Échelles psychométriquesPsychologie de la santéPsychologie du travail et des organisations

Échelle de bien-être touristique

L’Échelle de bien-être touristique (Tourist Wellbeing Scale – TWS) évalue les bénéfices des vacances sur la santé, l’humeur, l’énergie et le sommeil, ainsi que l’effet de dissipation post-séjour.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de bien-être touristique (Tourist Wellbeing Scale, TWS) constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour évaluer de manière multidimensionnelle les bénéfices psychologiques, émotionnels et physiologiques procurés par les vacances et les séjours de loisirs. Développée dans le sillage des travaux pionniers en psychologie de la santé et en psychologie organisationnelle — notamment ceux de Jessica de Bloom et de ses collaborateurs (2011) —, l’échelle appréhende le bien-être ressenti avant, pendant et après une expérience touristique. L’instrument s’articule traditionnellement autour de trois composantes fondamentales : le bien-être hédonique (mesurant l’affect positif, la relaxation, la réduction du stress et le plaisir immédiat), le bien-être eudémonique (portant sur le sens donné à l’expérience, la réalisation de soi, la découverte et la croissance personnelle) et le bien-être social (évaluant le renforcement des liens interpersonnels, le sentiment d’appartenance et la qualité des interactions sociales vécues lors du séjour).

Sur le plan métrique, l’instrument utilise généralement une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »), parfois complétée par des échelles visuelles analogiques adaptées à l’échantillonnage des expériences quotidiennes (Experience Sampling Method, ESM). Les analyses psychométriques confirment une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,82 et 0,94 selon les dimensions, ainsi qu’une fidélité test-retest adéquate au cours de la période de séjour. L’un des apports majeurs documentés par cette échelle concerne la démonstration systématique de « l’effet de dissipation » (fade-out effect), décrivant l’atténuation progressive des gains de santé et de bien-être dans un délai de deux à quatre semaines après la reprise des activités professionnelles. La TWS s’impose ainsi comme un outil précieux tant pour la recherche académique en tourisme et en santé au travail que pour le développement d’expériences touristiques réparatrices et durables.

2. Mots-clés / Keywords

bien-être touristique, récupération psychologique, bien-être hédonique, bien-être eudémonique, effet de dissipation, psychologie de la santé au travail, vacances, qualité de vie, affect positif, restauration attentionnelle, instruments de mesure psychométrique

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation et la modélisation longitudinale des bénéfices des vacances sur la santé et le bien-être ont été établies par une équipe internationale de chercheurs de premier plan :

  • Jessica de Bloom, Ph.D. — Faculté des sciences sociales, Université de Groningue (Pays-Bas) et Université de Tampere (Finlande). Spécialiste de la récupération après le travail et du comportement en période de vacances. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Sabine A. E. Geurts, Ph.D. — Institut des sciences du comportement (Behavioural Science Institute), Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas). Experte des processus de récupération et de la charge de travail.
  • Sabine Sonnentag, Ph.D. — Département de psychologie, Université de Mannheim (Allemagne). Chercheuse pionnière sur le détachement psychologique et la prévention de l’épuisement professionnel.
  • Toon W. Taris, Ph.D. — Département de psychologie sociale, de la santé et des organisations, Université d’Utrecht (Pays-Bas).
  • Carolina de Weerth, Ph.D. — Centre médical universitaire Radboud, Nimègue (Pays-Bas). Spécialiste de la psychobiologie du stress et des marqueurs endocriniens.
  • Michiel A. J. Kompier, Ph.D. — Institut des sciences du comportement, Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas). Référence mondiale en ergonomie et santé au travail.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de bien-être touristique est de quantifier avec rigueur scientifique les variations intra-individuelles et inter-individuelles des paramètres de santé physique et psychologique induites par l’expérience des vacances. Alors que le tourisme a longtemps été analysé sous des angles purement économiques, sociologiques ou de satisfaction du consommateur, la TWS répond au besoin crucial de mesurer le retour sur investissement sanitaire et cognitif d’un départ en congé. L’instrument cherche à déterminer précisément dans quelle mesure, par quels mécanismes et pour combien de temps un voyage permet de régénérer les réserves psychophysiologiques d’un individu.

Dans le domaine de la psychologie du travail et des organisations, la TWS sert d’indicateur diagnostique pour analyser les processus de récupération post-stress. Les professionnels de la santé au travail l’utilisent afin d’évaluer l’efficacité des périodes de repos dans la prévention du syndrome d’épuisement professionnel (burnout), de l’insomnie chronique et des troubles musculo-squelettiques liés au stress. L’échelle met en lumière l’impact d’activités spécifiques (sommeil réparateur, immersion dans la nature, rupture avec les technologies de l’information) sur l’atténuation de la fatigue cognitive accumulée.

Dans le secteur de la recherche en tourisme et du marketing expérientiel, l’instrument fournit une base empirique pour concevoir des offres de « tourisme transformatif » ou régénératif. Plutôt que de limiter l’évaluation à la conformité du service ou au taux de fidélisation, la TWS permet de cartographier la valeur thérapeutique d’un itinéraire, en mesurant comment l’éloignement spatial et mental favorise l’auto-détermination et l’élargissement de l’horizon personnel.

Sur le plan fondamental, la TWS est conçue pour tester des hypothèses longitudinales relatives à la dynamique temporelle du bien-être. Elle permet d’identifier les profils temporels de la trajectoire de convalescence : la phase anticipatoire précédant le départ, l’acmé du bien-être durant le séjour, la phase de décélération immédiate au retour, et enfin la vitesse de l’effet de dissipation (« fade-out »). Cette modélisation temporelle aide à comprendre pourquoi certains individus conservent les bénéfices de leur voyage pendant plusieurs semaines tandis que d’autres retrouvent leur niveau d’épuisement initial dès les premiers jours de reprise.

5. Construit psychologique / Construct

Le bien-être touristique représente un méta-construit dynamique, holistique et temporellement sensible. Il s’articule autour de trois dimensions majeures complémentaires :

1. Le bien-être hédonique (Hedonic Wellbeing)

Cette composante renvoie à la conception classique du bonheur basée sur l’expérience subjective du plaisir et l’évitement de la souffrance, conformément aux modèles de l’affectivité positive développés par Ed Diener. Au cours du voyage, le bien-être hédonique englobe :

  • La régulation émotionnelle positive : Fréquence et intensité des émotions d’émerveillement, de joie, de sérénité et d’amusement.
  • La relaxation psychocorporelle : Relâchement des tensions musculaires, diminution de l’hyperactivation sympathique, sentiment de légèreté physique et mentale.
  • La récupération biologique fondamentale : Amélioration subjective et objective de la qualité et de la durée du sommeil, diminution de la fatigue résiduelle et accroissement de la vitalité énergétique.

Exemple conceptuel : Un voyageur ressent une détente profonde lors d’une contemplation paysagère ou apprécie les plaisirs sensoriels de la gastronomie locale, ressentant une coupure nette avec les impératifs horaires professionnels.

2. Le bien-être eudémonique (Eudaimonic Wellbeing)

Fondé sur la philosophie aristotélicienne et actualisé par les modèles de la psychologie positive (notamment Carol Ryff), le bien-être eudémonique dépasse le simple agrément sensoriel pour cibler l’actualisation du potentiel personnel, le sens existentiel et la croissance intérieure. Dans le contexte touristique, il implique :

  • L’autonomie et l’auto-détermination : Faculté de choisir librement ses activités, ses rythmes et ses destinations sans contraintes imposées par autrui ou par la hiérarchie professionnelle.
  • L’apprentissage et la compétence : Acquisition de nouveaux savoirs culturels, compétences linguistiques ou aptitudes physiques (par exemple lors de randonnées ou d’ateliers créatifs).
  • Le sens et la découverte de soi : Prise de recul réflexive sur son parcours de vie, réévaluation de ses priorités existentielles et sentiment d’alignement avec ses valeurs profondes.

Exemple conceptuel : Un touriste effectuant un trek solitaire ou un séjour culturel immersif fait l’expérience d’une profonde clarification mentale quant à ses choix de vie futurs et renforce sa confiance en sa capacité à surmonter l’inconnu.

3. Le bien-être social (Social Wellbeing)

Le voyage constitue un vecteur prépondérant de socialisation et de recomposition des liens interpersonnels. Cette sous-dimension capture :

  • Le renforcement des relations proches : Rapprochement conjugal, complicité familiale renforcée ou partage accru entre amis en dehors des routines domestiques anxiogènes.
  • L’ouverture sociale et l’altérité : Expérience enrichissante de la rencontre avec les populations hôtes, sentiment de reliance humaniste et curiosité pour des modes de vie distincts.
  • Le sentiment d’appartenance : Intégration dans des communautés temporaires (groupes de voyage, collectifs sportifs) procurant un soutien émotionnel mutuel.

Exemple conceptuel : Un couple qui, libéré de la gestion logistique du foyer, redécouvre des espaces d’échange authentique et de rire partagé, rétablissant une proximité émotionnelle érodée par les semaines de travail intensif.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’Échelle de bien-être touristique s’enracine dans la convergence de plusieurs modèles majeurs de la psychologie contemporaine :

La théorie de la conservation des ressources (COR Theory)

Formulée par Stevan E. Hobfoll (1989), la théorie de la conservation des ressources stipule que les individus s’efforcent d’obtenir, de conserver, de protéger et de multiplier ce à quoi ils accordent de la valeur (temps, énergie, soutien social, sérénité). Le stress professionnel prolongé engendre une spirale continue d’épuisement des ressources personnelles. Les vacances agissent comme une interruption indispensable de cette perte, offrant un contexte protégé propice au réapprovisionnement des réserves énergétiques et affectives. L’échelle TWS opérationnalise cette recharge en quantifiant l’amplitude du réservoir reconstitué.

Le modèle Effort-Récupération (Effort-Recovery Model)

Élaboré par Meijman et Mulder (1998), ce modèle biomédical et organisationnel postule que la sollicitation des systèmes physiologiques et psychologiques au cours du travail génère des coûts d’activation (fatigue, sécrétions accrues de cortisol, tensions sympathiques). Si la récupération est insuffisante, ces états s’enkystent sous forme de fatigue chronique. Les vacances représentent la période de récupération par excellence : dès lors que les exigences professionnelles cessent, les systèmes psychophysiologiques retrouvent leur ligne de base homéostatique. L’échelle capture précisément ce retour à l’équilibre à travers la normalisation des indicateurs de sommeil et d’énergie subjective.

La théorie de la restauration attentionnelle (Attention Restoration Theory – ART)

Développée par Stephen et Rachel Kaplan (1989), l’ART explique pourquoi les environnements naturels ou dépaysants sont réparateurs. Les tâches quotidiennes requièrent une « attention dirigée » volontaire et énergivore. En offrant l’expérience d’éloignement mental (« being away »), de fascination douce (« soft fascination ») et de vaste étendue (« extent »), l’immersion touristique permet aux mécanismes attentionnels cérébraux de se reposer. La sous-dimension hédonique et eudémonique de la TWS enregistre ces effets de détente cognitive.

Le modèle DRAMMA

Plus récemment, Newman, Tay et Diener (2014) ont synthétisé les mécanismes par lesquels les loisirs influencent le bien-être subjectif via six vecteurs résumés par l’acronyme DRAMMA : Détachement (Detachment), Récupération (Recovery), Autonomie (Autonomy), Maîtrise (Mastery), Sens (Meaning) et Affiliation (Affiliation). L’échelle TWS constitue le reflet direct de ces six processus appliqués à l’expérience du séjour touristique.

7. Validité / Validity

Les études empiriques consacrées à la TWS et à ses adaptations méthodologiques démontrent d’excellentes qualités de validité psychométrique :

Validité de construit

La validité de construit a été largement étayée par des modélisations en équations structurelles (SEM). Les trois dimensions distinctes (hédonique, eudémonique et sociale) émergent de façon invariante chez des panels d’employés et de touristes internationaux. Les charges factorielles standardisées s’avèrent robustes (systématiquement supérieures à 0,70 pour la quasi-totalité des items). De plus, l’invariance factorielle de mesure a été confirmée à travers différents types de vacances (séjours courts de week-end versus longues vacances d’été) et selon les genres.

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par des corrélations fortes et positives entre les scores de la TWS et d’autres échelles de bien-être établies :

  • Corrélations positives élevées avec l’échelle de satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale – SWLS, r = 0,58 à 0,67, p < 0,001).
  • Corrélations significatives avec les sous-échelles d’affects positifs de la PANAS (r = 0,62 à 0,74).
  • Corrélation positive avec les mesures de détachement psychologique au travail de Sonnentag et Fritz (r = 0,51 à 0,63).

Validité discriminante

La TWS se distingue nettement des mesures de traits de personnalité généraux. Les analyses confirment que la variance moyenne extraite (AVE) de chaque sous-échelle excède le carré des corrélations inter-dimensions (critère de Fornell-Larcker). De surcroît, les scores de la TWS présentent des corrélations négatives attendues avec l’épuisement émotionnel mesuré par le Maslach Burnout Inventory (MBI, r = -0,46 à -0,59) et avec les plaintes somatiques subjectives (r = -0,38 à -0,48).

Validité prédictive

L’échelle prédit de manière statistiquement significative la performance créative au retour au travail, la baisse de l’absentéisme maladie dans les semaines suivant la reprise, et la réduction des concentrations de cortisol salivaire matinal mesurées pendant et juste après les vacances.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’Échelle de bien-être touristique attestent d’une grande stabilité métrique :

Cohérence interne

Dans l’ensemble des études publiées, les coefficients de cohérence interne se situent largement au-dessus des standards psychométriques recommandés de 0,70 :

  • Bien-être hédonique : Le coefficient alpha de Cronbach (α) varie généralement entre 0,86 et 0,93. Le coefficient oméga de McDonald (ω), moins sensible aux violations de tau-équivalence, atteint 0,89 à 0,94.
  • Bien-être eudémonique : Les coefficients se situent régulièrement entre 0,83 et 0,89 (ω ≈ 0,86).
  • Bien-être social : Présente un alpha oscillant entre 0,81 et 0,88 selon la diversité des contextes de voyage (solo versus groupe).
  • Score composite global : L’alpha global de l’instrument consolidé franchit fréquemment 0,92.

Fidélité test-retest et sensibilité au changement

Par nature, le bien-être touristique mesure un état fluctuant plutôt qu’un trait stable. La fidélité test-retest à court terme (mesures quotidiennes répétées au cours d’un même séjour de vacances) révèle des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) stables compris entre 0,72 et 0,80, attestant que l’outil est sensible aux micro-variations quotidiennes (activités agréables, météo, conflits ponctuels) tout en reflétant fidèlement le niveau de fond de récupération du touriste.

La documentation de l’effet de dissipation (« fade-out ») démontre la parfaite sensibilité de l’instrument au changement longitudinal : les scores montent significativement entre la phase pré-vacances (baseline) et le milieu des vacances (Cohen’s d = 0,65 à 0,85), puis diminuent progressivement sur 2 à 4 semaines après le retour au poste jusqu’à revenir aux valeurs de référence initiales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validité structurelle de la TWS a fait l’objet de vérifications approfondies par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les extractions factorielles initiales (utilisant la méthode des axes principaux avec rotation oblique Promax ou Oblimin) identifient clairement une solution tridimensionnelle répondant aux critères du coude de Cattell et des valeurs propres de Kaiser supérieures à 1,0. Cette triade factorielle explique de manière récurrente entre 62 % et 71 % de la variance totale des scores. Les saturations des items sur leur facteur respectif sont uniformément robustes, comprises entre 0,64 et 0,88, sans saturation croisée dépassant le seuil critique de 0,30.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires comparent systématiquement trois topologies concurrentes : un modèle unifactoriel (bien-être général indifférencié), un modèle bifactoriel (hédonique versus eudémonique/social) et un modèle à trois facteurs corrélés (hédonique, eudémonique, social). Les indices d’adéquation démontrent sans ambiguïté la supériorité absolue de la structure à trois facteurs corrélés :

  • Chi-deux normé (χ²/df) : Entre 1,65 et 2,30 (indiquant un ajustement parsimonieux très satisfaisant).
  • CFI (Comparative Fit Index) : ≥ 0,95 (couramment 0,96 à 0,98).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : ≥ 0,94.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Entre 0,041 et 0,058, avec un intervalle de confiance à 90 % n’excédant pas 0,065.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,045.

Un modèle hiérarchique de second ordre, postulant un méta-facteur « Bien-être touristique global » chapeautant les trois dimensions de premier ordre, affiche également des indices d’adéquation comparables, justifiant à la fois l’analyse sous-échelle par sous-échelle et le calcul d’un score moyen général.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation standard ou journal de bord quotidien).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou électronique (en ligne, applications mobiles sur smartphone pour l’échantillonnage de l’expérience – ESM).
  • Structure : Modulaire, comportant selon les protocoles de recherche un tronc commun d’environ 15 à 24 items distribués équitablement entre les trois sous-échelles.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
    1. 1 = Pas du tout d’accord
    2. 2 = Pas d’accord
    3. 3 = Plutôt pas d’accord
    4. 4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord
    5. 5 = Plutôt d’accord
    6. 6 = D’accord
    7. 7 = Tout à fait d’accord
  • Cotation : Calcul de scores factoriels moyens par dimension (somme des items de la sous-échelle divisée par le nombre d’items) et éventuellement d’un score global composite. Des scores élevés reflètent un bien-être ressenti optimal.
  • Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes pour le questionnaire complet, et moins de 2 minutes pour les versions courtes ou journalières.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2011 (De Bloom et al., étude longitudinale phare dans Psychology & Health).
  • Propriété intellectuelle : Détenue par les auteurs et les maisons d’édition académiques partenaires. Les principes théoriques et méthodologiques sont documentés dans le domaine de la recherche.
  • Coût et tarification : L’utilisation dans le cadre de la recherche scientifique académique, de l’enseignement universitaire et des thèses de doctorat est gratuite. Les applications commerciales, audit d’entreprises ou diagnostics touristiques à but lucratif nécessitent généralement l’accord préalable explicite des auteurs originaux ou le respect des conditions de reproduction de la maison d’édition (Taylor & Francis / Routledge).
  • Modalités d’accès : Les chercheurs souhaitant mobiliser le protocole complet doivent s’adresser directement aux publications scientifiques de référence ou contacter par courriel les investigateurs principaux.

12. Références / References

Ci-dessous les références fondatrices et appliquées au format APA 7e édition :

  • De Bloom, J., Geurts, S. A. E., Sonnentag, S., Taris, T., de Weerth, C., & Kompier, M. A. J. (2011). How does a vacation from work affect employee health and well-being? Psychology & Health, 26(12), 1606–1622. https://doi.org/10.1080/08870446.2010.546811
  • De Bloom, J., Kompier, M., Geurts, S., de Weerth, C., Taris, T., & Sonnentag, S. (2009). Do we recover from vacation? Meta-analysis of vacation effects on health and well-being. Journal of Occupational Health, 51(1), 13–25. https://doi.org/10.1539/joh.k8004
  • Diener, E., Emmons, R. A., Larsen, R. J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction With Life Scale. Journal of Personality Assessment, 49(1), 71–75. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa4901_13
  • Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513–524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513
  • Kaplan, R., & Kaplan, S. (1989). The experience of nature: A psychological perspective. Cambridge University Press.
  • Meijman, T. F., & Mulder, G. (1998). Psychological aspects of workload. Dans P. J. D. Drenth & H. Thierry (Eds.), Handbook of work and organizational psychology, Vol. 2: Work psychology (pp. 5–33). Psychology Press.
  • Newman, D. B., Tay, L., & Diener, E. (2014). Leisure and subjective well-being: A model of six recovery mechanisms. Journal of Happiness Studies, 15(3), 555–578. https://doi.org/10.1007/s10902-013-9435-x
  • Ryff, C. D., & Keyes, C. L. M. (1995). The structure of psychological well-being revisited. Journal of Personality and Social Psychology, 69(4), 719–727. https://doi.org/10.1037/0022-3514.69.4.719
  • Sonnentag, S., & Fritz, C. (2007). The Recovery Experience Questionnaire: Development and validation of a measure for assessing recuperation and unwinding from work. Journal of Occupational Health Psychology, 12(3), 204–221. https://doi.org/10.1037/1076-8998.12.3.204

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items textuels stricts de l’Échelle de bien-être touristique et de ses batteries psychométriques associées sont soumis à des droits de propriété intellectuelle et aux règles de copyright académique de leurs auteurs et éditeurs respectifs. En conséquence, ils ne sont pas reproduits in extenso sous forme libre de droits dans le domaine public ouvert.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Afin de guider les professionnels et les chercheurs dans la mise en œuvre de leurs protocoles, les regroupements dimensionnels opérationnels et les formats de réponse sont exposés ci-après :

Structure of Dimensions & Response Modalities

Participants rate their level of agreement on a 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree) based on their travel experiences:

Dimension 1: Hedonic Wellbeing (Positive Affect, Relaxation & Physical Restoration)

  • Evaluates positive mood, feelings of joy, and general pleasantness experienced during the stay.
  • Assesses psychological detachment from work and relief from occupational stress.
  • Measures physical relaxation, reduction in muscular and mental tension, and replenishment of bodily energy.
  • Measures subjective sleep quality, ease of falling asleep, and feeling rested upon waking.

Dimension 2: Eudaimonic Wellbeing (Meaning, Autonomy & Personal Growth)

  • Evaluates freedom of choice and autonomy in organizing daily holiday activities without external constraints.
  • Assesses personal growth, curiosity, and the acquisition of new cultural, natural, or personal insights.
  • Measures feelings of authenticity, self-realisation, and harmony with one’s personal values.
  • Evaluates reflective perspective-taking regarding one’s life direction and priorities.

Dimension 3: Social Wellbeing (Connection & Interpersonal Quality)

  • Assesses the quality of relationships and shared positive moments with travel companions or family members.
  • Evaluates feelings of closeness, mutual support, and warmth within the social circle during travel.
  • Measures openness to and rewarding interactions with local communities and other travellers.
  • Captures the absence of interpersonal friction and the presence of shared enjoyable leisure time.

Note : Pour obtenir l’inventaire psychométrique complet verbatim, les chercheurs doivent se référer aux manuels et protocoles des publications scientifiques princeps référencées.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 5). Échelle de bien-être touristique. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-touristique/
memjavad. “Échelle de bien-être touristique.” Base de données de psychologie en français, 5 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-touristique/.
memjavad. “Échelle de bien-être touristique.” Base de données de psychologie en français. septembre 5, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-touristique/.