1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’anxiété pour enfants de Spence – Version parents (Spence Children’s Anxiety Scale – Parent Version, SCAS-Parent) est un instrument hétéro-évaluatif psychométrique standardisé conçu pour évaluer la sévérité et la typologie des symptômes anxieux chez les enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans, d’après les observations de leurs figures parentales ou tuteurs légaux. Développée principalement par Susan H. Spence et validée sous sa forme hétéro-rapportée par Sanne H. Nauta et ses collaborateurs en 2004, cette échelle fait écho direct à la version auto-rapportée pour enfants (SCAS-Child ; Spence, 1997, 1998). Elle a été rigoureusement élaborée pour s’aligner sur la nosographie diagnostique du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (notamment le DSM-IV et ses actualisations DSM-5 pour les catégories communes).
L’instrument se compose de 38 items symptomatiques obligatoires, cotés sur une échelle de fréquence de type Likert à 4 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 3 (« Toujours » / Always), fournissant un score global d’anxiété ainsi que six scores factoriels distincts correspondant aux principales sous-échelles : l’attaque de panique et agoraphobie (9 items), l’anxiété de séparation (6 items), les peurs des blessures physiques (5 items), la phobie sociale (6 items), les troubles obsessionnels-compulsifs (6 items) et l’anxiété généralisée / trouble anxieux excessif (6 items). En complément, un item ouvert facultatif (item 39, suivi des items 40 à 42) permet aux parents de signaler et de coter des peurs idiosyncrasiques non répertoriées.
Les propriétés psychométriques de la SCAS-Parent démontrent une excellente cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach global atteignant généralement 0,89 à 0,92, et des coefficients oscillant entre 0,70 et 0,85 pour les sous-échelles individuelles. La stabilité temporelle test-retest s’avère hautement satisfaisante. Les analyses factorielles confirmatoires appuient de manière robuste un modèle hiérarchique composé de six facteurs primaires corrélés subordonnés à un facteur d’anxiété de second ordre. L’échelle démontre une validité convergente substantielle avec d’autres mesures telles que la Child Behavior Checklist (CBCL) et la Multidimensional Anxiety Scale for Children (MASC), ainsi qu’une excellente validité discriminante séparant les enfants issus de populations cliniques des témoins tout-venant.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle d’anxiété pour enfants de Spence, SCAS-Parent, évaluation hétéro-rapportée, anxiété pédiatrique, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, phobie sociale, anxiété de séparation, attaque de panique, trouble obsessionnel-compulsif, anxiété généralisée, pédopsychiatrie.
3. Auteurs / Authors
L’instrument originel auto-rapporté ainsi que l’adaptation formelle pour parents sont le fruit de collaborations approfondies entre plusieurs chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychopathologie développementale :
- Susan H. Spence, Ph.D. : Professeure émérite à la School of Applied Psychology et à l’Australian Institute for Suicide Research and Prevention (AISRAP), Université Griffith, Brisbane, Queensland, Australie. Spécialiste internationale de la prévention et du traitement des troubles anxieux et dépressifs chez l’enfant et l’adolescent. Courriel : [email protected].
- Sanne H. Nauta, Ph.D. : Département de Psychologie Clinique, Université de Groningue et Centre de Soins Ambulatoires GGZ Drenthe, Pays-Bas. Première autrice de l’étude princeps établissant la validation de la version parents (Nauta et al., 2004).
- Agnes Scholing, Ph.D. : Département de Psychologie Clinique, Université d’Amsterdam, Pays-Bas. Experte des thérapies comportementales et cognitives de l’anxiété phobique.
- Ronald M. Rapee, Ph.D. : Professeur émérite au Centre for Emotional Health, Département de Psychologie, Université Macquarie, Sydney, Australie. Auteur de renommée mondiale sur l’étiologie et la thérapie familiale de l’anxiété juvénile.
- Matthew J. Abbott, Ph.D. : Centre for Emotional Health, Université Macquarie, Sydney, Australie.
- Allison M. Waters, Ph.D. : School of Applied Psychology, Université Griffith, Brisbane, Australie.
4. Objectif / Purpose
L’objectif clinique et empirique premier de l’Échelle d’anxiété pour enfants de Spence – Version parents est d’obtenir une évaluation hétéro-évaluée multidimensionnelle, standardisée et sensible des symptômes anxieux manifestés par l’enfant dans ses différents contextes de vie. En pédopsychologie clinique, l’évaluation des troubles anxieux se heurte fréquemment aux limites cognitives ou métacognitives des jeunes sujets, qui peinent parfois à conceptualiser, verbaliser ou quantifier des manifestations internalisées complexes telles que l’appréhension diffuse, les distorsions cognitives catastrophistes ou les attaques de panique. Les parents, par leur proximité quotidienne, constituent des observateurs privilégiés des comportements manifestes d’évitement, des réactions physiologiques végétatives somatiques (nausées, tachycardie, tremblements), des plaintes verbales et de l’impact fonctionnel sur les activités scolaires et familiales.
Dans les contextes d’investigation épidémiologique et de recherche translationnelle, la SCAS-Parent remplit trois missions fondamentales :
- Le dépistage systématique et la catégorisation symptomatique : Elle offre une classification différentielle immédiate qui cartographie les symptômes de l’enfant au regard des sous-catégories du DSM, distinguant par exemple les frayeurs développementales transitoires d’un trouble panique naissant ou d’un trouble obsessionnel-compulsif invalidant.
- La comparaison multi-informateurs : L’administration conjointe de la SCAS-Parent et de la SCAS auto-rapportée par l’enfant permet de calculer les discordances et concordances inter-juges. Cette démarche est essentielle pour identifier les profils d’anxiété hautement intériorisée (souvent sous-estimée par les figures parentales) ou, inversement, les comportements de manipulation et de détresse intrafamiliale perçus plus vivement par les parents.
- Le suivi de la trajectoire clinique et l’évaluation de l’efficacité thérapeutique : Conçue pour être sensible au changement, l’échelle est largement utilisée en pré-traitement, post-traitement et lors des relances de suivi (follow-up) pour objectiver les bénéfices des interventions pharmacologiques ou des thérapies cognitivo-comportementales (TCC).
La justification théorique repose sur le principe de spécificité syndromique : l’anxiété pédiatrique n’est pas un bloc monolithique d’affect négatif indifférencié, mais un réseau syndromique intriqué comportant des facettes cognitives, motrices et physiologiques distinctes qui nécessitent des stratégies thérapeutiques ciblées.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la SCAS-Parent est la propension symptomatique de l’enfant à manifester des perturbations anxieuses cliniquement significatives, subdivisée en six constellations factorielles interconnectées :
Attaque de panique et agoraphobie (Items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34)
Cette dimension évalue l’émergence soudaine d’une peur paroxystique non motivée par un danger objectif réel, accompagnée de son cortège de manifestations neurovégétatives périphériques brutales : dyspnée ou impression d’étouffement (item 12), tremblements inopinés (item 19), tachycardie soudaine (item 32), sensations vertigineuses et lipothymiques (item 30), associées à l’anxiété anticipatoire de la panique (« peur d’avoir peur », item 33). Elle englobe également les composantes agoraphobiques secondaires caractérisées par l’évitement actif ou la peur panique des espaces clos exigus (item 34), des transports motorisés ou en commun (item 25) et des lieux publics bondés (item 27).
Anxiété de séparation (Items 5, 8, 11, 14, 15, 38)
Cette sous-échelle quantifie la détresse émotionnelle excessive vécue ou anticipée lorsque l’enfant doit se séparer de ses figures d’attachement primaires ou du domicile familial. Elle capture la frayeur d’être laissé seul à la maison (item 5), l’inquiétude persistante quant à l’éloignement physique des parents (item 8), la crainte catastrophiste qu’un accident ou un malheur grave ne frappe un membre de la famille (item 11), le refus d’aller se coucher sans proximité parentale (item 14), les difficultés matinales d’aller à l’école par détresse de séparation (item 15) et la terreur d’avoir à dormir hors du foyer (item 38).
Peurs des blessures physiques (Items 2, 16, 21, 23, 29)
Correspondant à la catégorie des phobies spécifiques du DSM centrées sur l’intégrité corporelle, cette sous-échelle examine les réactions d’effroi disproportionné face à des stimuli environnementaux ciblés : la peur du noir (item 2), les phobies zoologiques telles que la peur des chiens (item 16) ou des insectes et araignées (item 29), la peur des soins médicaux invasifs et des dentistes (item 21), ainsi que l’acrophobie ou peur des hauteurs vertigineuses (item 23).
Phobie sociale (Items 6, 7, 9, 10, 26, 31)
Cette dimension mesure l’anxiété de performance et la crainte du jugement négatif d’autrui lors de situations d’évaluation ou d’interaction sociale. Elle sonde la panique lors des examens scolaires (item 6), l’appréhension d’utiliser les sanitaires publics en présence de pairs (item 7), la terreur du ridicule ou de l’embarras public (item 9), la rumination anxieuse relative à l’échec scolaire (item 10), la sensibilité au regard critique des autres (item 26) et la peur paroxystique de prendre la parole devant la classe (item 31).
Troubles obsessionnels-compulsifs (Items 13, 17, 24, 35, 36, 37)
Bien que reclassés dans un chapitre distinct dans le DSM-5, les symptômes obsessionnels-compulsifs font partie intégrante de la structure originale de la SCAS. Cette échelle cible les intrusions cognitives répétitives non désirées (pensées idiotes ou intrusives, items 17 et 36), associées à des rituels et compulsions comportementales de vérification (interrupteurs, serrures, item 13), de lavage et rangement ordonné (item 35), de pensée magique compensatoire neutralisante (mots ou chiffres conjuratoires, item 24) et de rigidité rituelle visant à conjurer le mauvais sort (item 37).
Anxiété généralisée / Trouble anxieux excessif (Items 1, 3, 4, 18, 20, 22)
Cette composante conceptualise l’appréhension floue, incontrôlable et chronique qui imprègne le fonctionnement de l’enfant : tendance générale à se faire du souci pour tout (item 1), plaintes récurrentes de malaise somatique abdominal ou nausées en cas de tracas (item 3), plaintes explicites de ressentir de la peur (item 4), accélération cardiaque en réponse au stress (item 18), attentes catastrophistes d’événements néfastes personnels (item 20) et état de fébrilité ou d’instabilité motrice (item 22).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle s’inscrit au carrefour de la théorie cognitive de l’anxiété d’Aaron T. Beck, des modèles d’apprentissage comportemental et des conceptualisations nosographiques empiriques portées par l’école de pensée de l’évaluation standardisée basée sur les critères diagnostiques explicites (Spence, 1997 ; Rapee, 2001). Dans la perspective cognitive de Beck et David A. Clark, les troubles anxieux se caractérisent par un biais d’hypervigilance envers les menaces potentielles, une surestimation systématique de la probabilité et de la gravité des dangers, combinée à une sous-estimation des capacités d’adaptation et des ressources personnelles du sujet.
Dans la sphère développementale, Susan Spence s’est appuyée sur les formulations théoriques montrant que les peurs de l’enfant suivent une trajectoire ontogénétique prévisible : peurs de séparation et du noir dans la petite enfance, phobies animales et des blessures physiques durant l’âge scolaire primaire, puis anxiété sociale et ruminations existentielles généralisées à l’adolescence. Le cadre théorique de la SCAS postule que l’anxiété pathologique juvénile découle d’une exacerbation quantitative et qualitative de ces mécanismes normatifs sous l’effet de prédispositions génétiques (telles que le tempérament d’inhibition comportementale décrit par Jerome Kagan), d’un conditionnement opérant direct ou par observation vicariante, et de pratiques parentales surprotectrices ou anxiogènes.
Par ailleurs, la modélisation sous-jacente s’aligne sur l’approche hiérarchique tripartie de Clark et Watson (affect négatif commun versus hyperactivité physiologique spécifique à l’anxiété et anhédonie spécifique à la dépression), tout en intégrant la structure factorielle postulée par le DSM-IV. Cette architecture théorique défend l’idée qu’un facteur latent global de « névrosisme » ou de détresse anxieuse générale chapeaute des sous-construits phénotypiques d’expression clinique spécialisée, validant la pertinence d’une mesure à la fois globale et sous-catégorielle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la SCAS-Parent a fait l’objet d’investigations poussées dans des échantillons cliniques et communautaires multinationaux (Australie, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Iran, Japon) :
- Validité de construit et factorielle : Les études pionnières de Nauta et al. (2004), suivies par de multiples réplications internationales, ont démontré par analyse factorielle confirmatoire que le modèle théorique à six facteurs corrélés de premier ordre s’ajuste parfaitement aux données empiriques des rapports parentaux, présentant des indices de bon ajustement hautement acceptables (CFI > 0,90, TLI > 0,90, RMSEA < 0,05). Ce modèle reproduit fidèlement la structure identifiée chez les enfants auto-répondants (Spence, 1997).
- Validité convergente : La SCAS-Parent montre des corrélations positives fortes avec les échelles établies d’internalisation. Nauta et al. (2004) rapportent des corrélations oscillant entre r = 0,58 et r = 0,71 entre le score total de la SCAS-Parent et l’échelle d’anxiété/dépression de la Child Behavior Checklist (CBCL d’Achenbach). Des corrélations significatives ont également été objectivées avec la Multidimensional Anxiety Scale for Children – Parent (MASC-P) et le Screen for Child Anxiety Related Disorders (SCARED-Parent). Les sous-échelles individuelles corrèlent de façon sélective et robuste avec les diagnostics spécifiques correspondants posés par entretiens cliniques semi-structurés (tels que l’ADIS-C/P).
- Validité discriminante : L’outil possède un pouvoir discriminant élevé entre les enfants consultants pour des troubles anxieux et les témoins issus de la population générale. Les scores moyens globaux et par sous-échelles sont significativement plus élevés chez les patients cliniques (p < 0,001). De surcroît, l’échelle discrimine nettement les troubles anxieux des troubles externalisés (tels que le TDAH ou les troubles des conduites), le score global corrélant très faiblement avec les échelles de comportement agressif ou délinquant de la CBCL (r < 0,25).
- Validité prédictive : Les scores initiaux prédisent de façon significative la réponse aux protocoles de thérapie cognitivo-comportementale et le niveau de rémission symptomatique post-thérapie.
8. Fidélité / Reliability
Les études psychométriques convergent pour attribuer à la SCAS-Parent d’excellentes qualités de fidélité et de précision métrique :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans l’étude de validation initiale de Nauta et al. (2004), portant sur un échantillon combiné de 1 407 enfants non cliniques et cliniques, le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de la version parents s’élevait à 0,89 dans la cohorte tout-venant et à 0,90 dans la cohorte clinique. Les coefficients alpha des sous-échelles se distribuent comme suit :
- Attaque de panique et agoraphobie : α = 0,81 à 0,84
- Anxiété de séparation : α = 0,78 à 0,81
- Peurs des blessures physiques : α = 0,61 à 0,68 (valeurs plus modestes explicables par l’hétérogénéité des phobies spécifiques)
- Phobie sociale : α = 0,81 à 0,83
- Troubles obsessionnels-compulsifs : α = 0,76 à 0,83
- Anxiété généralisée : α = 0,79 à 0,82
- Stabilité temporelle test-retest : Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et les corrélations de Pearson évaluées à des intervalles de 3 à 12 semaines attestent d’une bonne stabilité temporelle (r = 0,75 à 0,84 pour le score total), ce qui confirme que l’échelle mesure des traits et manifestations symptomatiques stables tout en demeurant perméable aux effets d’une rémission thérapeutique.
- Accord inter-juges : Les corrélations entre les évaluations de la mère et du père s’échelonnent typiquement entre r = 0,60 et r = 0,75, traduisant un consensus inter-parental élevé sur l’observation des symptômes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de la SCAS-Parent a fait l’objet d’analyses statistiques rigoureuses par modélisation d’équations structurelles (SEM). Dès l’élaboration de la version parents, Nauta et al. (2004) ont testé plusieurs modèles concurrents au moyen d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) appliquées à des matrices de covariance :
- Modèle unidimensionnel : Un modèle attribuant la totalité des 38 items à un facteur général d’anxiété unique a été rejeté en raison d’indices d’ajustement très insatisfaisants (RMSEA > 0,08, CFI < 0,75).
- Modèle à six facteurs de premier ordre : Les items se regroupent sur six facteurs corrélés correspondant aux sous-échelles théoriques. Ce modèle fournit un ajustement nettement supérieur (χ²/df acceptable, CFI > 0,90, SRMR < 0,06). Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) de chaque item sur son facteur respectif sont substantielles, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,80.
- Modèle hiérarchique de second ordre : L’inclusion d’un facteur d’anxiété globale de second ordre, sur lequel saturent les six facteurs primaires, présente un ajustement empirique statistiquement équivalent ou supérieur au modèle à facteurs corrélés libres. Les saturations des facteurs primaires sur le facteur général d’anxiété sont particulièrement élevées pour l’anxiété généralisée (souvent > 0,85) et l’attaque de panique, démontrant leur rôle central dans l’expression névrotique générale.
Ces résultats répliquent parfaitement les données de l’analyse factorielle confirmatoire originale menée par Spence (1997) sur la version auto-rapportée chez l’enfant, prouvant l’invariance structurelle de la conceptualisation syndromique de l’anxiété à travers les différentes sources d’information (enfants et parents).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire hétéro-évalué standardisé (parental-report questionnaire).
- Population cible : Parents, tuteurs ou référents familiaux d’enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans (enfants du primaire et du secondaire).
- Nombre d’items : 38 items cotés systématiquement, complétés par un item optionnel semi-ouvert de phobie spécifique (item 39 avec lignes 40, 41, 42).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points :
- 0 = Jamais (Never)
- 1 = Parfois (Sometimes)
- 2 = Souvent (Often)
- 3 = Toujours (Always)
- Calcul des scores des sous-échelles :
- Attaque de panique et agoraphobie (9 items) : Somme des items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34 (Étendue : 0 à 27).
- Anxiété de séparation (6 items) : Somme des items 5, 8, 11, 14, 15, 38 (Étendue : 0 à 18).
- Peurs des blessures physiques (5 items) : Somme des items 2, 16, 21, 23, 29 (Étendue : 0 à 15).
- Phobie sociale (6 items) : Somme des items 6, 7, 9, 10, 26, 31 (Étendue : 0 à 18).
- Trouble obsessionnel-compulsif (6 items) : Somme des items 13, 17, 24, 35, 36, 37 (Étendue : 0 à 18).
- Anxiété généralisée / Trouble anxieux excessif (6 items) : Somme des items 1, 3, 4, 18, 20, 22 (Étendue : 0 à 18).
- Score total d’anxiété : Somme des 38 items (Étendue : 0 à 114). Les items ouverts 39 à 42 ne sont pas inclus dans le total standardisé mais fournissent des indications cliniques qualitatives.
- Interprétation : Les scores bruts sont transformés en notes T (T-scores) étalonnées selon le sexe et l’âge de l’enfant. Un T-score supérieur ou égal à 60 signale une anxiété subclinique modérée ; un T-score supérieur ou égal à 65 (1,5 écart-type au-dessus de la moyenne normative) suggère un niveau d’anxiété cliniquement significatif nécessitant une investigation diagnostique approfondie.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2004 pour la validation princeps de la version parents (Nauta et al., 2004) ; dérivée de la version enfant originale de 1997 (Spence, 1997).
- Droits d’auteur et permissions : L’Échelle d’anxiété pour enfants de Spence (SCAS) et sa version pour parents sont protégées par le droit d’auteur détenu par Susan H. Spence.
- Conditions d’accès et tarif : L’instrument est mis à disposition gratuitement pour la recherche académique non commerciale ainsi que pour la pratique clinique diagnostique individuelle. Les formulaires de test, les clés de correction, les normes statistiques par pays et les profils automatisés de cotation sont téléchargeables librement via le site officiel de l’auteure (www.scaswebsite.com).
- Conditions d’utilisation commerciale : Toute reproduction commerciale, inclusion dans un logiciel payant, essai clinique sponsorisé par l’industrie pharmaceutique ou diffusion éditoriale lucrative requiert une autorisation contractuelle écrite préalable de Susan H. Spence.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives à la SCAS et à sa version pour parents comprennent :
- Mousavi, R., Moradi, A. R., Farzad, V., Mahdavi, E., & Spence, S. H. (2007). Psychometric properties of the Spence Children’s Anxiety Scale with an Iranian sample. International Journal of Psychology, 1(1), 1–16.
- Nauta, M. H., Scholing, A., Rapee, R. M., Abbott, M. J., Spence, S. H., & Waters, A. M. (2004). A parent-report measure of children’s anxiety: Psychometric properties and comparison with child-report in a clinic and normal sample. Behaviour Research and Therapy, 42(7), 813–839. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(03)00200-6
- Spence, S. H. (1997). Structure of anxiety symptoms in children: A confirmatory factor-analytic study. Journal of Abnormal Psychology, 106(2), 280–297. https://doi.org/10.1037/0021-843X.106.2.280
- Spence, S. H. (1998). A measure of anxiety symptoms among children. Behaviour Research and Therapy, 36(5), 545–566. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(98)00034-5
- Spence, S. H., Barrett, P. M., & Turner, C. M. (2003). Psychometric properties of the Spence Children’s Anxiety Scale with young adolescents. Journal of Anxiety Disorders, 17(6), 605–625. https://doi.org/10.1016/S0887-6185(02)00236-0
- Spence, S. H., Rapee, R., McDonald, C., & Ingram, M. (2001). The structure of anxiety symptoms among preschoolers. Behaviour Research and Therapy, 39(11), 1293–1316. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(00)00098-X
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 0 = Never, 1 = Sometimes, 2 = Often, 3 = Always
- My child worries about things
- My child is scared of the dark
- When my child has a problem‚ s(he) complains of having a funny feeling in his / her stomach
- My child complains of feeling afraid
- My child would feel afraid of being on his/her own at home
- My child is scared when s(he) has to take a test
- My child is afraid when (s)he has to use public toilets or bathrooms
- My child worries about being away from us / me
- My child feels afraid that (s)he will make a fool of him/herself in front of people
- My child worries that (s)he will do badly at school
- My child worries that something awful will happen to someone in our family
- My child complains of suddenly feeling as if (s)he can’t breathe when there is no reason for this
- My child has to keep checking that (s)he has done things right (like the switch is off‚ or the door is locked)
- My child is scared if (s)he has to sleep on his/her own
- My child has trouble going to school in the mornings because (s)he feels nervous or afraid
- My child is scared of dogs
- My child can’t seem to get bad or silly thoughts out of his / her head
- When my child has a problem‚ s(he) complains of his/her heart beating really fast
- My child suddenly starts to tremble or shake when there is no reason for this
- My child worries that something bad will happen to him/her
- My child is scared of going to the doctor or dentist
- When my child has a problem‚ (s)he feels shaky
- My child is scared of heights (eg. being at the top of a cliff)
- My child has to think special thoughts (like numbers or words) to stop bad things from happening
- My child feels scared if (s)he has to travel in the car‚ or on a bus or train
- My child worries what other people think of him/her
- My child is afraid of being in crowded places (like shopping centres‚ the movies‚ buses‚ busy playgrounds)
- All of a sudden my child feels really scared for no reason at all
- My child is scared of insects or spiders
- My child complains of suddenly becoming dizzy or faint when there is no reason for this
- My child feels afraid when (s)he has to talk in front of the class
- My child’s complains of his / her heart suddenly starting to beat too quickly for no reason
- My child worries that (s)he will suddenly get a scared feeling when there is nothing to be afraid of
- My child is afraid of being in small closed places‚ like tunnels or small rooms
- My child has to do some things over and over again (like washing his / her hands‚ cleaning or putting things in a certain order)
- My child gets bothered by bad or silly thoughts or pictures in his/her head
- My child has to do certain things in just the right way to stop bad things from happening
- My child would feel scared if (s)he had to stay away from home overnight
- Is there anything else that your child is really afraid of? …..…………..…. YES‚ NO
Please write down what it is‚ and fill out how often (s)he is afraid of this thing: - ….
- …..
- …..