Échelle de conflit de rôle de genre (GRCS)

L’Échelle de conflit de rôle de genre (GRCS) est un instrument psychométrique de 37 items développé par O’Neil et al. (1986) pour mesurer la détresse et les conflits psychologiques issus des normes traditionnelles de la masculinité à travers quatre dimensions majeures.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de conflit de rôle de genre (en anglais, Gender Role Conflict Scale ou GRCS) est un instrument psychométrique développé par James M. O’Neil et ses collaborateurs en 1986. Conçue pour opérationnaliser la théorie du conflit de rôle de genre chez les hommes, cette échelle mesure l’état psychologique dans lequel les rôles de genre socialement prescrits ont des conséquences négatives sur l’individu ou sur son entourage. L’instrument est composé de 37 items auto-rapportés évaluant quatre dimensions fondamentales : Réussite, pouvoir et compétition (SPC), Restriction émotionnelle (RE), Restriction du comportement affectif entre hommes (RABBM), et Conflit entre travail et relations familiales (CBWF). Les répondants se positionnent à l’aide d’une échelle de type Likert en six points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 6 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan psychométrique, la GRCS présente une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,89 pour les quatre sous-échelles, et dépassant 0,90 pour le score total. La stabilité temporelle test-retest sur des intervalles de deux à quatre semaines est comprise entre 0,72 et 0,86. Les analyses factorielles, qu’elles soient exploratoires ou confirmatoires, corroborent de façon reproductible la structure quadri-factorielle à travers divers échantillons universitaires, cliniques et communautaires. La validité de construit est étayée par des corrélations positives significatives avec la dépression, l’anxiété, la détresse psychologique générale, l’alexithymie, ainsi qu’une réticence marquée face à la recherche d’aide psychologique. La GRCS demeure l’un des instruments de mesure les plus influents dans le domaine de la psychologie du genre et des masculinités.

2. Mots-clés / Keywords

Conflit de rôle de genre, masculinité, socialisation masculine, restriction émotionnelle, compétition, rôle de genre, psychométrie, James M. O’Neil, santé mentale des hommes, psychologie du genre, affection entre hommes, stress lié au rôle de genre.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs dirigée par James M. O’Neil à l’Université du Connecticut :

  • James M. O’Neil, Ph.D. : Professeur émérite en psychologie du conseil et sciences de l’éducation au département d’Educational Psychology de l’Université du Connecticut (Storrs, Connecticut, États-Unis). Il est le principal théoricien du conflit de rôle de genre et a consacré plusieurs décennies de recherche à la psychologie des hommes et des masculinités au sein de l’American Psychological Association (Division 51).
  • Barbara J. Helms, Ph.D. : Spécialiste en évaluation éducative, psychométrie et méthodologie de recherche quantitative, affiliée à l’Université du Connecticut.
  • Robert K. Gable, Ed.D. : Professeur en méthodologie de recherche et psychométrie à l’Université du Connecticut et à la Johnson & Wales University, auteur d’ouvrages de référence sur le développement des échelles de mesure des attitudes.
  • Larry David, Ph.D. : Chercheur en psychologie du conseil et dynamique de groupe à l’Université du Connecticut.
  • Lawrence S. Wrightsman, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université du Kansas, figure reconnue en psychologie sociale, théorie des rôles et attitudes sociales.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Gender Role Conflict Scale est de mesurer de manière standardisée et empirique les conflits psychologiques et comportementaux vécus par les individus masculins en raison d’une adhésion rigide ou problématique aux normes traditionnelles de la masculinité. Selon le cadre conceptuel d’O’Neil, la socialisation masculine patriarcale impose des prescriptions strictes concernant le comportement, la réussite, la vulnérabilité émotionnelle et les relations interpersonnelles. Lorsque les hommes intériorisent ces normes rigides, ils s’exposent à un état de conflit intrapsychique et interpersonnel qui restreint leur potentiel humain et altère leur bien-être.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche empirique, la GRCS a permis de documenter les répercussions des normes de genre sur une multitude de variables psychosociales :

  • Santé mentale et psychopathologie : Étude des relations directes et médiatisées entre le conflit de rôle et les symptômes dépressifs, les idéations suicidaires, les troubles de l’usage de substances psychoactives et les troubles anxieux.
  • Comportements de recherche d’aide : Explication des barrières psychologiques qui empêchent les hommes de consulter des professionnels de la santé mentale et physique, l’aveu de faiblesse étant perçu comme incompatible avec les idéaux d’indépendance et de virilité.
  • Relations interpersonnelles et conjugales : Évaluation de l’impact des restrictions émotionnelles et de la compétition sur la satisfaction de couple, l’intimité relationnelle, la violence conjugale et la parentalité.
  • Diversité culturelle et intersectionnalité : Analyse comparée de la manifestation du conflit de rôle de genre selon les origines ethniques, l’orientation sexuelle et le milieu socio-économique.

Applications cliniques et d’intervention

Sur le plan clinique, la GRCS sert de guide psychoéducatif et diagnostique pour les psychothérapeutes accompagnant une patientèle masculine. L’identification des scores élevés sur des dimensions spécifiques (comme la restriction émotionnelle ou le besoin excessif de réussite) permet de déconstruire les croyances dysfonctionnelles apprises lors de la socialisation précoce. En rendant explicite la souffrance issue de la conformité aux injonctions masculines, l’outil favorise la prise de conscience, atténue la honte liée à la vulnérabilité et facilite l’apprentissage de nouvelles compétences émotionnelles et relationnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le conflit de rôle de genre (Gender Role Conflict) est défini par O’Neil comme un état psychologique négatif dans lequel les rôles de genre ont des conséquences néfastes pour l’individu ou pour autrui. Ce conflit se produit lorsque les normes de genre prescrites conduisent à une restriction, une dévaluation ou une violation du soi ou des autres. La GRCS opérationnalise ce construit à travers quatre facteurs majeurs distincts mais corrélés :

1. Réussite, pouvoir et compétition (Success, Power, and Competition – SPC)

Cette dimension comporte 13 items et mesure l’adhésion obsessionnelle aux idéaux de réussite professionnelle, de statut financier, d’autorité et de supériorité compétitive par rapport aux pairs. Les individus obtenant un score élevé sur cette dimension conditionnent leur valeur personnelle à leurs victoires matérielles et à leur domination hiérarchique. Ce besoin constant d’ascendance peut conduire à une surcharge de travail, à de l’anxiété de performance et à une incapacité à collaborer sereinement sans transformer les interactions en luttes de statut.

2. Restriction émotionnelle (Restrictive Emotionality – RE)

Composée de 10 items, cette dimension saisit les difficultés et les peurs associées à l’expression verbale et non verbale des sentiments, ainsi que l’incapacité à communiquer ses besoins émotionnels intimes. Sous l’influence de la socialisation masculine traditionnelle, exprimer de la tristesse, de la tendresse ou de la vulnérabilité est assimilé à une faiblesse inacceptable. Les individus répriment leurs affects, éprouvent des difficultés à trouver les mots pour exprimer leurs états internes (traits alexithymiques) et redoutent que toute démonstration de sensibilité ne les rende vulnérables aux attaques d’autrui.

3. Restriction du comportement affectif entre hommes (Restrictive Affectionate Behavior Between Men – RABBM)

Cette sous-échelle comprend 8 items et quantifie l’inconfort, la tension et l’inhibition éprouvés par les hommes lorsqu’il s’agit d’exprimer des sentiments d’affection, de tendresse ou de proximité physique (comme une étreinte) envers d’autres hommes. Cette restriction est profondément ancrée dans l’homophobie intériorisée et la peur d’être perçu comme homosexuel ou féminisé. Elle appauvrit le réseau de soutien social des hommes en limitant la profondeur et l’intimité de leurs amitiés masculines.

4. Conflit entre travail et relations familiales (Conflict Between Work and Family Relations – CBWF)

Comportant 6 items, cette dimension évalue la tension vécue lorsque les exigences excessives liées au travail ou aux études empiètent sur la santé personnelle, les loisirs et la vie familiale. Les individus concernés ressentent un déchirement chronique entre l’injonction d’être le principal pourvoyeur économique dévoué à sa carrière et le désir ou le devoir d’être présent émotionnellement auprès de leur partenaire et de leurs enfants. Cela se traduit par un épuisement professionnel, de la détresse somatique et des conflits conjugaux récurrents.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la GRCS s’articule autour de la théorie du conflit de rôle de genre développée par James M. O’Neil (1981, 1982, 2008, 2015), elle-même influencée par la théorie de l’apprentissage social et le paradigme de la tension du rôle de genre (Gender Role Strain Paradigm) formulé par Joseph Pleck (1981, 1995).

Le paradigme de la tension de rôle de Pleck

Avant les travaux d’O’Neil, le modèle traditionnel de l’identité de rôle de genre postulait que l’adoption des stéréotypes masculins était le signe d’un développement psychologique sain. Pleck a renversé ce paradigme en affirmant que les rôles de genre sont contradictoires, incohérents et sources inhérentes de stress. Pleck a identifié trois types de tensions :

  • La tension de divergence (Discrepancy Strain) : La détresse résultant de l’échec à atteindre les standards irréalistes de la masculinité idéale.
  • La tension de dysfonctionnement (Dysfunction Strain) : Les conséquences néfastes subies par l’individu et son entourage même lorsqu’il parvient à se conformer aux normes masculines (par exemple, violence, répression affective, prise de risque physique).
  • La tension de traumatisme (Trauma Strain) : Les séquelles psychologiques issues du processus traumatique et coercitif de socialisation masculine durant l’enfance.

La théorie du conflit de rôle d’O’Neil et la « Peur de la féminité »

O’Neil a enrichi ces notions en postulant que le moteur central du conflit de rôle de genre chez les hommes est la peur de la féminité (fear of femininity). Dans les sociétés patriarcales, la masculinité se construit négativement : devenir un homme consiste avant tout à ne pas être une femme et à rejeter toute caractéristique associée au genre féminin (vulnérabilité, expressivité affective, dépendance, douceur). Cette peur inconsciente ou consciente de paraître féminin génère une surveillance continue de son propre comportement et de celui des autres hommes.

O’Neil décrit le conflit de rôle comme opérant à travers quatre contextes situationnels majeurs :

  1. Intrapersonnel : Conflit interne ressenti au niveau des pensées et des émotions individuelles (auto-dévalorisation, anxiété face à l’échec).
  2. Interpersonnel : Difficultés vécues dans les relations avec autrui (partenaire, amis, collègues).
  3. Intragroupe : Tensions au sein du groupe de pairs masculins (rivalité, pression de conformité).
  4. Intergroupe : Dynamiques de domination et préjugés envers d’autres groupes sociaux (femmes, minorités sexuelles).

7. Validité / Validity

L’accumulation des preuves psychométriques depuis la publication princeps de 1986 démontre que la GRCS possède d’excellentes qualités métrologiques en termes de validité de construit, de validité convergente et de validité discriminante.

Validité convergente

De nombreuses études ont examiné les corrélations entre les dimensions de la GRCS et divers construits psychologiques pertinents :

  • Détresse psychologique et dépression : Des méta-analyses confirment des corrélations modérées à fortes entre les scores de la GRCS (notamment la restriction émotionnelle et le conflit travail-famille) et les scores de dépression mesurés par le Beck Depression Inventory (BDI) et le Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D), avec des coefficients variant entre $r = 0{,}30$ et $r = 0{,}48$ ($p < 0{,}001$).
  • Alexithymie : La sous-échelle de restriction émotionnelle (RE) présente une corrélation élevée ($r = 0{,}45$ à $0{,}60$) avec la Toronto Alexithymia Scale (TAS-20), confirmant que la répression émotionnelle masculine est étroitement liée à l’incapacité cognitive à identifier et verbaliser les états affectifs.
  • Attitudes envers la recherche d’aide professionnelle : Les dimensions RE et RABBM prédisent systématiquement des attitudes négatives envers les consultations psychologiques (mesurées par l’ATSPPHS de Fischer et Turner), avec des corrélations négatives significatives ($r = -0{,}25$ à $-0{,}42$).
  • Normes de masculinité : Des associations positives fortes ont été démontrées avec le Conformity to Masculine Norms Inventory (CMNI) développé par Mahalik et collègues, attestant que la GRCS capture bien les répercussions directes de l’adhésion aux normes viriles.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée en montrant que la GRCS mesure des tensions distinctes du stress général perçu ou du névrosisme pur. Lorsque le névrosisme ou les traits généraux de personnalité du Big Five sont contrôlés statistiquement par régression hiérarchique, les dimensions de la GRCS continuent d’expliquer une part significative et unique de variance dans les indices de bien-être subjectif, d’ajustement marital et d’estime de soi.

Validité transculturelle

La validité de la GRCS a été évaluée et démontrée dans de nombreux pays et contextes culturels, notamment au Canada, en Espagne, au Japon, en Corée du Sud, à Taïwan, en Turquie et dans divers pays scandinaves. Bien que les niveaux moyens de conflit puissent fluctuer selon les normes culturelles de collectivisme ou d’individualisme, les quatre dimensions fondamentales se maintiennent de manière stable.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été documentée sur le plan de la consistance interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

Dans l’étude originelle d’O’Neil et al. (1986), menée auprès d’un échantillon d’hommes universitaires, les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour chaque sous-échelle étaient les suivants :

  • Réussite, pouvoir et compétition (SPC) : $\alpha = 0{,}85$
  • Restriction émotionnelle (RE) : $\alpha = 0{,}82$
  • Restriction du comportement affectif entre hommes (RABBM) : $\alpha = 0{,}83$
  • Conflit entre travail et relations familiales (CBWF) : $\alpha = 0{,}75$

Des réplications ultérieures menées sur des populations diversifiées (incluant des hommes adultes non universitaires, des militaires et des populations cliniques) ont rapporté des valeurs de consistance interne comparables ou supérieures, allant de 0,82 à 0,88 pour SPC, de 0,80 à 0,89 pour RE, de 0,82 à 0,87 pour RABBM, et de 0,75 à 0,84 pour CBWF. L’échelle totale affiche régulièrement un alpha supérieur à 0,90.

Fidélité test-retest

Les études de stabilité temporelle attestent de la cohérence des scores à travers le temps. Sur un intervalle de quatre semaines, O’Neil et al. ont rapporté des coefficients de corrélation test-retest variant entre $r = 0{,}72$ et $r = 0{,}86$ pour les quatre sous-échelles, indiquant que le conflit de rôle de genre constitue un construit relativement stable dans le temps tout en restant sensible aux interventions thérapeutiques et aux transitions de vie.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La détermination de la structure factorielle de la GRCS repose sur une démarche psychométrique rigoureuse combinant analyse exploratoire initiale et modélisations confirmatoires ultérieures.

Analyse factorielle exploratoire (AFE) princeps

Lors du développement initial (O’Neil et al., 1986), un ensemble de plus de 100 items préliminaires a été soumis à des analyses factorielles en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax). Les critères de sélection incluaient une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,0, une saturation minimale de 0,35 sur le facteur primaire, et l’absence de saturation croisée supérieure à 0,30 sur d’autres facteurs. Cette analyse a abouti à l’extraction claire des 4 facteurs expliquant approximativement 36 % à 40 % de la variance totale, permettant de retenir les 37 items finaux les plus performants.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Des travaux ultérieurs (notamment Good et al., 1995 ; Moradi et al., 2000) ont soumis la GRCS à l’épreuve de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur de larges échantillons indépendants. Les indices d’ajustement structurel soutiennent la supériorité du modèle à quatre facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : supérieur à 0,90
  • Comparative Fit Index (CFI) : oscillant généralement entre 0,90 et 0,93
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,045 et 0,060, indiquant une erreur d’approximation raisonnable et acceptable pour un modèle comptant 37 items.

Certaines recherches ont également testé un modèle hiérarchique de second ordre, où les quatre facteurs de premier ordre sont sous-tendus par un facteur global de conflit de rôle de genre. Ce modèle de second ordre présente des indices statistiques robustes, justifiant ainsi tant l’usage des scores dimensionnels indépendants que celui d’un score total composite dans les recherches empiriques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Gender Role Conflict Scale (GRCS)
  • Nom en français : Échelle de conflit de rôle de genre
  • Auteurs : James M. O’Neil, Barbara J. Helms, Robert K. Gable, Larry David et Lawrence S. Wrightsman (1986)
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé
  • Population cible : Hommes adultes et jeunes adultes (une version pour adolescents, GRCS-A, a également été développée en 2005)
  • Nombre total d’items : 37 items formulés sous forme d’affirmations à la première personne
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 6 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Slightly Disagree (Plutôt pas d’accord)
    • 4 = Slightly Agree (Plutôt d’accord)
    • 5 = Agree (D’accord)
    • 6 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Structure des sous-échelles :
    • Sous-échelle 1 : Success, Power, and Competition (SPC) — 13 items : 1, 5, 8, 12, 14, 18, 21, 23, 24, 28, 32, 34, 37.
    • Sous-échelle 2 : Restrictive Emotionality (RE) — 10 items : 2, 6, 9, 13, 15, 19, 22, 25, 29, 30.
    • Sous-échelle 3 : Restrictive Affectionate Behavior Between Men (RABBM) — 8 items : 3, 7, 10, 16, 20, 26, 33, 35.
    • Sous-échelle 4 : Conflict Between Work and Family Relations (CBWF) — 6 items : 4, 11, 17, 27, 31, 36.
  • Modalités de cotation : Calcul de la moyenne ou de la somme pour chaque sous-échelle. Un score total peut être obtenu par la somme ou la moyenne de l’ensemble des 37 items. Tous les items sont formulés dans le sens direct (aucun item inversé). Plus le score est élevé, plus le niveau de conflit lié au rôle de genre est important.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1986.
  • Statut du droit d’auteur : Le questionnaire a été initialement publié dans la revue Sex Roles (Springer Nature). Les droits académiques de recherche appartiennent aux auteurs et à l’éditeur scientifique d’origine.
  • Tarifs et accessibilité : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour les travaux de recherche académique, les thèses universitaires et les applications cliniques à but non lucratif. Les auteurs encouragent la diffusion scientifique de l’échelle, sous condition de citation explicite des publications originales.
  • Demande d’autorisation : Pour des utilisations commerciales ou l’intégration dans des plateformes logicielles privées à des fins lucratives, une autorisation formelle doit être demandée auprès de l’auteur principal (Dr. James M. O’Neil) ou des titulaires de droits de l’article princeps de 1986.

12. Références / References

Les publications fondatrices et les études empiriques majeures relatives à la GRCS comprennent :

  • Blazina, C., Pisecco, S., & O’Neil, J. M. (2005). An adaptation of the Gender Role Conflict Scale for Adolescents: Psychometric issues and correlates with psychological distress. Psychology of Men & Masculinity, 6(1), 39–45. https://doi.org/10.1037/1524-9220.6.1.39
  • Cartier, C. R. (2009). Asian American Men’s Gender Role Conflict: An Investigation of Racism-Related Stress (Master’s thesis, University of Wisconsin-Stout). http://www2.uwstout.edu/content/lib/thesis/2009/2009cartierc.pdf
  • Good, G. E., Robertson, J. M., Fitzgerald, L. F., Stevens, M., & Bartels, K. M. (1995). The Gender Role Conflict Scale: Examining substance and construct validity. Journal of Counseling & Development, 73(4), 433–440. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.1995.tb01777.x
  • Moradi, B., Tokar, D. M., Schaub, M., & Jome, L. M. (2000). Revisiting the factor structure of the Gender Role Conflict Scale: Further evidence of construct validity. Sex Roles, 43(3/4), 259–269. https://doi.org/10.1023/A:1007038318042
  • O’Neil, J. M. (1981). Patterns of gender role conflict and strain: Sexism and fear of femininity in men’s lives. Personnel and Guidance Journal, 60(4), 203–210. https://doi.org/10.1002/j.2164-4918.1981.tb00720.x
  • O’Neil, J. M. (2008). Summarizing 25 years of research on men’s gender role conflict using the Gender Role Conflict Scale: New research paradigms and clinical implications. The Counseling Psychologist, 36(3), 358–445. https://doi.org/10.1177/0011000008317057
  • O’Neil, J. M. (2015). Men’s gender role conflict: Psychological costs, consequences, and an agenda for change. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/14469-000
  • O’Neil, J. M., Helms, B. J., Gable, R. K., David, L., & Wrightsman, L. S. (1986). Gender Role Conflict Scale: College men’s fear of femininity. Sex Roles, 14(5-6), 335–350. https://doi.org/10.1007/BF00287583
  • Pleck, J. H. (1995). The gender role strain paradigm: An update. In R. F. Levant & W. S. Pollack (Eds.), A new psychology of men (pp. 11–32). Basic Books.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Slightly Disagree, 4 = Slightly Agree, 5 = Agree, 6 = Strongly Agree

  1. Moving up the career ladder is important to me.
  2. I have difficulty telling others I care about them.
  3. Verbally expressing my love to another man is difficult for me.
  4. I reel torn between my hectic work schedule and caring for my health.
  5. Making money is part of my idea of being a successful man.
  6. Strong emotions are difficult for me to understand.
  7. Affection with other men makes me tense.
  8. I sometimes define my personal value by my career success.
  9. Expressing feelings makes me feel open to attack by other people.
  10. Expressing my emotions to other men is risky.
  11. My career‚ job‚ or school affects the quality of my leisure or family life.
  12. I evaluate other people’s value by their level of achievement and success.
  13. Talking about my feelings during sexual relations is difficult for me.
  14. I worry about failing and how it affects my doing well as a man.
  15. I have difficulty expressing my emotional needs to my partner.
  16. Men who touch other men make me uncomfortable.
  17. Finding time to relax is difficult for me.
  18. Doing well all the time is important to me.
  19. I have difficulty expressing my tender feelings.
  20. Hugging other men is difficult for me.
  21. I often feel that I need to be in charge of those around me.
  22. Telling others of my strong feelings is not part of my sexual behavior.
  23. Competing with others is the best way to succeed.
  24. Winning is a measure of my value and personal worth.
  25. I often have trouble finding words that describe how I am feeling.
  26. I am sometimes hesitant to show my affection to men because of how others might perceive me.
  27. My needs to work or study keep me from my family or leisure more than would like.
  28. I strive to be more successful than others.
  29. I do not like to show my emotions to other people.
  30. Telling my partner my feelings about him/her during sex is difficult for me.
  31. My work or school often disrupts other parts of my life (home‚ family‚ health leisure.
  32. I am often concerned about how others evaluate my performance at work or school.
  33. Being very personal with other men makes me feel uncomfortable.
  34. Being smarter or physically stronger than other men is important to me.
  35. Men who are overly friendly to me make me wonder about their sexual preference (men or women).
  36. Overwork and stress caused by a need to achieve on the job or in school‚ affects/hurts my life.
  37. I like to feel superior to other people.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle de conflit de rôle de genre (GRCS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-de-role-de-genre-grcs/
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit de rôle de genre (GRCS).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-de-role-de-genre-grcs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit de rôle de genre (GRCS).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-de-role-de-genre-grcs/.