1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Bonheur Subjectif (Subjective Happiness Scale, SHS), élaborée par Sonja Lyubomirsky et Heidi S. Lepper en 1999, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et les plus largement adoptés au sein de la psychologie positive et de l’étude du bien-être subjectif. Conçue pour pallier les limites des outils évaluant exclusivement la composante cognitive de la satisfaction de vie ou les affects momentanés, la SHS évalue le bonheur global perçu comme une disposition stable ou un trait psychologique durable. L’instrument est remarquablement concis, composé de seulement 4 items auto-rapportés. Deux items évaluent l’auto-caractérisation absolue de l’individu et son positionnement relatif par rapport à ses pairs, tandis que les deux autres décrivent des profils types d’individus heureux et malheureux, demandant au sujet dans quelle mesure ces descriptions lui correspondent.
Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points pourvue d’ancrages spécifiques à chaque item. Un item (l’item 4) fait l’objet d’une cotation inversée. Le score global correspond à la moyenne des quatre réponses, oscillant ainsi entre 1 et 7, où un score élevé reflète un niveau supérieur de bonheur subjectif global. Sur le plan psychométrique, les études initiales et les multiples validations transculturelles démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,79 à 0,94), une stabilité temporelle substantielle (fidélité test-retest allant de 0,55 à 0,90 selon les intervalles de réévaluation) et une structure factorielle strictement unidimensionnelle confirmée tant par analyse factorielle exploratoire (AFE) que confirmatoire (AFC). La SHS présente une validité convergente robuste avec d’autres échelles de bien-être, d’estime de soi et d’optimisme, ainsi qu’une validité discriminante nette vis-à-vis des mesures de dépression et d’anxiété. L’outil s’est imposé internationalement tant en recherche fondamentale qu’en évaluation des interventions psychologiques visant l’épanouissement humain.
2. Mots-clés / Keywords
Bonheur subjectif, bien-être subjectif, psychométrie, psychologie positive, échelle d’auto-évaluation, affect, satisfaction de vie, cohérence interne, analyse factorielle, évaluation du bien-être.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de Bonheur Subjectif a été développée conjointement par deux chercheuses émérites en psychologie sociale et de la personnalité :
- Sonja Lyubomirsky, Ph.D. : Professeure distinguée de psychologie et vice-présidente du département de psychologie à l’Université de Californie à Riverside (UC Riverside), États-Unis. Ses recherches pionnières portent sur la possibilité d’augmenter durablement le bonheur humain par des activités cognitives et comportementales intentionnelles, les déterminants de l’épanouissement personnel et les mécanismes sociocognitifs qui distinguent les individus chroniquement heureux des individus chroniquement malheureux. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Heidi S. Lepper, Ph.D. : Chercheuse et psychologue ayant contribué de manière décisive aux travaux sur la motivation, le bien-être subjectif et la mesure psychologique à l’Université Stanford (Stanford University) lors de la conception initiale de l’instrument.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Subjective Happiness Scale (SHS) est de quantifier de manière valide, fiable et économe le sentiment global qu’a un individu d’être une personne heureuse ou malheureuse. Avant l’introduction de cet instrument à la fin des années 1990, les chercheurs mesurant le bien-être psychologique s’appuyaient majoritairement soit sur des inventaires cognitifs d’évaluation des conditions d’existence — tels que la célèbre Satisfaction With Life Scale (SWLS) de Diener, Emmons, Larsen et Griffin (1985) — soit sur des listes de contrôle d’affects positifs et négatifs mesurant la fréquence ou l’intensité des émotions ressenties au cours d’une période temporelle circonscrite, à l’instar de la Positive and Negative Affect Schedule (PANAS) de Watson, Clark et Tellegen (1988).
Or, Lyubomirsky et Lepper (1999) ont mis en lumière une lacune théorique et empirique majeure : la plupart des individus possèdent une intuition synthétique et globale de leur propre bonheur qui transcende la simple somme arithmétique de leurs émotions positives récentes ou le bilan purement logique de leurs accomplissements matériels. Un individu peut éprouver des tracas quotidiens tout en conservant l’auto-perception fondamentale et inébranlable d’être intrinsèquement heureux ; inversement, une personne disposant de toutes les réussites objectives et d’une satisfaction de vie déclarée peut ne pas s’identifier profondément comme un être heureux. La SHS a donc été spécifiquement conçue pour capturer cette auto-caractérisation affective globale et molaire.
Dans le domaine de la recherche empirique, la SHS remplit plusieurs rôles cruciaux :
- Mesure de trait stable : Elle permet d’étudier le bonheur en tant que différence individuelle stable dans le temps, corrélée aux traits de personnalité du modèle à cinq facteurs (en particulier une forte corrélation positive avec l’extraversion et négative avec le névrosisme).
- Mesure de résultat (outcome) dans les essais d’interventions : Grâce à sa sensibilité au changement lorsqu’une intervention psychologique ciblée est mise en œuvre (telle que les pratiques de gratitude, les actes de bienveillance ou la thérapie basée sur les forces), la SHS sert de critère d’efficacité standardisé pour évaluer l’amplification du bonheur.
- Complémentarité au sein de batteries hédoniques : En association avec la SWLS, elle constitue la batterie hédonique standard à deux composantes préconisée par la littérature, la SWLS captant l’évaluation cognitive globale de la vie et la SHS saisissant l’auto-définition affective et comparative de l’état de bonheur.
- Épidémiologie et santé publique : La brièveté exemplaire du test (moins d’une minute de passation) la rend idéale pour de vastes cohortes nationales et des enquêtes longitudinales où le fardeau des répondants doit être minimisé sans compromettre la rigueur psychométrique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la SHS est le bonheur subjectif global (global subjective happiness). Ce concept s’inscrit au cœur de la conception phéno-ontologique du bien-être : il postule que le bonheur n’existe pas en dehors du regard et de l’expérience vécue du sujet lui-même. Dès lors, le niveau de bonheur réel d’une personne est précisément le niveau de bonheur qu’elle s’attribue d’un point de vue introspectif.
Contrairement aux modèles multifactoriels du bien-être psychologique (comme le modèle en six dimensions de Carol Ryff comprenant l’autonomie, la maîtrise de l’environnement, les relations positives, la croissance personnelle, le sens de la vie et l’acceptation de soi), la SHS appréhende le bonheur comme un construit unidimensionnel molaire. Cette unidimensionnalité s’articule néanmoins autour de plusieurs facettes conceptuelles complémentaires incarnées par les 4 items :
1. L’auto-évaluation absolue (Item 1)
Cette composante interroge directement le sujet sur son statut global : se considère-t-il, d’une manière générale, comme une personne pas très heureuse ou très heureuse ? Elle sollicite un jugement intérieur global décontextualisé, permettant au participant d’agréger selon son propre système de pondération ses souvenirs, ses ressentis et ses aspirations.
2. L’évaluation comparative par rapport aux pairs (Item 2)
La théorie de la comparaison sociale (Festinger, 1954) enseigne que les êtres humains évaluent une part considérable de leurs attributs psychologiques par confrontation avec des groupes de référence pertinents. L’item 2 opérationnalise explicitement ce mécanisme en demandant au participant de se positionner par rapport à la majorité de ses pairs (« less happy » à « more happy »). Cette référence normative permet de capturer la dimension relative du bien-être subjectif.
3. L’adhésion au prototype de l’individu intrinsèquement heureux (Item 3)
Ce troisième aspect repose sur la concordance à un prototype comportemental et expérientiel : l’individu capable de savourer l’existence indépendamment des contingences extérieures, tirant parti de chaque situation. Cet item explore la propension à maintenir une tonalité affective positive même face aux fluctuations de l’environnement (« regardless of what is going on »), reflétant la résilience affective et le biais d’interprétation positif caractéristique des gens profondément heureux.
4. L’adhésion au prototype de l’individu non heureux mais non dépressif (Item 4)
Le quatrième item fournit une distinction clinique et théorique fondamentale. Le malheur subjectif chronique n’est pas synonyme de dépression majeure ou d’anhédonie pathologique. Cet item décrit une personne qui, sans être cliniquement déprimée, ne semble jamais atteindre la plénitude du bonheur qu’elle pourrait connaître. En étant inversé au calcul du score, cet item ancre l’extrémité basse du spectre du bonheur sans la confondre avec la détresse psychiatrique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la SHS prend racine dans les théories socio-cognitives du traitement de l’information et les paradigmes émergents de la psychologie positive développés à la fin du XXe siècle par des auteurs tels qu’Ed Diener, Martin Seligman, Daniel Kahneman et Sonja Lyubomirsky.
Le modèle cognitif et motivationnel du bonheur (Lyubomirsky)
La théorie fondamentale sous-tendant la SHS, exposée notamment par Lyubomirsky (2001) dans son article princeps « Why Are Some People Happier Than Others? The Role of Cognitive and Motivational Processes in Subjective Happiness », stipule que les variations individuelles de bonheur ne sont que marginalement déterminées par les circonstances de vie objectives (telles que le revenu, l’état civil, le niveau d’éducation ou le statut socio-professionnel). Ces variables objectives n’expliquent généralement pas plus de 10 % à 15 % de la variance du bien-être subjectif, un constat cohérent avec le phénomène d’adaptation hédonique décrit par Brickman et Campbell (1971).
Au lieu de cela, Lyubomirsky avance que le bonheur subjectif est entretenu par des processus cognitifs, attentionnels et motivationnels différentiels :
- Sensibilité à la comparaison sociale : Les recherches expérimentales de Lyubomirsky et Ross (1997) ont démontré que les individus s’auto-identifiant comme malheureux sur la SHS sont extrêmement sensibles aux retours de comparaison sociale défavorables, se sentant dévalorisés même lorsqu’ils réussissent si un pair fait mieux qu’eux. À l’inverse, les individus chroniquement heureux ignorent largement les comparaisons sociales descendantes ou ascendantes non pertinentes et se focalisent sur leurs propres standards internes d’auto-évaluation.
- Évaluation et mémoire des événements : Les personnes heureuses interprètent les événements ambigus de façon systématiquement plus bienveillante et mémorisent sélectivement les facettes gratifiantes de leur passé, atténuant cognitivement les événements négatifs.
- Prise de décision et regret : Face à des choix complexes, les individus hautement heureux adoptent des stratégies de satisfaction (« satisficing ») et rationalisent positivement leurs options choisies, tandis que les individus moins heureux adoptent des stratégies de maximisation (« maximizing »), générant du regret post-décisionnel et une rumination constante (Schwartz et al., 2002).
La SHS constitue l’opérationnalisation instrumentale directe de cette conception : elle mesure le résultat global de cette matrice de filtres cognitifs par laquelle chaque être humain appréhende sa propre existence.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la SHS a été soumise à des vérifications méthodologiques exhaustives, tant lors de l’étude princeps portant sur 14 échantillons indépendants (regroupant 2 732 participants) que dans des dizaines de programmes de recherche internationaux ultérieurs.
Validité de construit et convergente
La validité convergente de la SHS a été établie par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec une pluralité d’instruments préexistants évaluant des dimensions connexes du fonctionnement psychologique optimal :
- Satisfaction de vie : Des corrélations positives modérées à fortes sont observées avec la Satisfaction With Life Scale (SWLS), oscillant typiquement entre r = 0,55 et r = 0,72 selon les populations (Lyubomirsky & Lepper, 1999). Cela confirme que l’évaluation affective globale du bonheur converge avec l’évaluation cognitive de l’existence tout en conservant une part de variance propre substantielle.
- Affectivité positive : La corrélation avec l’échelle d’affect positif de la PANAS se situe invariablement entre r = 0,35 et r = 0,55, démontrant que les personnes ayant un score élevé à la SHS rapportent une fréquence accrue d’émotions positives quotidiennes.
- Estime de soi : La SHS corrèle positivement avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (Rosenberg Self-Esteem Scale), avec des coefficients compris entre r = 0,50 et r = 0,60.
- Optimisme dispositionnel : Des liens positifs étroits sont mis en évidence avec le Life Orientation Test-Revised (LOT-R) de Scheier, Carver et Bridges (r = 0,45 à 0,60).
Validité discriminante
La validité discriminante a été testée vis-à-vis des mesures d’affects négatifs et de troubles de l’humeur. La SHS corrèle négativement et vigoureusement avec :
- Le Beck Depression Inventory (BDI) : coefficients compris entre r = -0,48 et r = -0,67.
- La sous-échelle d’affect négatif de la PANAS : r = -0,30 à -0,45.
- L’anxiété-trait (STAI) : r = -0,40 à -0,55.
L’analyse multivariée révèle systématiquement que la SHS continue d’expliquer une part significative de variance dans le fonctionnement psychosocial des individus, même après avoir contrôlé statistiquement les scores de dépression et les traits de personnalité du modèle Big Five, confirmant sa spécificité conceptuelle.
Validité transculturelle
L’échelle a été traduite et validée dans plus d’une vingtaine de langues (français, espagnol, portugais, allemand, italien, japonais, russe, arabe, chinois, etc.). Les études de validation transculturelle confirment l’invariance de mesure à travers les groupes d’âge, les sexes et les contextes culturels, attestant de l’universalité de la structure unidimensionnelle du construit de bonheur subjectif auto-évalué.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle de Bonheur Subjectif a fait l’objet d’évaluations rigoureuses examinant simultanément sa consistance interne et sa stabilité temporelle.
Cohérence interne
Dans l’article princeps de Lyubomirsky et Lepper (1999), les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) ont été calculés sur 14 cohortes incluant des étudiants universitaires américains, des membres de la communauté générale et des personnes âgées :
- Les coefficients alpha variaient de 0,79 à 0,94 (moyenne de 0,86), ce qui est remarquable pour un instrument ne comportant que quatre items.
- Dans les adaptations francophones (par exemple, Shankland & Martin-Krumm, 2012 ; Kotsou et al., 2018), les valeurs d’alpha se maintiennent de façon constante entre 0,80 et 0,87.
- Les corrélations inter-items corrigées s’échelonnent généralement de 0,50 à 0,78, et la suppression d’aucun item ne permet d’augmenter le coefficient alpha global.
Fidélité test-retest (stabilité temporelle)
La stabilité du score de la SHS dans le temps a été testée sur des intervalles variés, étayant la thèse selon laquelle le bonheur subjectif global possède les attributs d’une variable de trait relativement stable :
- Sur un intervalle de trois semaines à un mois, le coefficient de fidélité test-retest s’élève entre r = 0,85 et r = 0,90.
- Sur un intervalle intermédiaire de trois mois, la corrélation test-retest demeure robuste à r = 0,72.
- Sur une période étendue d’un an, le coefficient de corrélation se maintient à r = 0,55, témoignant d’une stabilité substantielle tout en laissant place à la réactivité face aux événements majeurs de la vie ou aux interventions psychosociales intentionnelles.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la SHS a été minutieusement investiguée tant au moyen de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) que de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Dans l’ensemble des échantillons étudiés par Lyubomirsky et Lepper (1999), l’AFE par décomposition en composantes principales a systématiquement révélé une solution unifactorielle claire selon le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1,0) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree test de Cattell) :
- Le facteur unique extrait possède systématiquement une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure aux autres (généralement comprise entre 2,40 et 3,10).
- Ce facteur explique à lui seul entre 52 % et 72 % de la variance totale des scores des 4 items selon les échantillons.
- Les saturations factorielles (factor loadings) pour chacun des items sont remarquablement élevées :
- Item 1 : saturations comprises entre 0,75 et 0,88.
- Item 2 : saturations comprises entre 0,76 et 0,89.
- Item 3 : saturations comprises entre 0,65 et 0,83.
- Item 4 (inversé) : saturations oscillant entre 0,55 et 0,78 (fréquemment légèrement inférieure aux trois autres en raison de la complexité cognitive inhérente à la formulation négative inversée).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations par équations structurelles menées dans divers contextes linguistiques et culturels confirment l’adéquation exceptionnelle du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement couramment observés respectent scrupuleusement les seuils méthodologiques les plus rigoureux :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / dl$) : Généralement inférieur à 2,5.
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,97 (fréquemment supérieur à 0,99).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,96.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Généralement < 0,06 (avec un intervalle de confiance à 90 % incluant 0,00).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,03.
Ces résultats confirment sans équivoque que la SHS constitue une échelle strictement unidimensionnelle, où chaque item capture un pan cohérent du même construit psychologique latent.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une structure opérationnelle simple et standardisée :
- Nom de l’instrument : Échelle de Bonheur Subjectif (Subjective Happiness Scale – SHS).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Format d’administration : Papier-crayon, passation en ligne informatisée, ou administration en face-à-face / téléphonique.
- Population cible : Adolescents (dès l’âge de 12 ans) et adultes de tous âges.
- Temps de passation estimé : 1 à 2 minutes au maximum.
- Nombre total d’items : 4 items formulés sous la forme d’affirmations ou de questions directes.
- Format d’échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points avec ancrages textuels spécifiques à chaque item :
- Item 1 : Ancré de 1 (« not a very happy person ») à 7 (« a very happy person »).
- Item 2 : Ancré de 1 (« less happy ») à 7 (« more happy »).
- Item 3 : Ancré de 1 (« not at all ») à 7 (« a great deal »).
- Item 4 : Ancré de 1 (« not at all ») à 7 (« a great deal »).
- Règles de cotation et calcul des scores :
- Inversion de l’item 4 : L’item 4 est obligatoirement inversé avant toute sommation (1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, 7 devient 1).
- Score total : Le score composite final est calculé en effectuant la somme des 4 items (avec l’item 4 inversé) divisée par 4 :
$$\text{Score SHS} = \frac{\text{Item 1} + \text{Item 2} + \text{Item 3} + (8 – \text{Item 4})}{4}$$ - Interprétation des scores : Le score moyen théorique oscille de 1,0 à 7,0. Des scores plus élevés traduisent un niveau plus important de bonheur subjectif global. Dans les populations générales nord-américaines et européennes, la moyenne normative typique des adultes se situe entre 4,5 et 5,6.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle de Bonheur Subjectif a été formellement publiée en 1999 dans la revue scientifique internationale Social Indicators Research.
- Droits d’auteur et permissions : Les autrices ont placé l’échelle dans le domaine public à des fins d’enseignement, de recherche académique et de pratique clinique non commerciale. Aucune autorisation formelle écrite n’est requise de la part du Dr Sonja Lyubomirsky pour une utilisation dans le cadre d’études scientifiques, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de 1999.
- Frais d’utilisation : L’utilisation de l’instrument est entièrement gratuite pour les chercheurs, enseignants, cliniciens et étudiants. Les utilisations commerciales à grande échelle (par exemple, intégration dans des plateformes de coaching payantes ou logiciels propriétaires) peuvent nécessiter une prise de contact préalable avec les titulaires des droits ou l’éditeur original (Springer).
12. Références / References
- Brickman, P., & Campbell, D. T. (1971). Hedonic relativism and planning the good society. In M. H. Appley (Ed.), Adaptation-level theory: A symposium (pp. 287–302). Academic Press.
- Diener, E., Emmons, R. A., Larsen, R. J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction With Life Scale. Journal of Personality Assessment, 49(1), 71–75. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa4901_13
- Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
- Kotsou, I., Leys, C., & Fossion, P. (2018). Acceptance and valuing of negative emotions in well-being and health: A prospective study. Frontiers in Psychology, 9, 2759. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2018.02759
- Lyubomirsky, S. (2001). Why are some people happier than others? The role of cognitive and motivational processes in subjective happiness. American Psychologist, 56(3), 239–249. https://doi.org/10.1037/0003-066X.56.3.239
- Lyubomirsky, S., & Lepper, H. S. (1999). A measure of subjective happiness: Preliminary reliability and construct validation. Social Indicators Research, 46(2), 137–155. https://doi.org/10.1023/A:1006824100041
- Lyubomirsky, S., & Ross, L. (1997). Hedonic consequences of social comparison: A contrast of happy and unhappy people. Journal of Personality and Social Psychology, 73(6), 1141–1157. https://doi.org/10.1037/0022-3514.73.6.1141
- Schwartz, B., Ward, A., Monterosso, J., Lyubomirsky, S., White, K., & Lehman, D. R. (2002). Maximizing versus satisficing: Happiness is a matter of choice. Journal of Personality and Social Psychology, 83(5), 1178–1197. https://doi.org/10.1037/0022-3514.83.5.1178
- Shankland, R., & Martin-Krumm, C. (2012). Évaluer le bien-être : Vers une approche intégrative des modèles théoriques du bien-être pour la pratique clinique et la recherche. L’Évolution Psychiatrique, 77(2), 193–214. https://doi.org/10.1016/j.evopsy.2012.01.008
- Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
For each of the following statements and/or questions, please circle the point on the scale that you feel is most appropriate in describing you:
-
In general, I consider myself:
[1 = not a very happy person … 7 = a very happy person]
-
Compared to most of my peers, I consider myself:
[1 = less happy … 7 = more happy]
-
Some people are generally very happy. They enjoy life regardless of what is going on, getting the most out of everything. To what extent does this characterization describe you?
[1 = not at all … 7 = a great deal]
-
Some people are generally not very happy. Although they are not depressed, they never seem as happy as they might be. To what extent does this characterization describe you?
[1 = not at all … 7 = a great deal]