunérée de conseil RH requiert l’accord formel préalable de l’auteur. Les conditions d’utilisation détaillées sont consultables sur le site officiel de l’auteur : Conditions for Using Spector Assessments.

12. Références / References

  • Andersson, L. M., & Pearson, C. M. (1999). Tit for tat? The spiraling effect of incivility in the workplace. Academy of Management Review, 24(3), 452-471. https://doi.org/10.5465/amr.1999.2202131
  • Bruk-Lee, V., & Spector, P. E. (2006). The social stressors-counterproductive work behaviors link: Are conflicts with supervisors and coworkers the same? Journal of Occupational Health Psychology, 11(2), 145-153. https://doi.org/10.1037/1076-8998.11.2.145
  • Fox, S., Spector, P. E., & Miles, D. (2001). Counterproductive work behavior (CWB) in response to organizational constraints, emotional reactions, and affective cognitive personal factors. Journal of Vocational Behavior, 59(3), 291-309. https://doi.org/10.1006/jvbe.2001.1803
  • Hershcovis, M. S., Turner, N., Barling, J., Arnold, K. A., Dupré, K. E., Inness, M., LeBlanc, M. M., & Sivanathan, N. (2007). Predicting workplace aggression: A meta-analysis. Journal of Applied Psychology, 92(1), 228-238. https://doi.org/10.1037/0021-9010.92.1.228
  • Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513-524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Penney, L. M., & Spector, P. E. (2005). Job stress, incivility, and counterproductive work behavior (CWB): The moderating role of negative affectivity. Journal of Organizational Behavior, 26(7), 777-796. https://doi.org/10.1002/job.336
  • Spector, P. E., & Fox, S. (2005). The Stressor-Emotion Model of Counterproductive Work Behavior. In P. E. Spector & S. Fox (Eds.), Counterproductive work behavior: Investigations of actors and targets (pp. 151-174). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10893-007
  • Spector, P. E., & Jex, S. M. (1998). Development of four self-report measures of job stressors and strain: Interpersonal Conflict at Work Scale, Organizational Constraints Scale, Quantitative Workload Inventory, and Physical Symptoms Inventory. Journal of Occupational Health Psychology, 3(4), 356-367. https://doi.org/10.1037/1076-8998.3.4.356
  • Weiss, H. M., & Cropanzano, R. (1996). Affective events theory: A theoretical discussion of the structure, causes and consequences of affective experiences at work. Research in Organizational Behavior, 18, 1-74.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format / Response scale:

1 = Never
2 = Rarely
3 = Sometimes
4 = Quite Often
5 = Very Often
  1. How often do you get into arguments with others at work?
  2. How often do other people yell at you at work?
  3. How often are people rude to you at work?
  4. How often do other people do nasty things to you at work?
★

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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle de conflit interpersonnel au travail (ICAWS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-interpersonnel-au-travail-icaws/
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit interpersonnel au travail (ICAWS).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-interpersonnel-au-travail-icaws/.
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit interpersonnel au travail (ICAWS).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-interpersonnel-au-travail-icaws/.