1. Résumé / Abstract
L’Échelle de cohésion familiale du FACES II (Family Cohesion Scale issue du Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales II) constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement exploités dans le champ de la thérapie familiale systémique et de la psychologie du développement. Développée à l’origine par le psychologue David H. Olson et ses collaborateurs (Joyce Portner et Richard Q. Bell) au sein de l’Université du Minnesota en 1982, cette mesure s’enracine directement dans le modèle circomplexe des systèmes conjugaux et familiaux (Circumplex Model of Marital and Family Systems). L’échelle évalue le degré d’attachement affectif, d’engagement émotionnel, de proximité psychologique et d’autonomie partagée entre les membres d’une même cellule familiale.
Conçue pour cerner les dynamiques relationnelles globales ou dyadiques, l’échelle de cohésion existe sous plusieurs formats standardisés, notamment une forme complète à 16 items focalisée strictement sur la cohésion, une forme brève à 8 items particulièrement adaptée aux études épidémiologiques longitudinales à grande échelle, ainsi qu’une version combinée à 20 items évaluant conjointement la cohésion et l’adaptabilité familiale (notamment utilisée auprès de diverses populations cliniques et transculturelles, comme les familles hispanophones et latino-américaines). Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Presque jamais ou jamais ») à 5 (« Presque toujours ou toujours »), avec plusieurs items inversés visant à neutraliser le biais d’acquiescement.
Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des qualités métrologiques remarquables confirmées par quatre décennies de recherches empiriques : une cohérence interne très élevée (coefficients alpha de Cronbach oscillant régulièrement entre 0,85 et 0,91 selon les versions et populations), une stabilité temporelle éprouvée par test-retest (coefficients variant de 0,83 à 0,86 sur des intervalles de 4 à 5 semaines), ainsi qu’une solide validité factorielle et discriminante attestée à la fois par analyse factorielle exploratoire et confirmatoire. L’échelle discrimine de façon robuste les familles fonctionnelles des systèmes présentant des troubles internalisés ou externalisés chez l’enfant et l’adolescent.
2. Mots-clés / Keywords
cohésion familiale, FACES II, modèle circomplexe d’Olson, évaluation systémique, thérapie familiale, liens affectifs, fonctionnement familial, psychométrie, adaptabilité familiale, dynamique relationnelle, frontières familiales, soutien social intrafamilial.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et standardisée par une équipe de chercheurs pionniers en sciences sociales familiales de l’Université du Minnesota (États-Unis) :
- David H. Olson, Ph.D. : Professeur émérite au Department of Family Social Science de l’Université du Minnesota (St. Paul, Minnesota, États-Unis) et fondateur de Life Innovations Inc. Concepteur principal du Modèle Circomplexe et des inventaires FACES et PREPARE/ENRICH. Courriel académique : [email protected].
- Joyce Portner, Ph.D. : Chercheuse et thérapeute familiale, Département des sciences sociales familiales, Université du Minnesota. Co-conceptrice des protocoles d’opérationnalisation clinique du FACES II.
- Richard Q. Bell, Ph.D. : Professeur de psychologie et méthodologue au Département de psychologie de l’Université de Virginie et chercheur associé à l’Université du Minnesota, spécialiste des interactions parent-enfant et des modèles d’effets bidirectionnels.
- Contributeurs aux validations transculturelles et formes courtes : Nancy A. Gonzales, Ph.D., Larry E. Dumka, Ph.D., et Roger E. Millsap, Ph.D. (Arizona State University), ayant documenté la validité psychométrique des sous-échelles réduites chez les adolescents et familles biculturelles.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de cohésion familiale du FACES II est de quantifier et de qualifier la nature du lien affectif qui unit les membres d’une famille, en offrant une mesure standardisée, rapide et sensible aux changements thérapeutiques et développementaux. Dans la théorie systémique, la cohésion ne se résume pas à une simple sensation de chaleur affective ; elle englobe la dialectique universelle entre l’appartenance au groupe familial (communion) et le maintien de l’autonomie individuelle (différenciation de soi).
Applications cliniques
Dans le domaine de la consultation et de la psychothérapie systémique, l’échelle permet de dresser un profil diagnostique précis du fonctionnement familial perçu par chaque participant (père, mère, adolescent, fratrie). Elle remplit plusieurs fonctions cliniques capitales :
- Évaluation du décalage perceptif : En administrant l’échelle séparément à plusieurs membres d’un même foyer, le praticien identifie les disparités de perception. Un adolescent peut percevoir la famille comme étouffante ou fusionnelle alors que les parents la décrivent comme modérément connectée. Ce différentiel de score éclaire les zones de conflits intrafamiliaux.
- Planification de l’intervention thérapeutique : L’outil met en lumière les aspects spécifiques de la cohésion dysfonctionnels (ex. prise de décision unilatérale, coalition préférentielle entre certains sous-systèmes, isolement émotionnel en période de crise).
- Mesure de l’efficacité thérapeutique : Utilisée en pré-test et post-test, l’échelle évalue si les interventions menées (restructuration des frontières, encouragement des temps partagés ou au contraire autonomisation) ont restauré un équilibre relationnel fonctionnel.
Applications en recherche fondamentale et appliquée
Dans la recherche en psychopathologie du développement, en sociologie de la famille et en pédiatrie sociale, l’échelle sert de variable médiatrice ou modératrice essentielle :
- Analyse de l’impact de la cohésion sur l’adaptation psychologique des jeunes (prévention de la dépression, des troubles anxieux, des conduites délinquantes ou de la consommation de substances).
- Étude des processus de résilience face aux stresseurs chroniques (maladies chroniques infantiles, précarité économique, migration et acculturation).
- Étude longitudinale des transitions de vie (passage à l’adolescence, nid vide, vieillissement parental).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de cohésion familiale (Family Cohesion) est défini conceptuellement par David H. Olson comme « le lien émotionnel que les membres de la famille ont les uns envers les autres ». Dans l’opérationnalisation propre au FACES II, ce construit est multidimensionnel mais converge vers un score global reflétant le continuum d’intimité et de distance relationnelle.
Dimensions constitutives de la cohésion
L’échelle explore huit facettes interdépendantes qui caractérisent le climat émotionnel et les frontières interindividuelles :
- Le lien affectif (Emotional Bonding) : Sentiment de chaleur, d’affection réciproque, d’amour perçu et d’attachement partagé entre les membres.
- Le soutien mutuel (Supportiveness) : Disponibilité active des membres à s’entraider, particulièrement lors des moments de crise ou de stress externe (ex. item 1 : « Les membres de la famille se soutiennent mutuellement dans les moments difficiles »).
- Les frontières familiales (Family Boundaries) : Perméabilité de la frontière séparant l’univers intrafamilial du monde extérieur. Cela mesure si les membres privilégient les confidences intrafamiliales par rapport aux relations extrafamiliales (ex. items 2 et 10 inversés).
- Le temps partagé (Time Together) : Fréquence et plaisir associés au fait d’être rassemblés, d’occuper la même pièce ou de partager les temps libres (items 3, 4 et 12).
- Les centres d’intérêt et loisirs communs (Shared Interests & Recreation) : Capacité du groupe à concevoir, organiser et apprécier des activités récréatives collectives (items 8 inversé et 16).
- La prise de décision conjointe (Decision Making) : Degré de concertation mutuelle lors des choix individuels ou collectifs, illustrant l’intégration de chaque membre dans la matrice décisionnelle (item 7).
- Les coalitions et sous-systèmes (Coalitions) : Tendance des membres à former des dyades isolées ou exclusives au détriment de l’unité de la famille nucléaire globale (item 15 inversé : « Les membres de la famille forment des sous-groupes plutôt que de faire des choses tous ensemble »).
- L’approbation des relations sociales (Friends Approval) : Reconnaissance, intégration et acceptation réciproque des cercles amicaux de chaque membre (items 6 et 14).
Niveaux typologiques de la cohésion
Dans la typologie classique du modèle circomplexe, le score de cohésion positionne le système familial sur un continuum segmenté en quatre niveaux qualitatifs distincts :
- Désengagé (Disengaged – niveau très faible) : Caractérisé par une distance affective extrême, un manque prononcé de loyauté familiale, une absence de soutien dans l’adversité et des frontières individuelles rigides. L’individualisme prime sur le collectif, augmentant le risque de sentiment de solitude et d’abandon.
- Séparé (Separated – niveau faible à modéré) : Équilibre favorisant une certaine indépendance personnelle tout en maintenant une proximité émotionnelle accessible. Le soutien est disponible en cas de besoin, mais les membres passent une part substantielle de leur temps séparément.
- Connecté (Connected – niveau modéré à élevé) : Système caractérisé par une proximité émotionnelle chaleureuse, un sentiment marqué d’appartenance et un fort attachement mutuel, tout en préservant des espaces individuels acceptés par le groupe. Ce niveau représente l’optimum fonctionnel dans de nombreuses cultures occidentales.
- Enchevêtré ou fusionnel (Enmeshed – niveau très élevé) : Sur-implication émotionnelle, frontières individuelles floues ou absentes, exigence forte de conformité et loyauté absolue. L’autonomie individuelle y est perçue comme une trahison ou une menace pour la survie du groupe.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle théorique de l’Échelle de cohésion repose sur le Modèle Circomplexe des Systèmes Conjugaux et Familiaux formalisé par David H. Olson, Douglas Sprenkle et Candyce Russell à la fin des années 1970. Ce cadre intégratif puise ses concepts dans les courants majeurs de la pensée systémique moderne.
Influences théoriques fondamentales
Trois grands axes épistémologiques sous-tendent l’élaboration de la mesure :
- La théorie structurale de Salvador Minuchin : Minuchin (1974) a défini le fonctionnement familial à travers la netteté et la flexibilité de ses « frontières » (boundaries). Selon sa conceptualisation, les pathologies familiales se manifestent aux deux extrêmes d’un continuum : les familles enchevêtrées (frontières internes trop diffuses) et les familles désengagées (frontières internes excessivement imperméables). FACES II a directement opérationnalisé ces concepts minuchiniens pour en faire des dimensions mesurables.
- La théorie des systèmes généraux de Ludwig von Bertalanffy : La famille y est appréhendée comme un système ouvert autorégulé, gouverné par des boucles de rétroaction (homéostasie et morphogenèse), où la totalité dépasse la somme des parties. La cohésion reflète l’énergie centripète qui maintient la cohésion du système face aux forces centrifuges de l’environnement.
- La théorie de la différenciation de Murray Bowen : Le concept bowenien de « masse indifférenciée du moi familial » correspond cliniquement à l’enchevêtrement mesuré par les scores extrêmes de cohésion. L’autonomie fonctionnelle exige une différenciation émotionnelle réussie par rapport au système d’origine.
L’hypothèse curvilinéaire vs linéaire
Un débat théorique majeur dans l’histoire de la psychométrie familiale concerne la nature de la relation entre le score de cohésion et la santé du système :
Dans la formulation théorique d’origine du modèle circomplexe, l’hypothèse est curvilinéaire (en forme de U inversé) : les niveaux centraux de cohésion (séparé et connecté) sont considérés comme optimaux et équilibrés, tandis que les niveaux extrêmes (désengagement et enchevêtrement) sont supposés pathogènes et dysfonctionnels.
Toutefois, de nombreuses analyses empiriques conduites avec FACES II ont révélé une relation préférentiellement linéaire : dans les auto-questionnaires perçus, des scores élevés de cohésion sont très majoritairement associés à une meilleure santé mentale, une plus grande estime de soi et une réduction des symptômes psychopathologiques. Olson a ultérieurement clarifié que les auto-questionnaires capturent souvent les aspects positifs de la proximité intime, tandis que les dimensions pathologiques de la fusion exigent des évaluations observationnelles cliniques ou des versions révisées ultérieures (telles que le FACES IV qui sépare explicitement la cohésion équilibrée de l’enchevêtrement problématique).
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’Échelle de cohésion familiale du FACES II ont fait l’objet d’un examen empirique approfondi dans une multitude de contextes cliniques, transculturels et sociodémographiques.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et substantielles avec d’autres échelles réputées d’évaluation familiale :
- Corrélations positives élevées (r compris entre 0,62 et 0,78, p < 0,001) avec la sous-échelle de cohésion de la Family Environment Scale (FES) de Moos et Moos.
- Corrélations positives avec le fonctionnement général et la communication de la McMaster Family Assessment Device (FAD) (r = 0,55 à 0,71).
- Corrélations inverses hautement significatives avec les échelles de conflit familial, de détresse conjugale et de dyade conflictuelle (r variant de -0,45 à -0,68).
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à différencier :
- Les familles tout-venant (normatives) des familles consultant en clinique pédopsychiatrique ou en thérapie systémique (les scores moyens de cohésion étant systématiquement plus bas de manière significative chez les familles cliniques, t > 6,40, p < 0,001).
- Les adolescents sans difficultés des adolescents manifestant des troubles externalisés sévères (conduites délictuelles, fugues, abus de drogues) ou des conduites dépressives majeures.
Validité prédictive
Dans des essais préventifs randomisés et des cohortes longitudinales de grande envergure (tels que les travaux de Gonzales et al., 2012 portant sur les familles d’origine mexicaine aux États-Unis), les scores de cohésion familiale mesurés par les formes 16 et 8 items prédisent de manière robuste :
- Une diminution significative des comportements à risque à 2 et 3 ans d’intervalle chez les jeunes.
- Une plus grande réussite académique et un ajustement émotionnel positif.
- Un effet tampon protecteur contre les stresseurs liés à l’acculturation et aux discriminations sociales perçues.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de l’Échelle de cohésion familiale du FACES II a été documentée sur des échantillons normatifs regroupant plusieurs milliers de participants (adultes, adolescents, couples mariés et familles monoparentales).
Cohérence interne (Internal Consistency)
Les estimations de cohérence interne mesurées par l’indice alpha de Cronbach démontrent une excellente homogénéité des items :
- Version standard 16 items : Lors de l’échantillonnage de standardisation initial (Olson et al., 1982 ; N = 2 412), l’alpha de Cronbach s’élevait à α = 0,87. Des études indépendantes ultérieures ont rapporté des coefficients se situant constamment entre 0,86 et 0,91.
- Version brève 8 items : Dans les études développementales et communautaires (ex. Gonzales et al., 2012), la forme abrégée conserve une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha compris entre 0,82 et 0,88 chez les parents comme chez les adolescents.
- Sous-échantillons transculturels : Les adaptations hispaniques, francophones et asiatiques rapportent des valeurs d’alpha de Cronbach homogènes, généralement supérieures au seuil conventionnel d’excellence de 0,80.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Les études de stabilité temporelle attestent de la robustesse de l’instrument face aux fluctuations conjoncturelles de la vie quotidienne :
- Sur un intervalle de 4 à 5 semaines sans intervention clinique active, le coefficient de corrélation test-retest rapporté par Olson et ses collègues atteint r = 0,83 (p < 0,001).
- Sur des périodes plus longues de 6 mois en population générale non clinique, la stabilité reste robuste (coefficients oscillant entre 0,68 et 0,76), témoignant du fait que l’échelle saisit un trait systémique relativement stable plutôt qu’un état émotionnel transitoire passager.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du FACES II a fait l’objet de nombreuses vérifications par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Structure factorielle originale (AFE)
Lors de la phase de développement et d’épuration psychométrique initiale, les analyses en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) ont systématiquement extrait deux facteurs majeurs non redondants correspondant aux deux axes du modèle circomplexe :
- Le facteur de Cohésion familiale, qui capte la plus grande part de variance expliquée (souvent entre 25 % et 34 % de la variance totale).
- Le facteur d’Adaptabilité familiale (flexibilité systémique), qui se détache distinctement du premier.
Les saturations factorielles (factor loadings) des items de la sous-échelle de cohésion sur leur facteur théorique désigné sont très satisfaisantes, la vaste majorité s’échelonnant entre 0,48 et 0,78, avec des saturations croisées minimes sur le facteur d’adaptabilité (généralement inférieures à 0,25).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les modélisations par équations structurelles modernes ont testé la validité de la structure unidimensionnelle de l’échelle de cohésion (ou bidimensionnelle conjointe avec l’adaptabilité) :
- Les indices d’ajustement globaux pour la sous-échelle de cohésion à 16 items et pour la forme brève à 8 items soutiennent un modèle unidimensionnel bien ajusté aux données : les indices de conformité confirment des résultats robustes (CFI > 0,93, TLI > 0,92, et RMSEA < 0,06).
- L’invariance de mesure factorielle (invariance métrique et scalaire) a été validée selon le sexe des participants (mères vs pères vs enfants) ainsi qu’entre groupes ethnoculturels distincts, confirmant que le construit de cohésion est appréhendé selon une métrique conceptuelle équivalente par les différents membres du système.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle de cohésion familiale du FACES II se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé administrable sur support papier-crayon ou par interface numérique informatisée.
- Type d’évaluation : Auto-évaluation individuelle (self-report inventory) mesurant les perceptions individuelles du fonctionnement familial partagé.
- Formats disponibles :
- Forme standard de cohésion (16 items) : Items numérotés 1 à 16 présentés ci-dessous, focalisés sur les dimensions pures du lien émotionnel.
- Forme brève de cohésion (8 items) : Sélection restreinte sans items inversés, maximisant la rapidité d’administration pour les enquêtes épidémiologiques.
- Forme conjointe FACES II (20 items) : Mesure globale intégrant en alternance les items de cohésion et d’adaptabilité/flexibilité.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
- 1 = Presque jamais ou jamais (Almost never or never)
- 2 = De temps en temps (Once in a while)
- 3 = Quelquefois (Sometimes)
- 4 = Souvent / Fréquemment (A lot of the time / frequently)
- 5 = Presque toujours ou toujours (Almost always or always)
- Consigne de passation : Il est demandé au participant de lire attentivement chaque énoncé et d’indiquer avec quelle fréquence le comportement ou le ressenti décrit correspond à la réalité de sa propre famille.
- Modalités de cotation :
- Les items libellés de façon négative ou inversée (notés [R]) doivent être obligatoirement recodés avant sommation selon la règle : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1.
- Pour l’échelle à 16 items, les items inversés sont les items : 2, 5, 8, 10, 13, 15.
- Le score brut total de cohésion s’obtient par la somme des items (après recodage des items inversés). Un score plus élevé indique une proximité relationnelle et une interdépendance émotionnelle plus intenses perçues au sein de la famille.
- Temps de passation estimé : 5 à 10 minutes pour la version complète ; 2 à 4 minutes pour la forme courte à 8 items.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1982 (FACES II développé par David H. Olson, Joyce Portner, et Richard Q. Bell).
- Propriété intellectuelle et copyright : L’inventaire FACES original et ses versions révisées successives (FACES III, FACES IV) sont protégés par le droit d’auteur, sous la propriété intellectuelle de David H. Olson et de l’organisme Life Innovations, Inc. (organisme éditeur de PREPARE/ENRICH).
- Conditions d’utilisation et permissions :
- Recherche académique et thèses universitaires : Une autorisation d’utilisation sans frais commerciaux ou à tarif réduit pour étudiants et chercheurs est généralement accordée sur demande formelle via le site officiel de Life Innovations / Prepare-Enrich (www.prepare-enrich.com), sous réserve de soumission du protocole de recherche.
- Usage clinique et commercial : L’administration commerciale, l’intégration dans des plateformes payantes de diagnostic ou la formation professionnelle requièrent l’achat de manuels officiels, de licences d’utilisation ou de protocoles de cotation standardisés.
- Compendiums publics : Certaines formes courtes et adaptations transculturelles ont été publiées à des fins d’évaluation préventive dans des manuels académiques ouverts, tels que le recueil Latino Families and Youth: A Compendium of Assessment Tools (Gonzales et al., 2012).
12. Références / References
- Gonzales, N. A., Dumka, L. E., Millsap, R. E., Gottschall, A., McClain, D. B., Wong, J. J., Germán, M., Mauricio, A. M., Wheeler, L., Carpentier, F. D., & Kim, S. Y. (2012). Randomized trial of a broad preventive intervention for Mexican American adolescents. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 80(1), 1–16. https://doi.org/10.1037/a0026063
- Hamilton, E., & Carr, A. (2016). Systematic review of evidence for the Circumplex Model of marital and family systems. Journal of Family Therapy, 38(3), 304–335. https://doi.org/10.1111/1467-6427.12105
- Minuchin, S. (1974). Families and family therapy. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674041127
- Moos, R. H., & Moos, B. S. (1986). Family Environment Scale manual (2nd ed.). Consulting Psychologists Press.
- Olson, D. H. (1986). Circumplex Model VII: Validation studies and FACES III. Family Process, 25(3), 337–351. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.1986.00337.x
- Olson, D. H. (2000). Circumplex Model of marital and family systems. Journal of Family Therapy, 22(2), 144–167. https://doi.org/10.1111/1467-6427.00144
- Olson, D. H., Portner, J., & Bell, R. Q. (1982). FACES II: Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales. Family Social Science, University of Minnesota, St. Paul, Minnesota.
- Olson, D. H., Sprenkle, D. H., & Russell, C. S. (1979). Circumplex Model of marital and family systems: I. Cohesion and adaptability dimensions, family types, and clinical applications. Family Process, 18(1), 3–28. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.1979.00003.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale options:
- 1 = Almost never or never
- 2 = Once in a while
- 3 = Sometimes
- 4 = A lot of the time (frequently)
- 5 = Almost always or always
Note: [R] indicates items that must be reverse-coded before scoring.
16-Item Family Cohesion Scale
- Family members are supportive of each other during difficult times.
- It was easier to discuss problems with people outside the family than with other family members. [R]
- Our family gathers together in the same room.
- Our family does things together.
- In our family, everyone goes his/her own way. [R]
- Family members know each other’s close friends.
- Family members consult other family members on their decisions.
- We have difficulty thinking of things to do as a family. [R]
- Family members feel very close to each other.
- Family members feel closer to people outside the family than to other family members. [R]
- Family members go along with what the family decides to do.
- Family members like to spend their free time with each other.
- Family members avoid each other at home. [R]
- Family members approve of each other’s friends.
- Family members pair up rather than do things as a total family. [R]
- Family members share interests and hobbies with each other.
8-Item Family Cohesion Scale (Brief Version)
- In the past month, family members were supportive of each other during difficult times.
- Our family did things together.
- Family members consulted other family members on their decisions.
- Family members felt very close to each other.
- Family members went along with what the family decided to do.
- Family members liked to spend their free time with each other.
- We approved of each other’s friends.
- Family members shared interests and hobbies with each other.
20-Item Scale (FACES II Cohesion and Adaptability Composite)
- Family members ask each other for help.
- In solving problems, the children’s suggestions are followed.
- We approve of each other’s friends.
- Children have a say in their discipline.
- We like to do things with just our immediate family.
- Different persons act as leaders in our family.
- Family members feel closer to other family members than to people outside the family.
- Our family changes its way of handling tasks.
- Family members like to spend free time with each other.
- Parent(s) and children discuss punishment together.
- Family members feel very close to each other.
- The children make the decisions in our family.
- When our family gets together for activities, everybody is present.
- Rules change in our family.
- We can easily think of things to do together as a family.
- We shift household responsibilities from person to person.
- Family members consult other family members on their decisions.
- It is hard to identify the leader(s) in our family.
- Family togetherness is very important.
- It is hard to tell who does which household chores.