Échelle de bien-être spirituel (SWBS)

L’Échelle de bien-être spirituel (SWBS), développée par Raymond F. Paloutzian et Craig W. Ellison en 1982, est un outil psychométrique de 20 items évaluant le bien-être religieux (RWB) et le bien-être existentiel (EWB) sur une échelle de Likert en 6 points.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de bien-être spirituel (Spiritual Well-Being Scale, SWBS), développée à l’origine par les psychologues Raymond F. Paloutzian et Craig W. Ellison en 1982, constitue l’un des instruments psychométriques les plus largement employés et validés au niveau international pour mesurer la spiritualité et la santé existentielle. Conçue pour appréhender la qualité de vie globale à travers un prisme non exclusivement confessionnel mais intégrant la transcendance, la SWBS évalue le bien-être spirituel perçu à travers une structure bidimensionnelle de 20 items. Ces items se subdivisent en deux sous-échelles distinctes de 10 items chacune : le bien-être religieux (Religious Well-Being, RWB), qui mesure la relation personnelle et subjective de l’individu avec Dieu ou une entité divine, et le bien-être existentiel (Existential Well-Being, EWB), qui évalue le sentiment d’utilité, le sens donné à sa propre vie et la satisfaction existentielle générale, sans référence théologique explicite.

Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en six points, allant de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree), exempte de point médian neutre afin de forcer un positionnement graduel. Les analyses psychométriques attestent d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,89 et 0,94 pour l’échelle globale (SWB), entre 0,87 et 0,96 pour la sous-échelle religieuse (RWB), et entre 0,78 et 0,86 pour la sous-échelle existentielle (EWB). La stabilité temporelle test-retest est remarquablement solide, atteignant des coefficients de corrélation de 0,93 pour le score global, 0,96 pour le RWB et 0,86 pour l’EWB à court intervalle. Utilisée aussi bien en psychologie de la santé, en psycho-oncologie, en soins palliatifs qu’en psychologie clinique et du conseil, la SWBS fournit un indice quantitatif robuste permettant de comprendre comment les ressources spirituelles et existentielles interagissent avec l’adaptation psychologique, la résilience et la détresse émotionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

bien-être spirituel, SWBS, bien-être religieux, bien-être existentiel, psychométrie, Raymond F. Paloutzian, Craig W. Ellison, sens de la vie, qualité de vie, santé mentale, évaluation psychologique

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de bien-être spirituel a été conçue conjointement par deux figures éminentes de la recherche en psychologie sociale et en psychologie de la religion :

  • Craig W. Ellison, Ph.D. : Ancien professeur émérite de psychologie et d’études urbaines au sein de l’Alliance Theological Seminary (Nyack College, New York, États-Unis). Ses recherches pionnières ont porté sur l’impact de l’environnement social urbain sur la solitude, la cohésion communautaire et le rôle intégrateur de la spiritualité dans le fonctionnement adaptatif humain. Dr. Ellison a fondé l’organisation Life Advance, Inc. pour la diffusion de l’instrument.
  • Raymond F. Paloutzian, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie expérimentale et sociale au Westmont College (Santa Barbara, Californie, États-Unis) et chercheur invité à l’Université de Leyde et à l’Université catholique de Louvain. Il a été rédacteur en chef de la revue académique de référence The International Journal for the Psychology of Religion de 1998 à 2016 et co-directeur du monumental Handbook of the Psychology of Religion and Spirituality (The Guilford Press).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Spiritual Well-Being Scale est de fournir une mesure quantitative, standardisée et empiriquement testable de la dimension spirituelle de l’expérience humaine. Historiquement, au début des années 1980, la psychologie et la sociologie de la santé manquaient d’outils opérationnels capables de dépasser la simple mesure de la pratique religieuse externe (telle que la fréquence d’assistance au culte) pour évaluer la qualité subjective du bien-être intérieur. L’instrument a été formellement introduit en 1982 dans l’ouvrage séminal de Letitia Anne Peplau et Daniel Perlman consacré à la solitude (Loneliness: A Sourcebook of Current Theory, Research and Therapy), où Ellison et Paloutzian cherchaient à analyser les corrélats existentiels et spirituels de l’isolement social et affectif.

Sur le plan théorique et appliqué, la SWBS poursuit une triple finalité :

  • Dissocier et corréler les composantes verticale et horizontale de la spiritualité : L’échelle a été intentionnellement construite pour articuler d’une part la dimension « verticale » (le rapport transcendantal à Dieu ou à la divinité) et d’autre part la dimension « horizontale » (l’insertion de l’individu dans le monde, sa direction téléologique, son identité personnelle et son sentiment d’utilité au sein de l’existence générale).
  • Faciliter la recherche en psychologie de la santé et médecine comportementale : L’outil permet d’explorer empiriquement les liens étiologiques et protecteurs entre la spiritualité et des indicateurs de morbidité, la gestion de la douleur chronique, le rétablissement après un traumatisme ou la survie dans des pathologies lourdes comme le cancer ou l’insuffisance cardiaque terminale.
  • Servir d’instrument diagnostique et thérapeutique dans le conseil clinique : En psychothérapie, en psycho-oncologie et en soins infirmiers palliatifs, la SWBS permet aux cliniciens de repérer rapidement les dérives de détresse existentielle, le désespoir téléologique ou les conflits spirituels (« spiritual struggle »), offrant une base concrète pour concevoir des interventions intégrant les systèmes de croyance du patient.

5. Construit psychologique / Construct

Le bien-être spirituel, tel que conceptualisé par Ellison et Paloutzian, représente une dimension unifiée de la santé globale qui s’exprime à travers deux sous-construits interdépendants mais théoriquement distincts : le bien-être religieux (RWB) et le bien-être existentiel (EWB).

Bien-être religieux (Religious Well-Being – RWB)

Le bien-être religieux constitue la composante « verticale » du construit. Il fait référence à l’expérience d’une relation personnelle positive, signifiante et sécurisante avec Dieu ou une puissance transcendante suprême. Cette dimension évalue la mesure dans laquelle la foi religieuse opère comme une ressource affective directe, offrant du réconfort face à la solitude, un soutien dans l’adversité et une certitude quant à l’amour divin.

Au sein des 10 items composant cette sous-échelle (items impairs de la SWBS), le construit explore des aspects tels que :

  • La satisfaction issue de la pratique contemplative privée (ex. item 1 : absence de satisfaction dans la prière personnelle).
  • La croyance en la sollicitude divine et la proximité bienveillante de Dieu (ex. item 3 : conviction que Dieu m’aime et prend soin de moi ; item 11 : conviction que Dieu se soucie de mes problèmes).
  • Le sentiment de soutien identitaire et d’atténuation de l’isolement grâce à la communion divine (ex. item 15 : le fait que la relation avec Dieu évite la solitude ; item 17 : épanouissement lors de la communion étroite avec Dieu).

Bien-être existentiel (Existential Well-Being – EWB)

Le bien-être existentiel constitue la composante « horizontale » du construit. Il évalue la satisfaction fondamentale envers l’existence, le sens de la direction personnelle, la clarté identitaire et l’appréciation globale de la vie, en l’absence délibérée de toute mention ou référence théologique explicite. Ce sous-construit prend ses racines dans la quête universelle de sens et d’auto-réalisation propre à tout être humain, qu’il soit croyant, agnostique ou athée.

Les 10 items composant cette dimension (items pairs de la SWBS) sondent :

  • La clarté identitaire et la continuité temporelle de soi (ex. item 2 : incertitude sur son identité, ses origines et sa destination).
  • L’alignement positif et la satisfaction vis-à-vis du parcours de vie (ex. item 4 : perception de la vie comme une expérience positive ; item 8 : sentiment d’accomplissement et de satisfaction globale).
  • L’espoir et la sérénité vis-à-vis de l’avenir versus la détresse prospective (ex. item 6 : anxiété ou instabilité face au futur ; item 14 : confiance et sérénité envers l’avenir).
  • Le sentiment de but et de signification téléologique (ex. item 18 : perception que la vie est dénuée de sens ; item 20 : conviction que son existence répond à une finalité réelle).

Le score composite de Bien-être Spirituel (SWB) reflète la synthèse dynamique de ces deux axes : un individu peut présenter un score élevé sur les deux axes (profil intégré), un score existentiel élevé sans ancrage religieux (profil humaniste séculier), ou un score religieux élevé assorti d’une détresse existentielle transitoire (souvent observé lors de crises de vie aiguës).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SWBS s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions majeures de la psychologie contemporaine, de la sociologie religieuse et de la philosophie existentielle :

La Logothérapie et la quête de sens de Viktor Frankl

La dimension existentielle de l’instrument puise directement dans les travaux de Viktor Frankl sur la volonté de sens (Wille zum Sinn). Pour Frankl, la principale force motrice de l’être humain n’est ni le principe de plaisir freudien ni la soif de puissance adlérienne, mais l’exigence fondamentale de discerner une signification cohérente à son existence. L’absence de sens conduit au « vide existentiel » (existential vacuum), qui se manifeste par la dépression, l’ennui, l’anxiété et le sentiment de vacuité. Les items d’EWB opérationnalisent cette polarité entre le vide existentiel et la plénitude de but (items 18 et 20).

La théorie de la personnalité de Gordon Allport

L’approche de Paloutzian et Ellison fait également écho aux concepts de Gordon W. Allport relatifs à la religion intrinsèque versus extrinsèque. Selon Allport, la religiosité mature et intrinsèque imprègne la vie entière de l’individu, servant de cadre intégrateur pour interpréter les épreuves et transcender l’égocentrisme. L’échelle RWB mesure précisément les manifestations intériorisées et affectives de cette orientation religieuse, où le divin n’est pas utilisé comme un instrument d’utilité sociale (orientation extrinsèque), mais vécu comme une source constante de soutien, de sens et de relation interpersonnelle profonde.

Les travaux sociologiques de David Moberg sur le bien-être spirituel

Dans les années 1970, le sociologue David O. Moberg a formellement posé les bases théoriques du « bien-être spirituel » en tant qu’indicateur social de qualité de vie, soulignant que la santé ne pouvait se limiter aux dimensions physique, psychologique et sociale. Moberg a conceptualisé la dualité intrinsèque du concept : une relation verticale avec Dieu ou l’Absolu, et une relation horizontale avec l’environnement social, la nature et le moi. Ellison et Paloutzian ont traduit cette dialectique sociologique en un modèle psychométrique mesurable, opérationnalisant la vision biopsychosociale-spirituelle préconisée par George Engel et formalisée ultérieurement par Daniel Sulmasy en médecine.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SWBS a fait l’objet d’un nombre considérable d’investigations empiriques sur des populations diversifiées (étudiants, patients psychiatriques, malades chroniques, personnes âgées, communautés religieuses).

Validité de construit et convergente

La validité convergente de la SWBS a été confirmée par ses corrélations hautement significatives avec une série d’échelles validées évaluant des construits apparentés :

  • Sens de la vie : La sous-échelle EWB présente de fortes corrélations positives ($r = 0{,}60$ à $0{,}75$) avec le Purpose in Life Test (PIL) de Crumbaugh et Maholick, démontrant qu’elle capture adéquatement la téléologie personnelle.
  • Estime de soi : Le score global de la SWBS ainsi que l’EWB corrèlent positivement avec l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg ($r = 0{,}50$ à $0{,}65$), confirmant le lien théorique entre valorisation de soi et santé existentielle.
  • Orientation religieuse intrinsèque : La sous-échelle RWB présente des corrélations massives ($r = 0{,}70$ à $0{,}85$) avec l’échelle de religiosité intrinsèque d’Allport et Ross.

Validité discriminante et divergente

L’instrument démontre une excellente capacité à diverger des affects négatifs et des psychopathologies :

  • Solitude : Des corrélations négatives substantielles sont observées entre la SWBS et l’échelle de solitude de l’UCLA ($r = -0{,}50$ à $-0{,}65$). Ellison et Paloutzian (1982) ont démontré que les personnes jouissant d’un bien-être spirituel élevé rapportent significativement moins de sentiment d’isolement social et émotionnel.
  • Dépression et anxiété : La SWBS corrèle négativement de manière constante avec le Beck Depression Inventory (BDI ; $r = -0{,}45$ à $-0{,}60$) et l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI), attestant que le bien-être existentiel et religieux constitue un facteur tampon contre la symptomatologie affective.

Validité prédictive et clinique

Dans des contextes médicaux oncologiques et de soins palliatifs, les scores initiaux à la SWBS prédisent significativement une meilleure adaptation psychologique face à la progression tumorale, une adhésion accrue aux traitements, un déclin moins marqué de la qualité de vie globale perçue et une incidence moindre des idéations suicidaires ou du désir de mort hâtive.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’Échelle de bien-être spirituel sont exceptionnellement robustes et documentées dans de multiples synthèses méta-analytiques et revues méthodologiques (notamment Bufford, Paloutzian, & Ellison, 1991 ; Stanard, Sandhu, & Painter, 2000 ; Gold, 2010).

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les études concordent sur une consistance interne de premier ordre pour les deux sous-échelles ainsi que pour le score global :

  • Échelle globale (SWB) : Les valeurs de l’alpha de Cronbach s’établissent de façon générale entre 0,89 et 0,94 (Gold, 2010 ; Paloutzian & Ellison, 1982).
  • Sous-échelle Bien-être religieux (RWB) : Les coefficients de cohérence interne oscillent systématiquement entre 0,87 et 0,96, reflétant une très forte homogénéité des énoncés axés sur la relation à Dieu.
  • Sous-échelle Bien-être existentiel (EWB) : Les coefficients varient entre 0,78 et 0,86, ce qui représente une fiabilité tout à fait satisfaisante pour un construit multidimensionnel englobant la finalité de vie, la sérénité face à l’avenir et l’humeur générale.

Stabilité temporelle (Fidélité Test-Retest)

La stabilité temporelle a été démontrée par des corrélations de premier ordre mesurées à plusieurs intervalles de réplication :

  • À court intervalle (1 à 4 semaines) : Comme l’ont souligné Stanard et ses collègues (2000), les coefficients de fidélité test-retest atteignent 0,93 pour l’échelle globale (SWB), 0,96 pour le RWB et 0,86 pour l’EWB.
  • À intervalle intermédiaire (10 semaines) : Dans les travaux initiaux de Paloutzian et Ellison (1982), les corrélations test-retest à 10 semaines demeuraient très élevées : $r = 0{,}82$ pour le SWB global, $r = 0{,}86$ pour le RWB et $r = 0{,}73$ pour l’EWB, attestant que l’outil mesure des traits et orientations durables plutôt que de simples fluctuations thymiques transitoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la SWBS a été examinée de manière approfondie à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au fil de quatre décennies d’utilisation scientifique.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les études initiales de réduction dimensionnelle (Ellison, 1983 ; Bufford et al., 1991) avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) ont invariablement isolé deux facteurs principaux qui répliquent la division théorique voulue par les concepteurs :

  • Facteur 1 (Bien-être religieux) : Regroupe la quasi-totalité des items impairs (1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19) avec de très fortes saturations factorielles (fréquemment supérieures à 0,70, et atteignant 0,85 pour l’item 7 et l’item 17). Ce facteur explique traditionnellement entre 35 % et 45 % de la variance totale de l’instrument.
  • Facteur 2 (Bien-être existentiel) : Regroupe les items pairs (2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20) avec des saturations factorielles s’étalant de 0,45 à 0,78 (les items relatifs au sens de la vie comme 18 et 20 affichant les saturations les plus massives). Ce facteur explique approximativement 10 % à 15 % de variance supplémentaire.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et complexités méthodologiques

Bien que la structure bidimensionnelle soit largement étayée, plusieurs travaux méthodologiques avancés (notamment Scott, Agresti, & Fitchett, 1998 ; Miller, Fleming, & Beauchamp, 2002 ; Childs, 2014) ont identifié des nuances structurelles importantes :

  • Effet artefactuel de formulation (items inversés) : Dans certains échantillons, des modèles à trois ou quatre facteurs émergent en raison d’un facteur de méthode lié aux énoncés formulés négativement (items inversés comme les items 1, 2, 5, 6, 9, 12, 13, 16, 18). Lorsqu’un facteur de méthode pour les items négatifs est modélisé dans l’AFC, l’adéquation du modèle bifactoriel classique (RWB et EWB) redevient excellente (CFI > 0,93 ; RMSEA < 0,06).
  • Effet de plafond (« Ceiling effect ») : Dans les populations hautement religieuses (par exemple, étudiants d’universités confessionnelles ou membres du clergé), la sous-échelle RWB présente fréquemment une asymétrie négative prononcée due à un effet de plafond, ce qui réduit artificiellement la variance factorielle et peut contraindre les estimations de covariance lors de l’AFC.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format auto-administré standardisé :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et spirituelle.
  • Population cible : Adolescents (à partir de 12 ans) et adultes de tous âges. Applicable aux populations cliniques et générales.
  • Temps de passation : Approximativement 5 à 10 minutes.
  • Nombre total d’items : 20 énoncés psychologiques.
  • Répartition des sous-échelles :
    • Bien-être religieux (RWB) : 10 items (items impairs : 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19).
    • Bien-être existentiel (EWB) : 10 items (items pairs : 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en six points sans catégorie neutre centrale :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Modérément en désaccord (Moderately Disagree)
    • 4 = Modérément d’accord (Moderately Agree)
    • 5 = D’accord (Agree)
    • 6 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
  • Cotation et inversion :
    • Les items positifs sont cotés directement de 1 (Strongly Disagree) à 6 (Strongly Agree) : items 3, 4, 7, 8, 10, 11, 14, 15, 17, 19, 20.
    • Les 9 items formulés négativement sont cotés de manière inversée ($6 = 1$, $5 = 2$, $4 = 3$, $3 = 4$, $2 = 5$, $1 = 6$) : items 1, 2, 5, 6, 9, 12, 13, 16, 18.
  • Interprétation des scores :
    • Scores de sous-échelles (RWB et EWB) : Les scores s’étendent de 10 à 60 points chacun.
      • 10 à 20 points : Bien-être faible.
      • 21 à 40 points : Bien-être modéré.
      • 41 à 60 points : Bien-être élevé.
    • Score global (SWB) : Somme des sous-échelles RWB et EWB, allant de 20 à 120 points.
      • 20 à 40 points : Niveau faible de bien-être spirituel (détresse spirituelle ou existentielle notable).
      • 41 à 99 points : Niveau modéré de bien-être spirituel.
      • 100 à 120 points : Niveau élevé de bien-être spirituel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication originale : 1982 (Ellison & Paloutzian).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’échelle SWBS est un instrument protégé par le droit d’auteur, détenu par Life Advance, Inc. (dirigé historiquement par le Dr Craig W. Ellison).
  • Modalités d’accès et permissions : Bien que le libellé des items ait été largement diffusé dans la littérature scientifique académique, l’utilisation clinique ou pour un protocole de recherche formel requiert l’acquisition préalable des formulaires officiels et des droits de licence auprès du titulaire des droits (Life Advance, Inc.).
  • Tarification : L’instrument n’est pas dans le domaine public à titre gratuit pour des usages commerciaux. Des tarifs universitaires préférentiels existent pour les étudiants de doctorat ou de master menant des travaux de recherche de thèse sous réserve d’une demande formelle d’autorisation.

12. Références / References

  • Bufford, R. K., Paloutzian, R. F., & Ellison, C. W. (1991). Norms for the Spiritual Well-Being Scale. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 56–70. https://doi.org/10.1177/009164719101900106
  • Childs, C. Y. (2014). Exploratory factor analysis of the Spiritual Wellness Inventory (Thèse de doctorat, Cleveland State University). OhioLINK Electronic Theses and Dissertations Center. https://etd.ohiolink.edu/!etd.send_file?accession=csu1409218531&disposition=inline
  • Ellison, C. W. (1983). Spiritual well-being: Conceptualization and measurement. Journal of Psychology and Theology, 11(4), 330–340. https://doi.org/10.1177/009164718301100406
  • Gold, J. M. (2010). Counseling and spirituality: Integrating spiritual and clinical orientations. Merrill / Pearson.
  • Miller, G., Fleming, W., & Beauchamp, M. (2002). Correlational and factor analysis of the Spiritual Well-Being Scale with a sample of community college students. Psychological Reports, 90(3_suppl), 1205–1213. https://doi.org/10.2466/pr0.2002.90.3c.1205
  • Paloutzian, R. F., & Ellison, C. W. (1982). Loneliness, spiritual well-being, and quality of life. In L. A. Peplau & D. Perlman (Eds.), Loneliness: A sourcebook of current theory, research and therapy (pp. 224–237). John Wiley & Sons.
  • Scott, E. L., Agresti, A. A., & Fitchett, G. (1998). Factor analysis of the Spiritual Well-Being Scale and its clinical utility with psychiatric inpatients. Journal for the Scientific Study of Religion, 37(2), 314–321. https://doi.org/10.2307/1387530
  • Stanard, R. P., Sandhu, D. S., & Painter, L. C. (2000). Assessment of spirituality in counseling. Journal of Counseling & Development, 78(2), 204–210. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.2000.tb02579.x

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I don't find much satisfaction in private prayer with God.
2

I don't know who I am‚ where I came from‚ or where I'm going.
3

I believe that God loves me and cares about me.
4

I feel that life is a positive experience.
5

I believe that God is impersonal and not interested in my daily situations.
6

I feel unsettled about my future.
7

I have a personally meaningful relationship with God.
8

I feel very fulfilled and satisfied with life.
9

I don't get much personal strength and support from my God
10

I feel a sense of well-being about the direction my life is headed in.
11

I believe that God is concerned about my problems.
12

I don't enjoy much about life.
13

I don't have a personally satisfying relationship with God.
14

I feel good about my future.
15

My relationship with God helps me not to feel lonely.
16

I feel that life is full of conflict and unhappiness.
17

I feel most fulfilled when I'm in close commun‎ion with God.
18

Life doesn't have much meaning.
19

My relation with God contributes to my sense of well-being.
20

I believe there is some real purpose for my life.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle de bien-être spirituel (SWBS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs/
Looti, Mohammed. “Échelle de bien-être spirituel (SWBS).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de bien-être spirituel (SWBS).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs/.