Échelle de capacité de changement stratégique (SCC)

L’Échelle de capacité de changement stratégique (SCC) est un outil psychométrique de 20 items développé par Bekos et al. (2025) mesurant les capacités dynamiques d’une organisation à mener le changement stratégique à travers cinq dimensions clés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de capacité de changement stratégique (Strategic Change Capability Scale, SCC), développée par Bekos, Chari, Jaakkola et Evanschitzky (2025), constitue un instrument psychométrique de pointe conçu pour évaluer la capacité dynamique réflexive d’une organisation, et plus spécifiquement de sa fonction marketing, à initier, exécuter et pérenniser des transformations stratégiques. Reposant sur un modèle réflexif de second ordre composé de 20 items répartis sur cinq dimensions de premier ordre, l’échelle opérationnalise le changement stratégique à travers trois macro-phases séquentielles : la phase pré-changement (englobant la Préparation de l’analyse de rentabilité et la Préparation des collaborateurs), la phase d’implémentation initiale (comprenant la Configuration organisationnelle et l’Institutionnalisation), et la phase post-implémentation (articulée autour de l’Évaluation et de l’ajustement).

L’instrument a été élaboré selon une démarche séquentielle mixte rigoureuse, combinant une théorisation ancrée basée sur 26 entretiens approfondis auprès de directeurs marketing et de consultants de haut niveau, suivie de cinq études quantitatives indépendantes totalisant un échantillon cumulé d’environ 738 répondants issus d’entreprises britanniques et américaines. Administrée au moyen d’une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle démontre d’excellentes propriétés psychométriques. Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une validité de construit robuste (indices d’ajustement optimaux), d’une consistance interne remarquable (α de Cronbach et fiabilité composite supérieurs à 0,85 pour toutes les sous-dimensions) ainsi que d’une validité convergente et discriminante parfaitement établie selon les critères de Fornell-Larcker et du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). De surcroît, les auteurs ont démontré la validité prédictive et incrémentale supérieure de la SCC sur la performance commerciale et financière, surpassant les capacités dynamiques traditionnelles telles que l’agilité, la flexibilité stratégique et la réactivité.

2. Mots-clés / Keywords

Capacités dynamiques, changement stratégique, transformation organisationnelle, psychométrie, gestion du changement, marketing stratégique, échelle de mesure, performance organisationnelle, résistance au changement, institutionnalisation des routines.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de capacité de changement stratégique a été conceptualisée et validée par une équipe internationale de chercheurs de premier plan en stratégie et marketing :

  • Gerasimos S. Bekos — Chercheur en marketing et stratégie, affilié à l’Aston Business School, Aston University, Birmingham, Royaume-Uni. Spécialiste du management stratégique et de la transformation des organisations.
  • Simos Chari — Professeur associé en marketing, School of Business and Economics, Loughborough University, Royaume-Uni. Ses recherches se concentrent sur les capacités dynamiques, la prise de décision stratégique et l’innovation organisationnelle.
  • Milla Jaakkola — Professeure adjointe en marketing stratégique, University of Vaasa, Finlande. Experte dans l’implémentation de la stratégie marketing et les capacités managériales.
  • Heiner Evanschitzky — Chaire de marketing et directeur de recherche, Department of Marketing, Aston Business School, Aston University, Royaume-Uni, et titulaire honoraire à la Macquarie Business School, Australie. Spécialiste reconnu internationalement des méthodes quantitatives et de l’efficacité organisationnelle.

4. Objectif / Purpose

Dans un contexte d’hypercompétition et de ruptures technologiques continues, la capacité d’une entreprise à pivoter et à transformer ses modèles d’affaires s’avère déterminante pour sa survie à long terme. Pourtant, la littérature académique et les rapports managériaux soulignent un taux d’échec alarmant des initiatives de transformation stratégique, oscillant fréquemment entre 50 % et 70 %. L’objectif fondamental de l’élaboration de la Strategic Change Capability Scale (SCC) est de combler un vide méthodologique et théorique majeur : l’absence d’un instrument psychométrique standardisé, fiable et validé mesurant spécifiquement les processus comportementaux et organisationnels sous-jacents à la conduite réussie du changement stratégique.

Les outils de mesure préexistants dans la littérature managériale appréhendaient principalement le changement de manière rétrospective, anecdotique ou unidimensionnelle, se focalisant soit exclusivement sur les réactions psychologiques individuelles des employés (telles que le cynisme ou la résistance au changement), soit sur des concepts généraux comme l’agilité organisationnelle ou l’orientation marché, sans opérationnaliser la chaîne d’action procédurale complète nécessaire au déploiement effectif du changement. L’échelle SCC comble cette lacune en fournissant une perspective de processus end-to-end (de bout en bout), segmentée en trois phases critiques :

  • Phase pré-changement : Mobiliser l’adhésion rationnelle et émotionnelle à travers une vision claire et une préparation psychologique et technique ciblée.
  • Phase d’implémentation initiale : Déployer les architectures structurelles, humaines et matérielles indispensables, tout en inscrivant les nouvelles méthodes de travail dans l’appareil normatif de l’organisation.
  • Phase post-implémentation : Surveiller rigoureusement l’alignement sur les objectifs, identifier les goulots d’étranglement et procéder aux réajustements dynamiques continus.

Sur le plan des applications pratiques et diagnostiques, la SCC sert d’outil d’audit diagnostique précieux pour les directions générales, les directeurs des ressources humaines, les directeurs marketing et les consultants en gestion. Elle permet d’évaluer la maturité transformationnelle des équipes avant le lancement d’une initiative coûteuse, d’identifier les défaillances structurelles (par exemple, une excellente planification stratégique couplée à une absence d’institutionnalisation culturelle), et d’ajuster les programmes d’accompagnement du personnel. Sur le plan de la recherche, l’instrument offre aux chercheurs un cadre rigoureux pour tester des modèles théoriques intégrant des médiations et modérations complexes liant les antécédents managériaux aux performances tangibles sur le marché.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de Capacité de Changement Stratégique (SCC) est conceptualisé comme une capacité organisationnelle dynamique de second ordre, réflexive dans sa structure, intégrant 20 items regroupés au sein de cinq dimensions interdépendantes de premier ordre. Chaque dimension saisit une facette essentielle des compétences collectives requises :

1. Préparation de l’analyse de rentabilité (Business Case Preparation – Items 1 à 4)

Cette dimension évalue la compétence de l’organisation à formuler une justification stratégique rationnelle, séduisante et intelligible en faveur de la transformation. Elle englobe l’élaboration d’une vision prospective claire décrivant l’état futur de l’entité marketing post-changement, la définition formalisée des objectifs opérationnels quantifiables et la conception d’une feuille de route d’implémentation robuste. L’accent est mis sur la capacité à articuler le « pourquoi » et le « comment » du changement afin d’emporter l’adhésion des parties prenantes internes et des instances dirigeantes.

2. Préparation des collaborateurs (Employee Preparation – Items 5 à 8)

Axée sur la dimension humaine et psychologique du changement, cette composante mesure la propension de l’entreprise à engager activement ses ressources humaines. Elle analyse la communication transparente des motifs du changement, l’implication collaborative des employés dans les ateliers de planification, la préparation psychologique visant à désamorcer l’anxiété et la résistance au changement, ainsi que le déploiement de programmes de formation continue permettant de doter le personnel des nouvelles compétences requises.

3. Configuration organisationnelle (Organizational Setup – Items 9 à 12)

Cette facette appréhende les leviers structurels et matériels nécessaires au déploiement du projet. Elle évalue l’aptitude organisationnelle à mettre sur pied des équipes interfonctionnelles agiles dotées de responsabilités explicites, à réallouer efficacement les budgets et ressources marketing, à refondre les processus opérationnels afin d’éliminer les frictions structurelles, et à désigner des leaders du changement légitimes capables d’incarner et de piloter la transformation sur le terrain.

4. Institutionnalisation (Institutionalization – Items 13 à 16)

L’institutionnalisation mesure l’ancrage profond et la durabilité des nouvelles pratiques au sein du tissu organisationnel. Elle évalue la capacité à intégrer les comportements novateurs dans la culture d’entreprise, à aligner les systèmes de rémunération, de primes et de reconnaissance symbolique sur les nouveaux objectifs, à consolider les routines opérationnelles pour prévenir toute régression vers les habitudes antérieures, et à consigner formellement les nouveaux protocoles dans les procédures d’exploitation normalisées (Standard Operating Procedures).

5. Évaluation et ajustement (Assessing and Adjusting – Items 17 à 20)

Cette dernière dimension reflète la boucle d’apprentissage organisationnel et de contrôle dynamique. Elle quantifie le suivi systématique des étapes charnières et des jalons du projet, la confrontation régulière des performances réelles aux attentes initiales, la détection précoce des anomalies et blocages, ainsi que l’exécution rapide de mesures correctives pour réaligner la trajectoire du changement sur ses objectifs stratégiques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’échelle SCC puise ses fondements théoriques dans la théorie des capacités dynamiques (Dynamic Capabilities Perspective), initiée par David Teece, Gary Pisano et Amy Shuen (1997), puis enrichie par Eisenhardt et Martin (2000). Selon ce corpus théorique issu du management stratégique, les organisations opérant dans des environnements instables ne peuvent maintenir un avantage concurrentiel soutenable uniquement grâce à leurs ressources statiques (telles que théorisées par la Resource-Based View de Barney, 1991). Elles doivent développer des métacompétences leur permettant de « détecter » les opportunités et menaces (sensing), de « saisir » ces opportunités via des investissements ciblés (seizing), et de « reconfigurer » en continu leurs actifs corporels et incorporels (transforming/reconfiguring).

Bekos et ses collaborateurs (2025) ancrent fermement la capacité de changement stratégique au sein de cette troisième composante de reconfiguration, mais en résolvent l’une des critiques majeures : le manque de clarté micro-fondationnelle. En mobilisant les travaux de Felin, Foss et Ployhart (2015) sur les micro-fondations des routines organisationnelles, les auteurs décomposent les capacités dynamiques en comportements managériaux observables, en interactions d’équipe et en protocoles institutionnels explicites.

Parallèlement, l’échelle intègre les théories classiques de la psychologie du changement et du comportement organisationnel, notamment le modèle en trois étapes du changement de Kurt Lewin (« dégel, transition, regel ») et les principes du modèle en huit étapes de John Kotter (1995). La SCC opérationnalise ces étapes sociologiques en démontrant empiriquement que le succès de la transformation dépend de l’articulation synchronisée d’activités cognitives (élaboration de la vision), affectives/relationnelles (soutien psychologique des collaborateurs), structurelles (équipes transversales) et normatives (systèmes de gratification et formalisation procédurale).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle SCC a été établie à travers un programme empirique en cinq phases mené auprès de 738 cadres supérieurs et directeurs marketing au Royaume-Uni et aux États-Unis :

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a d’abord été garantie qualitativement par la conduite de 26 entretiens exploratoires menés selon la méthode de la théorisation ancrée (grounded theory), suivis de pré-tests auprès d’un panel d’experts académiques et praticiens afin d’éliminer toute ambiguïté sémantique. L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) a subséquemment validé le modèle de second ordre réflexif, affichant des indices d’adéquation exemplaires : un ratio χ²/df inférieur à 2,0, un CFI (Comparative Fit Index) > 0,95, un TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,95, et un RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) < 0,05 avec un SRMR inférieur à 0,04.

Validité convergente

La validité convergente a été confirmée par des saturations factorielles standardisées hautement significatives (p < 0,001), toutes supérieures au seuil usuel de 0,70. De plus, la variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) pour chacune des cinq dimensions de premier ordre ainsi que pour le construit de second ordre excède largement le seuil conventionnel de 0,50, se situant entre 0,62 et 0,78 selon les échantillons étudiés.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement démontrée par l’application conjointe du critère de Fornell-Larcker (la racine carrée de l’AVE de chaque construit est strictement supérieure aux corrélations inter-construits) et du ratio Hétérotrait-Monotrait (HTMT). Toutes les valeurs du ratio HTMT sont demeurées nettement inférieures au seuil conservateur de 0,85. De plus, des analyses factorielles confirmatoires compétitives comparant le modèle à cinq dimensions à des modèles unifactoriels ou tri-factoriels alternatifs ont confirmé la supériorité statistique systématique de la solution à cinq facteurs.

Validité prédictive et incrémentale

À travers des modélisations par équations structurelles (SEM), l’échelle a démontré une capacité prédictive remarquable sur la performance commerciale (croissance des parts de marché, fidélisation client) et la performance financière (rentabilité des investissements, marge opérationnelle). Crucialement, les auteurs ont établi la validité incrémentale de la SCC : celle-ci explique une part de variance significative et additionnelle de la performance d’entreprise par rapport à d’autres capacités dynamiques marketing établies telles que l’agilité organisationnelle, la flexibilité stratégique et la réactivité au marché.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité et de cohérence interne de l’échelle SCC s’avèrent excellentes au regard de l’ensemble des métriques psychométriques reconnues :

  • Consistance interne : Les coefficients Alpha de Cronbach (α) calculés sur les différents échantillons de validation oscillent entre 0,88 et 0,94 pour les cinq sous-échelles individuelles, et dépassent 0,95 pour l’échelle globale de second ordre.
  • Fiabilité composite (CR) : Les indices de fiabilité composite (Composite Reliability) se situent tous entre 0,89 et 0,95, attestant que la variance des indicateurs est majoritairement imputable au construit latent plutôt qu’à l’erreur de mesure.
  • Fiabilité maximale (MaxR(H)) : Également testée dans les études quantitatives de Bekos et al. (2025), elle présente des valeurs supérieures à 0,90, confirmant la grande stabilité des poids factoriels.
  • Fidélité temporelle et stabilité : La stabilité des coefficients a été confirmée par des administrations répétées et des tests d’invariance de mesure à travers des échantillons indépendants issus d’industries manufacturières et de services, prouvant une invariance configurationnelle, métrique et scalaire complète.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement factoriel de l’échelle a suivi un protocole rigoureux en deux phases :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors des premières études de calibrage de l’échelle, une AFE utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax) a été réalisée sur un pool d’items initial issu de la phase qualitative. Les résultats ont clairement mis en évidence une structure à cinq facteurs distincts expliquant plus de 71 % de la variance totale cumulée. Le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (p < 0,001) et l’indice KMO (Kaiser-Meyer-Olkin) s’est établi à 0,93, témoignant d’une excellente adéquation de l’échantillonnage. Tous les items conservés présentaient des saturations primaires supérieures à 0,72 et des saturations croisées (cross-loadings) négligeables (< 0,25).

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Sur les échantillons de réplication ultérieurs (n > 400), une AFC a été spécifiée pour tester la nature réflexive de second ordre de la capacité de changement stratégique. Les résultats ont validé que les 20 items saturent puissamment sur leurs cinq facteurs respectifs de premier ordre, lesquels saturent à leur tour de manière substantielle (γ > 0,80, p < 0,001) sur le facteur d’ordre supérieur SCC :

  • Facteur 1 (Préparation de l’analyse de rentabilité) : Items 1 à 4 — saturations standardisées comprises entre 0,79 et 0,88.
  • Facteur 2 (Préparation des collaborateurs) : Items 5 à 8 — saturations standardisées comprises entre 0,76 et 0,87.
  • Facteur 3 (Configuration organisationnelle) : Items 9 à 12 — saturations standardisées comprises entre 0,78 et 0,85.
  • Facteur 4 (Institutionnalisation) : Items 13 à 16 — saturations standardisées comprises entre 0,81 et 0,90.
  • Facteur 5 (Évaluation et ajustement) : Items 17 à 20 — saturations standardisées comprises entre 0,82 et 0,89.

Les indices d’ajustement globaux du modèle de second ordre ont corroboré cette structure (χ²(165) = 284,32, p < 0,001 ; CFI = 0,978 ; TLI = 0,974 ; RMSEA = 0,042 [90% CI : 0,034 – 0,050] ; SRMR = 0,035).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation organisationnelle / Échelle psychométrique de capacités dynamiques.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou électronique (en ligne).
  • Nombre d’items : 20 items.
  • Structure : Modèle réflexif de second ordre comprenant 5 dimensions de premier ordre (4 items par dimension).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Fortement en désaccord [Strongly disagree] à 7 = Fortement d’accord [Strongly agree]).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Aucun item n’est inversé (tous les items sont formulés positivement).
    • Le score de chaque dimension est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 4 items correspondants (score variant de 1 à 7) :
      • Préparation de l’analyse de rentabilité : moyenne des items 1 à 4.
      • Préparation des collaborateurs : moyenne des items 5 à 8.
      • Configuration organisationnelle : moyenne des items 9 à 12.
      • Institutionnalisation : moyenne des items 13 à 16.
      • Évaluation et ajustement : moyenne des items 17 à 20.
    • Le score global de Capacité de Changement Stratégique (SCC) est obtenu par la moyenne arithmétique des 20 items (ou la moyenne des 5 dimensions).
    • Un score plus élevé traduit une capacité supérieure de l’organisation à conduire et réussir ses transformations stratégiques.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2025.
  • Propriété intellectuelle et droits : Droits d’auteur détenus par l’American Marketing Association (AMA) et les auteurs de la publication princeps parue dans le Journal of Marketing.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle est disponible pour une utilisation à des fins de recherche académique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement l’article original de Bekos et al. (2025). Pour tout déploiement commercial, consulting d’entreprise lucratif ou intégration dans des plateformes logicielles payantes, une autorisation formelle doit être sollicitée auprès des auteurs ou de la maison d’édition.
  • Tarifs : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur.

12. Références / References

Barney, J. (1991). Firm resources and sustained competitive advantage. Journal of Management, 17(1), 99–120. https://doi.org/10.1177/014920639101700108

Bekos, G. S., Chari, S., Jaakkola, M., & Evanschitzky, H. (2025). Strategic change capability in marketing organizations: Conceptualization, scale development, and validation. Journal of Marketing, 90(2), 27–49. https://doi.org/10.1177/00222429241285321

Eisenhardt, K. M., & Martin, J. A. (2000). Dynamic capabilities: What are they? Strategic Management Journal, 21(10‐11), 1105–1121. https://doi.org/10.1002/1097-0266(200010/11)21:10/11<1105::AID-SMJ133>3.0.CO;2-E

Felin, T., Foss, N. J., & Ployhart, R. E. (2015). The microfoundations movement in strategy and organization theory. Academy of Management Annals, 9(1), 575–632. https://doi.org/10.5465/19416520.2015.1007651

Kotter, J. P. (1995). Leading change: Why transformation efforts fail. Harvard Business Review, 73(2), 59–67.

Lewin, K. (1947). Frontiers in group dynamics: Concept, method and reality in social science; social equilibria and social change. Human Relations, 1(1), 5–41. https://doi.org/10.1177/001872674700100103

Teece, D. J., Pisano, G., & Shuen, A. (1997). Dynamic capabilities and strategic management. Strategic Management Journal, 18(7), 509–533. https://doi.org/10.1002/(SICI)1097-0266(199708)18:7<509::AID-SMJ882>3.0.CO;2-Z

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)

  1. We develop a clear vision of what our marketing organization will look like following a change.
  2. We build a compelling business case to justify why marketing change is needed.
  3. We clearly define the objectives and expected outcomes of the marketing change initiative.
  4. We outline a clear strategy and implementation roadmap for achieving the marketing change objectives.
  5. We effectively communicate the reasons for marketing change to our employees.
  6. We actively involve our marketing employees in the change planning process.
  7. We prepare our marketing employees psychologically to overcome resistance to change.
  8. We ensure that our marketing employees have the required skills and training to implement the change.
  9. We establish cross-functional teams with clear roles to execute the marketing change.
  10. We reallocate organizational and marketing resources to support the change implementation.
  11. We adapt our organizational structures and processes to facilitate the marketing change.
  12. We appoint effective change leaders to guide the execution of the marketing change.
  13. We embed the new marketing practices and behaviors into our organizational culture.
  14. We align reward and recognition systems with the goals of the marketing change initiative.
  15. We reinforce new marketing routines so that employees do not revert to old ways of working.
  16. We institutionalize new marketing processes into our standard operating procedures.
  17. We systematically monitor the progress and milestones of the marketing change implementation.
  18. We regularly evaluate the performance outcomes against the change objectives.
  19. We identify deviations and bottlenecks during the marketing change process quickly.
  20. We make necessary adjustments and corrective actions to keep the marketing change on track.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle de capacité de changement stratégique (SCC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-capacite-de-changement-strategique-scc/
Looti, Mohammed. “Échelle de capacité de changement stratégique (SCC).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-capacite-de-changement-strategique-scc/.
Looti, Mohammed. “Échelle de capacité de changement stratégique (SCC).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-capacite-de-changement-strategique-scc/.