1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Bergen sur l’addiction aux réseaux sociaux (Bergen Social Media Addiction Scale, BSMAS) constitue l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus validés et utilisés au niveau international pour mesurer l’utilisation problématique et addictive des plateformes de médias sociaux. Développée et adaptée par Cecilie Schou Andreassen, Ståle Pallesen et Mark D. Griffiths, la BSMAS découle directement de l’Échelle de Bergen sur l’addiction à Facebook (Bergen Facebook Addiction Scale, BFAS), en élargissant son spectre d’évaluation à l’ensemble des médias sociaux (ex. Instagram, TikTok, Snapchat, X/Twitter, Facebook).
L’échelle est structurée autour du modèle théorique des composantes de l’addiction proposé par Griffiths (2005), qui postule l’existence de six critères cardinaux propres aux dépendances comportementales : la prééminence (salience), la modification de l’humeur (mood modification), la tolérance (tolerance), le sevrage (withdrawal), le conflit (conflict) et la rechute (relapse). Composée d’exactement six items formulés de manière unifactorielle, la BSMAS applique pour chaque critère une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Très rarement ») à 5 (« Très souvent »), générant un score total oscillant entre 6 et 30 points.
Sur le plan métrologique, l’échelle présente une consistance interne robuste, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,90 dans de nombreuses traductions transculturelles (notamment en versions française, italienne, portugaise, chinoise, perse et espagnole). Les analyses factorielles confirmatoires corroborent sans équivoque une structure unidimensionnelle stable et invariante selon le genre et les groupes d’âge. De surcroît, la validité convergente et la validité de critère sont solidement étayées par des corrélations positives significatives avec l’anxiété, la dépression, le sentiment d’isolement social, la peur de rater quelque chose (Fear of Missing Out ou FoMO) et la dégradation de la qualité du sommeil, ainsi que par des corrélations négatives avec l’estime de soi et le bien-être subjectif.
2. Mots-clés / Keywords
Addiction aux réseaux sociaux, BSMAS, Échelle de Bergen, Addictions comportementales, Modèle des composantes de Griffiths, Propriétés psychométriques, Validité transculturelle, Cyberpsychologie, Utilisation problématique des écrans, Évaluation clinique.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de Bergen sur l’addiction aux réseaux sociaux a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en psychologie clinique, en psychopathologie et dans les cyberdépendances :
- Cecilie Schou Andreassen, Ph.D. : Professeure titulaire au Département des sciences psychosociales de l’Université de Bergen (Norvège) et chercheuse affiliée au Centre hospitalier universitaire de Bergen. Spécialiste de renommée internationale sur les addictions comportementales, le workaholisme et l’impact des technologies modernes sur la santé mentale. Contact : [email protected].
- Ståle Pallesen, Ph.D. : Professeur de psychologie au Département des sciences psychosociales de l’Université de Bergen (Norvège). Expert des troubles du sommeil, de la pharmacodépendance et des dépendances comportementales. Contact : [email protected].
- Mark D. Griffiths, Ph.D. : Professeur émérite en dépendances comportementales à la Nottingham Trent University (Royaume-Uni), Directeur de l’International Gaming Research Unit. Auteur pionnier des cadres théoriques régissant les dépendances technologiques, les jeux de hasard et d’argent, et l’usage compulsif des réseaux numériques. Contact : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la BSMAS est de fournir aux chercheurs, aux praticiens de la santé mentale et aux épidémiologistes un instrument de dépistage bref, fiable et psychométriquement rigoureux permettant de quantifier le niveau de risque d’addiction aux plateformes de réseaux sociaux. Face à la prolifération exponentielle des plateformes interactives et à la diversification des applications au-delà du seul écosystème Facebook, la création d’un outil générique et exhaustif s’est imposée pour surmonter l’obsolescence rapide des outils centrés sur une unique marque commerciale.
Dans les contextes cliniques, la BSMAS vise à faciliter le triage et le repérage précoce des sujets présentant des conduites d’utilisation dysfonctionnelles susceptibles de relever d’une trajectoire psychopathologique. Bien que l’addiction aux réseaux sociaux ne soit pas formellement reconnue comme un trouble mental distinct au sein du DSM-5-TR ou de la CIM-11, elle partage des caractéristiques phénoménologiques manifestes avec le trouble du jeu vidéo sur Internet (Internet Gaming Disorder) et le jeu de hasard pathologique. La BSMAS permet de quantifier l’intensité de la dépendance et de déterminer des seuils d’alerte clinique (cut-off scores) guidant la mise en œuvre d’interventions psychoéducatives ou de psychothérapies cognitivo-comportementales.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, l’instrument permet d’explorer les corrélats étiologiques, les variables médiatrices et les comorbidités associées à l’utilisation problématique d’Internet. L’échelle est mobilisée pour évaluer l’impact neurocognitif, affectif et social des interactions numériques, notamment les répercussions sur les cycles veille-sommeil, les perturbations de l’attention, l’exposition à la comparaison sociale ascendante et l’aggravation des affects dépressifs ou dysphoriques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la BSMAS est l’addiction aux réseaux sociaux, conceptualisée comme une incapacité à réguler son comportement de connexion, conduisant à une altération significative du fonctionnement individuel, relationnel, scolaire ou professionnel. Conformément au modèle de Griffiths, ce construit multidimensionnel au niveau théorique est opérationnalisé comme un syndrome unidimensionnel unifié par six critères fondamentaux :
- Prééminence (Salience) : L’activité liée aux réseaux sociaux domine complètement le fonctionnement cognitif et comportemental du sujet. L’individu consacre une part prépondérante de son temps à penser aux réseaux sociaux, à ressasser ses interactions passées ou à planifier ses futures sessions de connexion au détriment de ses autres engagements vitaux.
- Tolérance (Tolerance) : Phénomène d’accoutumance caractérisé par la nécessité d’augmenter progressivement la durée, la fréquence ou l’intensité des sessions sur les réseaux sociaux pour ressentir le même niveau de satisfaction, de stimulation ou d’apaisement psychologique.
- Modification de l’humeur (Mood Modification) : Utilisation stratégique et compulsive des réseaux sociaux comme mécanisme d’adaptation dysfonctionnel (coping) destiné à soulager des états émotionnels négatifs (anxiété, tristesse, ennui, culpabilité) ou à échapper temporairement aux difficultés et aux conflits de la vie réelle.
- Rechute (Relapse) : Incapacité répétée à contrôler, réduire ou interrompre l’utilisation des réseaux sociaux malgré une prise de conscience de son caractère problématique et la formulation de résolutions explicites de modération.
- Sevrage (Withdrawal) : Émergence d’affects dysphoriques, d’irritabilité, d’agitation motrice, d’angoisse ou de détresse psychologique intense dès lors que l’accès aux réseaux sociaux est entravé, restreint ou rendu impossible.
- Conflit (Conflict) : Répercussions délétères et tensions directes engendrées par l’utilisation excessive des réseaux sociaux dans la sphère interpersonnelle (conflits avec le conjoint, les parents ou les pairs), académique ou professionnelle (baisse de rendement, absentéisme, retards), ainsi que les conflits intrapsychiques vécus par l’individu.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de la BSMAS repose sur le modèle biopsychosocial des composantes de l’addiction formalisé par Mark D. Griffiths (2005). Ce paradigme théorique postule que toutes les formes d’addiction — qu’elles soient chimiques (dépendance aux substances psychoactives) ou comportementales (jeu pathologique, cyberdépendance, dépendance au travail) — partagent une étiologie commune et s’expriment à travers les six mêmes dimensions opérationnelles (prééminence, modification de l’humeur, tolérance, sevrage, conflit et rechute).
Ce modèle s’inscrit au confluent de plusieurs théories complémentaires :
- Le modèle I-PACE (Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution) : Élaboré par Brand et al. (2016, 2019), ce modèle neurobiologique et cognitif explique comment les prédispositions individuelles (génétique, traits de personnalité, psychopathologie sous-jacente) interagissent avec des stimuli médiatiques spécifiques. Ces interactions déclenchent une réactivité émotionnelle, des distorsions cognitives et une diminution progressive du contrôle inhibiteur exécutif préfrontal, transformant un usage récréatif initial en une utilisation compulsive et automatisée.
- La théorie des Usages et Gratifications (Uses and Gratifications Theory) : Développée en sciences de la communication, elle met en lumière les motivations intrinsèques poussant l’individu à consommer des médias numériques (recherche d’intégration sociale, renforcement de l’identité, divertissement). La BSMAS évalue le moment charnière où ces motivations fonctionnelles basculent vers un asservissement psychopathologique.
- La théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory) : Proposée par Ryan et Deci, cette approche suggère que les personnes dont les besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie, de compétence et d’appartenance sociale sont insatisfaits dans le monde physique peuvent chercher une compensation artificielle et compulsive dans les environnements virtuels, augmentant ainsi le risque d’addiction comportementale mesuré par la BSMAS.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la BSMAS a fait l’objet d’investigations exhaustives dans une multitude d’échantillons démographiques et cliniques à travers le monde :
- Validité de construit : De nombreuses études internationales confirment que l’architecture à six items de l’échelle reproduit fidèlement le construit théorique sous-jacent, chaque item chargeant fortement et spécifiquement sur le facteur général de l’addiction sans redondance sémantique ou résiduelle excessive.
- Validité convergente : La BSMAS démontre des corrélations positives fortes avec d’autres échelles d’utilisation problématique d’Internet (ex. Internet Addiction Test de Young, $r > 0,65$), ainsi qu’avec des mesures de la peur de rater quelque chose (Fear of Missing Out Scale, FoMOs, $r = 0,40 – 0,55$) et du temps passé en ligne. Des associations statistiquement robustes sont régulièrement constatées avec l’échelle de dépression, anxiété et stress (DASS-21), l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI, $r = 0,30 – 0,45$), et les traits de personnalité comme le névrosisme (stabilité émotionnelle inversée).
- Validité discriminante : L’échelle se distingue nettement des mesures d’utilisation récréative ou professionnelle d’Internet non problématique. Les corrélations hétérotrait-monotrait (HTMT) se maintiennent systématiquement sous le seuil critique de 0,85 lors des modélisations structurelles comparant la BSMAS à des construits connexes tels que l’usage fonctionnel d’Internet ou la sociabilité générale.
- Validité de critère et seuils diagnostiques : Les analyses basées sur les courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) ont déterminé des scores seuils optimaux en regard d’entretiens cliniques standardisés. Selon les recommandations de Bányai et al. (2017) et de Luo et al. (2021), un score de 19 points ou plus représente un seuil de dépistage hautement sensible pour identifier les individus « à risque », tandis qu’un score de 24 points ou plus (correspondant à une moyenne de 4/5 sur tous les items) offre une spécificité diagnostique supérieure (> 90 %) pour classifier les cas d’addiction sévère.
8. Fidélité / Reliability
La fiabilité métrologique de la BSMAS a été établie de manière concluante dans de multiples contextes linguistiques :
- Consistance interne : Dans l’étude princeps d’Andreassen et al. (2016, 2017), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) était de 0,88. Les adaptations ultérieures ont rapporté des valeurs de cohérence interne très stables : $lpha = 0,86$ en Italie (Monacis et al., 2017), $lpha = 0,88$ en Hongrie (Bányai et al., 2017), $lpha = 0,85$ en France (Biolcati et al., 2018), et $lpha = 0,89$ en Chine (Chen et al., 2020). Les indices oméga de McDonald ($\omega$), jugés plus précis lors de saturation factorielle hétérogène, dépassent également le seuil standard de 0,85 dans l’ensemble des études contemporaines.
- Fidélité test-retest : Les études longitudinales évaluant la stabilité temporelle de la BSMAS sur des intervalles de deux à six semaines rapportent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) ou des corrélations de Pearson test-retest oscillant entre $r = 0,78$ et $r = 0,86$, démontrant une remarquable stabilité temporelle du construit chez les populations non soumises à une intervention clinique ciblée.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la BSMAS a été examinée via des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) à grande échelle :
- Unidimensionnalité stricte : L’analyse factorielle confirmatoire démontre l’adéquation optimale d’un modèle unifactoriel à un facteur de premier ordre. Les indices d’ajustement respectent scrupuleusement les normes les plus exigeantes de Hu et Bentler (1999) : le rapport Chi-deux/degrés de liberté ($\chi^2/df$) est inférieur à 3,0, l’indice de comparaison de Bentler (CFI) et l’indice de Tucker-Lewis (TLI) dépassent régulièrement 0,95 (souvent $ge 0,98$), tandis que l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) demeure inférieure à 0,06 (généralement entre 0,035 et 0,055) et le résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) se situe sous la barre des 0,04.
- Saturations factorielles ($lambda$) : Tous les items affichent des saturations factorielles standardisées robustes sur le facteur général d’addiction, variant typiquement entre 0,62 et 0,87. Les saturations les plus élevées sont couramment observées pour l’item 2 (Tolérance) et l’item 5 (Sevrage), tandis que l’item 6 (Conflit) ou l’item 3 (Modification de l’humeur) présentent parfois des saturations légèrement plus modérées mais toujours largement supérieures au plancher conventionnel de 0,40.
- Invariance de mesure : Les analyses multigroupes confirment l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire intégrale de la BSMAS à travers les genres (hommes vs femmes) et les tranches d’âge (adolescents, jeunes adultes et adultes plus âgés). Ces propriétés confirment que l’instrument évalue le même construit psychologique avec la même précision métrique quel que soit le profil sociodémographique examiné.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (auto-évaluation individuelle sur support papier ou numérique).
- Durée de passation : Environ 1 à 3 minutes (instrument ultra-bref).
- Nombre d’items : 6 items unifactoriels, correspondant chacun à une composante théorique précise du modèle de Griffiths.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 5 points :
- 1 = Très rarement (Very rarely)
- 2 = Rarement (Rarely)
- 3 = Parfois (Sometimes)
- 4 = Souvent (Often)
- 5 = Très souvent (Very often)
- Modalités de cotation et de calcul :
- Aucun item n’est inversé (tous les items sont cotés positivement de 1 à 5).
- Le score global s’obtient par la somme directe des 6 items, produisant un score total variant de 6 à 30 points.
- Interprétation des scores :
- 6 à 18 points : Utilisation des réseaux sociaux non problématique ou modérée.
- 19 à 23 points : Risque élevé d’utilisation problématique ou addictive des réseaux sociaux (seuil d’alerte clinique recommandé pour le dépistage précoce).
- 24 à 30 points : Présence probable d’une addiction sévère aux réseaux sociaux, caractérisée par une atteinte substantielle de multiples sphères fonctionnelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
La Bergen Social Media Addiction Scale (BSMAS) a été formalisée et publiée en 2016 (avec une publication de référence étendue en 2017 par Andreassen, Pallesen et Griffiths). Elle est issue de l’adaptation directe de la Bergen Facebook Addiction Scale (BFAS) initialement conçue en 2012.
L’échelle est un instrument du domaine public académique, libre d’accès et d’utilisation à des fins de recherche scientifique non commerciale et de pratique clinique d’évaluation. Aucun paiement de droits d’auteur, ni redevance financière, n’est exigé pour administrer le questionnaire. Les auteurs requièrent simplement que toute étude empirique ou rapport d’évaluation mobilisant l’outil mentionne explicitement la citation bibliographique princeps (Andreassen et al., 2016, 2017). Toute exploitation commerciale intégrée au sein d’applications logicielles payantes ou de programmes d’entreprise propriétaires nécessite une autorisation écrite préalable de la part des auteurs détenteurs des droits moraux.
12. Références / References
- Andreassen, C. S., Billieux, J., Griffiths, M. D., Kuss, D. J., Demetrovics, Z., Mazzoni, E., & Pallesen, S. (2016). The relationship between addictive use of social media and video games and symptoms of psychiatric disorders: A large-scale cross-sectional study. Psychology of Addictive Behaviors, 30(2), 252–262. https://doi.org/10.1037/adb0000160
- Andreassen, C. S., Pallesen, S., & Griffiths, M. D. (2017). The relationship between addictive use of social media, narcissism, and self-esteem: Findings from a large national survey. Psychological Reports, 120(2), 328–334. https://doi.org/10.1177/0033294117740134
- Andreassen, C. S., Torsheim, T., Brunborg, G. S., & Pallesen, S. (2012). Development of a Facebook addiction scale. Psychological Reports, 110(2), 501–517. https://doi.org/10.2466/02.09.18.PR0.110.2.501-517
- Bányai, F., Zsila, Á., Király, O., Maraz, A., Elekes, Z., Griffiths, M. D., Andreassen, C. S., & Demetrovics, Z. (2017). Problematic social media use: Results from a large-scale nationally representative adolescent sample. PLOS ONE, 12(1), e0169839. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0169839
- Brand, M., Young, K. S., Laier, C., Wölfling, K., & Potenza, M. N. (2016). Integrating psychological and neurobiological considerations regarding the development and maintenance of specific Internet-use disorders: An Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution (I-PACE) model. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 71, 252–266. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2016.08.033
- Griffiths, M. D. (2005). A ‘components’ model of addiction within a biopsychosocial framework. Journal of Substance Use, 10(4), 191–197. https://doi.org/10.1080/14659890500114359
- Luo, T., Qin, L., Cheng, L., Wang, S., Zhu, Z., Xu, J., Chen, H., Liu, Q., & Hao, W. (2021). Determination the cut-off point for the Bergen Social Media Addiction Scale (BSMAS): Diagnostic contribution from a large-scale student sample. Frontiers in Psychiatry, 12, 634587. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.634587
- Monacis, L., de Palo, V., Griffiths, M. D., & Sinatra, M. (2017). Social networking addiction, attachment style, and validation of the Italian version of the Bergen Social Media Addiction Scale. Journal of Behavioral Addictions, 6(2), 178–186. https://doi.org/10.1556/2006.6.2017.023
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
5-point Likert scale: 1 = Very rarely, 2 = Rarely, 3 = Sometimes, 4 = Often, 5 = Very often
- Spent a lot of time thinking about social media or planned use of social media?
- Felt an urge to use social media more and more?
- Used social media in order to forget about personal problems?
- Tried to cut down on the use of social media without success?
- Become restless or troubled if you have been prohibited from using social media?
- Used social media so much that it has had a negative impact on your job/studies?