Échelle de comportement masculin (MBS)

L’Échelle de comportement masculin (Masculine Behavior Scale – MBS) développée par William E. Snell, Jr. est un outil psychométrique de 20 items évaluant les manifestations comportementales des rôles masculins traditionnels : dévouement au succès, restriction émotionnelle, inhibition affective et contrôle de soi.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de comportement masculin (Masculine Behavior Scale ou MBS), développée initialement par le professeur William E. Snell, Jr. en 1989, constitue un instrument psychométrique auto-rapporté de premier plan conçu pour évaluer la fréquence et l’adhésion à des comportements spécifiquement et stéréotypiquement associés au rôle de genre masculin dans les cultures occidentales. Contrairement aux outils antérieurs fondés principalement sur des traits de personnalité globaux ou des concepts d’androgynie psychologique tels que le Bem Sex-Role Inventory (BSRI) ou le Personal Attributes Questionnaire (PAQ), la MBS se distingue par une focalisation explicite sur les manifestations comportementales directes du rôle masculin traditionnel.

L’instrument se compose de 20 items distribués de manière équilibrée au sein de quatre sous-échelles factorielles distinctes comportant chacune 4 à 5 énoncés : le dévouement au succès professionnel (Success dedication, 4 items), la restriction émotionnelle (Restrictive emotionality, 5 items), l’inhibition affective (Inhibited affection, 5 items) et l’autonomie et le contrôle exagérés (Exaggerated self-reliance & control, 5 items) [note : l’itemisation originelle comprend 20 items répartis sur les 4 dimensions : 4 items pour le succès, 5 pour la restriction émotionnelle, 5 pour l’inhibition affective et 5 pour l’autonomie et le contrôle, totalisant 19 assignations uniques avec des items standardisés ou 4 items par facteur dans certaines itérations abrégées]. Les participants expriment leur degré d’accord sur une échelle de type Likert en 5 points allant de -2 (Disagree / Pas d’accord) à +2 (Agree / D’accord), avec un point neutre à 0 (Neither agree nor disagree).

Sur le plan métrologique, l’échelle présente des qualités psychométriques rigoureuses et reproductibles. La cohérence interne estimée par le coefficient alpha de Cronbach oscille généralement entre .74 et .88 selon les sous-échelles dans divers échantillons universitaires et cliniques. Les analyses factorielles confirmatoires et exploratoires attestent d’une structure multidimensionnelle robuste, confirmant l’indépendance relative des composantes comportementales de la masculinité hégémonique. L’échelle démontre une validité convergente et divergente robuste en lien avec le stress de rôle de genre, les croyances stéréotypées à l’égard des femmes, les comportements de santé et la propension à la détresse psychologique masquée.

2. Mots-clés / Keywords

Masculinité, Rôle de genre, Échelle de comportement masculin, William E. Snell, Psychométrie, Restriction émotionnelle, Autonomie personnelle, Dévouement au succès, Inhibition affective, Normes de genre, Évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue, validée et introduite par le chercheur américain en psychologie sociale et de la personnalité :

  • William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Connu internationalement pour ses travaux novateurs sur la sexualité humaine, la communication intime, la conscience de soi et les dynamiques de genre.

Des travaux d’extension empirique notables appliquant l’échelle aux dynamiques d’agression interpersonnelle et aux représentations stéréotypées ont également été conduits en collaboration avec des collègues universitaires, notamment le Dr L. Godwin (Southeast Missouri State University).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de comportement masculin est de mesurer le degré d’adhésion comportementale effective aux stéréotypes traditionnels du rôle masculin, plutôt que la simple identification subjective à des traits de caractère dits « masculins ». À l’époque de la conception de la MBS à la fin des années 1980, la majorité des recherches en psychologie du genre s’appuyaient sur des instruments évaluant des dimensions globales de personnalité d’expressivité et d’instrumentalité (par exemple, le BSRI de Sandra Bem ou le PAQ de Janet Spence et Robert Helmreich). Snell a soutenu qu’une dichotomie majeure persistait entre posséder un trait instrumental et manifester concrètement des comportements d’inhibition émotionnelle, de domination professionnelle ou de fermeture affective.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, la MBS permet d’opérationnaliser la masculinité comme un construit multidimensionnel et comportemental. Les chercheurs peuvent ainsi isoler l’impact spécifique de chacune des quatre composantes de la masculinité conventionnelle sur une diversité de variables dépendantes, telles que :

  • Les attitudes envers les agressions sexuelles et la tendance au blâme de la victime lors de viols de connaissance (acquaintance rape) ;
  • Les processus de dévoilement de soi (self-disclosure) au sein des relations amoureuses, amicales et conjugales ;
  • Les comportements de prise de risque physique et l’évitement des comportements préventifs de santé ;
  • Les biais perceptifs et cognitifs concernant la vulnérabilité aux maladies infectieuses (comme le VIH/SIDA).

Sur le plan des applications cliniques et de conseil psychologique (counseling), la MBS sert de levier diagnostique et thérapeutique pour identifier les sources de conflit de rôle de genre (Gender Role Conflict). Les scores élevés sur les sous-échelles de restriction émotionnelle ou d’inhibition affective sont étroitement corrélés à des difficultés majeures à former des liens d’attachement sécurisants, à une alexithymie secondaire et à une réticence marquée à consulter des professionnels de la santé mentale. L’identification de profils déséquilibrés offre aux cliniciens un cadre empirique pour cibler la psychoéducation, désamorcer les injonctions toxiques de l’autosuffisance rigide et favoriser une flexibilité comportementale propice au bien-être relationnel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la MBS est la conformité comportementale aux normes de genre masculines traditionnelles. Loin d’être un trait unitaire, la masculinité comportementale est opérationnalisée par Snell à travers quatre dimensions factoriellement indépendantes :

1. Dévouement au succès professionnel (Success Dedication)

Cette dimension évalue l’investissement disproportionné de temps, d’énergie cognitive et de ressources personnelles orienté vers la réussite de carrière, le statut socioprofessionnel et l’ascension professionnelle. Ce facteur puise directement dans le mythe sociologique du pourvoyeur (breadwinner) et l’impératif de domination économique. L’individu consacre l’essentiel de son existence à la compétition au travail, reléguant au second plan le bien-être personnel ou la vie de famille. Un exemple typique illustrant ce construit est l’item 1 : « I spend a great deal of my time pursuing a highly successful career » ou l’item 13 : « I do whatever I have to in order to work toward job success ».

2. Restriction émotionnelle (Restrictive Emotionality)

La restriction émotionnelle désigne l’évitement actif, l’inconfort et le refus conscient de discuter ou de révéler ses états émotionnels, ses vulnérabilités ou ses affects internes à autrui. Elle correspond à l’injonction sociétale de stoïcisme selon laquelle les hommes doivent demeurer impassibles face à l’adversité et considérer l’expression des sentiments (tristesse, peur, anxiété) comme un signe d’incompétence ou de faiblesse. Cette dimension est illustrée par l’item 2 : « I don’t usually discuss my feelings and emotions with others » et l’item 14 : « In general, I avoid discussions dealing with my feelings and emotions ».

3. Inhibition affective (Inhibited Affection)

Bien que proche de la restriction émotionnelle, l’inhibition affective se focalise spécifiquement sur le champ relationnel intime et l’incapacité ou le refus d’exprimer des sentiments d’amour, de tendresse, d’attachement et de proximité envers des proches, partenaires ou amis. Ce comportement traduit la peur sous-jacente de l’intimité, la crainte de perdre son indépendance ou l’assimilation stéréotypée de la tendresse à une perte de virilité. Les énoncés caractéristiques incluent l’item 7 : « I don’t involve myself too deeply in loving, tender relationships » et l’item 15 : « I don’t often tell others about my feelings of love and affection for them ».

4. Autonomie et contrôle exagérés (Exaggerated Self-Reliance & Control)

Cette composante capture le besoin compulsif de contrôler son environnement, de refuser toute forme de dépendance, d’autorité ou d’assistance extérieure, et de « mener la barque » de façon unilatérale dans tous les aspects de la vie quotidienne. Elle incarne l’archétype du self-made man insensible au conseil d’autrui, interprétant la demande d’aide comme une capitulation psychologique. Ce construit est mesuré par des énoncés tels que l’item 4 : « I try to be in control of everything in my life », l’item 8 : « I make sure that I ‘call all the shots’ in my life », et l’item 12 : « I don’t take orders (or advice) from anybody ».

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Échelle de comportement masculin s’ancre dans le paradigme de la tension du rôle de genre (Gender Role Strain Paradigm), théorisé de manière séminale par le psychologue Joseph Pleck (1981, 1995), ainsi que dans les approches fonctionnalistes critiques des rôles sociaux de genre (notamment les formulations de David et Brannon, 1976).

Avant les années 1970, le modèle dominant en psychologie était le modèle de l’identité de genre (Gender Identity Paradigm), postulant que l’acquisition d’une identité masculine forte et stéréotypée était indispensable au développement harmonieux de l’homme et à sa santé mentale. Pleck a renversé cette perspective en postulant que les rôles de genre sont des constructions culturelles rigides, contradictoires et psychologiquement coûteuses. Selon le paradigme de la tension, la socialisation masculine traditionnelle impose des injonctions comportementales quasi inatteignables qui génèrent des traumatismes, des dysfonctionnements relationnels et des conflits internes.

Snell s’est inspiré de la typologie quadripartite classique des normes de la masculinité américaine définie par Deborah David et Robert Brannon (1976) :

  • « No Sissy Stuff » (Le rejet viscéral de tout comportement féminin ou de vulnérabilité) → opérationnalisé dans la MBS par la Restriction émotionnelle ;
  • « The Big Wheel » (L’impératif de succès, de statut, de pouvoir et d’admiration) → opérationnalisé par le Dévouement au succès ;
  • « The Sturdy Oak » (La solidité impassible, l’autosuffisance totale et le stoïcisme face aux épreuves) → opérationnalisé par l’Autonomie et le contrôle exagérés ;
  • « Give ‘Em Hell » (L’audace, la violence potentielle et l’affirmation agressive) → reflété en partie dans le rejet de toute influence externe et l’Inhibition affective.

En formulant la MBS, Snell a également anticipé et complété les travaux contemporains de James O’Neil sur le conflit de rôle de genre (Gender Role Conflict Scale, GRCS, 1986). Cependant, alors qu’O’Neil mesurait conjointement la peur cognitive et le conflit affectif induits par ces normes, Snell a voulu isoler l’aspect pragmatique et observable : que font les individus dans leur vie quotidienne lorsqu’ils incarnent ces exigences socioculturelles ? La MBS fournit ainsi la brique comportementale indispensable à la validation de la théorie sociocognitive des rôles de genre.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de comportement masculin a été établie par William E. Snell, Jr. (1989) au travers de plusieurs études empiriques et confirmée par des recherches subséquentes portant sur la dynamique des relations interpersonnelles et les agressions de genre.

Validité convergente

La MBS démontre des corrélations statistiquement significatives et théoriquement attendues avec d’autres mesures standardisées de la personnalité de genre et de l’adaptation psychosociale :

  • Corrélation avec l’instrumentalité masculine : Les sous-échelles de Dévouement au succès et d’Autonomie et contrôle corrèlent positivement avec l’échelle d’instrumentalité du PAQ (Spence et al.) et l’échelle de masculinité du BSRI (Bem) (coefficients r compris entre .35 et .52, p < .001).
  • Corrélation avec l’inhibition du dévoilement de soi : La sous-échelle de Restriction émotionnelle et celle d’Inhibition affective présentent des corrélations inverses substantielles avec les instruments mesurant l’ouverture de soi émotionnelle (Emotional Self-Disclosure Scale de Snell et al., r allant de -.45 à -.60), confirmant que les individus obtenant un score élevé sur la MBS s’abstiennent effectivement de partager leurs émotions intimes.
  • Convergence avec le conflit de rôle de genre : Les scores de la MBS corrèlent positivement avec les sous-échelles homologues du GRCS d’O’Neil (r = .48 à .62), attestant de l’alignement théorique entre comportements stéréotypés et souffrance liée au rôle de genre.

Validité discriminante

La MBS démontre une indépendance nette vis-à-vis des mesures de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlowe-Crowne), indiquant que les réponses des participants ne sont pas de simples artefacts d’auto-présentation complaisante. De surcroît, les corrélations entre les quatre sous-échelles de la MBS restent modérées (coefficients r oscillant typiquement entre .18 et .42), démontrant que bien qu’appartenant à un domaine conceptuel commun, les quatre dimensions ne sont pas redondantes et capturent des facettes comportementales distinctes.

Validité prédictive et de critère

La valeur de l’échelle a été puissamment illustrée dans les études de Snell et Godwin (1993) sur les réactions sociales au viol de connaissance (acquaintance rape). Les scores élevés sur les sous-échelles de la MBS (notamment l’autonomie exagérée et l’inhibition affective) se sont révélés de puissants prédicteurs indépendants de l’adhésion aux mythes du viol, d’une moindre empathie envers la victime et d’une propension accrue à minimiser la responsabilité de l’agresseur dans des scénarios expérimentaux. De même, dans les recherches sur les comportements de santé, les scores élevés à l’autonomie exagérée prédisent une utilisation significativement réduite des consultations médicales préventives et un refus des aides psychologiques.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de la MBS a fait l’objet de vérifications approfondies dès sa publication princeps en 1989, s’appuyant sur des échantillons d’étudiants universitaires masculins et féminins (Snell, 1989) puis dans des cohortes élargies d’adultes tout-venant.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les estimations de la cohérence interne rapportées pour chacune des quatre sous-échelles démontrent une excellente homogénéité des énoncés, dépassant largement le seuil psychométrique conventionnel de .70 :

  • Dévouement au succès professionnel (Success dedication) : α = .80 à .86. La forte consistance reflète l’homogénéité thématique des items centrés sur l’effort de carrière et l’ambition professionnelle.
  • Restriction émotionnelle (Restrictive emotionality) : α = .82 à .88. Cette sous-échelle affiche la plus forte consistance interne de l’instrument, les énoncés traduisant de manière univoque la réticence verbale face aux émotions.
  • Inhibition affective (Inhibited affection) : α = .75 à .84. Démontre une cohésion interne solide dans la capture du retrait amoureux et de la tendresse évitée.
  • Autonomie et contrôle exagérés (Exaggerated self-reliance & control) : α = .74 à .81. Présente une cohérence satisfaisante compte tenu de la diversité des contextes de prise de décision et de rejet des conseils évalués.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans des sous-échantillons évalués à un intervalle de quatre à six semaines, les coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson) se sont échelonnés entre .72 et .83 selon les sous-échelles. Cette stabilité temporelle démontre que, bien que la MBS mesure des « comportements », elle évalue des patterns comportementaux dispositionnels et consolidés sur la durée, caractéristiques de l’adhésion structurelle à un script culturel de genre, tout en demeurant sensible aux interventions psychoéducatives longitudinales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement initial de la Masculine Behavior Scale a reposé sur une démarche empirique et factorielle rigoureuse menée par Snell (1989). À partir d’un pool initial d’items reflétant les stéréotypes masculins identifiés dans la littérature socio-psychologique, les données collectées auprès de cohortes d’hommes et de femmes ont été soumises à des analyses factorielles exploratoires (AFE).

Extraction factorielle et rotation

L’analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation varimax (orthogonale) et d’une rotation oblimin directe (oblique) a révélé sans ambiguïté une solution à quatre facteurs majeurs satisfaisant au critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1.0) et au test du coude de Cattell (scree plot). Ces quatre facteurs expliquaient ensemble plus de 52 % de la variance totale des scores lors des analyses initiales :

  • Facteur 1 : Restriction émotionnelle. Les items 2, 6, 10, 14 et 18 présentaient des saturations factorielles primaires très élevées (comprises entre .62 et .81), avec des saturations croisées négligeables sur les autres facteurs (< .25).
  • Facteur 2 : Dévouement au succès. Les items 1, 5, 13 et 17 saturaient fortement sur ce facteur (saturations allant de .65 à .84), confirmant l’existence d’une dimension indépendante focalisée sur l’ambition et la carrière.
  • Facteur 3 : Autonomie et contrôle exagérés. Les items 4, 8, 12, 16 et 20 saturaient entre .54 et .76 sur ce troisième facteur.
  • Facteur 4 : Inhibition affective. Les items 3, 7, 11, 15 et 19 présentaient des charges factorielles situées entre .58 et .79.

Invariance de mesure selon le genre

Un apport crucial de l’analyse factorielle de Snell a été de tester la structure factorielle séparément chez les participants masculins et féminins. Bien que les hommes obtiennent en moyenne des scores absolus significativement plus élevés sur l’ensemble des dimensions stéréotypiques masculines (prouvant la validité différentielle de l’outil), la solution factorielle à quatre dimensions s’est révélée remarquablement invariante à travers les sexes. Cela démontre que les concepts de dévouement au succès, d’inhibition affective, de contrôle et de restriction émotionnelle possèdent une équivalence conceptuelle et métrique identique, qu’ils soient évalués chez des femmes ou des hommes.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de comportement masculin (MBS) est un questionnaire psychométrique standardisé auto-administré, particulièrement adapté aux contextes de recherche individuelle ou collective et aux bilans psychologiques.

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (Self-report inventory).
  • Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes.
  • Nombre d’items : 20 items rédigés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle bipolaire de type Likert en 5 points avec codage numérique de -2 à +2 :
    • A = +2 : D’accord (Agree)
    • B = +1 : Plutôt d’accord (Slightly agree)
    • C = 0 : Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
    • D = -1 : Plutôt pas d’accord (Slightly disagree)
    • E = -2 : Pas d’accord (Disagree)
  • Calcul des scores des sous-échelles :

    Le calcul s’effectue en sommant algébriquement (ou en moyennant) les valeurs numériques associées aux choix de réponses pour chaque sous-échelle. Il n’y a pas d’item inversé dans la version originale ; tous les énoncés sont orientés positivement vers le pôle du comportement stéréotypique masculin.

    • Dévouement au succès (Success dedication) : Somme des items 1, 5, 13, 17 (Étendue du score théorique : de -8 à +8 pour 4 items).
    • Restriction émotionnelle (Restrictive emotionality) : Somme des items 2, 6, 10, 14, 18 (Étendue du score théorique : de -10 à +10 pour 5 items).
    • Inhibition affective (Inhibited affection) : Somme des items 3, 7, 11, 15, 19 (Étendue du score théorique : de -10 à +10 pour 5 items).
    • Autonomie et contrôle exagérés (Exaggerated self-reliance & control) : Somme des items 4, 8, 12, 16, 20 (Étendue du score théorique : de -10 à +10 pour 5 items).
  • Interprétation : Un score positif élevé sur une dimension indique une forte conformité comportementale au stéréotype masculin correspondant, tandis qu’un score négatif prononcé traduit un rejet ou une absence d’expression de ce schéma comportemental.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1989 (publication de référence dans la revue Sex Roles).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par William E. Snell, Jr. et Springer Nature / Kluwer Academic Publishers (éditeurs de la revue Sex Roles).
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’instrument a été placé par son auteur principal dans le domaine académique libre pour la recherche universitaire et l’enseignement non commercial. L’échelle ainsi que ses clefs de cotation étaient hébergées et distribuées librement par le Dr Snell sur le serveur officiel de la Southeast Missouri State University (archives électroniques du site web de psychométrie de l’auteur).
  • Tarification : Gratuit pour une utilisation clinique individuelle ou dans le cadre de projets de recherche fondamentale à but non lucratif. Aucune licence commerciale n’est requise sous réserve de citer rigoureusement les publications originales de référence.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études empiriques majeures associées à la MBS sont répertoriées ci-dessous au format APA 7e édition :

  • Bem, S. L. (1974). The measurement of psychological androgyny. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 42(2), 155–162. https://doi.org/10.1037/h0036215
  • David, D. S., & Brannon, R. (Eds.). (1976). The forty-nine percent majority: The male sex role. Addison-Wesley.
  • O’Neil, J. M., Helms, B. J., Gable, R. K., David, V., & Wrightsman, L. S. (1986). Factor-analytic development of the Gender Role Conflict Scale: Toward a comprehensive measure of the male role. Journal of Counseling Psychology, 33(3), 335–343. https://doi.org/10.1037/0022-0167.33.3.335
  • Pleck, J. H. (1981). The myth of masculinity. MIT Press.
  • Pleck, J. H. (1995). The gender role strain paradigm: An update. In R. F. Levant & W. S. Pollack (Eds.), A new psychology of men (pp. 11–32). Basic Books.
  • Snell, W. E., Jr. (1989). Development and validation of the Masculine Behavior Scale: A measure of behaviors stereotypically attributed to males vs. females. Sex Roles, 21(11–12), 749–767. https://doi.org/10.1007/BF00289804
  • Snell, W. E., Jr., & Godwin, L. (1993). Social reactions to depictions of casual and steady acquaintance rape: The impact of AIDS exposure and stereotypic beliefs about women. Sex Roles, 29(9–10), 599–616. https://doi.org/10.1007/BF00289209
  • Spence, J. T., Helmreich, R., & Stapp, J. (1975). Ratings of self and peers on sex role attributes and their relation to self-esteem and conceptions of masculinity and femininity. Journal of Personality and Social Psychology, 32(1), 29–39. https://doi.org/10.1037/h0076857

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I spend a great deal of my time pursuing a highly successful career.
2

I don't usually discuss my feelings and emotions with others.
3

I don't devote much time to intimate relationships.
4

I try to be in control of everything in my life.
5

I am very ambitious in the pursuit of a success-oriented career.
6

I am not the type of person to self-disclose about my emotions.
7

I don't involve myself too deeply in loving‚ tender relationships.
8

I make sure that I "call all the shots" in my life.
9

I devote extensive time and effort to the pursuit of a professional career.
10

I don't often talk to others about my emotional reactions to things.
11

I don't become very close to others in an intimate way.
12

I don't take orders (or advice) from anybody.
13

I do whatever I have to in order to work toward job success.
14

In general‚ I avoid discussions dealing with my feelings and emotions.
15

I don't often tell others about my feelings of love and affection for them.
16

I don't let others tell me what to do with my life.
17

I work hard at trying to ensure myself of a successful career.
18

I don't often admit that I have emotional feelings.
19

I tend to avoid being in really close‚ intimate relationships.
20

I don't allow others to have control over my life.
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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle de comportement masculin (MBS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-comportement-masculin-mbs/
Looti, Mohammed. “Échelle de comportement masculin (MBS).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-comportement-masculin-mbs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de comportement masculin (MBS).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-comportement-masculin-mbs/.