Échelle de conflit avec la famille

L’Échelle de conflit avec la famille (CTS) est un outil psychométrique validé mesurant les stratégies de négociation, l’agression verbale et la violence physique entre frères, sœurs et parents.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de conflit avec la famille (dérivée de la Conflict Tactics Scale ou CTS de Murray A. Straus, adaptée pour les relations fraternelles et parentales) constitue l’un des instruments psychométriques et sociologiques les plus utilisés à l’échelle internationale pour mesurer les stratégies de gestion des différends intrafamiliaux et la prévalence de la violence interpersonnelle au sein du système familial. Développée initialement à la fin des années 1970 au sein du Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire, cette échelle opérationnalise la résolution des conflits non pas comme un phénomène homogène ou binaire, mais comme un continuum comportemental allant de modes constructifs et pacifiques à des actes d’agression physique sévère.

Le questionnaire présenté ici comporte 15 items comportementaux distincts (items A à O) évaluant trois dimensions factorielles fondamentales : la Négociation / Raisonnement (tactiques rationnelles et calmes visant le compromis), l’Agressivité verbale / Psychologique (insultes, menaces verbales, refus de communication, manifestations de bouderie ou claquements de porte) et la Violence physique (divisée en violence mineure comme bousculer ou lancer des objets, et violence sévère comme frapper avec un objet dur). Les participants quantifient la fréquence d’occurrence de chaque comportement au cours de l’année écoulée à travers une échelle ordinale de type Likert en six points (allant de 0 = Jamais à 5 = Plus d’une fois par mois).

Sur le plan métrologique, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,70 à 0,88 pour les sous-échelles de raisonnement et d’agression verbale, et pouvant atteindre 0,82 à 0,90 pour les sous-échelles de violence physique dans les populations cliniques. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires et par une forte validité convergente avec des indices de dysfonctionnement familial, de détresse psychologique, d’anxiété et de troubles du comportement extériorisés. L’outil demeure une référence incontournable en victimologie, en psychologie clinique et en sociologie de la famille.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de conflit avec la famille, Conflict Tactics Scale, relations fraternelles, relations parents-enfants, violence intrafamiliale, agression verbale, négociation, psychométrie, évaluation comportementale, résolution de conflits, victimologie familiale.

3. Auteurs / Authors

L’architecture méthodologique et théorique de l’instrument repose sur les travaux pionniers du Professeur Murray Arnold Straus (1926–2016), sociologue émérite et codirecteur du Family Research Laboratory à l’Université du New Hampshire (Durham, NH, États-Unis). Ses recherches, conduites en étroite collaboration avec Richard J. Gelles (School of Social Policy & Practice, Université de Pennsylvanie) et Suzanne K. Steinmetz, ont révolutionné la conceptualisation et la mesure empirique de la violence domestique.

Les adaptations cliniques destinées aux relations fraternelles et filiales présentées dans les recueils d’instruments de mesure ont été systématisées et diffusées par des chercheurs en travail social et psychologie appliquée, notamment Joel Fischer (Université d’Hawaï à Manoa) et Kevin J. Corcoran (Université d’Oakland / Université de Pennsylvanie), à travers leurs ouvrages de référence sur la pratique clinique évaluative.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de conflit avec la famille est de quantifier objectivement les tactiques concrètes déployées par des individus lorsqu’un désaccord, une dispute ou une tension survient avec un membre de leur cellule familiale proche, plus précisément un frère, une sœur ou un parent. Historiquement, l’étude des conflits familiaux souffrait d’un biais majeur : la tendance des participants à dissimuler les comportements socialement réprouvés ou à catégoriser subjectivement leur environnement comme globalement « violent » ou « harmonieux » sans base comportementale précise.

La justification théorique et méthodologique de l’instrument repose sur la décontextualisation moralisatrice de la violence. En présentant initialement le conflit comme une composante inévitable et normale de toute vie en collectivité (« tous les membres d’une famille ont des désaccords »), l’échelle réduit la désirabilité sociale et le sentiment de culpabilité des répondants. Elle permet ainsi d’accéder à une mesure graduée des conduites réelles d’adaptation et de confrontation. L’outil poursuit une double vocation :

  • En recherche empirique et épidémiologique : Estimer la prévalence, l’incidence, la chronicité et la sévérité des conflits familiaux dans des échantillons communautaires ou représentatifs au niveau national ; étudier la transmission intergénérationnelle de la violence ; identifier les facteurs de risque sociodémographiques, parentaux ou psychopathologiques associés aux conduites coercitives.
  • En pratique clinique et médico-légale : Fournir aux thérapeutes familiaux, aux travailleurs sociaux et aux psychologues judiciaires un profil objectif des modes interactionnels au sein du foyer. L’outil permet de cartographier la réciprocité des conflits, de discriminer les disputes purement verbales des passages à l’acte physiques, d’évaluer le niveau de dangerosité immédiate et de mesurer l’efficacité d’interventions thérapeutiques ciblées (thérapies comportementales et cognitives de couple ou de famille, entraînement aux habiletés de communication, gestion de la colère).

L’échelle évite l’écueil des descriptions narratives vagues en isolant des actes spécifiques observables (par exemple, « claquer la porte », « lancer un objet », « frapper avec un objet dur »). Cette approche quantitative comportementale s’avère indispensable pour établir des seuils de gravité clinique et guider les décisions de protection de l’enfance ou de médiation familiale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle est le style tactique de gestion du conflit intrafamilial. Murray Straus postule que face à une situation de divergence d’intérêts ou de frustration au sein du système familial, les individus sélectionnent des stratégies comportementales appartenant à trois grandes dimensions hiérarchisées :

1. La Négociation et le Raisonnement (Items A, B, C, D)

Cette dimension englobe les comportements adaptatifs axés sur la communication rationnelle, la recherche de consensus et la médiation cognitive. Elle reflète la capacité de l’individu à moduler ses affects négatifs, à argumenter de manière logique et à faire appel à des tiers impartiaux pour résoudre l’impasse relationnelle.

  • Exemple opérationnel : Discuter du problème de façon relativement calme (Items A et B), rassembler des faits ou des informations pour étayer son point de vue (Item C), ou solliciter l’aide d’une tierce personne extérieure (Item D).
  • Implication psychologique : Indice de flexibilité cognitive, de compétences métacognitives et de régulation émotionnelle mature au sein du sous-système fraternel ou parental.

2. L’Agressivité verbale et psychologique (Items E, F, G, H)

Cette sous-échelle mesure l’utilisation de conduites hostiles non physiques destinées à infliger une détresse émotionnelle, à dominer psychologiquement l’interlocuteur ou à manifester un retrait punitif de la communication. L’agression psychologique s’exprime à travers deux pôles : l’expressivité hostile ouverte et la passivité-agressivité.

  • Exemple opérationnel : Se disputer avec véhémence sans crier (Item E), hurler et/ou proférer des insultes explicites (Item F), bouder ou opposer un mutisme hostile (Item G), quitter bruyamment la pièce en claquant la porte (Item H).
  • Implication psychologique : Marqueur d’impulsivité verbale, d’intolérance à la frustration et de stratégies de désengagement relationnel dysfonctionnelles visant à déstabiliser l’autre membre de la famille.

3. La Violence physique et les agressions comportementales directes (Items I, J, K, L, M, N)

Cette dimension capture l’utilisation de la force physique ou de menaces explicites de force physique pour contraindre l’autre ou évacuer l’excitation agressive. Sur le plan psychométrique, cette dimension est souvent subdivisée en violence physique mineure et violence physique sévère :

  • Violence indirecte et menaces : Lancer des objets sans viser l’autre ou détruire du matériel (Item I), menacer physiquement de frapper ou de projeter un objet (Item J).
  • Violence physique mineure / modérée : Lancer un objet en direction de l’autre (Item K), pousser, agripper ou bousculer la personne (Item L).
  • Violence physique sévère : Tenter de frapper ou frapper l’autre sans arme (Item M), frapper ou tenter de frapper l’autre à l’aide d’un objet contondant ou dur (Item N).
  • Implication psychologique : Atteinte à l’intégrité corporelle, escalade agressive incontrôlée, prédicteur majeur de traumatismes psychologiques, de blessures physiques et de signalement judiciaire.

L’item O (« Autre, veuillez préciser ») offre une flexibilité qualitative permettant de repérer des comportements atypiques non capturés par les 14 items standardisés.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement conceptuel de l’instrument s’enracine dans la théorie des systèmes familiaux articulée à la théorie du conflit social (Conflict Theory) et aux théories de l’apprentissage social formulées par Albert Bandura.

Contrairement aux modèles psychanalytiques classiques qui considéraient l’agression intrafamiliale comme la catharsis d’une pulsion innée ou le symptôme exclusif d’une pathologie individuelle intrapsychique, Murray Straus conçoit la famille comme un système social fondamentalement propice aux conflits. Selon Straus (1974, 1979), plusieurs caractéristiques structurelles rendent le conflit inhérent au groupe familial : l’intensité émotionnelle élevée, la promiscuité spatiale quotidienne, l’interdépendance des rôles, la multiplicité des motifs de litige (ressources financières, règles éducatives, hiérarchie de pouvoir) et le caractère involontaire de certaines affiliations (notamment la fratrie ou la filiation biologique).

Dès lors, le problème central n’est pas l’émergence du conflit, mais le choix des tactiques mobilisées pour le gérer. Ce cadre postule un modèle d’escalade séquentielle :

  1. Dans un premier temps, les acteurs recourent majoritairement à des stratégies cognitives et de négociation pacifique.
  2. Lorsque ces stratégies échouent ou si les compétences de communication sont déficitaires, la tension non résolue bascule vers l’agression verbale et psychologique.
  3. L’agressivité verbale agit fréquemment comme un précurseur ou un déclencheur direct du passage à l’acte physique, favorisant l’escalade vers des niveaux croissants de coercition corporelle.

L’apprentissage social fournit le mécanisme d’acquisition : les enfants et adolescents intériorisent les scripts comportementaux de résolution de problèmes en observant les interactions parentales et les dynamiques de fratrie. La légitimation culturelle de la force (« la violence comme ultime moyen d’imposer son autorité ») normalise l’emploi de tactiques agressives au sein du foyer, perpétuant ainsi des cycles intergénérationnels de violence.

7. Validité / Validity

La validité de l’échelle a fait l’objet de centaines d’études empiriques menées auprès d’échantillons cliniques, collégiaux et représentatifs de la population générale à travers le monde (Straus, 1979, 1990 ; Straus & Gelles, 1990).

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été garantie par une formulation d’items ancrés dans des actes concrets et observables plutôt que dans des interprétations subjectives d’intentions (« Mon frère voulait me blesser » est exclu ; « Mon frère m’a bousculé » est retenu). La validité de construit est étayée par la concordance théorique des sous-échelles : les scores d’agression verbale et physique corrèlent positivement entre eux (généralement r = 0,45 à 0,65), traduisant le continuum de l’escalade agressive, tandis que la sous-échelle de négociation présente des corrélations faibles à modérément négatives avec les formes les plus sévères de violence physique.

Validité convergente et divergente

De nombreuses recherches démontrent que les scores de violence fraternelle et parentale sur la CTS corrèlent de façon significative avec :

  • Les mesures de symptomatologie dépressive et anxieuse chez les victimes (évaluées via le BDI ou le SCL-90-R ; r = 0,25 à 0,40, p < 0,001).
  • L’approbation normative de la violence physique comme méthode de discipline ou de règlement de comptes (r = 0,35 à 0,50).
  • Les scores d’hostilité globale et d’impulsivité (évalués par l’inventaire d’agressivité de Buss-Perry).

La validité divergente est attestée par de faibles corrélations avec les traits de personnalité stables non reliés à l’émotivité ou à la gestion relationnelle (comme l’ouverture à l’expérience) et par une indépendance relative vis-à-vis du quotient intellectuel verbal, prouvant que l’instrument capture spécifiquement la dynamique relationnelle coercive.

Validité prédictive et sensibilité au changement

L’échelle possède une excellente validité prédictive documentée de façon longitudinale : la victimisation ou la perpétration de violences fraternelles mesurée par la CTS prédit de manière robuste l’agression dans les relations amoureuses à l’âge adulte (violence entre partenaires intimes) ainsi que le risque de maltraitance envers ses propres enfants (Straus & Gelles, 1990). En contexte clinique, les sous-échelles d’agression verbale et physique démontrent une sensibilité remarquable aux interventions thérapeutiques systémiques, enregistrant une baisse statistiquement significative après l’apprentissage de techniques de régulation émotionnelle.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés psychométriques de fidélité de l’Échelle de conflit avec la famille ont été abondamment documentées dans la littérature spécialisée :

Consistance interne

Les coefficients de cohérence interne (Alpha de Cronbach) varient selon les sous-échelles et la nature des populations investiguées (cliniques versus non-cliniques) :

  • Sous-échelle Négociation / Raisonnement : Les coefficients alpha oscillent habituellement entre 0,70 et 0,82, témoignant d’une bonne homogénéité des items de dialogue rationnel.
  • Sous-échelle Agressivité verbale : L’alpha se situe de manière constante entre 0,77 et 0,88, reflétant une cohérence interne très solide.
  • Sous-échelle Violence physique : Dans les échantillons communautaires généraux où les taux de prévalence de la violence sévère sont faibles (effet de plancher), l’alpha peut varier entre 0,65 et 0,78 en raison de l’asymétrie de distribution des items. En revanche, dans les échantillons cliniques, judiciaires ou à haut risque, l’alpha de Cronbach atteint des niveaux compris entre 0,83 et 0,92.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Les coefficients de stabilité test-retest sur des intervalles de deux à six semaines démontrent une fiabilité satisfaisante, avec des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) variant entre 0,70 et 0,85. Cette stabilité est particulièrement robuste pour les comportements chroniques (négociation habituelle et insultes fréquentes). Les actes de violence physique grave, bien que plus sporadiques, montrent une concordance de rappel rétrospectif élevée lorsque la fenêtre temporelle de référence (l’année écoulée) est clairement spécifiée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité de la Conflict Tactics Scale a été examinée à travers de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) sur des populations diversifiées.

Structure factorielle originale

Dans l’analyse factorielle princeps de Straus (1979) utilisant une extraction en composantes principales avec rotation varimax, une solution à trois facteurs distincts émerge de manière reproductible :

  1. Facteur 1 : Violence physique directe (Items I, J, K, L, M, N) — Ce facteur regroupe les comportements moteurs d’attaque, d’utilisation de la force et de menaces physiques. Les saturations factorielles de ces items se situent généralement au-delà de 0,60 (par exemple, des saturations de 0,72 pour l’item L « bousculer » et de 0,81 pour l’item M « frapper »).
  2. Facteur 2 : Agressivité verbale et coercition émotionnelle (Items E, F, G, H) — Ce facteur capture les manifestations sonores d’hostilité, les cris, les insultes et le retrait hostile. Les saturations s’échelonnent de 0,58 à 0,79.
  3. Facteur 3 : Négociation et résolution cognitive (Items A, B, C, D) — Ce facteur indépendant sature fortement sur les comportements d’apaisement, de discussion calme et d’apport de preuves logiques, avec des poids factoriels compris entre 0,62 et 0,84.

Modélisations confirmatoires contemporaines

Les analyses factorielles confirmatoires modernes (utilisant des estimateurs adaptés aux données ordinales asymétriques comme le WLSMV) confirment que le modèle tri-factoriel hiérarchique ou corrélé présente d’excellents indices d’ajustement : Comparative Fit Index (CFI) > 0,94, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,05. Certains auteurs ont proposé une subdivision du facteur physique en deux dimensions corrélées (violence physique mineure vs violence physique sévère), démontrant une adéquation métrologique supérieure pour la détection de cas médico-légaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation comportementale rétrospective (auto-rapporté ou hétéro-rapporté par un membre de la famille).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur écran ou entretien clinique structuré.
  • Population cible : Adolescents (à partir de 12 ans) et adultes évaluant leurs interactions avec un frère, une sœur ou un parent. Des versions adaptées existent également pour les couples.
  • Nombre total d’items : 15 items comportementaux (14 items standardisés A à N, complétés par un item ouvert qualitatif O).
  • Durée moyenne de passation : Environ 5 à 10 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale en 6 points mesurant la fréquence sur les 12 derniers mois :
    • 0 = Jamais (Never)
    • 1 = Une fois au cours de l’année (Once that year)
    • 2 = Deux ou trois fois (Two or three times)
    • 3 = Souvent, mais moins d’une fois par mois (Often, but less than once a month)
    • 4 = Environ une fois par mois (About once a month)
    • 5 = Plus d’une fois par mois (More than once a month)
  • Modalités de cotation et de calcul des scores :
    • Score de prévalence : Variable dichotomique (0 = Absence totale du comportement sur l’année écoulée ; 1 = Présence du comportement au moins une fois, c’est-à-dire score ≥ 1). Permet de calculer le pourcentage d’individus ayant subi ou commis un acte donné.
    • Score de fréquence / sévérité cumulée : Somme brute des valeurs ordinales (0 à 5) pour chaque sous-échelle ou pondération au moyen des fréquences réelles estimées (par exemple : 0 = 0 fois, 1 = 1 fois, 2 = 2,5 fois, 3 = 6 fois, 4 = 12 fois, 5 = 25 fois). Les trois scores distincts recommandés sont :
      • Score de Négociation / Raisonnement : Somme des items A à D (étendue : 0 à 20).
      • Score d’Agressivité verbale : Somme des items E à H (étendue : 0 à 20).
      • Score de Violence physique : Somme des items I à N (étendue : 0 à 30), scindable en violence mineure (I, K, L) et violence sévère (J, M, N).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1974 (premières publications théoriques) ; standardisation des Conflict Tactics Scales publiée en 1979 par Murray A. Straus.
  • Édition de référence de cette version abrégée : Publiée et diffusée dans les manuels de mesures cliniques par Fischer & Corcoran (2007).
  • Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle du Family Research Laboratory et des ayants droit du Dr Murray A. Straus.
  • Conditions d’utilisation et permissions :
    • Usage pour la recherche académique non commerciale et l’enseignement : Généralement accessible et utilisable sans frais financiers direct en citant obligatoirement les publications sources originales de Straus (1979) et le recueil de Fischer & Corcoran (2007).
    • Usage clinique institutionnel ou commercial : Les professionnels et organismes souhaitant intégrer l’échelle à des batteries de tests commerciales ou des plateformes numériques payantes doivent solliciter une autorisation formelle auprès du Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire ou des éditeurs détenteurs des droits.
  • Tarifs : Gratuit pour les chercheurs universitaires individuels selon les directives historiques de diffusion du Dr Straus ; coût d’acquisition du manuel source (Fischer & Corcoran) requis pour la documentation des barèmes standardisés.

12. Références / References

Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4e éd., Vol. 1, p. 227-231). Oxford University Press. https://global.oup.com/academic/product/measures-for-clinical-practice-and-research-9790195329581

Straus, M. A. (1974). Leveling, civility, and violence in the family. Journal of Marriage and the Family, 36(1), 13–29. https://doi.org/10.2307/351147

Straus, M. A. (1979). Measuring intrafamily conflict and violence: The Conflict Tactics (CT) Scales. Journal of Marriage and Family, 41(1), 75–88. https://doi.org/10.2307/351733

Straus, M. A. (1990). The Conflict Tactics Scale and its critics: An evaluation and new data on validity and reliability. Dans M. A. Straus & R. J. Gelles (Dir.), Physical violence in American families: Risk factors and adaptations to violence in 8,145 families (p. 49–73). Transaction Publishers.

Straus, M. A., & Gelles, R. J. (1990). Physical violence in American families: Risk factors and adaptations to violence in 8,145 families. Transaction Publishers.

Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1996). The revised Conflict Tactics Scales (CTS2): Development and preliminary psychometric data. Journal of Family Issues, 17(3), 283–316. https://doi.org/10.1177/019251396017003001

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Conflict Tactics Scale – Sibling or Parent Version (CTS)

Instructions: When you had a conflict, dispute, or disagreement with your brother, sister, or parent during the past year, how often did the following things happen? Use the response scale below to rate each item from 0 to 5:

Rating Scale:

  • 0 = Never
  • 1 = Once that year
  • 2 = Two or three times
  • 3 = Often, but less than once a month
  • 4 = About once a month
  • 5 = More than once a month

Conflict with Brother or Sister or Parent

  1. Tried to discuss the issue relatively calmly
  2. Did discuss the issue relatively calmly
  3. Got information to back up his/her side of things
  4. Brought in someone else to help settle things (or tried to)
  5. Argued heatedly but short of yelling
  6. Yelled and/or insulted
  7. Sulked and/or refused to talk about it
  8. Stomped out of the room
  9. Threw something (but not at the other) or smashed something
  10. Threatened to hit or throw something at the other
  11. Threw something at the other
  12. Pushed, grabbed, or shoved the other
  13. Hit (or tried to hit) the other person but not with anything
  14. Hit (or tried to hit) the other person with something hard
  15. Other. Please describe: ____________________________________________________
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle de conflit avec la famille. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-avec-la-famille/
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit avec la famille.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-avec-la-famille/.
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit avec la famille.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-conflit-avec-la-famille/.