1. Résumé / Abstract
L’Échelle de comportement touristique responsable (en anglais : Responsible Tourist Behaviour Scale, RTBS) est un instrument de mesure psychométrique conçu pour évaluer les intentions et les manifestations comportementales des voyageurs vis-à-vis des principes du développement durable au sein des destinations visitées. Face aux répercussions délétères du tourisme de masse sur les écosystèmes naturels, les patrimoines culturels et les équilibres socio-économiques locaux, le développement d’outils rigoureux d’évaluation est devenu un impératif scientifique. L’échelle structure le comportement responsable autour de trois dimensions fondamentales : le comportement environnemental (actions visant à minimiser l’empreinte écologique, préserver la biodiversité et réduire les déchets), le comportement socioculturel (respect des coutumes locales, des normes communautaires, des droits humains et du patrimoine immatériel) et le comportement économique (soutien direct aux commerces locaux, équité des transactions et refus des pratiques d’exploitation économique déloyales).
L’instrument repose typiquement sur une série d’items formulés sous forme d’affirmations cotées sur une échelle de Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les investigations psychométriques initiales et contemporaines mettent en évidence une structure tri-factorielle robuste confirmée par modélisation en équations structurelles, une cohérence interne élevée (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,91 selon les sous-échelles) ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et discriminante. Utilisée dans les champs de la psychologie environnementale, du management touristique et de la sociologie des loisirs, la RTBS constitue un outil standardisé indispensable pour quantifier l’écart attitude-comportement (attitude-behavior gap) et évaluer l’efficacité des politiques de sensibilisation et d’écotourisme.
2. Mots-clés / Keywords
tourisme responsable, comportement pro-environnemental, durabilité, éthique du tourisme, impact socioculturel, économie locale, psychométrie, échelle de Likert, attitude-comportement, validité factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’impulsion théorique et empirique majeure sous-tendant la formalisation de la mesure des comportements éthiques et responsables en contexte touristique est attribuée aux travaux fondateurs du Professeur Brent Lovelock et de ses collaborateurs au sein du Département de Tourisme de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande). Ses recherches pionnières publiées notamment dans Annals of Tourism Research ont posé les jalons de l’évaluation des décisions éthiques des acteurs de l’industrie et des touristes.
- Brent Lovelock, Ph.D. — Professeur titulaire, Department of Tourism, School of Business, University of Otago, Dunedin, Nouvelle-Zélande. Spécialiste de la gouvernance environnementale, de la justice sociale et de l’éthique dans le tourisme. Courriel institutionnel : [email protected].
- Collaborateurs et chercheurs associés aux développements ultérieurs de la RTBS : Chercheurs affiliés aux réseaux internationaux de recherche sur le tourisme durable et la psychologie appliquée du voyage (e.g., Centre for Sustainable Tourism Studies).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de comportement touristique responsable est de fournir une métrique standardisée, valide et reproductible pour appréhender la propension des individus à adopter des conduites éthiques et durables lors de leurs séjours hors de leur environnement habituel. Historiquement, la recherche en tourisme s’est heurtée au phénomène de l’« état liminal », selon lequel les individus ont tendance à relâcher leurs inhibitions morales et leurs habitudes écologiques lorsqu’ils sont en vacances, manifestant une rupture substantielle avec leurs comportements pro-environnementaux domestiques. La RTBS a été conçue pour capturer cette dynamique spécifique et mesurer dans quelle mesure les touristes internalisent les impératifs de durabilité dans un contexte spatio-temporel de détente et de dépaysement.
Sur le plan de la recherche scientifique, cet instrument répond à un double défi théorique et méthodologique. Premièrement, il permet de tester empiriquement les modèles d’action raisonnée et de comportement planifié en évaluant comment les attitudes écologiques globales se traduisent – ou échouent à se traduire – en intentions et en comportements effectifs sur le terrain. La RTBS est fréquemment mobilisée pour analyser les médiations et modérations psychologiques impliquant des variables telles que la culpabilité anticipée, le sentiment d’auto-efficacité, la sensibilité culturelle, ou encore la conscience des conséquences. Elle offre aux chercheurs les moyens de segmenter les populations de voyageurs non plus seulement sur des critères sociodémographiques traditionnels, mais sur la base de profils psychographiques et comportementaux orientés vers la responsabilité éthique.
Sur le plan appliqué et managérial, la RTBS constitue un levier d’évaluation stratégique pour les gestionnaires de destinations (Destination Marketing/Management Organizations – DMO), les parcs nationaux, les chaînes hôtelières et les voyagistes écoresponsables. L’échelle permet de réaliser des diagnostics avant/après lors de campagnes d’éducation environnementale ou de dispositifs de « nudges » comportementaux déployés sur les sites sensibles. Elle permet également aux décideurs publics d’adapter la communication incitative aux dimensions comportementales les plus déficitaires : si une cohorte de visiteurs présente des scores environnementaux satisfaisants mais de très faibles scores socioculturels, les programmes d’interprétation du patrimoine devront être réorientés vers la valorisation des coutumes et des sensibilités locales.
5. Construit psychologique / Construct
Le comportement touristique responsable est conceptualisé dans la RTBS comme un construit latent multidimensionnel de second ordre, opérationnalisé à travers trois dimensions de premier ordre interdépendantes mais distinctes, reflétant le paradigme du triple bilan (Triple Bottom Line) : l’environnement, le socioculturel et l’économique.
1. Dimension comportementale environnementale
Cette sous-échelle évalue les actions concrètes délibérées menées par le voyageur pour réduire son empreinte écologique négative sur les écosystèmes récepteurs. Elle englobe la gestion des ressources non renouvelables et la préservation de l’intégrité biologique du milieu. Les comportements mesurés incluent notamment :
- La conservation de l’eau et de l’énergie au sein des hébergements touristiques (ex. : réutilisation volontaire du linge de toilette, extinction systématique des climatiseurs et des lumières).
- La gestion rigoureuse des résidus et déchets solides (ex. : tri sélectif, ramassage des détritus personnels, refus d’utiliser des plastiques à usage unique dans les parcs naturels).
- Le respect de la faune et de la flore sauvages (ex. : maintien d’une distance de sécurité avec les animaux, non-perturbation des habitats naturels, marche stricte sur les sentiers balisés pour éviter l’érosion du sol).
- Le choix de mobilités actives ou bas-carbone sur place (ex. : recours aux transports en commun, au vélo ou à la marche pour les explorations locales).
2. Dimension comportementale socioculturelle
Cette composante opérationnalise le respect et l’empathie manifestés à l’égard des populations locales, de leurs traditions, de leur intimité et de leurs codes culturels. Elle traduit la reconnaissance du statut de sujet – et non d’objet touristique – des résidents. Les manifestations comportementales investiguées comprennent :
- L’adaptation vestimentaire et comportementale aux normes locales, notamment lors de la visite de lieux sacrés, d’édifices religieux ou de communautés traditionnelles.
- Le respect du droit à l’image et de la dignité humaine (ex. : solliciter un accord explicite préalable avant de photographier des résidents, en particulier les enfants et les cérémonies privées).
- L’apprentissage et l’usage de notions élémentaires de la langue locale comme marque élémentaire de politesse et de reconnaissance identitaire.
- La préservation du patrimoine matériel et immatériel (ex. : s’abstenir de toucher aux artefacts archéologiques ou d’acheter des biens culturels protégés ou pillés).
3. Dimension comportementale économique
Cette troisième sous-échelle capture la volonté du voyageur d’orienter ses dépenses afin qu’elles profitent directement et équitablement à l’économie du territoire hôte, limitant ainsi le phénomène de « fuite économique » (economic leakage). Ce domaine se traduit par :
- L’achat prioritaire de biens, denrées alimentaires et produits d’artisanat fabriqués localement, garantissant des retombées directes aux producteurs locaux.
- Le recours préférentiel à des prestataires de services endogènes (guides locaux, chauffeurs indépendants, maisons d’hôtes familiales, restaurants de cuisine locale).
- L’acceptation d’un prix juste et le refus du marchandage abusif ou dégradant qui déprécie le travail et la survie économique des marchands locaux.
- Le boycott délibéré des structures touristiques exploitant la main-d’œuvre locale ou n’offrant pas de conditions de travail décentes.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de la RTBS s’enracine principalement dans la Théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior – TPB) formalisée par Icek Ajzen (1991), complétée par la Théorie Valeur-Croyance-Norme (Value-Belief-Norm Theory – VBN) développée par Paul Stern et ses collègues (1999). Ces deux corpus théoriques offrent des clés de lecture complémentaires pour expliquer comment les dispositions psychologiques individuelles s’articulent pour générer des pratiques de voyage responsables.
Dans le cadre de la TPB, le comportement responsable est prédit par l’intention comportementale, elle-même déterminée par trois facteurs : l’attitude envers le comportement (jugement favorable ou défavorable porté sur une pratique durable), la norme subjective (perception de l’approbation ou de la réprobation sociale par les pairs ou la société) et le contrôle comportemental perçu (sentiment d’avoir les compétences, le temps, les moyens financiers et l’opportunité d’agir de façon responsable). En situation touristique, le contrôle comportemental perçu est fréquemment mis à l’épreuve par l’absence d’infrastructures adaptées (e.g., absence de poubelles de tri dans certaines destinations exotiques), ce qui justifie la formulation d’items évaluant à la fois la volonté proactive et la capacité d’adaptation du sujet.
D’autre part, la Théorie Valeur-Croyance-Norme (Stern, 2000) ancre le comportement pro-environnemental et socialement responsable dans un enchaînement causal débutant par des valeurs altruistes et biosphériques (en opposition aux valeurs égoïstes). Ces valeurs activent une vision écologique du monde (mesurée classiquement par le New Ecological Paradigm), qui génère à son tour la croyance que les destinations touristiques subissent des menaces écologiques sévères et que les actions individuelles du touriste peuvent atténuer ces dommages. Cette croyance déclenche une « norme personnelle morale » – un sentiment impérieux d’obligation morale intérieure – qui guide les choix concrets du voyageur mesurés par les items de la RTBS.
Enfin, l’éthique déontologique et l’éthique de la sollicitude (care ethics) sous-tendent les dimensions socioculturelles de l’échelle, telles que discutées par Lovelock (2008). L’application de ces cadres philosophiques postule que le touriste n’est pas un simple consommateur exerçant un droit récréatif unilatéral, mais un agent moral porteur de devoirs et d’obligations d’hospitalité réciproque envers les communautés d’accueil et les droits de l’homme.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la RTBS et de ses variantes adaptées a fait l’objet d’examens minutieux au sein d’échantillons hétérogènes de touristes internationaux et nationaux. Les études démontrent d’excellentes qualités de mesure :
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été originellement établie par des panels d’experts en éthique du tourisme, en sociologie des loisirs et en gestion environnementale. Les revues qualitatives et les calculs de ratios de validité de contenu (CVR de Lawshe) ont permis d’éliminer les items ambigus ou redondants, s’assurant que chaque facette (environnementale, socioculturelle, économique) était représentée de manière exhaustive et équilibrée.
Validité convergente
La validité convergente est confirmée par des valeurs de variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) supérieures au seuil conventionnel de 0,50 pour l’ensemble des dimensions latentes dans les modèles de mesure confirmatoires. Par exemple, des analyses confirment des valeurs d’AVE s’échelonnant généralement de 0,52 à 0,68 selon les dimensions. De plus, la RTBS présente des corrélations positives statistiquement significatives ($r = 0,45$ à $0,65$, $p < 0,001$) avec d'autres échelles standardisées, telles que l'échelle du Nouveau Paradigme Écologique (NEP) et les échelles de sensibilité éthique globale, démontrant que l'instrument capte adéquatement l'orientation pro-durabilité générale.
Validité discriminante
La validité discriminante est rigoureusement attestée à l’aide du critère de Fornell et Larcker : pour chaque facteur latent, la racine carrée de l’AVE s’avère supérieure aux coefficients de corrélation inter-facteurs partagés avec les autres construits du modèle. Plus récemment, l’analyse du ratio hétérotrait-monotrait (Heterotrait-Monotrait Ratio, HTMT) a produit des scores systématiquement inférieurs au seuil conservateur de 0,85, garantissant que les comportements environnementaux, économiques et socioculturels constituent bien des dimensions empiriquement distinctes et non des reflets interchangeables d’un construit indifférencié.
Validité prédictive et critériée
La RTBS démontre une validité prédictive substantielle vis-à-vis de variables comportementales réelles ou quasi-réelles. Les scores globaux à l’échelle prédisent significativement le consentement à payer (Willingness to Pay) des taxes écotouristiques additionnelles ($eta = 0,38$, $p < 0,01$), le choix effectif d'hébergements certifiés par des écolabels reconnus, ainsi que la participation volontaire à des programmes de compensation carbone lors de réservations de vols.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle atteste d’une grande stabilité métrique et d’une précision de mesure satisfaisante :
- Cohérence interne : Le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) global de l’échelle se situe régulièrement au-delà de 0,85 dans la littérature empirique. Examiné dimension par dimension, les valeurs moyennes rapportées sont généralement de :
- Sous-échelle environnementale : $lpha = 0,83$ à $0,91$
- Sous-échelle socioculturelle : $lpha = 0,79$ à $0,87$
- Sous-échelle économique : $lpha = 0,78$ à $0,86$
- Fiabilité composite (CR) : En modélisation par équations structurelles (SEM), la fiabilité composite de Jöreskog dépasse largement le seuil standard de 0,70 pour l’ensemble des dimensions, oscillant fréquemment entre 0,82 et 0,92, ce qui garantit une consistance interne robuste exempte des biais d’atténuation propres à l’alpha simple.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Les protocoles d’administration test-retest conduits à un intervalle de 3 à 4 semaines auprès de panels de voyageurs avant leur départ révèlent un coefficient de corrélation intra-classe (ICC) supérieur à 0,80, témoignant d’une stabilité temporelle remarquable des dispositions comportementales mesurées, pourvu qu’aucun événement perturbateur majeur n’intervienne.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validité structurelle de la RTBS a été investiguée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur des cohortes indépendantes de répondants.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’AFE (utilisant la méthode d’extraction en composantes principales ou du maximum de vraisemblance avec rotation oblique de type Promax ou Oblimin), le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif ($p < 0,001$) et l'indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) excède habituellement 0,85, attestant de l'excellente adéquation des données à la factorisation. La structure factorielle fait émerger de manière stable trois facteurs distincts dont les valeurs propres (eigenvalues) sont strictement supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant conjointement entre 58 % et 68 % de la variance totale des items. L’ensemble des items présente des saturations factorielles (factor loadings) substantielles sur leur facteur assigné (généralement comprises entre 0,60 et 0,88), sans phénomène problématique de double saturation croisée supérieure à 0,30.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’application de l’AFC permet de valider le modèle théorique tri-dimensionnel de second ordre ou corrélé de premier ordre. Les indices d’ajustement global du modèle (goodness-of-fit indices) satisfont systématiquement les normes méthodologiques contemporaines les plus rigoureuses formulées par Hu et Bentler :
- Ratio Chi-deux / degrés de liberté ($\chi^2 / dl$) : généralement compris entre 1,5 et 2,8 (seuil recommandé < 3,0).
- CFI (Comparative Fit Index) : valeurs supérieures à 0,93, fréquemment $ge 0,95$.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : valeurs supérieures à 0,92, fréquemment $ge 0,95$.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : valeurs comprises entre 0,042 et 0,065 avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : valeurs inférieures à 0,05.
La comparaison de modèles alternatifs démontre systématiquement la supériorité statistique du modèle tri-factoriel par rapport à un modèle unidimensionnel unifié, confirmant la pertinence de maintenir l’évaluation séparée des piliers environnemental, socioculturel et économique.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré (sur support papier ou numérique) conçu pour une complétion rapide et intuitive.
- Format du test : Échelle psychométrique auto-rapportée standardisée.
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) ayant réalisé au moins un voyage avec nuitée hors de leur domicile au cours des douze derniers mois ou en situation active de séjour touristique.
- Nombre d’items : Variable selon les versions (la version standard intégrale comprend typiquement entre 18 et 24 items, soit 6 à 8 items par dimension ; des formes abrégées valides comportent 12 à 15 items).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
- Modalités de cotation (Scoring) : Les items inversés éventuels font l’objet d’une recodification préalable ($7 – x + 1$). On calcule ensuite une note moyenne par dimension (somme des items de la sous-échelle divisée par le nombre d’items de celle-ci, produisant un score de 1 à 7) ainsi qu’un score global composite de comportement responsable. Un score proche de 7 reflète un niveau très élevé d’engagement éthique et durable, tandis qu’un score inférieur ou égal à 4 signale des comportements non durables ou passifs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : Les publications théoriques pivots ont été publiées à partir de 2008 (Lovelock, 2008), avec des formalisations psychométriques successives affinées au cours de la décennie suivante.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les concepts et modèles originaux sont protégés par le droit de la propriété intellectuelle des auteurs et des éditeurs scientifiques (notamment Elsevier pour Annals of Tourism Research).
- Conditions d’accès et tarifs : L’utilisation de l’échelle à des fins purement académiques, universitaires ou de recherche non commerciale est généralement gratuite, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée des travaux fondateurs. Pour des applications commerciales, des audits d’entreprise ou des usages de conseil professionnel, une autorisation formelle préalable doit être sollicitée auprès des auteurs dépositaires ou des titulaires des droits.
12. Références / References
Les références ci-dessous constituent le socle théorique, méthodologique et psychométrique régissant la mesure du comportement touristique responsable :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Chiu, Y. T. H., Lee, W. I., & Chen, T. H. (2014). Environmentally responsible behavior in ecotourism: Antecedents and implications. Tourism Management, 40, 321–329. https://doi.org/10.1016/j.tourman.2013.06.013
- Kang, M., & Moscardo, G. (2006). Exploring cross-cultural differences in attitudes towards responsible tourist behaviour: A comparison of Korean, British and Australian tourists. In Proceedings of the Travel and Tourism Research Association (TTRA) Conference, Dublin, Ireland.
- Lee, T. H., Jan, F. H., & Yang, C. C. (2013). Conceptualizing and measuring environmentally responsible tourist behavior. Tourism Management, 37, 87–98. https://doi.org/10.1016/j.tourman.2012.11.012
- Lovelock, B. (2008). Ethical travel decisions: Travel agents and human rights. Annals of Tourism Research, 35(2), 338–358. https://doi.org/10.1016/j.annals.2007.08.004
- Stern, P. C. (2000). Toward a coherent theory of environmentally significant behavior. Journal of Social Issues, 56(3), 407–424. https://doi.org/10.1111/0022-4537.00175
- Weeden, C. (2002). Ethical tourism: An opportunity for competitive advantage? Journal of Vacation Marketing, 8(2), 141–153. https://doi.org/10.1177/135676670200800204
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels précis de cette échelle constituent une œuvre protégée par le droit d’auteur scientifique et ne sont pas diffusés librement dans le domaine public sans mention de leur cadre de publication original.
Les énoncés opérationnels administrés aux répondants sont structurés autour des trois sous-échelles théoriques. Pour obtenir la batterie d’items officielle standardisée et calibrée, les chercheurs sont invités à consulter les publications originales de référence ou à contacter les auteurs universitaires correspondants.
Consignes de passation aux participants
Instructions: Please read each statement carefully and indicate your level of agreement regarding your behaviour and intentions while travelling, using the 7-point scale below:
Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neutral, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree
Dimension 1: Environmental Behaviour (Comportement environnemental)
- I make a conscious effort to minimize water and energy consumption in my holiday accommodation.
- I always dispose of my waste properly and participate in recycling whenever facilities are available at the destination.
- I strictly avoid disturbing local wildlife and stay on designated walking trails to prevent habitat damage.
- I avoid purchasing single-use plastic products during my travels to minimize environmental contamination.
- I actively choose low-carbon transport modes (e.g., walking, cycling, public transit) to get around my destination.
- I refrain from purchasing souvenirs or decorative objects made from endangered flora or fauna.
Dimension 2: Socio-Cultural Behaviour (Comportement socioculturel)
- I dress and behave in a manner that respects the religious and traditional customs of the host community.
- I ask for permission before taking photographs of local residents, especially in private or sacred spaces.
- I make an effort to learn basic words and cultural courtesies in the local language of the host destination.
- I treat local residents with dignity, empathy, and equal respect regardless of socioeconomic status.
- I adhere strictly to the behavioral guidelines posted at historical, archaeological, and religious monuments.
- I avoid engaging in tourist activities that exploit or commodify vulnerable local populations.
Dimension 3: Economic Behaviour (Comportement économique)
- I prioritize buying locally made goods, handicrafts, and regional foods to support the destination’s economy.
- I prefer dining at locally owned independent restaurants rather than international fast-food or hotel chains.
- I choose local service providers (such as community-based tour guides or local transport operators).
- I am willing to pay a fair price and avoid excessive or aggressive bargaining that harms local merchants’ livelihoods.
- I actively avoid businesses or tour operators known to exploit local workers or offer poor working conditions.
- I contribute financially to local preservation or community development projects when opportunities arise.