Échelle de bienveillance parentale (PNS)

L’Échelle de bienveillance parentale (Parental Nurturance Scale – PNS) développée par John R. Buri est un instrument psychométrique de référence évaluant la chaleur, l’acceptation et le soutien émotionnel prodigués par les parents, disponible en versions maternelle et paternelle de 24 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de bienveillance parentale (Parental Nurturance Scale, PNS), développée à l’origine par John R. Buri et ses collaborateurs à la fin des années 1980 (Buri, 1989 ; Buri et al., 1992), constitue l’un des instruments psychométriques les plus robustes et largement employés pour évaluer la perception rétrospective ou actuelle de la chaleur affective, de l’acceptation inconditionnelle et du soutien émotionnel dispensés par les figures parentales. Conçue initialement pour quantifier le niveau de sollicitude parentale tel qu’il est perçu par les adolescents et les jeunes adultes, l’échelle examine de façon indépendante les comportements du père et de la mère à travers deux formulaires parallèles identiques composés chacun de 24 items. Les répondants expriment leur degré d’accord sur une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan psychométrique, le PNS se distingue par une structure essentiellement unidimensionnelle mesurant un continuum global de bienveillance et chaleur parentale (parental nurturance), bien que plusieurs études factorielles aient également mis en évidence des composantes complémentaires telles que l’expression d’affection, la disponibilité émotionnelle, la valorisation de l’enfant et l’absence de rejet ou d’hostilité critique. L’instrument intègre 12 items formulés positivement et 12 items inversés afin de limiter les biais d’acquiescement. Le score total, s’étendant de 24 à 120, offre une mesure linéaire continue où un score élevé reflète une relation parentale caractérisée par un amour manifeste, une écoute empathique et un soutien constant.

Les propriétés psychométriques établies dans la littérature internationale démontrent une fidélité interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,93 et 0,96 pour la forme maternelle comme pour la forme paternelle. La stabilité temporelle test-retest sur des intervalles de plusieurs semaines dépasse régulièrement r = 0,90. Sur le plan de la validité de construit, de critère et de convergence, la PNS présente de solides corrélations positives avec l’estime de soi globale, la sécurité de l’attachement, la régulation émotionnelle adaptative et le bien-être subjectif, tout en corrélant négativement avec la dépression, l’anxiété et les styles parentaux autoritaires ou négligents.

2. Mots-clés

Parental Nurturance Scale, bienveillance parentale, chaleur parentale, soutien affectif, attachement parental, évaluation psychométrique, estime de soi, relation parent-enfant, John R. Buri, rejet parental, socialisation familiale.

3. Auteurs

L’Échelle de bienveillance parentale a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie développementale et sociale de l’Université de St. Thomas (Saint Paul, Minnesota, États-Unis) :

  • John R. Buri, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de l’Université de St. Thomas (Saint Paul, MN, États-Unis). Chercheur spécialisé dans les dynamiques familiales, le développement de l’estime de soi chez les adolescents et l’impact des pratiques parentales sur le bien-être psychologique à l’âge adulte.
  • Thomas M. Misukanis : Collaborateur de recherche au Département de psychologie, Université de St. Thomas.
  • Robert A. Mueller : Chercheur associé, Université de St. Thomas.
  • Patricia A. Murphy, Lori A. Richtsmeier et Kathryn Komar : Co-auteurs des études longitudinales et de validation transculturelle de la stabilité psychométrique de l’échelle (Buri et al., 1992).

Correspondance académique historique : John R. Buri, Department of Psychology, University of St. Thomas, 2115 Summit Avenue, St. Paul, Minnesota 55105, États-Unis.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Parental Nurturance Scale est d’évaluer de manière standardisée, fiable et valide la perception subjective de la sollicitude, de la chaleur et de l’acceptation fournies par les parents à leur progéniture tout au long de l’enfance et de l’adolescence. Contrairement aux outils évaluant des constellations plus complexes de styles éducatifs globaux (comme le Parental Authority Questionnaire évaluant les styles autoritaire, permissif et démocratique selon Baumrind), le PNS isole spécifiquement l’axe affectif central de la parentalité : le sentiment d’être aimé, valorisé, compris et soutenu émotionnellement par sa mère et son père.

Applications en recherche fondamentale et développementale

Dans le domaine de la recherche en psychologie du développement et en psychologie sociale, l’échelle est utilisée pour modéliser les trajectoires de l’estime de soi, du concept de soi académique et social, ainsi que des compétences relationnelles à l’âge adulte. Elle permet de dissocier empiriquement la contribution unique de la mère de celle du père, fournissant des données précieuses sur les rôles parentaux différentiels dans la construction de la résilience psychologique et des représentations internes d’attachement. Les chercheurs exploitent régulièrement le PNS pour étudier comment la carence de bienveillance parentale interagit avec les vulnérabilités génétiques ou environnementales pour engendrer des symptômes dépressifs, des troubles des conduites alimentaires ou des conduites à risque à l’adolescence.

Applications en psychologie clinique et thérapie familiale

En pratique clinique, l’instrument s’avère particulièrement utile dans l’évaluation initiale des adolescents et des adultes consultant pour des difficultés relationnelles, des troubles affectifs ou des carences narcissiques. Il permet au praticien :

  • D’objectiver l’expérience phénoménologique de l’alliance affective passée ou présente entre le patient et chacun de ses parents ;
  • D’identifier l’existence éventuelle d’une asymétrie parentale marquée (par exemple, une figure maternelle perçue comme hautement bienveillante juxtaposée à un père ressenti comme distant, froid ou excessivement critique) ;
  • De servir de médiateur thérapeutique au cours d’entretiens de thérapie familiale systémique, en confrontant les représentations rétrospectives du jeune aux intentions déclarées des parents ;
  • De mesurer l’efficacité d’interventions psychoéducatives et de programmes d’entraînement aux compétences parentales (parent training) axés sur le renforcement du soutien émotionnel et la réduction des interactions critiques.

5. Construit psychologique

Le construit théorique au cœur de l’instrument est la sollicitude parentale ou bienveillance parentale (parental nurturance). Dans la perspective formulée par Buri (1989), la bienveillance ne se résume pas à l’absence de maltraitance physique ou psychologique ; elle représente une force active, continue et multidimensionnelle de soutien affectif, d’acceptation inconditionnelle et de reconnaissance valorisante de l’individualité de l’enfant.

Bien que l’instrument produise un score global unidimensionnel, l’analyse conceptuelle et clinique des items révèle quatre composantes interdépendantes majeures :

1. L’expression de la chaleur affective et de la tendresse

Cette dimension renvoie aux manifestations manifestes d’affection, tant verbales que comportementales. Elle mesure la propension du parent à communiquer ouvertement son amour, sa tendresse et sa proximité émotionnelle. L’item 5 (« My mother/father expresses her/his warmth and affection for me ») et l’item 19 inversé (« My mother/father seldom shows me any affection ») capturent directement cette composante. Les enfants bénéficiant d’une chaleur affective élevée développent un sentiment fondamental de sécurité existentielle et une capacité accrue à réguler leurs propres états émotionnels.

2. La valorisation et l’affirmation de la valeur personnelle

La sollicitude parentale implique que le parent perçoit l’enfant comme une personne intrinsèquement précieuse, digne d’intérêt et capable de réussir. Cette dimension explore la validation narcissique positive fournie par les figures parentales. Des items tels que l’item 2 (« I am an important person in my mother/father’s eyes »), l’item 12 (« My mother/father believes in me ») et l’item 22 (« I receive a lot of affirmation from my mother/father ») traduisent cette reconnaissance valorisante. À l’opposé, les items 1 (« My mother/father seldom says nice things about me ») et 16 (« My mother/father does not feel that I am important or interesting ») mesurent la privation de cette reconnaissance indispensable à la consolidation de l’estime de soi.

3. La disponibilité empathique et le soutien en situation de détresse

Un parent bienveillant est un parent vers lequel l’enfant peut se tourner dans les moments de vulnérabilité, sans craindre la moquerie, le rejet ou l’indifférence. Cette facette reflète la fonction de « havre de sécurité » décrite dans la théorie de l’attachement. Elle est exemplifiée par l’item 20 (« My mother/father consoles me and helps me when I am unhappy or in trouble »), l’item 6 (« My mother/father is easy for me to talk to ») et l’item 23 (« My mother/father is very understanding and sympathetic »). Cette disponibilité crée un climat de communication ouvert propice à la mentalisation et à la résolution constructive des conflits.

4. L’absence de rejet, de froideur et d’hypercriticisme

La bienveillance parentale est incompatible avec une attitude d’invalidation permanente ou de rejet affectif. Les 12 items inversés de l’échelle sondent l’exposition de l’enfant à des comportements aversifs destructeurs, tels que la critique constante (item 18 : « My mother/father is often critical of me and nothing I do ever seems to please her/him »), le blâme injustifié (item 8 : « I feel that my mother/father finds fault with me more often than I deserve »), l’indifférence (item 24 : « My mother/father does not really care much what happens to me ») et la distance relationnelle glaciale (item 21 : « My mother/father is generally cold and removed when I am with her/him »).

6. Cadre théorique

L’Échelle de bienveillance parentale s’enracine à la convergence de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

La théorie de l’acceptation et du rejet parentaux (IPARTheory)

Le cadre conceptuel de Ronald Rohner relatif à l’acceptation et au rejet parentaux (Parental Acceptance-Rejection Theory, devenue Interpersonal Acceptance-Rejection Theory) postule que le besoin d’amour et d’acceptation positive de la part des figures d’attachement est un besoin universel de l’être humain. Selon Rohner (1986, 2004), la perception d’un rejet parental — qu’il se manifeste par de la froideur, de l’hostilité, du mépris ou de l’indifférence — entraîne invariablement des conséquences psychopathologiques prévisibles : anxiété, hostilité, sentiment d’inadéquation personnelle, dépendance immature et instabilité émotionnelle. Buri a opérationnalisé le PNS en étroite concordance avec cette polarité acceptation-rejet, en s’assurant que l’échelle mesure l’acceptation manifeste par opposition directe au rejet perçu.

La théorie de l’attachement de John Bowlby

Dans la perspective de John Bowlby et de Mary Ainsworth, la sensibilité parentale et la réponse chaleureuse et contingente aux signaux de l’enfant constituent la pierre angulaire de la formation d’un attachement sécure. Les modèles internes opérants (MIO) du soi et d’autrui se construisent à partir des interactions quotidiennes avec les figures de soins primaires. Un parent qui manifeste de la bienveillance au sens mesuré par le PNS favorise chez l’enfant l’internalisation d’un modèle du soi comme ayant une valeur intrinsèque et d’un modèle d’autrui comme étant bienveillant et digne de confiance.

La théorie de l’estime de soi de Morris Rosenberg

Les travaux fondateurs de Buri (1989, 1991) visaient spécifiquement à tester empiriquement les hypothèses de Morris Rosenberg et de Stanley Coopersmith concernant la genèse sociale de l’estime de soi. Selon ces auteurs, l’auto-évaluation globale de l’individu reflète en grande partie le « miroir social » constitué par le regard des personnes significatives de son environnement (concept de looking-glass self formulé par Cooley). L’affirmation et la chaleur transmises par les parents fournissent les matériaux bruts à partir desquels le sujet édifie son sentiment d’auto-efficacité et sa valeur personnelle globale.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle de bienveillance parentale a été établie par de multiples investigations empiriques portant sur des échantillons diversifiés d’adolescents du secondaire, d’étudiants universitaires et d’adultes :

Validité convergente

Les scores au PNS présentent de puissantes corrélations positives avec l’estime de soi évaluée par l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSE). Dans les études initiales de Buri (1989), des coefficients de corrélation de r = 0,48 à r = 0,58 (p < 0,001) ont été observés entre la bienveillance maternelle/paternelle et le niveau global d’estime de soi des jeunes adultes. De plus, la bienveillance parentale est fortement associée de manière positive aux dimensions démocratiques et autoritatives (authoritative) du Parental Authority Questionnaire (PAQ ; r compris entre 0,65 et 0,78), démontrant que la sollicitude s’intègre harmonieusement dans les modèles éducatifs caractérisés par une exigence claire couplée à un haut niveau de réceptivité affective.

Validité discriminante et divergente

La PNS montre des corrélations négatives significatives avec le style parental autoritaire strict (authoritarian, caractérisé par la coercition et le contrôle punitif ; r variant de -0,35 à -0,52) et avec le style permissif négligent. Des corrélations négatives robustes ont également été documentées entre le score au PNS et diverses mesures de psychopathologie :

  • Dépression mesurée par l’Inventaire de dépression de Beck (BDI) : r = -0,38 à -0,46 ;
  • Anxiété-trait mesurée par le STAI : r = -0,30 à -0,42 ;
  • Sentiment de solitude et aliénation sociale : r = -0,45 à -0,55.

Validité prédictive et incrémentielle

Dans des analyses de régression multiple hiérarchique, Buri et ses collaborateurs (1992) ont démontré que la bienveillance parentale perçue prédit de manière unique et robuste la stabilité de l’estime de soi au fil du temps, surpassant d’autres variables familiales telles que le statut socio-économique, la structure conjugale des parents ou le niveau d’éducation formelle. Les analyses de médiation confirment que la sollicitude parentale agit comme un puissant facteur protecteur contre l’apparition de troubles de l’adaptation psychologique face aux stresseurs académiques et transitionnels de l’entrée dans l’âge adulte.

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle de bienveillance parentale a fait l’objet d’évaluations exhaustives, portant à la fois sur la consistance interne et la stabilité temporelle.

Consistance interne

Les analyses de consistance interne révèlent des indices exceptionnellement élevés :

  • Forme maternelle : Les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées par Buri (1989) et confirmées par Buri et al. (1992) se situent à α = 0,95. Les réplications ultérieures dans des contextes cliniques et non cliniques oscillent entre 0,93 et 0,96.
  • Forme paternelle : Les valeurs de l’alpha de Cronbach atteignent α = 0,93 à 0,95, témoignant d’une homogénéité des items tout à fait comparable à celle de la forme maternelle.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent généralement de 0,50 à 0,82, aucun item ne présentant de corrélation inférieure au seuil critique de 0,35, ce qui atteste qu’aucun énoncé n’est redondant ou dissocié du construit cible.

Fidélité test-retest (stabilité temporelle)

La stabilité temporelle a été documentée sur un intervalle de deux semaines auprès d’un échantillon d’étudiants universitaires. Les coefficients de corrélation de Pearson test-retest obtenus sont :

  • r = 0,92 pour la forme maternelle (p < 0,001) ;
  • r = 0,94 pour la forme paternelle (p < 0,001).

Ces données démontrent une constance remarquable des évaluations subjectives de la sollicitude parentale, confirmant que le questionnaire évalue des représentations relationnelles stables et consolidées plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du PNS a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.

Structure unidimensionnelle prédominante

Dans l’analyse factorielle initiale en composantes principales menée par Buri (1989), une solution à un seul facteur dominant a émergé clairement selon le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre > 1) et l’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell). Ce facteur général de « bienveillance parentale » expliquait à lui seul plus de 48 % de la variance totale pour la mère et plus de 52 % pour le père. L’ensemble des 24 items présentait des saturations factorielles substantielles sur ce facteur général, allant de 0,51 à 0,84.

Modèles hiérarchiques et analyses confirmatoires

Des recherches ultérieures ayant appliqué des modélisations par équations structurelles (AFC) ont testé des structures alternatives comprenant un modèle bifactoriel ou un modèle à facteurs corrélés distinguant :

  1. La chaleur et l’acceptation active (items formulés positivement) ;
  2. L’hostilité, la critique et le rejet perçus (items formulés négativement et inversés).

Bien que le modèle à deux facteurs corrélés présente parfois de légers gains statistiques en matière d’indices d’ajustement (ex. CFI > 0,94, TLI > 0,93, RMSEA < 0,06), la très forte corrélation inter-factorielle (généralement |r| > 0,80) et la prépondérance du facteur général dans les modèles bifactoriels confirment la légitimité psychométrique de calculer et d’interpréter un score global unidimensionnel unique, conformément aux préconisations d’origine de Buri.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’instrument : Parental Nurturance Scale (PNS) [Échelle de bienveillance parentale].
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (évaluation rétrospective ou actuelle).
  • Nombre d’items : 24 items par parent évalué (soit 48 items au total si le père et la mère sont évalués conjointement).
  • Cibles d’évaluation : Deux versions indépendantes et parallèles sont administrées : l’une pour la mère (ou la figure maternelle de substitution), l’autre pour le père (ou la figure paternelle de substitution).
  • Format des réponses : Échelle de type Likert en 5 points graduée comme suit :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord / Neutre)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Procédure de cotation :
    • Les 12 items formulés négativement doivent être inversés avant le calcul du score : Items 1, 3, 7, 8, 11, 13, 14, 16, 18, 19, 21 et 24 (la formule de recodage est : Nouveau score = 6 – Ancien score).
    • Les 12 items formulés positivement sont conservés sous leur cotation brute directe : Items 2, 4, 5, 6, 9, 10, 12, 15, 17, 20, 22 et 23.
    • Le score total s’obtient en faisant la somme des 24 items recodés.
  • Étendue des scores : Le score total varie de 24 à 120 points pour chaque parent. Un score élevé dénote un niveau élevé de sollicitude et de bienveillance parentale perçue, tandis qu’un score bas reflète un climat de froideur, de rejet ou d’indifférence affective.
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes par parent évalué.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception originale : 1989.
  • Auteur principal : John R. Buri, Ph.D.
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : La Parental Nurturance Scale est un instrument placé dans le domaine de la recherche académique ouverte. Elle a été publiée dans des revues scientifiques à comité de lecture et reproduite dans plusieurs recueils d’instruments de mesure clinique (notamment Fischer & Corcoran, 2007 ; UW-Extension, 2005).
  • Tarification : L’accès et l’utilisation de l’instrument sont entièrement gratuits à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de pratique clinique non commerciale.
  • Autorisation d’utilisation : Aucune redevance n’est exigée. Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à reproduire et administrer l’échelle sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de référence de John R. Buri (1989, 1992). Les adaptations linguistiques ou transcriptions transculturelles formelles requièrent la mention de la paternité intellectuelle originale de l’auteur.

12. Références

Buri, J. R. (1989). Self-esteem and appraisals of parental behavior. Journal of Adolescent Research, 4(1), 33–49. https://doi.org/10.1177/074355488941003

Buri, J. R. (1991, août). Stability of parental nurturance as a salient predictor of self-esteem. Communication présentée à la 99e Convention annuelle de l’American Psychological Association (APA), San Francisco, CA.

Buri, J. R., Misukanis, T. M., & Mueller, R. A. (2007). Parental Nurturance Scale [PNS]. Dans J. Fischer & K. J. Corcoran (Dir.), Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4e éd., Vol. 1, p. 396–397). Oxford University Press.

Buri, J. R., Murphy, P., Richtsmeier, L., & Komar, K. (1992). Stability of parental nurturance as a salient predictor of self-esteem. Psychological Reports, 71(2), 535–544. https://doi.org/10.2466/pr0.1992.71.2.535

Rohner, R. P. (1986). The warmth dimension: Foundations of parental acceptance-rejection theory. SAGE Publications.

Rohner, R. P. (2004). The parental “acceptance-rejection syndrome”: Universal correlates of perceived rejection. American Psychologist, 59(8), 830–840. https://doi.org/10.1037/0003-066X.59.8.830

University of Wisconsin-Extension. (2005). Assessing outcomes in child and youth programs: A practical handbook (p. 100–102). UWEX Publications. http://4h.uwex.edu/evaluation/documents/ChildYouthOutcomeHandbook2005.pdf

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Strongly Disagree‚ 2 = Disagree‚ 3 = Neither Agree nor Disagree‚ 4 = Agree‚ 5 = Strongly Agree

Note: The scale can be completed separately for Mother and Father. In each item, substitute « mother » or « father » (and the corresponding pronouns) according to the parent being evaluated.

  1. My mother (father) seldom says nice things about me.
  2. I am an important person in my mother (father)’s eyes.
  3. My mother (father) often acts as if she doesn’t care about me.
  4. My mother (father) enjoys spending time with me.
  5. My mother (father) expresses her warmth and affection for me.
  6. My mother (father) is easy for me to talk to.
  7. I am tense and uneasy when my mother (father) and I are together.
  8. I feel that my mother (father) finds fault with me more often than I deserve.
  9. My mother (father) takes an active interest in my affairs.
  10. I feel very close to my mother (father).
  11. My mother (father) does not understand me.
  12. My mother (father) believes in me.
  13. I don’t feel that my mother (father) enjoys being with me.
  14. My mother (father) doesn’t really know what kind of person I am.
  15. My mother (father) is a warm and caring individual.
  16. My mother (father) does not feel that I am important interesting.
  17. My mother (father) is very interested in those things that concern me.
  18. My mother (father) is often critical if me and nothing I do ever seems to please her.
  19. My mother (father) seldom shows me any affection.
  20. My mother (father) consoles me and helps me when I am unhappy or in trouble.
  21. My mother (father) is generally cold and removed when I am with her.
  22. I receive a lot of affirmation from my mother (father).
  23. My mother (father) is very understanding and sympathetic.
  24. My mother (father) does not really care much what happens to me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle de bienveillance parentale (PNS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bienveillance-parentale-pns/
Looti, Mohammed. “Échelle de bienveillance parentale (PNS).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bienveillance-parentale-pns/.
Looti, Mohammed. “Échelle de bienveillance parentale (PNS).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bienveillance-parentale-pns/.