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Échelle de bien-être pour enfants de Stirling

Revue psychométrique exhaustive de l’Échelle de bien-être pour enfants de Stirling (SCWBS) développée par Liddle et Carter : cadre théorique, validité, fidélité et cotation.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de bien-être pour enfants de Stirling (Stirling Children’s Well-being Scale, ou SCWBS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour mesurer l’épanouissement émotionnel et le fonctionnement psychologique positif chez les enfants et adolescents âgés de 8 à 15 ans. Développée en 2015 par Ian Liddle et Greg F. A. Carter au sein du Stirling Council Educational Psychology Service en Écosse, cette échelle s’inscrit en rupture délibérée avec les approches cliniques traditionnelles axées sur le déficit, la psychopathologie et l’inventaire des symptômes dépressifs ou anxieux. En s’appuyant sur les paradigmes fondamentaux de la psychologie positive, la SCWBS opérationnalise le bien-être holistique en intégrant conjointement les dimensions hédoniques (affects positifs, satisfaction de vie) et eudémoniques (sentiment d’efficacité, autonomie, relations interpersonnelles constructives et résilience).

L’instrument se compose au total de 15 items évalués sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 5 (« Tout le temps » / All of the time). Parmi ces énoncés, 12 items fondamentaux mesurent le bien-être psychologique global (avec un score total variant de 12 à 60) et se subdivisent en deux sous-échelles complémentaires : l’État émotionnel positif (Positive Emotional State) et la Perspective positive (Positive Outlook). Trois items additionnels constituent une sous-échelle de désirabilité sociale (score de 3 à 15), permettant aux praticiens et chercheurs d’identifier d’éventuels biais de réponse chez les jeunes répondants. Validée sur un échantillon normatif de 1 849 élèves scolarisés dans 18 établissements du Royaume-Uni, l’échelle affiche une cohérence interne élevée (alpha de Cronbach global d’environ 0,85), une excellente stabilité temporelle test-retest et une validité de construit confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses.

2. Mots-clés / Keywords

Bien-être des enfants, psychologie positive, développement émotionnel, bien-être psychologique, bien-être eudémonique, bien-être hédonique, échelle de mesure, psychométrie pédiatrique, résilience scolaire, auto-évaluation chez l’enfant, désirabilité sociale, santé mentale positive.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par des chercheurs et psychologues de l’éducation du service de psychologie scolaire du conseil de Stirling (Écosse, Royaume-Uni) :

  • Ian Liddle, PhD — Stirling Council Educational Psychology Service, Stirling Council, Stirling, Royaume-Uni. Courriel de correspondance : [email protected].
  • Greg F. A. Carter, CPsychol — Stirling Council Educational Psychology Service, Stirling Council, Stirling, Royaume-Uni.

4. Objectif / Purpose

Historiquement, l’évaluation psychologique en milieu scolaire et pédiatrique a été dominée par une approche nosologique et déficitaire. Les outils standardisés disponibles, tels que le Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ) ou les échelles de dépression pédiatrique, se focalisaient prioritairement sur la détection des troubles du comportement, de l’anxiété ou des affects dépressifs. Or, comme l’a théorisé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale ne se résume pas à l’absence de maladie mentale, mais correspond à un état complet de bien-être physique, mental et social permettant à l’individu de réaliser son potentiel.

La Stirling Children’s Well-being Scale a été créée pour combler un vide méthodologique majeur : fournir aux psychologues de l’éducation, aux enseignants, aux chercheurs et aux intervenants de santé publique un outil direct, positif, non stigmatisant et développementalement adapté pour quantifier le niveau d’épanouissement (flourishing) des enfants dès l’âge de 8 ans. Sur le plan psychométrique, considérer qu’un faible score de détresse équivaut à un niveau élevé de bien-être constitue un sophisme de mesure ; le bien-être positif forme un continuum distinct possédant ses propres déterminants, mécanismes et trajectoires évolutives.

Les applications de la SCWBS sont plurielles :

  • Évaluation de programmes universels et ciblés : Mesurer l’efficacité pré- et post-intervention des dispositifs d’apprentissage socio-émotionnel (Social and Emotional Learning, SEL), des ateliers de pleine conscience et des programmes de résilience en milieu scolaire.
  • Dépistage bienveillant et identification des besoins : Repérer les élèves présentant un faible niveau d’épanouissement psychologique sans recourir à un étiquetage psychopathologique précoce.
  • Recherche translationnelle et épidémiologique : Étudier les corrélats longitudinaux du bien-être juvénile en lien avec la réussite académique, le climat scolaire, les relations familiales et les styles d’attachement.
  • Pratique clinique et psychoéducative : Servir de médiateur de communication lors des bilans psychologiques pour explorer la façon dont l’enfant perçoit ses propres forces, son sentiment de compétence et son optimisme envers l’avenir.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SCWBS est le bien-être subjectif et psychologique global de l’enfant. Ce macro-construit synthétise les composantes affectives, cognitives et relationnelles du fonctionnement optimal adapté à la tranche d’âge 8-15 ans. Il s’articule autour de deux dimensions principales et intègre une sous-échelle de contrôle méthodologique :

1. État émotionnel positif (Positive Emotional State)

Cette composante explore la dimension hédonique et régulatrice de l’expérience affective de l’enfant. Elle évalue la fréquence des émotions agréables ressenties au cours des semaines précédant la passation, la sensation de vitalité physique et mentale, ainsi que la capacité à maintenir un calme intérieur face aux stimulations de l’environnement :

  • Affect positif et bonne humeur : Vivre régulièrement de la joie, de l’entrain et de la bonne humeur (ex. se sentir joyeux, de bonne humeur).
  • Sérénité et relaxation : Capacité à éprouver de la détente physique et psychique sans tension excessive (ex. se sentir détendu et relaxé).
  • Énergie et vitalité subjective : Ressentir du dynamisme corporel et de la vigueur au quotidien (ex. se sentir plein d’énergie et en forme physique).
  • Habitudes de vie salutogènes : Participation à des activités extérieures saines favorisant l’équilibre sensoriel et physique (ex. prendre l’air frais régulièrement).

2. Perspective positive (Positive Outlook)

Cette dimension s’inscrit au cœur du fonctionnement eudémonique et sociocognitif. Elle reflète l’attitude globale de l’enfant envers lui-même, ses pairs et son avenir :

  • Optimisme dispositionnel : Tendance cognitive à anticiper des événements favorables et à envisager le futur avec confiance et espoir (ex. croire que de bonnes choses vont arriver dans sa vie).
  • Sentiment d’auto-efficacité et estime de soi : Sentiment de valeur personnelle, fierté face à ses compétences et croyance en sa capacité d’agir (ex. identifier les nombreuses choses que l’on sait bien faire, se sentir bien dans sa peau).
  • Autonomie et agentivité : Capacité perçue à prendre des décisions adaptées à son âge et à exercer un contrôle sur ses choix personnels.
  • Compétence sociale et affiliation positive : Facilité à établir des liens chaleureux, empathiques et coopératifs avec autrui (ex. bien s’entendre avec les autres enfants et les adultes).
  • Résilience et stratégies d’adaptation (coping) : Aptitude perçue à faire face aux frustrations, aux conflits et aux imprévus sans s’effondrer psychologiquement (ex. réussir à surmonter les difficultés quand les choses vont mal).

3. Sous-échelle de désirabilité sociale (Social Desirability Subscale)

Les enfants d’âge scolaire primaire et secondaire peuvent manifester des biais de conformisme social ou le désir d’apparaître sous un jour irréprochable. La SCWBS intègre 3 énoncés extrêmes (items de validation) formulés de manière absolue (ex. « J’ai toujours dit la vérité », « J’ai été gentil avec absolument tout le monde », « Je ne me mets jamais en colère »). Un score exceptionnellement élevé (14 ou 15 sur 15) suggère une tendance marquée à la complaisance sociale ou un biais d’auto-présentation positive, nécessitant une interprétation prudente du score global de bien-être.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la Stirling Children’s Well-being Scale s’enracine dans la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine :

Le modèle bidirectionnel de la santé mentale (Keyes, 2002)

Selon le Mental Health Continuum Model proposé par Corey Keyes, la santé mentale et la maladie mentale ne constituent pas les pôles opposés d’un axe unique, mais représentent deux continuums corrélés mais distincts. Un individu peut présenter une absence totale de psychopathologie tout en demeurant dans un état de stagnation (« languishing »), ou au contraire expérimenter un épanouissement complet (« flourishing »). La SCWBS a été expressément modélisée pour cartographier le quadrant supérieur de ce modèle chez l’enfant.

L’intégration de l’hédonisme et de l’eudémonisme (Ryan & Deci, 2001)

L’architecture conceptuelle de l’outil synthétise deux traditions philosophiques et psychologiques ancestrales :

  • L’approche hédonique : Conceptualisée notamment par Daniel Kahneman et Ed Diener, elle assimile le bien-être à la présence prédominante d’affects agréables, à l’absence relative d’émotions négatives intenses et à une évaluation globale satisfaisante de son existence.
  • L’approche eudémonique : Développée par Carol Ryff et formalisée dans la théorie de l’autodétermination de Richard Ryan et Edward Deci. Elle envisage le bien-être non pas simplement comme un ressenti plaisant, mais comme l’actualisation du potentiel humain, l’autonomie, la maîtrise de l’environnement, la poursuite d’objectifs signifiants et la qualité des relations interpersonnelles.

L’héritage de la WEMWBS pour adultes

Les concepteurs de la SCWBS se sont explicitement inspirés de la structure de la célèbre Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale (WEMWBS; Tennant et al., 2007), un instrument de référence validé pour les populations adultes. Liddle et Carter ont entrepris un travail rigoureux de rétro-ingénierie développementale afin d’adapter les formulations abstraites de la WEMWBS aux capacités cognitives, au niveau de lecture et aux expériences quotidiennes d’enfants dès le cours moyen (8 ans).

7. Validité / Validity

La validation psychométrique de la SCWBS a été effectuée auprès d’une cohorte représentative de 1 849 élèves répartis dans 18 établissements primaires et secondaires du Royaume-Uni. Les analyses démontrent des propriétés de validité robustes :

Validité de contenu et d’apparence (Face & Content Validity)

Durant la phase pilote de développement, un pool initial de 24 items a été soumis à des comités d’experts en psychologie du développement et testé qualitativement auprès de panels d’enfants. Les énoncés ambigus, trop complexes sur le plan syntaxique ou susceptibles d’induire une confusion cognitive ont été éliminés. Les items finaux ont été calibrés pour correspondre strictement au niveau de lecture standard d’un enfant de 8 ans.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été vérifiée par l’analyse des corrélations avec d’autres échelles standardisées administrées simultanément :

  • Validité convergente : La SCWBS présente de fortes corrélations positives avec des instruments mesurant l’estime de soi globale (ex. échelle de Rosenberg adaptée), le sentiment d’appartenance scolaire et la satisfaction de vie juvénile (coefficients $r$ compris entre $0{,}62$ et $0{,}78$, $p < 0{,}001$).
  • Validité discriminante / divergente : Les corrélations observées avec les échelles de difficultés comportementales, d’anxiété scolaire et d’affects dépressifs (ex. sous-échelles de problèmes émotionnels du SDQ) sont négatives et modérées à fortes (valeurs de $r$ oscillant généralement entre $-0{,}45$ et $-0{,}65$, $p < 0{,}001$), démontrant que l’outil ne mesure pas simplement l’inverse de la détresse, mais bien un construit positif distinct.

8. Fidélité / Reliability

Les indices empiriques de fidélité confirment la haute précision de mesure de la SCWBS :

Cohérence interne (Internal Consistency)

L’homogénéité des items de l’échelle a été quantifiée à travers plusieurs échantillons scolaires :

  • Score total de bien-être (12 items) : L’alpha de Cronbach ($lpha$) se situe systématiquement entre $0{,}83$ et $0{,}87$, témoignant d’une excellente consistance interne sans redondance excessive entre les items.
  • Sous-échelle État émotionnel positif (6 items) : $lpha \approx 0{,}78$ à $0{,}82$.
  • Sous-échelle Perspective positive (6 items) : $lpha \approx 0{,}79$ à $0{,}83$.
  • Sous-échelle de désirabilité sociale (3 items) : $lpha \approx 0{,}58$ à $0{,}64$, une valeur attendue et acceptable pour une échelle de contrôle très courte composée de seulement 3 énoncés hétérogènes.

Stabilité temporelle (Test-Retest Reliability)

La fidélité test-retest a été évaluée sur des sous-échantillons d’élèves réévalués à des intervalles de 2 à 4 semaines en l’absence d’intervention psychoéducative spécifique. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et les corrélations de Pearson se sont établis entre $r = 0{,}75$ et $r = 0{,}84$ ($p < 0{,}001$), confirmant une remarquable stabilité temporelle du construit tout en conservant une sensibilité appropriée aux changements développementaux ou contextuels induits par des programmes d’intervention.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le processus de réduction d’échelle (passant de 24 items candidats à 15 items définitifs) et la confirmation de la structure latente ont reposé sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies :

Structure unifactorielle d’ordre supérieur et modèle bifactoriel

Les analyses factorielles exploratoires conduites par Liddle et Carter (2015) ont révélé une structure sous-jacente très cohérente :

  • Une solution à deux facteurs principaux inter-corrélés : le Facteur 1 regroupe les items relatifs à l’« État émotionnel positif » (saturations factorielles comprises entre $0{,}54$ et $0{,}76$), tandis que le Facteur 2 rassemble les items décrivant la « Perspective positive » (saturations factorielles oscillant entre $0{,}51$ et $0{,}78$).
  • Les deux sous-échelles présentent une corrélation mutuelle élevée ($r \approx 0{,}68$ à $0{,}74$), ce qui soutient pleinement l’agrégation de l’ensemble des 12 items en un score unique de bien-être psychologique global.
  • Les 3 items de contrôle saturent de manière distincte et indépendante sur un facteur résiduel de désirabilité sociale, confirmant leur rôle de filtre méthodologique sans parasiter la mesure du bien-être.

Indices d’ajustement en AFC (Confirmatory Factor Analysis)

Les modèles d’équations structurelles appliqués aux données normatives ont démontré d’excellents indices d’adéquation pour le modèle hiérarchique :

  • CFI (Comparative Fit Index) : $> 0{,}94$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $> 0{,}93$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $\approx 0{,}046$ (IC 90 % [$0{,}040$ ; $0{,}052$])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $< 0{,}050$

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report inventory) pour enfants et adolescents.
  • Format d’administration : Passation individuelle ou collective en classe, sur support papier-crayon ou via plateforme numérique sécurisée. Chez les plus jeunes élèves (8-9 ans), les items peuvent être lus à voix haute par l’examinateur.
  • Nombre total d’items : 15 énoncés affirmatifs courts rédigés à la première personne du singulier (12 items d’évaluation du bien-être + 3 items de désirabilité sociale).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 5 points :
    • 1 = Jamais (Never)
    • 2 = Pas souvent (Not much of the time)
    • 3 = Parfois (Some of the time)
    • 4 = Souvent (Quite a lot of the time)
    • 5 = Tout le temps (All of the time)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score total de bien-être : Somme directe des 12 items fondamentaux (items 1, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 15). Le score total s’échelonne de 12 à 60 points. Un score plus élevé reflète un niveau supérieur d’épanouissement psychologique.
    • Sous-échelle État émotionnel positif : Somme des items 3, 5, 6, 10, 13, 15 (score de 6 à 30).
    • Sous-échelle Perspective positive : Somme des items 1, 4, 7, 9, 11, 12 (score de 6 à 30).
    • Sous-échelle de désirabilité sociale / validité : Somme des items de contrôle 2, 8, 14 (score de 3 à 15). Un score de 14 ou 15, ou à l’inverse $le 3$, signale un biais potentiel de conformité ou une absence d’attention lors de la passation.
  • Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2015.
  • Développeur institutionnel : Stirling Council Educational Psychology Service (Écosse, Royaume-Uni).
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’instrument a été conçu comme une ressource ouverte (Open Access) à destination des psychologues scolaires, des chercheurs, des enseignants et des professionnels de la santé publique. L’utilisation non commerciale à des fins cliniques, éducatives ou scientifiques est autorisée sans frais, sous réserve de citer explicitement la publication princeps de Liddle & Carter (2015).
  • Tarification : Gratuit pour la recherche académique et la pratique psychoéducative non commerciale.

12. Références / References

  • Chambers, C. T., & Johnston, C. (2002). Developmental differences in children’s use of rating scales. Journal of Pediatric Psychology, 27(1), 27–36. https://doi.org/10.1093/jpepsy/27.1.27
  • Davis-Kean, P. E., & Sandler, H. M. (2001). A meta-analysis of measures of self-esteem for young children: A framework for future measures. Child Development, 72(3), 887–906. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00322
  • Hirsch, B. J., & DuBois, D. L. (1991). Self-esteem in early adolescence: The identification and prediction of contrasting longitudinal trajectories. Journal of Youth and Adolescence, 20(1), 53–72. https://doi.org/10.1007/BF01537351
  • Keyes, C. L. M. (2002). The mental health continuum: From languishing to flourishing in life. Journal of Health and Social Behavior, 43(2), 207–222. https://doi.org/10.2307/3090197
  • Liddle, I., & Carter, G. F. A. (2015). Emotional and psychological well-being in children: the development and validation of the Stirling Children’s Well-being Scale. Educational Psychology in Practice, 31(2), 174–185. https://doi.org/10.1080/02667363.2015.1008409
  • McDowell, I. (2010). Measures of self-perceived well-being. Journal of Psychosomatic Research, 69(1), 69–79. https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2009.07.002
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2001). On happiness and human potentials: A review of research on hedonic and eudaimonic well-being. Annual Review of Psychology, 52(1), 141–166. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.52.1.141
  • Ryff, C. D., & Keyes, C. L. M. (1995). The structure of psychological well-being revisited. Journal of Personality and Social Psychology, 69(4), 719–727. https://doi.org/10.1037/0022-3514.69.4.719
  • Seligman, M. E. P., & Csikszentmihalyi, M. (2000). Positive psychology: An introduction. American Psychologist, 55(1), 5–14. https://doi.org/10.1037/0003-066X.55.1.5
  • Tennant, R., Hiller, L., Fishwick, R., Platt, S., Joseph, S., Weich, S., Parkinson, J., Secker, J., & Stewart-Brown, S. (2007). The Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale (WEMWBS): Development and UK validation. Health and Quality of Life Outcomes, 5(1), 63. https://doi.org/10.1186/1477-7525-5-63
  • World Health Organization. (2014). Mental health: A state of well-being. Geneva: World Health Organization.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: 5-point Likert scale (1 = Never, 2 = Not much of the time, 3 = Some of the time, 4 = Quite a lot of the time, 5 = All of the time)

  1. I think good things will happen in my life
  2. I have always told the truth
  3. I’ve been able to make up my own mind about things
  4. I can think of lots of things I can do well
  5. I’ve been feeling cheerful
  6. I’ve been feeling relaxed
  7. I’ve been able to cope when things go wrong
  8. I’ve been friendly to everyone I’ve met
  9. I get on well with other people
  10. I’ve been getting lots of fresh air
  11. I’ve been feeling good about myself
  12. I’ve been feeling optimistic about the future
  13. I’ve been feeling energetic
  14. I never get angry
  15. I’ve been feeling well

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle de bien-être pour enfants de Stirling. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-pour-enfants-de-stirling/
memjavad. “Échelle de bien-être pour enfants de Stirling.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-pour-enfants-de-stirling/.
memjavad. “Échelle de bien-être pour enfants de Stirling.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-bien-etre-pour-enfants-de-stirling/.